| MétroPole > Exploitation > Signalisation |
|
![]() |
|
|
L’évolution des postes d’aiguillage est due à la recherche continue de la concentration des commandes des installations de sécurité d’une gare en un seul point. Elle entraîne une mutation importante dans les technologies usitées. Loin de représenter la majorité des postes, le poste tout relais à transit souple (PRS) constitue cependant un pas important dans l’évolution des postes avec l’utilisation des relais électriques dans la sécurité ferroviaire à la place de combinateurs présents dans les postes à leviers d’itinéraires, les ancêtres du PRS. Seul les tout nouveaux PAI, postes d’aiguillage entièrement informatisés, remplaceront les relais de sécurité par l’outil informatique. Les postes tout relais à transit souple, dits PRS, représentent le système principal de commande des aiguilles et des signaux mis en œuvre par la SNCF entre 1950 et 1985. Les premiers PRS mis en service furent ceux des raccordements de Gagny en 1950 puis Bry-sur-Marne l’année suivante. Ils constituent la suite logique des postes à leviers d’itinéraires et sont encore aujourd’hui largement représentés en Ile-de-France : Paris-Est (650), Paris-Nord (500), Paris Austerlitz (500), Juvisy (350 itinéraires) ou Paris Saint-Lazare (300) sont quelques uns des témoins incontournables . Présentation d’un PRSUn PRS est un poste à boutons d’itinéraires libres de tout enclenchement mécanique, muni du transit souple, dont tous les enclenchements sont réalisés au moyen de circuits électriques et de relais agissant directement dans les circuits de commande des appareils de voie, pourvus de moteurs électriques, et des signaux, tous lumineux. La table de commande d’un PRS comprend :
Le contrôle visuel des circulations dans une zone d’action donnée s’exerce au moyen d’un tableau de contrôle optique (TCO), tableau pouvant être équipé de fenêtres de visualisation reprenant l’indice des trains pour améliorer leur suivi. D’autres contrôles (fermeture de signaux, position des aiguilles et des taquets, libération des zones), sont rassemblés sur le TCO. L’éclairage du TCO peut être permanent ou non permanent. Dans ce dernier cas, l’aiguilleur peut, en l’absence de toute commande d’itinéraire ou d’autorisation, allumer le contrôle des zones, des aiguilles et des taquets au moyen d’un ou plusieurs boutons de test. PrincipesEnclenchement de transit : le transit soupleUn enclenchement électrique agit sur le circuit électrique de commande ou sur le verrou d’un levier afin d’imposer des interdictions, un ordre de manœuvre dans l’utilisation des installations et de subordonner l’ouverture d’un signal à diverses modalités. L’enclenchement de transit interdit toute modification de la position des aiguilles assurant la continuité et la protection d’un itinéraire devant les circulations qui l’empruntent et durant leur passage. Il produit son effet dès la formation de l’itinéraire en immobilisant tous les relais de commande des aiguilles intéressées dans la position voulue par l’itinéraire. Ceci s’oppose, par conséquent, à toute formation d’itinéraire incompatible. Cet enclenchement est en principe réalisé sous la forme du transit souple, c’est-à-dire que les aiguilles concernées sont libérées de cet enclenchement au fur et à mesure de leur dégagement par la circulation. FonctionnementLes différentes phases d’action en PRS
Cette phase matérialise la volonté de l’aiguilleur de préparer un itinéraire pour un train à venir par pression sur le bouton d’itinéraire correspondant. Le relais de commande de l’itinéraire (C It.) enregistre cette volonté si les conditions ne sont pas remplies pour la formation immédiate de l’itinéraire (itinéraire sécant déjà formé par exemple). Un tel enregistrement d’un itinéraire se caractérise par le clignotement du bouton d’itinéraire correspondant.
Cette formation se déroule en deux phases distinctes. La préparation : Le relais de commande des aiguilles (C Ag.) assure la mise en position convenable des aiguilles assurant la continuité et la protection du parcours et le blocage des aiguilles incompatibles avec l’itinéraire commandé. Il intervient de la même façon qu’un levier d’aiguille dans un poste à leviers. L’enclenchement et la formation : La commande d’itinéraire réalisée et les Cag en positions voulues permettent l’ouverture du relais d’enclenchement d’Itinéraire (E It.) qui provoque l’allumage du tracé au TCO et la mise en action du transit. Ce relais correspond au renversement du levier du signal origine en position d’ouverture dans un poste à leviers. Le relais répétiteur d’itinéraire (R It.) concrétise la formation de l’itinéraire ce qui provoque l’allumage au blanc fixe du bouton d’itinéraire.
Le relais de contrôle des aiguilles donne l’assurance de la concordance entre les relais Cag et la position effective des aiguilles. Si l’ensemble des conditions d’ouverture du signal sont réunies, le relais de contrôle d’itinéraire (K It.) établit la continuité du circuit de contrôle des Cag et finalement permet l’ouverture du signal origine de l ’itinéraire. Destruction de l’itinéraire La destruction d’un itinéraire peut s’opérer de plusieurs manières. Elle peut s’établir automatiquement au passage d’une circulation. Cette destruction provoque ou confirme la fermeture du signal origine de l’itinéraire. Elle supprime la formation de l’itinéraire, ce qui entraîne l’extinction du voyant formation sur la table de commande et l’extinction sur le TCO du tracé de manière immédiate ou au fur et à mesure de la libération des zones lorsque l’itinéraire est parcouru par une circulation. Dans la pratique, cette destruction automatique (D.A.) s’opère après 3 phases très proches :
D’autre part, cette destruction peut s’établir de manière manuelle par l’aiguilleur en appliquant le plus souvent des prescriptions réglementaires précises afin de ne pas, par exemple, détruire au nez d’un mécanicien un itinéraire. Il est à noter que certains itinéraires susceptibles d’être empruntés par plusieurs circulations successives peuvent être commandés en tracé permanent (TP) ; le passage d’une circulation n’entraîne pas alors leur destruction automatique. A cet effet, l’aiguilleur dispose pour les itinéraires intéressés de boutons dits de « Tracé Permanent » placés à côté des boutons de commandes en destruction automatique. EvolutionLe poste tout relais à transit souple est donc largement utilisé, et surtout pour des utilisations diverses (postes de voies de service à 5 itinéraires ou poste parisien de plus de 650 itinéraires). Mais il ne s’établit plus de PRS aujourd’hui en France, les postes informatisés de type PRCI ou PAI assurant le … relais. Mais le PRS garde cependant un fort potentiel de par sa fiabilité et ses améliorations régulières. A ce titre, des programmateurs d’itinéraires s’appuyant sur un module informatique modifient l’exploitation à partir de la table de commande classique au profit de claviers informatiques. L’utilisation de la table de commande reste toutefois possible en cas de situation perturbée. Grâce à ce type de modernisation établie dans les PRS de Juvisy, Versailles-Chantiers ou encore Sartrouville, les PRS disposent encore d’une grande période de bons et loyaux service devant eux. |
|
|
Dernière mise à jour le |
![]() |
|
![]() |
|
2 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article,
dans 1 discussion(s) :
|
|