LST, dieu vivant et maître du monde
Aux heures où je prends le RER, matin et soir, c'est la misère en ce moment : pas la moindre jolie fille à bord. Rien. Que des vieilles rombières ménopausées, pas encore arrivées à l'âge de la retraite mais sans enfant à s'occuper durant les vacances scolaires. Je me demande également si elles savent que le fond de teint ne protège pas le visage contre le froid, malgré la couche (...)
Désireux de connaître les tenants et les aboutissants qui m'ont fait prendre ma voiture pour aller bosser ce matin (d'habitude, je la laisse à la gare et je prends le RER), j'ai été faire un tour sur le site institutionnel de la Régie Autonome des Transport Parisiens (bien que sachant que l'incident a eu lieu en zone SNCF, mais vu que le site de la SNCF est pire... et vu que la ligne A est (...)
Hier, alors que je me rendais tranquillement à mon lieu de travail en bus, une jeune dévergondée posa volontairement et pendant plusieurs minutes sa main sur ma cuisse gauche, sans la moindre gêne.
Il faut dire qu'elle devait avoir un an à tout casser...
Comme tous les jours, je me suis rendu à la gare pour prendre mon RER habituel (c'est d'une banalité affligeante, je sais). Celui-ci était déjà à quai, jusque là tout va bien. Je monte dedans, je m'installe, et établis un connexion directe entre mon walkman et mes oreilles.
Tout à coup, le conducteur SNCF nous fait une annonce : "Ce train sera direct jusqu'à Sartrouville, puis (...)
Une autre pour la route : Trois soldats en garde à vue après une fusillade à la gare d'Austerlitz à Paris PARIS (AP) - Trois soldats en patrouille dans le cadre du plan Vigipirate à la gare parisienne d'Austerlitz ont été placés en garde à vue mercredi soir à la Brigade criminelle après une fusillade qui a fait un blessé, apprend-on de source policière. C'est (...)
(avec ce titre à rallonge, j'espère que tout le monde suit) Je l'ai revue hier, mais elle était bien trop loin. Et accessoirement, les portes du RER se sont fermées devant moi, avant que je puisse sauter dedans. J'ai pris le suivant. Tout cela n'a duré que 2 dixièmes de seconde. Les seuls deux dixièmes de seconde agréables de la (...)
Bon, ben je l'ai pas revue. Affaire classée, donc. Cela dit, j'ai remarqué que ces jours-ci, ça n'arrête pas, entre le tâtage de fesse, la prise de main ou l'observation sauvage (limite dissection de mon moi), il semblerait que j'attire les regards (féminins). Et pourtant je n'ai pas une tête de clown (bon, ok, je suis pas rasé, mais ça change guère de (...)
Je l'ai revu. Elle non. Du moins, elle a fait comme si je n'étais pas là. Même heure, même lieu, même train. Et comme d'hab, je me suis fait un film. C'est dommage, le début de l'histoire était sympa.
Hier soir, une alerte au colis suspect à Châtelet a bien mis le souk sur la ligne A. Arrivé à la Défense vers 18h30, la foule présente sur le quai me fit supposer - à juste titre - que le voyage de retour prendrait plus de temps que d'habitude, et que j'aurai le droit à une séance de sauna gratuite, sponsorisée par la RATP et la SNCF (je suis un fidèle client avec ma carte Intégrale, c'est (...)
Ce matin, dans le RER, une jeune femme s'approche et s'assoie en face de moi. Jusqu'ici tout va bien, d'autant plus que la demoiselle est mignonne, blonde, en minijupe (mais avec des collants), bref, plutôt sympathique comme vision dès le matin, surtout quand on a la gueule dans le cul, si vous me passez l'expression. Sauf que, la demoiselle en question a une espèce bouton (...)
Une fois n'est pas coutume, c'était le bordel ce matin sur la ligne A. Selon la SNCF, un accident grave de voyageur à Sartrouville. Heureusement (pour moi), commençant à 10h ce matin, j'ai pu éviter le gros de la perturbation, même si mon traditionnel MI84 (ou MI2N) a été transformé en une antique Z6400 à destination de Saint-Lazare, avec pour une fois un arrêt à Nanterre-Université (au (...)
