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La genèse d’Aramis ARAMIS (Agencement en Rames Automatisées de Modules Indépendants en Stations) est un concept qui vise à permettre une desserte fine par métro ultra léger sur pneu. Il a été fait appel à des mini rames qualifiées de « modules » comportant 6 places et jumelées par deux éléments au minimum afin de maintenir un dédoublement de sécurité des équipements. Les « doublets » de n modules étaient attelés de manière temporaire puisque pour s’adapter aux volontés des usagers les éléments pouvaient s’accoupler ou se découpler en marche. La liaison entre les deux modules était électronique (maintien à une distance de 30 centimètres) et chaque module pouvait « choisir » sa destination lors d’un aiguillage. Ainsi chaque usager choisissait sa destination et la rame était alors programmée en conséquence : un compromis séduisant entre la flexibilité du taxi, la rapidité du métro et la finesse de desserte du bus… Les modules d’Aramis Chaque module (Version « Bd Victor ») était composé d’une caisse de 4,20 mètres offrant 6 places assises pour une hauteur réduite à 2,25 mètres et une masse « ultra légère » de seulement 3,1 tonnes. Les essais d’Orly
Les premiers essais eurent lieu sur un terrain à Orly dès 1972. Menés conjointement par la RATP, le Ministère des transports, le district de la Région parisienne, l’Institut de Recherche sur les Transports (INRETS) et Matra Transport ; ils feront appels à des programmes d’exploitation et de desserte de complexité croissante. La liaison était d’abord mécanique (attelage intégral) et les progrès de la technique permirent de s’orienter vers des solutions plus modernes ce qui nécessitait un terrain d’essai plus complet. Le Centre d’Expérimentation Technique (CET) de Bd Victor En 1982, il fut décidé de créer une base d’essai sur l’une des lignes projetée dans le cadre d’une hypothétique exposition universelle parisienne programmée en 1989 puis pour les jeux olympiques que Paris souhaitait organiser en l’an 2000.
La petite ceinture sud devant être l’épine dorsale de cette desserte le site de la base d’essai fut choisi parmi les débords de la gare de Bd Victor
La CET devait réunir les différents éléments de voies Aramis mais surtout permettre de vérifier dans des conditions proches de l’exploitation commerciale la jonction et la disjonction des modules. C’est ainsi que le site comprenait près de 1600 mètres de voies avec une station située dans une boucle.
Le bilan d’Aramis Le projet fut abandonné car Paris n’organisa ni l’exposition universelle de 1989, ni les jeux olympiques de 2000. Mais si le concept originel d’Aramis a vécu, de nombreux développements servirent à d’autres projets. Ainsi les sections de voies courantes et les aiguillages sans rails de guidages furent repris pour le VAL, certains automatismes de contrôles sont intégrés au SAET de Meteor, et la gestion de modules adaptables est toujours sur les planches des bureaux d’études ! La destruction de la base d’essai La base a perdu toute utilité et les futurs bâtiments du siège de France Télévision devant prendre place sur le site, les installations furent détruites. Certains éléments du matériel roulant sont actuellement stockés en attente pour prendre place au sein du futur musée des transports d’Ile de France à Colombes. P.S.: L’ouvrage de référence sur le "cas’ ARAMIS demeure l’essai de Bruno LATOUR : Aramis ou l’amour des techniques |
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