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Signalisation

Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)



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Les IPCS concilient les nécessités de l’entretien des voies et de la maintenance des caténaires avec les exigences du trafic. Elles permettent surtout de réduire les conséquences d’un incident (avaries de la voie ou de la caténaire, détresse d’une circulations sur une voie donnée, etc.), la circulation s’effectuant alors dans les deux sens sur la voie restée libre.

L’utilisation des IPCS se révèle particulièrement intéressante sur les lignes à double voie dont le trafic ne peut être détourné par des itinéraires voisins (voies parallèles ou itinéraires dits équivalents) et dont le niveau est de l’ordre de 100 à 120 circulations quotidiennes pour les deux sens de circulation. Les exceptions confirmant la plupart du temps une règle, certaines lignes du réseau francilien dépassant ce nombre sont malgré tout équipées d’IPCS (Groupe II de Paris-Saint-Lazare entre La Défense, Suresnes et Le Val d’Or par exemple).

Sur les sections de lignes à double voie exploitée en Block Automatique Lumineux (BAL), les IPCS permettent de faire circuler sur une voie, sans avis préalable au mécanicien autre que la signalisation adéquate, des circulations en sens inverse du sens normal (contresens) sur un ou plusieurs intervalles de contresens successifs. La circulation des trains se faisant principalement à gauche, le sens inverse s’établira alors à droite.

Les IPCS concilient les nécessités de l’entretien des voies et de la maintenance des caténaires avec les exigences du trafic. Elles permettent surtout de réduire les conséquences d’un incident (avaries de la voie ou de la caténaire, détresse d’une circulations sur une voie donnée, etc...), la circulation s’effectuant alors dans les deux sens sur la voie restée libre.

Les installations au sol

Les IPCS découpent une ligne en intervalles de contresens limités par des points de changement de voie. Ces derniers comprennent en principe deux communications pointe à pointe permettant de passer directement de chacune des voies sur l’autre. Pour chaque intervalle et pour une même voie, l’un de ces points est poste d’entrée à sens normal, l’autre est poste d’entrée à contresens.

On distingue donc sur l’ensemble d’une section de ligne :
-  Les points de changement de voie d’extrémité à partir desquels les circulations à contresens ont leur origine (ou leur fin) ;
-  Les points de changement de voie de continuité. Ces points intermédiaires permettent de prolonger éventuellement la circulation à contresens sur deux intervalles successifs ou bien de retrouver le sens normal.

Les postes de signalisation sont du type PRS. Ils peuvent être commandés localement ou à distance (télécommande) depuis un autre poste d’aiguillage ou depuis le poste de régulation de la section de ligne qui peut alors être distante de plusieurs centaines de kilomètres.

Les aiguillages pris en pointe par les circulations à contresens doivent être pourvus de dispositifs d’immobilisation (verrou), empêchant tout déplacement intempestif des lames au passage des trains.

Sur les sections de lignes équipées d’IPCS, les annonces aux passages à niveau (PN) sont réalisées pour les deux sens de circulation. A un instant donné, elles sont actives, pour chaque voie, pour le seul sens fixé par les installations de signalisation en fonction des circulations en cours ou attendues, les annonces de l’autre sens étant neutralisées. Toutefois, en cas d’utilisation du commutateur « Sens-Secours » expliqué plus loin, les annonces des deux sens sont en service simultanément.

La signalisation nécessaire

Les panneaux commandant les itinéraires d’entrée et de sortie de contresens (panneaux « Carrés » classiques protégeant une aiguille) sont complétés par un tableau lumineux indiquant le début (entrée) ou la fin (sortie) du contresens (T.E.C.S. ou T.S.C.S.) et rappelant où se situe la signalisation à observer. En effet, les signaux s’adressant aux circulations à contresens sont, de manière inhabituelle, installés à droite.