Rien. Nada. Que dalle. Peau d'zob. Nothing. Pas la moindre aventure qui se profile à l'horizon (ni derrière moi, je surveille parce qu'on sait jamais après tout). Aujourd'hui, c'est mort. A part les clients chiants et les problèmes tordus qui donnent mal à ma tête, on peut pas dire que je mène une vie trépidante. P'têt bien tout à l'heure dans le RER du retour (cf (...)
Rermétrobus
Tranches de vie souterraines.
La première fois que je l'ai vue sur le quai, j'ai cru que j'étais juste mal réveillée mais je n'ai pas osé re-regarder... Je l'ai revue depuis et cela ne fait plus de doute : C'est la femme à barbe ! Elle porte une jupe plissée qui lui arrive aux mollets. Ses rouflaquettes se terminent en une barbe, visiblement soignée et entretenue. J'essaie de refouler cette curiosité malsaine qui me fait (...)
Un soir, dans un bus... Tout le monde n'a pas pu rentrer. Il était complet. Pourtant, certains essayaient de tasser quand même. Normal : ce bus ne passe que toutes les demi-heures. Il y en avait du monde dedans :
un clochard qui ne tenait pas debout,
des petits vieux (mais pourquoi font-ils leurs courses aux heures de pointe ?),
un jeune homme avec ses béquilles,(debout évidemment...)
un (...)
Alors moi j'aime bien le tram T2, c'est sympa, la vue est chouette, le trajet rapide. Bon, aux heures de pointe c'est un peu bondé, mais c'est pas si grave ... Sauf que ce matin, un gars est entré en trombe dans le tram, il respirait très bruyamment comme s'il avait couru comme un dératé pour choper le tram. Il soufle comme un fou, les yeux fermés, les cheveux en bataille, transpirant ... il (...)
D'abord, sur le quai lui même, on pouvait lire : "En raison d'individus aux abords des voies du Bourget et d'un train en panne à Aulnay, le traffic est fortement perturbé" Puis, dans le train lui même, on pouvait entendre : "Problèmes d'arrivée des trains à la Gare du nord. Merci de bien vouloir patienter..." (comme si nous avions le choix) Enfin, à Chatelêt : "En raison d'un mouvement social (...)
Cohue de sortie de métro : Une femme se tord la cheville dans les escaliers et s'étend de tout son long. Quelques voyageurs s'arrêtent pour lui proposer leur aide. Visiblement, elle n'est pas blessée mais elle a du se faire très mal... et très peur... Je regarde ses chaussures : de petits escarpins pointus et à talons hauts comme c'est la mode en ce moment. Je me souviens de la dernière (...)
Je ne suis pas encore tout à fait habituée à cette navette qui me mène de chez moi à mon RER : le Bus 637. Trois ou quatre conducteurs se relaient pour faire une boucle de 20 mns entre les rues pavillonaires d'Aulnay. Et bien sur sûr, sur cette ligne, tout le monde se connait. Je pense que le panneau le plus inutile de ce bus est celui où l'on peut lire juste en montant : "Il est interdit de (...)
Tiens, j'ai à nouveau mal aux dents... Ne serait-ce pas du à cette revue que lisait cette dame l'autre jour dans le RER ? C'était visiblement un magasine destiné aux dentistes, avec sur sa couverture : des clichés de dents abîmées, d'instruments de torture et autres mâchoires abîmées.
Aïeuuuu. Quelle agression dès le matin (...)
Ce matin, Gare de Chatelêt, Chassé-croisé des RER A et B. Un RER A est justement en train de partir... Comme chaque jour, beaucoup de voyageurs sont restés sur le quai et attendent le prochain. C'est alors que l'on voit passer en queue de train, un attaché case, qui dépasse complètement d'un des wagons. Il ne dépasse pas juste. En fait, il est dehors alors que la personne est dedans. Seule la (...)
