Il était prévu au Contrat de Plan État-Région 2000-2006, avec une mise en service annoncée en 2006 ou 2007… et inutile de dire qu’il est un peu en retard ! Mais alors que d’autres projets ont bien du mal à décoller (prolongement 
, tram Villejuif — Athis-Mons, « tram » Châtillon — Vélizy — Viroflay), le tramway « Tram’Y » poursuit son petit bonhomme de chemin : il a été déclaré d’utilité publique par le préfet de Seine-St-Denis le 26 décembre. Le montage financier entre les différents partenaires (État, Région, STIF, Conseil Général, Plaine Commune, RATP) étant sur le point d’aboutir, les premiers travaux (déviations de réseaux) pourraient débuter dans le courant de l’année, pour une mise en service désormais annoncée fin 2012.
Le Tram’Y s’étendra de St-Denis –- Porte de Paris
à Épinay-sur-Seine — Orgemont, avec une branche vers l’Université de Villetaneuse. Au total, la ligne sera longue de 8,46 km avec 17 stations, et chaque branche sera desservie toutes les 10 minutes en heures creuses et toutes les 6 minutes en heures de pointe (soit 3 minutes sur le tronc commun entre Porte de Paris et St-Denis — La Poterie). Les rames seront remisées dans un nouveau dépôt construit à l’extrémité de la branche Villetaneuse.

- Carte du projet « Tram’Y » St-Denis — Épinay / Villetaneuse
- La ligne sera en correspondance avec le tram

(Gare de St-Denis), les 
(Épinay-sur-Seine) et 
(St-Denis), la ligne 
(St-Denis — Porte de Paris) et la future Tangentielle Nord (Épinay-sur-Seine et Villetaneuse — Université)
(doc. RATP)
Cette ligne de tramway suit en partie l’itinéraire historique de l’ancien tram 54 (Trinité — Enghien), supprimé en 1935 et remplacé par diverses lignes de bus dont celle qui est devenue le 154 B, puis le 154 (St-Denis – Porte de Paris
— Gare d’Enghien-les-Bains). Elle sera à son tour partiellement remplacée par le Tram’Y, de même qu’une partie des lignes 256 et 361.
À terme, le Tram’Y devrait aussi s’étendre vers le Sud, de la Porte de Paris jusqu’à la future gare Évangile sur le 
, en traversant la Plaine-St-Denis en diagonale. Ce prolongement, qui aurait été accéléré si Paris avait obtenu les Jeux Olympiques en 2012, est aujourd’hui reporté sine die, mais pas totalement abandonné (il reste inscrit au SDRIF).
Bien sûr, le nom de baptême « Tram’Y » utilisé pendant toute la phase projet cèdera la place, peu avant la mise en service, à un indice traditionnel avec un nombre (T1, T2, T3, T4…). Avec une multitude de projets tram toujours sur le tapis en Île-de-France, les paris sont ouverts pour savoir quel numéro prendra celui-ci…