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Tableau d’entrée à contresens (TECS)
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Tableau de sortie de contresens (TSCS)

En général, la longueur d’un intervalle de contresens est d’une dizaine de kilomètres. La vitesse de franchissement des appareils de voie en déviation, précisée à pied d’œuvre par un TIV (Tableau Indicateur de Vitesse) est habituellement de 60, 90, 120 ou 150 km/h. La vitesse limite à contresens (reprise au §3 des Renseignements Techniques du Livret de la Marche des Trains - LMTR) varie de 100 à 160 km/h selon les lignes. L’espacement des trains circulant à contresens est assuré automatiquement

Dans les intervalles de contresens, les signaux s’adressant aux trains circulant à contresens sont normalement éteints, sauf ceux limitant les intervalles de contresens (carré), leurs annonces (panneau circulaire) et les signaux de limitation temporaire de vitesse (LTV). Les signaux normalement éteints s’allument automatiquement au moment de la prise effective du contresens ou à la mise en position « secours » du commutateur « sens-secours » dans l’intervalle intéressé. Il est à noter que les signaux de sens normal restent toujours allumés, même lorsque le contresens est établi.

Les organes de commande et de contrôle

Chaque poste d’aiguillage d’extrémité ou de changement de voie est équipé d’un tableau de commande et de contrôle. Ce tableau comprend, en plus des organes habituels de commande d’itinéraires :

-  au poste d’entrée à sens normal, une flèche de Sens Normal « SN… », normalement allumée au blanc fixe, et un commutateur « Sens-Secours… » ;

-  au poste d’entrée à contre-sens : une flèche de contresens « CS… » normalement éteinte ; un voyant de contrôle de cantonnement à contresens « Aval CS… » allumé seulement lorsque la prise du contresens est effective. Ce voyant est blanc si le canton immédiatement en aval du poste est libre et rouge s’il est occupé. Lorsque le cantonnement est assuré en BAL, ce voyant n’est pas installé. Le poste comporte enfin un commutateur Sens Secours et un commutateur Protection.

Commutateur « Sens-Secours »

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Panneau circulaire à distance
annonçant le point de changement de voie (Puteaux)

Il permet, en cas de dérangement ou d’incident (secours, déraillement) d’effectuer un mouvement quelconque en sens inverse du sens établi au moment de l’incident. Il est manœuvré par le poste d’entrée du sens établi au moment de l’incident. Chaque poste est donc équipé pour chaque voie et pour chaque intervalle de ce commutateur. Il doit être mis en position « Secours » avant la mise en marche du mouvement de sens inverse. Lors de sa mise en position « Secours », il permet concrètement :

-  Si le sens normal est établi, de provoquer la fermeture des signaux carrés commandant l’accès aux itinéraires d’entrée à sens normal, d’entraîner par la ligne d’orientation la mise en service des annonces des circulations de contresens aux PN, de permettre l’allumage des signaux à contresens normalement éteints, de provoquer la mise en service des crocodiles et des détonateurs éventuels des panneaux à contresens et la mise en action de l’enclenchement de contresens dans les établissements intermédiaires.

-  Si le contresens est établi, il provoque la fermeture des carrés donnant accès à l’intervalle à contresens et entraîne par la ligne d’orientation, le rétablissement des annonces du sens normal (PN) et la mise en service des crocodiles et détonateurs des signaux de sens normal.

Commutateur « Protection »

Installé au point d’entrée à contresens, il marque l’interdiction des circulations à contresens dans l’intervalle afin d’éviter, pour ces circulations, d’assurer la protection sur place des chantiers et de leur personnel, des obstacles inopinés, des installations caténaires…. A cet effet, en position « Protection », il empêche l’ouverture des signaux carrés donnant accès à l’intervalle de contresens.

L’enclenchement de contresens

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Panneau de protection du point
de changement de voie au Val d’Or. Le TECS est éteint.

Faire circuler des trains sur une même voie mais de sens opposé comporte bien évidemment des risques ferroviaires majeurs. Ainsi, l’enclenchement de contresens a pour but d’interdire l’accès d’un même intervalle à des mouvements de sens opposés et de maintenir cette interdiction pendant tout le temps de l’occupation de cet intervalle. Il subordonne l’entrée à contresens à l’immobilisation en position convenable de toutes les aiguilles situées sur le parcours (ou en assurant la protection), et il maintient cette immobilisation pendant tout le temps d’occupation de cet intervalle et jusqu’au rétablissement du sens normal.