Ce midi, dans les hauts-parleurs de la ligne B, près de la station Luxembourg : "Mesdames et Messieurs, bonjour. Ceci est un message de service : Bonjour Sabine ! Bon courage et bonne journée !!!"
Et comme par hasard, hier matin, c'est dans l'autre sens que c'est le délire : 9h/9h30 - toujours le métro 1, toujours entre L'esplanade et la Grande arche. Une seule station et pourtant à la Grande Arche je n'arrive même pas à atteindre le quai. Tout le monde s'est agglutiné sur les 2 derniers wagons, et beaucoup de gens restent dans l'escalier. Bon, il y a toujours ceux qui arrivent à (...)
18.00 - Metro ligne 1 - station esplanade de la Defense une masse grouillante se jette à l'assaut des deux premiers wagons du metro direction la station suivante et également terminus : Grande Arche de la Défense. Côte à côte sur des strapontins, un couple de septuagénaires, très très chics, costumes de luxe, bijoux et tout le toutim regardent la foule entrer en force. l'homme : ca s'enfile, (...)
Dans les souterrains, on rencontre beaucoup de monde. J'aime beaucoup ça
J'aimerais bien qu'on m'explique comment une interruption sur la ligne SNCF La Verriere peut surcharger le tram T2. Surtout que les deux lignes sont perpendiculaires. Pour la peine suis passé par les souterrains, c'est sympa aussi.
Tiens, une nouvelle carte que je n'avais pas encore à ma collection !
Et merci à mon fils d'être parti à l'école avec mon pass INTEGRALE que j'ai cherché partout pendant un moment...
Mercredi soir, dans le bus... Mon téléphone portable sonne. "Quoi ? Le concert est annulé ?" Ne pouvant faire demi tour dans ce bus qui fait une boucle dans le quartier, me voilà obligée de continuer sur tout le trajet pour rentrer chez moi. Heureusement le parcours total n'est que de 20-25 mns...
Un soir, bien crevée de ma journée, je rentre par la navette jusqu'à chez moi. Miracle : j'ai une place assise. Ca tombe bien : j'ai mal à la tête. Un groupe de 3 d'jeuns monten alors dans le bus. Evidemment, comme de fait exprès, ils viennent juste à côté de moi. L'un d'eux, dans le couloir, s'appuie sur mon dossier. J'ai l'impression qu'il est assis sur mon épaule. L'autre s'assied juste (...)
Tram T2, jeudi matin, débordant de passagers comme d'habitude. le conducteur dans le micro : "petit dicton du jour - quand les portes tu bloqueras, tout le monde tu retarderas" petits rires étouffés ...
Ayant récemment déménagé, j'ai profité de mes vacances pour effectuer le changement de zones de mon pass NAVIGO. Seulement, je n'ai envoyé que mon coupon... Si bien, que quelques semaines plus tard (2 au total, payées de ma poche à coup de tickets à l'unité...), j'ai reçu une lettre. Ce courrier m'indiquait que mon coupon seul ne suffisait pas et que je devais me rendre à une agence pour que (...)
Comme un lundi, j'étais plutôt mélancolique sur le quai du rer qui devait m'amener au travail... Pourtant du coin de l'oeil, je l'observais, cet homme aux oreilles en choux-fleur qui est venu m'aborder : "Mademoiselle, excusez-moi, je vous dérange ?" Et, là, je me suis entendue répondre : "Oui, je n'ai pas envie de parler ce matin, alors passe ton chemin..." Je peux vous assurer que ça l'a (...)
Y'a des jours comme ça. A moitié réveillée, je rentre sans me presser dans la gare du Bourget. Et là, j'aperçois une tête connue. Sauf que ce n'est pas du tout l'endroit où je m'attendais à voir Grégoire ! Et il me raconte que cela fait 8 ans qu'il travaille dans les parages... Comme c'est étrange que l'on se soit pas vu avant. D'ailleurs, nous sommes tellement sous le choc de se voir loin de (...)
