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Le 4 juillet 1991, le Syndicat des Transports Parisiens (STP, l’actuel STIF) autorisait la création d’une ligne de transport en commun à Noisy-le-Grand pour la desserte du complexe des « Mailles Horizon » qui devait comporter environ 355 000 m² de bureaux et d’hôtels, des centres d’affaires et des commerces. Cette desserte devait faire appel au SK [1] donc à ce qui peut se rapprocher d’un mini-métro automatique... future ligne 15 du métro parisien ? Du moins, si le complexe immobilier avait été construit !
La technique SK Le SK, qui n’est plus en service aujoud’hui qu’au parc des expositions de Villepinte, est un système de transport faisant appel à des mini-cabines d’une dizaine de places, circulant en continu sur un circuit fermé et qui peuvent s’embrayer sur un câble. Tractées par le câble, les cabines avancent à environ 20 km/h entre les stations, tandis qu’elles ralentissent à moins d’un km/h aux stations pour permettre l’accès des passagers. En fait, Soulé construisait déjà des télécabines de ski, et a repris le principe technique des remontées mécaniques en lui adjoignant des rails. Le SK - invention française - a été installé de façon temporaire pour desservir des expositions au Canada (Vancouver) et au Japon (Yokohama), et devait équiper le complexe aéroportuaire de Roissy-CDG. Il était également prévu de l’utiliser pour une liaison entre les gares de Lyon et d’Austerlitz, voire entre Montparnasse 1 et 2 [2]. Le domaine de compétence du SK, tant au niveau technique qu’économique, est le transport « hectométrique », autrement dit des liaisons de quelques centaines de mètres de longueur. Fonctionnellement, il se trouve ainsi à mi-chemin entre un trottoir roulant et un métro. Les SK de Roissy démontreront d’ailleurs par l’expérience que le système est techniquement irréaliste pour des liaisons supérieures au kilomètre. A Roissy, le SK construit ne put jamais être mis en service : la trop grande longueur des câbles de traction nuisait à leur tension correcte et rendait le système non sécuritaire. Ce fut même l’origine d’un scandale que la Cour des Comptes mis en avant à plusieurs reprises. Et c’est désormais un VAL qui doit assurer la desserte interne de la plate-forme aéroportuaire sur les infrastructures du SK ! La liaison entre les gares de Lyon et d’Austerlitz, quant à elle, est reportée sine die et n’apparaît plus sur les derniers documents de planification : on doit considérer ce projet comme abandonné ! La ligne de Noisy-le-Grand Cette ligne, concédée par le STP en 1991, sera maintenue sous « cocon » à compter de 1999 afin de maintenir en état les infrastructures de cette « 15ème ligne du métro RATP » (ou 1ère ligne de mini-métro ?). En fait, la ligne aurait desservi deux stations distantes de 560 mètres :
La ligne est intégralement en tunnel. A Mont-d’Est, la station du La ligne de Noisy-le-Grand était pourtant citée comme exemple de planification prévoyante, intégrant à un ensemble immobilier sa desserte par transport collectif dès son ouverture. Si le complexe immobilier avait été construit, on espérait un trafic de 2.300 personnes par heure et par sens, qui aurait probablement été atteint... Mais la crise de l’immobilier étant passée par là, la ligne ne fonctionnera jamais qu’à vide. Le SK étant issu d’une demande de l’établissement public d’aménagement de la ville nouvelle (EPAMARNE) adressée au STP dès 1988, ce dernier s’était engagé a assumé le déficit d’exploitation - c’est donc le contribuable qui assumera cette charge ! Le matériel
La ligne est équipée de cabines type SK 6000 dotées de larges baies et accessibles aux passagers à mobilité réduite (PMR), qui effectuent le trajet complet en moins de 90 secondes... En fait la ligne de Noisy était parfaitement au point techniquement, c’est sa réalisation précoce qui posa problème. Les perspectives Si l’établissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée décide de reprendre l’urbanisation à l’Ouest, le
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Dernière mise à jour le
[1] Des initiales de son constructeur, la société Soulé installée à Bagnères-de-Bigorre (Pyrénées Atlantiques), et son concepteur, l’ingénieur Kermadec. [2] Respectivement la gare reconstruite place Raoul Dautry, et son nouvel accès « Pasteur » sur le pont des Cinq Martyrs du Lycée Buffon, créé pour l’arrivée du TGV Atlantique. |
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