Cet enclenchement se matérialise dans les installations anciennes par un système d’accords et de prises de sens entre postes encadrant. Dans les installations récentes, il se caractérise par une prise automatique du sens lors de la commande et la formation (voir article sur le PRS) de l’itinéraire d’entrée à contresens, avec réorientation automatique du sens normal de l’intervalle à la libération de celui-ci au moyen des lignes d’enclenchement et d’orientation décrites ci-après.

La ligne d’enclenchement assure l’enclenchement « de voie unique » entre les deux postes extrêmes de l’intervalle. Elle vérifie la non occupation de cet intervalle et vérifie que la continuité du parcours est effective (aiguilles dans la bonne position et leur verrou engagé). Elle assure le cantonnement des circulations à contresens sur l’intervalle.

La ligne d’orientation permet, lorsqu’un sens de circulation est établi, d’orienter les annonces des circulations aux PN et dans les postes, d’allumer ou d’éteindre les signaux à contresens selon le sens engagé, de mettre en charge ou d’annuler les circuits de répétition (crocodiles) et d’appui des signaux (détonateurs) du sens convenable afin d’éviter un arrêt intempestif de la circulation qui aura pris à revers un signal (heureusement !) fermé.

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Schéma d’implantation d’IPCS (type SNCF)

Les IPCS fournissent aux opérateurs une flexibilité d’utilisation des infrastructures grandement intéressante, tout en maintenant un niveau de sécurité aussi optimal qu’il n’aurait été lors de l’utilisation habituelles des installations, à savoir le sens normal. Mais malheureusement pour l’exploitant, la totalité des lignes ne sont pas équipées d’IPCS et dans le cas d’un incident prolongé interceptant une voie, il faut pouvoir malgré tout rétablir la circulation sur l’autre voie en fonction des possibilités alors primordiales qu’offrent les installations (présence ou non d’un appareil de voie permettant l’accès à l’autre voie !!) par exemple.

La Voie Unique Temporaire (VUT)

Le régime d’exploitation de la VUT permet de faire circuler des trains en sens inverse du sens normal lorsqu’une cause quelconque, souvent imprévue, entraîne l’interception de la voie habituelle et nécessite le détournement des circulations sur d’autres itinéraires (voies parallèles ou itinéraire équivalents inexistants). Lorsque ces déviations sont impossibles, les opérateurs organisent une VUT. Cependant, ce mode d’exploitation reste exceptionnel puisqu’à l’inverse des IPCS, aucune installation de sécurité ne vient seconder l’agent circulation qui ne compte alors que sur sa seule réglementation pour éviter des conséquences fâcheuses.

Les principes d’exploitation de la VUT s’avèrent des plus complexes et témoignent de son manque total de flexibilité. Tout d’abord une procédure précise et incontournable astreint les agents circulations à des préparatifs aussi minutieux que longs. Ces préparatifs concernent à la fois les infrastructures (caténaires, voie, appareils de voie) et l’exploitation elle-même (limitations de vitesses à contresens, point de sortie de la VUT, points singuliers à franchir etc.).

L’éxécution d’un mouvement sur une VUT est également fastidieux puisqu’à l’inverse des IPCS, les trains devant circuler à contresens doivent être arrêtés à l’entrée de la VUT, son mécanicien recevant alors un ordre écrit préalablement rempli par l’agent d’exploitation. Sur cet ordre se retrouvent l’ensemble des particularités que pourrait rencontrer le mécanicien sur le parcours à contresens qu’il n’a pas l’habitude de fréquenter. L’espacement des trains circulant à contresens est assuré par le cantonnement téléphonique dans les conditions de la voie unique. Ainsi, l’expédition de tout train sur VUT est subordonnée à un accord de voie donné par l’agent circulation de l’autre extrémité à l’agent circulation qui doit expédier le train. Loin de l’automatisme du Block ’Automatique’, les opérations du Cantonnement Téléphonique se font par téléphone, entre de agents qui annoncent, purement et simplement, chaque train qu’ils engagent sur la partie de voie considérée, un à un. Chaque agent doit, pour formaliser l’ensemble de ces mesures, tenir un registre de circulation VUT sur lequel il reporte les demandes et accord de voie, les opérations de cantonnement pures et l’occupation de la VUT.