Toujours la ligne 637. Cette petite ligne toute bizarre. D'ailleurs, j'aurais du me méfier lorsque j'ai vu qu'il restait une place assise. Généralement, toutes les places sont prises dans ce tout petit bus qui ne fait pourtant pas un très long trajet... Je me suis quand même assise. Et là, le type à côté de moi m'a adressé la parole. Et là, j'ai senti : il puait l'alcool. Pendant que je me (...)
Quelle joie de reprendre les transports après un retour de vacances : ses senteurs, ses paysages... D'ailleurs, mon nouveau chez moi m'a fait prendre un bus bien particulier : le 637. Son parcours consiste en une petite boucle de 20mns au total. Je demande un ticket et le chauffeur me demande ma destination. Devant ma surprise, il m'explique que cela lui permet de faire des stats. D'ailleurs, (...)
Depuis un moment, les flics ont eu de nombreuses consignes diverses et spéciales. Notamment, vous avez du remarquer qu'ils sont de plus en plus vigilants sur la circulation automobile : contrôle des pots d'échappement non conformes, des vignettes,... et de la fréquentation des couloirs de Bus ! L'autre matin, justement, j'attendais mon bus et je les ai vus. Ils étaient 2, cachés entre l'arrêt (...)
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, c'est le chauffeur qui se fait contrôler. 2 types à l'arrêt du bus, notent son heure d'arrivée, regardent son panneau de contrôle, vérifient l'affichage de la destination. Cela n'a pas l'air d'enchanter notre conducteur. Le plus drôle est le badge que les contrôleurs portent chacun : "Bus Attitude"... (...)
Ce soir, fatiguée d'une longue semaine, je rentre tard... Je dors à moitié dans le bus. Quand tout à coup une odeur caractéristique me réveille complètement. C'est d'ailleurs marrant, comme d'un seul coup d'oeil je m'aperçois que la jeune fille en face de moi a senti la même odeur en même temps... Comme si un courant d'air avait porté le tout jusqu'à nous. L'épais nuage de fumée du fond du (...)
Ce matin, un peu en retard, je prends l'option, voiture-métro-bus pour me rendre au bureau. C'était sans compter que le bus PC, arrivé à Porte de Vincennes, s'arrêterait plus longtemps que la normale. En effet, la conductrice du bus avait besoin d'aller tirer de l'argent au distributeur. Elle est donc descendue, tranquille, nous laissant (...)
Je ne les ai pas reconnus tout de suite, l'autre matin. Pourtant il me semblait bien les avoir déjà vus. Si si, je me souviens, c'était là. Sauf que ce lundi-là, ils n'étaient plus ensemble. Lui tournait comme une âme en peine, pas très loin d'elle. Elle parlait au téléphone, répétant à son interlocuteur qu'elle avait passé un excellent week-end... Comme c'est triste ! Et Bénabar dans mes (...)
C'était la semaine dernière. Il faisait plus froid que les autres jours. D'ailleurs tout le monde la regardait monter, elle : en débardeur à fleurs et à petites bretelles. Elle avait du avoir froid toute la journée avec le vent qu'il faisait... Elle a commencé par "demander" à un mec de ne pas la serrer de trop près. Enfin ça donnait plutôt ceci : "T'es pas obligé de me coller là, y'a de la (...)
Hier soir, coincée dans le bus, contre un mec qui avait du transpirer toute la journée et le sac à mains d'une bonne femme, une idée me traverse : Mais qu'est-ce que ça va être cet été, quand il fera super chaud ? Une chanson de Tryo de circonstance C'est pas pareil : C'est pas qu'on se sente différent Ou bien qu'on juge la vie Mais qu'est-ce qu'on s'sent loin des gens Quand on survole la (...)
Hier, aucun souci pour aller travailler. Mais comme trop souvent, le problème a été plutôt pour rentrer chez moi le soir. Jusqu'à Gare du Nord, pas de souci. Bon, pas d'interconnexion (j'ai l'habitude) alors je monte en surface pour la partie SNCF. Deux trains étant sur le quai, je choisis le plus bondé et surtout, celui qui est sensé partir avant l'autre sur l'affichage. Je vous le donne (...)
