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Lundi matin. Le marathon pour trouver A Nous Paris recommence. Le news urbain (à vos souhaits) passe pour être disponible dans toutes les stations de métro ; il y en a une où je sais déjà qu’il ne sera pas : la mienne. Quelle que soit l’heure où j’y passe le lundi matin, tous les exemplaires ont déjà disparu.
C’est pas que j’y tienne tant que ça, à dire vrai : après plus de 100 numéros (cette semaine, ça doit faire 136), je ne me suis pas encore découvert d’affinités particulières pour ce néo-tabloïd. Certes, je suis toujours enchanté d’apprendre combien la star du moment adore Paris, ses lumières, ses bistrots et son métro ; mais j’ai fait le tour de ses états d’âme en une interstation.
Quant au reste... Chiffres et informations « insolites » sont toujours repris de dépêches d’agence lues la semaine passée. Le reportage sur un quartier de Paris ne m’apprend en général rien de plus que mes 20 ans de vie parisienne. Je suis tellement peu d’accord avec la critique cinéma que j’ai résolu d’arrêter de la lire. Les articles simplistes sur la « culture urbaine » m’indiffèrent (le web citoyen ou la coloc’, en une page, c’est ambitieux. Quoique ça suffirait peut-être pour pouvoir faire illusion dans un dîner en ville). Et le catalogue de gadgets « techno » censés vous permettre de paraître branché, très peu pour moi.
Bref, en général, la simple lecture des titres pendant l’interstation suivante suffit à me convaincre de laisser mon exemplaire dans la prochaine poubelle.
En plus, son encre salit les mains. Je hais les journaux dont l’encre tache.
Non, si je me mets en quête d’A Nous Paris chaque semaine, c’est pour une seule page. La page « Trafic », où l’on trouve habituellement quelques informations sur les travaux, les animations où les évolutions dans le réseau du métro. Rédigée directement par la DGC, le service « communication » de la RATP, la rubrique est en général bien informée, et a l’avantage de parler des choses a priori - plutôt qu’a posteriori comme le reste de la presse.
Du coup, même si c’est trop succint, quand j’endosse la casquette de rédacteur en chef de MétroPole (whoops, mes chevilles !), je sais au moins quoi chercher et où pour un prochain article.
N’empêche : une page intéressante sur 48, j’ai vraiment l’impression de participer à une vaste entreprise de gaspillage de papier.
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