L’ensemble de ces opérations démontre que la lourdeur d’une VUT n’est pas une solution viable pour un flux de trafic aussi important que sur les lignes de banlieue et que les IPCS demeurent, moyennant un investissement conséquent, la meilleure des possibilités. Mais en l’absence d’IPCS, la richesse des infrastructures franciliennes permet fréquemment de détourner la majorité des circulations de leur itinéraire classique en cas d’incident, et ainsi de ne pas trop péjorer le trafic.


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Duplex

Dernière mise à jour le
5 mai 2003.

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 Forum

29 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 6 discussion(s) :
1. protection arrière des trains
3 avril 2008
2. Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
22 mars 2008, par dima louxe
3. Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
26 janvier 2008, par bob
4. > Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
5 septembre 2005, par moumni
5. > Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
18 avril 2005, par heinu
6. > Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
6 novembre 2003, par Jolly Jumper

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protection arrière des trains
3 avril 2008, 20:10  

Pourriez vous me dire à quoi servait le protection arrière des trains et pourquoi elle sont si peu nombreuses sur le réseau ? je connais la procédure mais ne sais pas pourquoi elle n’est presque plus mise en pratique.

merci

Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
22 mars 2008, 00:24 • par dima louxe  

Bonjour,je vais être trés bréf,je suis un cheminot Marocain je fais la formation (RGS)et je demande quelques éclaircissements sur l’IPCS. 1-la définitions éxacte d un carré intermediaire. 2-si le TECS es éteint ,est ce que le signal carré correspondant peut être ou doit être à l’arrêt ? 3-Si vous pouvez me donner des adresses(sites) pour avoir accés aux RGS de la SNCF ; je vous serais très reconnaissant. merci

cordialement


Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
11 juin 2008, 09:23  

Bonjour, Pour répondre à un collégues de l’ONCF : 1)le carré intermédiaire est semble t il un signal d’annonce

2) si le TECS est éteint le signal est fermé donc au carré

3) pas de réponse


Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
11 juin 2008, 09:49 • par l’anonyme :p  

Concernant votre reponse, a la question 2, j’en suis pas si sur :)

Le fait que le TECS soit eteint, il est tout a fait possible que le signal de protection puisse être ouvert. Il existe une procedure ( aussi petite soit elle ) en cas de rencontre d’un TESC eteint lors de l’envoi en IPCS. Si elle existe, c’est bien qu’il est possible d’être envoyé en IPCS, avec TECS eteint et signal ouvert :)


Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
11 juin 2008, 11:24 • par don_k :op  

concernant le TECS, si le train est en sens normal et rentre ds un pas d’IPCS, une des condition d’ouverture du carré d’entree sera la presentation du TECS. Si le carré est ouvert sans la presentation du TECS, alors il y a derangement ou encore l’aiguille n’est pas dirigé vers le pas d’IPCS.

dans tous les cas d’entre en IPCS, une des condition d’ouverture du signal est la presentation tu TECS sinon le carré ne s’ouvrira tout simplement pas...

Par ailleurs l’IPCS est tres souvent utilisé sur la ligne C du RER ; tous les jours meme que ce soit avec des rames vides ou avec des rames voyageurs....

Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
26 janvier 2008, 08:38 • par bob  

Bonjour,

Quelqu’un peut m’expliquer la difference entre une IPCS et une ITCS. A quel moment l’ICS est temporaire ou permanente ?.

Merci


Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
26 janvier 2008, 10:27 • par Lunon  
http://www.lunon.sup.fr/

Bonjour, l’IPCS possède des installations permanentes accessibles sans arrêt des trains à l’entrée permettant à tout moment la circulation des trains en contresens sans que les mécanos ne soit avisés autrement que par la signalisation.

L’ITCS est donc un régime temporaire qui ne possède pas d’installations permanentes. Le mécano est alors avisé par la FLH correspondante avec possibilité d’un schéma. A savoir que si le chantier se déplace, les extrémités de l’ITCS sont reportées au fur et à mesure de la progression du chantier. Par ailleurs, l’ITCS est accessible sans arrêt du train par le mécano.