Mercredi soir, je rentre chez moi : Il pleut un peu. Le bus tarde à venir. Finalement, il arrive. J'attends tranquillement que le chauffeur m'ouvre la porte. Quand tout à coup, une petite vieille déboule de je ne sais où, me bouscule et me passe devant pour monter la première. Le chauffeur me regarde et se marre. Moi je hausse les épaules... Le lendemain, toujours dans le même bus : Terminus. (...)
Je hais les sacs ! Je n'aime pas tous ces gros sacs de sport en toile. Que ces gens posent juste à vos pieds. Au lieu de les mettre dans les porte-bagages juste en haut. Ces porte-bagages, justement conçus pour et qui restent trop souvent vides. Je déteste les sacs-à-dos des personnes qui les gardent sur leurs dos. Ces sacs-à-dos que vous vous prenez dans la tête lorsque vous avez trouvé une (...)
C'est bien la première fois qu'on me dit merci alors que je descends du bus. En voici la cause :
Et voilà ce que j'ai mis dans "Le cadre qui vous est réservé" :
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui ? Dans le bus, c'est le chauffeur qui hurle "Veuillez enlever vos rollers tout de suite". Plus loin, c'est une bonne femme qui lui répond d'ouvrir la porte alors que nous ne sommes pas encore arrivés à l'arrêt. A la sortie du métro, c'est une femme qui m'agrippe, me dit que mes yeux respirent l'amour. "Ahahah, je te fais peûr ???", me hurle-t-elle. (...)
Gare du nord. Vendredi soir. Presque minuit... Il y a les fêtards qui ont besoin d'une épaule amie pour les guider à rentrer chez eux. Il y a les cendrillons déçues qui rentrent chez elles sans avoir perdu la moindre pantoufle de verre mais toujours en robes de soirée. Il y a les grands voyageurs, chargés d'énormes bagages, en transit entre ici et ailleurs. Il y a aussi ces jeunes filles, (...)
L'aller Un homme est assis juste devant une jolie jeune femme. Ils discutaient déjà avant que je ne monte dans le train. C'est alors qu'il a pris son téléphone. A fait mine d'appeler un ami (ou l'a vraiment appelé...) et a laissé un message sur son répondeur (en parlant très fort pour que toute la rame en profite évidemment) : « Oui c'est moi. Oui alors, je suis en face d'une jolie femme. Oui (...)
Il pleut. Je suis dans le bus, perdue dans mes pensées : comment ne pas soupçonner cet homme assis plus loin, avec un paquet « suspect » sur ses genoux... Deux hommes montent par l'arrière de l'autobus. Comme coupables de leur méfait, ils se précipitent à l'intérieur, histoire de ne pas se faire remarquer... sauf que l'un d'eux n'arrivent pas à monter. Pire que dans un cartoon : il a oublié (...)
Un couple et leur petite fille de 10 ans montent par l'arrière du bus. Un homme, resté sur le trottoir, leur fait signe tout affolé par la vitre. Là, le couple comprend : ils crient au chauffeur de ne pas redémarrer. Le chauffeur ouvre les portes, pensant que c'est l'homme agité qui veut monter à bord. L'homme se précipite vers l'avant du bus. La femme cogne sur la porte pour la faire se (...)
Ils n'ont pas de petits doigts plus longs que les autres. Mais ils se comportent bizarrement dans les transports. D'abord il y a eu ce jeune homme et cette jeune femme. Assis l'un en face de l'autre, leurs genoux se touchant presque intimement, ils ne se sont pas aperçus. N'ont pas daigné croiser leurs regards. Chacun étant occupé à jouer sur son téléphone portable. Ils communiquent mais ne (...)
Un clochard est sur le quai. Il est en train de danser. Son look est celui d'un ZZ-top déchu et ses pas ceux d'une ballerine amateur : il tourne, virevolte, se met sur la pointe des pieds... Tout d'un coup, il se fige et déclame : « Que Dieu soit avec vous, Avec moi et avec... Mon esprit ! » Sur le quai, son public malgré lui se retient de ne pas éclater de (...)
Discussion de ce matin avec mon fils, presque 4 ans :
A ce soir, mon chéri, je pars travailler. Mais ce soir, vous viendrez me chercher avec ton papa à mon travail.
Mais j'ai pas envie.
Comment ça ?
J'ai pas envie d'aller jusqu'à ton travail. Mais kesskiya ?
Ben rien, mais moi j'avais pas envie de rentrer seule...
Mais c'est pas grave maman, tu prendras le bus ! Les enfants sont (...)
C'était un matin, aux heures de pointe. Il m'a bien semblé remarquer plus de monde que d'habitude sur le quai. Cela m'a d'ailleurs été confirmé par les hauts-parleurs : « En raison d'un incident voyageurs, les trains subissent un retard d'environ 20mns. » Coup de chance (?) : le train est arrivé peu de temps après. J'aurais du écouter mon instinct, et ne pas monter dedans. Drôle de sensation (...)
Ligne 7 - Porte d'Ivry - Ca a beau être une pub pour la RATP, c'est quand même impressionnant de voir tout le mur de la station remplie de la même pub.....
2 filles, 2 garçons montent dans le métro, ligne 7. Ils portent de longs manteaux. Ont tous les oreilles percées plusieurs fois. L'une des filles a une paire de chaussures étrange : l'une des chaussures est juste coquée métal, tandis que l'autre a des pics tout autour de la cheville. Ils et elles sont maquillées très noirs, looks très sataniques... J'adore ! Et je manque de m'étouffer de rire (...)
PC1 - Des contrôleurs sont là. Sans faire exprès, ne les ayant même pas remarqués, j'entre sans présenter mon titre de transport. D'ailleurs, ils ne me demandent même pas et me laissent passer. Arrêt Longues Raies. Le bus se prépare à repartir quand quelqu'un cogne à la porte. Le chauffeur ouvre les portes à une petite dame. D'une voix toute paniquée et encore sous le choc, elle s'adresse à (...)
Pour une fois que j'étais à l'heure : 8h48 ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas réussi à choper le train de 8h50... Et là, je regarde le panneau d'affichage : 8h50... Train Supprimé Le prochain est 15 minutes après et arrivera 17 minutes après. La grève avant l'heure.
Ma ligne de bus s'est équipée d'un nouveau système qui indique à chaque arrêt dans combien de temps sera le suivant... sauf à ma station de départ et de retour...
Une femme, trop occupée à tenir ses enfants, ne s'est pas rendue compte que le feu était repassé au vert. Le bus a redémarré. Elle s'est accrochée comme elle a peu et m'a griffé le dos de la main. Je lui ai fait un sourire et ai laché un « Ce n'est rien. » dans une grimace. Puis un homme, occupé à je-ne-sais-quoi, lui, s'est rendu compte qu'il avait raté son arrêt. Il m'a bousculée pour (...)
Même au fin fonds du Jura, dans un chalet perdu dans la neige, j'entends parler de grèves, de problèmes de métro, de retards de RER (surtout sur la ligne B)... Dites, on peut pas changer de sujet ?
Ptipoual
La mascarade parisienne dans toute sa folie, sa beauté, et parfois son affligeante vulgarité, ses dragueurs, ses absurdités, son humour, ses crétins, sa poésie, ses artistes de rue, son ennui, sa vitesse et son mal de crâne vers 18h15 sur la ligne 1 du métropolitain...
où j'ai envie de tailler une petite discute au premier qui passe. Petite, hein, mais tout de même, le bibliothécaire, le conducteur de bus, la mamie paumée, la femme perdue, ma voisine à Fornay. Et puis il y a un crâne rasé, avec un jeune homme dessous, qui vient s'asseoir à côté de moi dans le bus. Bizarrement, à partir du moment où je l'entends siffler entre ses lèvres minces "Toi, t'aurais (...)