La vitesse limite en ITCS est la plus basse des vitesses limites sur l’une ou l’autre des deux voies sans pouvoir dépasser 100km/h.

Une dernière remarque concernant la signalisation, les installations de sécurité sont en effet implanté à droite (disposition inverse en Alsace-Lorraine).

Cordialement.

Lunon


Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
4 mars 2008, 23:02 • par BOURASSEAU ( Gousse d’ail )  
Différence ITCS et IPCS
Les ITCS ( installations temporaires de contre-sens ), sont reprises aux fiches-lignes et avis de services hebdomadaires. Elles sont mises en oeuvre à l’occasion de renouvellement de voie. ( VL=100km/h ). Il s’agit anciennement des VUT prévues ( voies uniques temporaires ). Les IPCS sont des installations permanentes de contre-sens qui sont mises en oeuvre pour permettre de faire circuler des trains sur l’une ou l’autre des voies, dans chaque sens, en cas de difficulté de circulation ou bien en cas d’incident sur une voie ( exemple : incident caténaire ), ou bien encore en cas de détresse d’un train sur l’une des 2 voies.

> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
5 septembre 2005, 15:25 • par moumni  
installations telephoniques des gares
les installations téléphoniques des gares : quels sont les fabriquants des commutateurs telephoniques des gares ? en france ,en italy et en belgique ?B.Regards

> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
18 avril 2005, 09:52 • par heinu  

Bonjour

J’ai une question sur IPCS : Peut-moi quelqun éxpliqué la procédure pour mise en service sur un tronçon IPCS ? Si on veut par exemple travailler aux voies ou à la caténaire, qui doit faire quoi jusque on peut commencer à travailler ? Les services de voies à a informer les postes, les postes font une signalisation IPCS, les trains circules en IPCS - Quelles sont maintenant les mesures de sécurités qui sont à prise par les equipes... et comme deuxième question : Combien de temps on besoin entre le commencement de la procedure jusque au début des travailles sur place.

PS : Excusez-moi mon mauvais français, ma langue maternelle est allemande - merci pour vos reponses.


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
18 avril 2005, 10:10 • par Didier G.  

Bonjour,

Pour la mise en service des IPCS il n’y a rien à faire puisque le "P" de IPCS signifie permanente, il n’y a qu’à tracer les itinéraires, c’est donc le poste d’aiguillage qui le met en oeuvre.

Si une équipe travaille sur la voie non utilisée, certaines mesures peuvent venir en complément : ordre de réduire la vitesse des trains sur une partie du parcours, consignations partielles de caténaires, ...

La mise en place d’un itinéraire est instantanné et peut être décidée de manière inopinée (suite à un incident par exemple). Si des mesures de protection doivent être prises pour les agents travaillant sur place cela peut aller de quelques secondes en cas d’urgence (couper courant, arrêt d’urgence par signal d’alerte radio) à plusieurs heures en cas de travaux programmés ...


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
13 mai 2005, 22:42 • par Premiers pas dans la boite  

Bonjour !!!

Je suis en formation SNCF. Travaillez-vous à la SNCF ? Savez-vous s’il existe dans chaque gare avec IPCS une CE sur la procédure à adopter pour expédier un train à contre sens ? Y a t’il notamment à donner des dépeches ?


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
18 mai 2005, 22:04 • par Lobez joel formateur ipcs infra à Frethun les Calais PRCI  
La réglementation à appliquer sur ipcs est la consigne générale S6A N°12 : tome 3 si les agents circulation sont distincts à chaque extrémité ; tome 4 si c’est le même agent qui commande les deux extrémités . Les IPCS sont à prise de sens ,sur chaque section l’intervalle est normalement orientée à sens normal , dès qu’un itinéraire est tracé à contre sens , si rien ne si oppose le système fait les vérifs et le cotre sens s’établit ; aucune dépêche n’est à passer sauf en cas de dérangement.

> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
19 mai 2005, 14:00 • par Didier G.  