Messieurs-dames les contrôleurs de la RATP, vous étiez trois ce matin dans mon autobus 60, et je tiens à vous remercier pour votre attitude. Trois personnes n'avaient pas leur ticket. Un clochard, une petite dame au regard triste et une femme mûre assez insupportable.Vous avez signifié gentiment mais fermement aux deux premiers de sortir au prochain arrêt, au lieu de leur coller une (...)
Dans le métro, l'accordéoniste rentre.Les gens soupirent.On a encore le droit à Vive le Vent et autres Petit Papa Noël à la sauce musette ou Vivaldi (mon Vivaldi... massacré) Sur l'esplanade du Palais Brogniart (métro Bourse), deux mômes jouent au foot. Silence absolu. Le manège tourne, quelques enfants à l'intérieur, calmes.Le caissier s'emmerde.L'esplanade est vide. Les costard-cravate de (...)
Pourquoi tant de haine, me direz-vous ? Vous me dites, j'explique. Il se trouve que j'étais ce soir, après un long périple de bus, qui est partiel, qui s'arrête donc avant mon arrêt, et je dois donc attendre le suivant, qui n'arrive pas (bis repetita placenta, d'ailleurs, ah ah ah), au Grand Palais, le seul musée parisien sur lequel je crache ouvertement (on le saura !), pour cause (...)
Un grand Noir gratte sa guitare, chante un air de blues. Sa langue claque, bizze, fuzze, snirpate. Les gens sont pensifs. Allument une cigarette. Regardent le vide qu'il n'y a pas. Abandonnent leur bouquin pour laisser leurs yeux imiter le cocker. Tristes. Le métro arrive. Sans engouement, le quai entier se dresse, mis à part le guitariste, qui continue sans se lasser, trificote, (...)
Les parisiens doivent savoir, mais il y a une seconde en général entre la fin de la sonnerie de fermeture des portes du métro et la fermeture effective de ces mêmes portes. Et il y a toujours des gens qui sortent du métro à cette seconde. L'attaché-caisse pas encore fermé, les feuilles qui tombent, le sac à dos éventré, l'écharpe qui tombe, qui se coince dans la porte. On tire, zut, (...)
(ne me dites pas "Pourquoi tu dis la vieille ?", "Pourquoi tu te moques des Portugais ?". Je ne me moque pas, je constate que la vieille un peu emmerdante de mon bus et bloquant le passage était portugaise) Elle s'adresse d'ailleurs au chauffeur de bus, alors que nous sommes coincés dans des bouchons,
Et je descendrai par l'avant à la prochaine station, hein monsieur ? Réponse de l'intéressé (...)
Alors que tous les pas des passants convergent vers le métro, souffant, pouffant, crachant, courant, injuriant, un homme remonte la rue des Pyrénées. Sa soutane vole sur ses deux flancs. Long, maigre, droit.La foule courbue et bossue fonce sans le frôler.
L'esplanade des Invalides est un lieu magnifique de nuit, où on n'imagine pas qu'il puisse un jour y faire chaud. Parce que la nuit est froide, je vous le dis. Et belle d'ailleurs. Parce que c'est vide, doré, magnifiquement éclairé. Ca sent la Seine, ça clapote pas loin. Et pourtant, si j'avais un pic à glace, je vous assure, je la casserais, cette vitre du bus 83 sur laquelle je suis (...)
Lorsque je le vois se dandiner autour de la place Gambetta et que je sors moi-même du métro, je ne peux pas m'en empêcher. Pour une station, je prends toujours le 26. Léger trajet, Gambetta-Villiers de l'Isle Adam. Je me flanque à l'avant du bus, tiens fermement la barre, et en avant chauffeur ! C'est à chaque fois une aventure différente. On grimpe la rue des Pyrénées comme un funiculaire (...)
Qu'ont de commun Laetitia Casta, la mannequin de chez Bompard et celle pour Darty ? Elles vous regardent. Elles vous suivent du regard. Vous marchez le long de votre quai, et leur regard ne vous lâche pas. Evidemment, ce n'est pas vous qu'elles regardent, d'ailleurs, elles ne regardent pas, ce sont des images qui ont été si bien conçues qu'elles donnent la réplique à la Joconde et à la jeune (...)
après avoir poireauté debout quelques stations dans un bus bondé, je baisse les yeux. Et puis, collée au bitume, j'avance. Nous sommes tous, vaillants parisiens, collés au bitume. Des petites sphères irisées s'éclatent sur nos vêtements. Nous levons les yeux ; un petit garçon dont la maman, dos tourné, discute avec une amie, fait des bulles de savon. Deux pieds sur le trottoir, son bulloir (...)
Tout en haut de Ménilmontant, nos yeux voient le soleil couché, endormi, disparu derrière la ligne d'horizon. Une large bande rose vif flotte au loin, dessine des formes sombres découpées. La rue de Ménilmontant glisse comme un tobbogan, les feux des voitures clinquent, scintillent comme une immense guirlande électrique. Je dévale la rue et la nuit me tombe dessus. Sans crier (...)
"Non. Euh... oui !" Pourquoi ne pas proposer un gateau au chocolat au jeune homme trisomique à côté de moi dans le bus, qui me regardait gloutonner avec envie ? En partant,
Au revoir ! A demain ! *se tourne vers le reste du bus* A demain ! Oui, à demain. Si ce n'est toi, ce sera ton frère.
Mais oui, juste comme ça, pour voir...
une place de musée
une carte d'étudiant
une carte de bibliothèque parisienne
un plan de Paris
un billet de concert
la carte du Grand Palais
la carte de fidélité Zurban
la carte de fidélité d'un traiteur asiatique
une carte de 10 entrées piscine
ma carte d'identité
une seconde carte de bibliothèque
la carte laissez-passer du Centre Pompidou (...)
jpeux sortir par la porte avant [du bus] ?
Non.
Bon....
Allez-y !! Ah ah ah ah ! (quels rigolos, les gars de la RATPeu...)
le métro court vers sentier, et puis s'arrête dans un couloir. Les lumières s'éteignent, les conversations aussi. Minuit. On se rend compte que le doux petit bruit des rails a disparu, alors chacun regarde chacun. Dans l'obscurité. Et ça repart, comme toujours.
* Voyons voyons... Place d'It ou Tolbiac ? A place d'It, j'ai le 83, et en trois stations je suis à la fac.. Oui mais à Tolbiac, j'ai le 62, et en deux stations je suis à la fac. Oui mais Place d'It, c'est avant Tolbiac. Oui mais le 62 a un SIEL. Oui mais le 83 passe souvent. Alors, place d'It ou Tolbiac ? * A ce moment, une troupe de collégiens rentrent dans le métro et entonnent "Aimer, (...)
Mademoiselle ! Si le soir vous avez froid...Je suis là ! *large sourire*-...-Allez, bonsoir !-Non, merci, ça va, bonsoir. Mon célibat est rude.
En montant les escaliers de la station République, de la ligne 11 à 3, tard le soir, bousculée par les retardataires qui veulent choper leur métro, comme chacun, mon regard s'arrête sur une souris, à terre. Petite, grise, au poil sûrement soyeux (comme dans tous les bons contes de fées...). Complètement plate. Ses quatre petits membres écartelés, sur un tapis de sang séché. Mais il n'y a (...)
26, terminus Cours de Vincennes :
Bonne journée à tous !!-MERCIIIIIIIIII (*entrain général des usagers stressés que nous sommes*) 62, départ Cours de Vincennes :
Msieur, s'il vous plaît, le départ, c'est dans combien de temps ?-Ah bah ça je sais pas, j'attends les consignes...-Aïe, zut...-Faut pas être pressée mademoiselle... Et puis vous êtes en vacances de toute façon, non ?-Euh non, (...)