J’ajouterais que les IPCS sont été conçues dans le but d’automatiser au maximum l’usage d’un contre-sens. Et sans arriver à la souplesse d’une voie banalisée (dont le cout est sans commune mesure), c’est plutôt un bon compromis entre souplesse, cout et facilité de mise en oeuvre ...

Maintenant, on peut faire mieux (banalisation) mais c’est plus cher !


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
9 juillet 2005, 20:52  

Bonjour,

pas de CE ni de procédure pour une circulation contre-sens sur IPCS ou voies banalisées. Il s’agit d’un mouvement comme un autre, repris en annexe 2 de la consigne rose du poste, avec ses propres conditions de formation et d’établissement.

> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
6 novembre 2003, 15:57 • par Jolly Jumper  

Très intéressant !

La RATP n’hésite pas en effet à utiliser les IPCS dès que possible.

Ainsi il y a quelques semaines, à Bourg-La-Reine, une rame K ??? tombe en panne à quai, direction St Rémy...

Plutôt que de coincer les autres rames (dont la mienne juste derrière), on a été dévié sur l’autre voie en utlisant l’une des deux voies centrales(qui ne servent pas d’habitude).

Ma rame s’est mis à quai à contre-sens et a pu continuer sa route... en terminant la mission du K ??? naufragé.

Si la RATP essaie d’utiliser au mieux ses installations afin que les incidents ne perturbent la circulation le moins possible, il est cependant dommage que l’information n’aille pas jusqu’au voyageur qui se retrouve quelque peu perdu : SIEL et les panneaux de desserte sont restés muets, et pas d’annonce en gare...


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
6 novembre 2003, 16:28 • par Klops  

(La RATP n’hésite pas en effet à utiliser les IPCS dès que possible.)

La RATP n’utilise l’IPCS sur aucune ligne. Elle utilise le système de VUT très peu souple pour une circulation RER puisque les manoeuvres ne sont pas automatiques mais manuelles dans la signalisation ! Vérifiez par vous-même les voies RATP : vous verrez qu’il n’y a pas de panneaux de signalisation rond avec un écriteau A au dessous mais un panneau ressemblant à celui du block automatique lumineux avec un écriteau A dessous qui le différencie justement de celui du BAL qui a un écriteau F ou nF en dessous

Cordailement


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
6 novembre 2003, 20:34 • par Jeff :o)  
Un jour où on a presque failli utiliser les IPCS à Vincennes...

La RATP n’utilise l’IPCS sur aucune ligne. Elle utilise le système de VUT

Il y a bel et bien les deux sur le réseau RATP. La VUT équipe les lignes ex-SNCF (Fontenay-sous-Bois - Boissy-St-Léger et Nanterre-Université - St-Germain-en-Laye). Pour toutes les sections « nouvelles » (tronçon central, branche de Marne-la-Vallée) et sur le RER B, c’est de l’IPCS.

A telle enseigne qu’il y a par exemple une consigne d’exploitation commune RATP/SNCF qui traite du « dérangement des IPCS » du tronçon Châtelet - Gare du Nord.

On notera que la VUT du réseau RATP est de la VUTP, c’est-à-dire « à caractère permanent » ; sa mise en œuvre est donc commandable également depuis le PCC (« manuellement », si l’on veut, au sens où le programme d’exploitation ne peut pas utiliser ces itinéraires automatiquement ; mais lorsque le PCC les commande, leur tracé et leur destruction sont automatiques de la manière la plus traditionnelle qui soit).

vous verrez qu’il n’y a pas de panneaux de signalisation rond avec un écriteau A au dessous mais un panneau ressemblant à celui du block automatique lumineux avec un écriteau A dessous

Ça ne signifie en rien qu’il s’agit de VUT. L’implémentation des IPCS à la RATP fait appel aux mêmes cibles que le BAL, ce qui évite de multiplier inutilement les particularités dans la réglementation. Les zones en VUT se reconnaissent par contre à la présence de pancartes « Fin de VUT à ... m », et à un unique carré à contresens commandant la sortie. Au contraire, en IPCS, il y a habituellement au moins un signal intermédiaire de cantonnement à contresens. Et les entrées/sorties sont signalées par des tableaux indicateurs lumineux de direction (en VUT, c’est un bloc lumineux « VUT »).

La confusion peut venir du fait que la RATP nomme ces deux types d’installations de contresens (IPCS et VUTP) « VUT ». C’est également le cas au métro.

Nous ferons à l’occasion un résumé de la signalisation de contresens RATP pour développer ces particularités.

Cordialement.


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
13 octobre 2004, 22:52  
pour l’histoire.C’était en juin 1988 lors d’un retour du croisic en mi79,lepcc de denfert a permis au train spécial que nous utilisions de rentrer à massy en ipcs.Le but était de nous permettre de ne pas être au bloc avec le dernier train du service commercial puisque nous le suivions depuis chatelet.Celà avait était possible car nous avions croisé le dernier train qui montait vers le nord.Nous étions passé à contre sens à ANTONY.Ca avait éviter une manoeuvre supplémentaire à massy pour rentrer aux ateliers.

> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
9 juin 2007, 18:25 • par sdx  

Il y a bien les deux types d’installation sur Paris-St Germain en Laye (RER A, branche RATP) : jusqu’à Rueil, ce sont des IPCS "classiques", avec pas assez court (doubles communications, parfois décalées, à Auber, La Défense, Nanterre U, Nanterre V et Rueil. Les panneaux de sortie de ces IPCS sont des carrés (rouges), précédés d’avertissements (marqués A lorsqu’ils ne peuvent présenter ni le carré ni le sémaphore) mais montés sur des cibles (presque) traditionnelles et non pas rondes comme à la SNCF. Exemple, à la sortie du tunnel de la Défense, à contre sens sur voie 1, le 770, marqué A, peut présenter l’avertissement (si le suivant, à l’extrémité ouest du quai 1 à Nanterre U est fermé), ou le R30 (s’il est au RR30 indiquant le retour sur voie 2).

La cible est implantée à droite (classique en IPCS), mais elle est inversée : l’un des feux du R30 (et plus loin ceux du RR30) se trouvent A GAUCHE DE L’AXE DE LA CIBLE.

Au delà de Rueil, c’est de la VUT(P), il n’y qu’un canton jusqu’au Pecq, et un du Pecq à st. Germain. Le signal de sortie est, à chaque fois, un carré VIOLET. La distance entre les communications réduit bien entendu le débit de la ligne, mais en pratique, l’été, sur cette extrémité de branche, il a été possible de consigner tour à tour chacune des voies pendant plusieurs semaines pour refaire les quais du Vésinet.


> Les Installations Permanentes de ContreSens (IPCS)
25 septembre 2004, 13:22 • par Gratien  

vous verrez qu’il n’y a pas de panneaux de signalisation rond avec un écriteau A au dessous mais un panneau ressemblant à celui du block automatique lumineux avec un écriteau A dessous qui le différencie justement de celui du BAL qui a un écriteau F ou nF en dessous

En signalisation SNCF, un panneau à plaque Nf, F ou A est toujours un panneau de B.A.L. (le panneau A est un panneau d’annonce à contresens présentant l’avertissement fermé ou le ralen 60) Contrairement à ce qu’on peut voir dans une photo de l’article, ce n’est certainement pas le panneau de sortie à contresens qui se trouve à Puteaux mais le panneau d’annonce du carré de sortie, lui-même situé à l’entrée de LA Défense (il suffit de bien regarder le schéma du même article, un panneau de type A ne protège pas, c’est forcément un panneau de type Nf)

Petite précision : la V.U.T est INTERDITE de manière définitive, depuis longtemps déjà, sur les voies du Groupe 2 (PSL>Versailles-RD/St-Nom), partiellement équipées d’IPCS aux cantons courts (1,5 à 3km, sauf entre Garches et MArly-le-Roi). Elle serait strictement inorganisable. Enfin, en ce qui concerne le secteur La Déf<>St-Cloud (le plus chargé en pointe de la région PSL), équipé d’IPCS, celles-ci ne servent quasiment jamais, sauf énorme incident.

Bien à vous.

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