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Accident de parcours 16 février 2005

La RATP annonce pour aujourd’hui, mercredi 16 février, un mouvement social limité sur la seule ligne 5 du métro. A la suite de « plusieurs dépôts de préavis concentrés sur les heures de pointe », le service devrait être assuré à environ 50 % entre 8 heures et 9 heures d’une part, puis 17 heures et 21 heures d’autre part (soit un intervalle moyen théorique porté à environ 4 min au lieu d’1 min 50). La circulation devrait par contre rester « normale » en dehors de ces tranches horaires, donc notamment en heures creuses (9 h - 17 h) et en soirée.

Malgré tout, il faut s’attendre à ce que les frontières soient un peu moins franches entre le service « normal » et le trafic « perturbé » par l’arrêt de travail. Les MF 67 F ne sont pas des citrouilles, ni leurs conducteurs Cendrillon, et les rames des éventuels grévistes ne sont donc pas garables ou dégarables instantanément lorsque l’heure sonne. Il faudra au contraire, mécaniquement, plusieurs dizaines de minutes au PCC pour réinjecter environ 50 % des trains en ligne, réguler à nouveau les intervalles et recoller à l’horaire théorique.

Le reste du réseau (les 13 autres Unités Opérationnelles métro, le RER et le réseau routier) ne sont toutefois pas concernés par le mouvement social ; son impact devrait par conséquent être réduit pour les voyageurs, qui pourront se rabattre sur n’importe quel autre itinéraire pour échapper aux perturbations.

Cadeau-bonus de la certification NF-Service des lignes, et du contrat STIF-RATP, ce type d’action offre en fait un bon rapport « nuisance/coût » aux organisations syndicales : avec une perte financière minimale pour les grévistes et une gêne faible pour les voyageurs, elle produit déjà un nombre de « tours perdus » (d’allers-retours en ligne non assurés) important, que chaque Direction de ligne doit impérativement maintenir en-dessous d’un certain seuil annuel pour éviter les malus. Dans ces conditions, l’incitation à trouver un accord avec les « partenaires sociaux » sur des revendications locales devient vite forte, sans même de grève spectaculaire...

C’est en tout cas la première marque sur la feuille de score annuelle de la RATP, restée jusque-là à l’écart de tout arrêt de travail significatif en 2005. Un constat somme toute encourageant pour la suite de l’année !

Dernière mise à jour
16 février 2005  03h12
6 messages ont été postés à la suite de cette brève
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Dernier : 13/08/2007, 14h45 • Raph
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6 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cette brève, dans 3 discussion(s) :
1. Une station qui porte bien mal son nom !
13 août 2007, par Raph
2. Etat du trafic
16 février 2005, par Jeff :o)
3. > Accident de parcours
16 février 2005, par LST

Engager une nouvelle discussion

 
Une station qui porte bien mal son nom !
13 août 2007, 14:45 • par Raph  

Cette remarque n’a pas de lien direct avec l’article mais concerne tout de même la ligne 5.

La station "Bobigny-Pantin Raymond Queneau" induit les voyageurs en erreur en indiquant Bobigny. Elle est en fait à la limite de 3 communes : Pantin, Bobigny et Romainville. Bien que géographiquement, elle soit à quelques mètres du territoire de Bobigny. Elle est proche d’une zone industrielle peu fréquentée et des ateliers de la ligne 5 mais très éloignée de la ville en elle même (habitations, centre-ville,etc.) Il serait donc plus juste de la renommer : "Pantin-Raymond Queneau" ou "Pantin-Romainville Raymond Queneau".

Lors de la mise en place du nouveau tracé de la ligne 318 avec un terminus à cette station, une certaine logique l’a emporté en indiquant simplement "Pantin Raymond-Qeneau" afin de ne pas faire croire aux voyageurs que le bus dessert Bobigny. Logique certaine mais pas totale puisque les girouettes des bus 318 indiquent "Pantin Anatole-France" ! et systématiquement en service partiel (avec le logo 318 barré !) alors que justement l’exploitation dans ce cas est totale.

Un autre cas bien connu est la gare du RER E "La Raincy-Villemonble-Montfermeil" alors que la gare est à plus de 2 km de Montfermeil (comme si le nom de la gare n’était pas assez long !)

Bref, encore quelques efforts à faire pour une plus grande lisibilité des dessertes. Cela a déjà été fait pour la station "Gds Boulevards" alors pourquoi pas eux ?

Etat du trafic
16 février 2005, 18:22 • par Jeff :o)  
Les prévisions auraient même péché par pessimisme, puisque l’on annonce (via les écrans d’information du réseau métro) un trafic sur la ligne Métro5 assuré à 67 % à la pointe du soir.

> Accident de parcours
16 février 2005, 09:06 • par LST  
Hmm, premier arrêt de travail significatif pour 2005... vous trouvez ça encourageant, bon soit, mais nous ne sommes qu’en février... je ne suis pas aussi sûr que vous qu’il s’agisse là d’un bon score !

> Accident de parcours
16 février 2005, 14:56 • par Jeff :o)  

Bonjour,

vous trouvez ça encourageant, bon soit, mais nous ne sommes qu’en février... je ne suis pas aussi sûr que vous qu’il s’agisse là d’un bon score !

Il serait sans doute risqué de pronostiquer une tendance à partir de ce seul épisode. Mais une seule perturbation d’une ampleur modeste comme celle-ci tous les mois et demi, ce serait bel et bien assez remarquable pour une entreprise de 42.000 personnes, où les différents syndicats conservent une certaine influence (cela n’aurait rien d’une révolution non plus, dans la mesure où la RATP se caractérise par une conflictualité régulièrement faible depuis plusieurs années, 2003 excepté).

En comparaison (et en proportion), la SNCF tout appliquée à bien faire qu’elle soit a déjà largement dépassé ce score en 2005 (journée du 19 janvier, grève spontanée du 27 au 29 janvier, plus différents mouvements sociaux des agents de vente) ; et les entreprises privées que certains brandissent régulièrement comme la panacée font souvent pire encore. On se souviendra par exemple, pour 2004, de la SLTC (Lyon) et de Connex Ecquevilly.

(Toutes considérations sur le bien-fondé ou non de tel ou tel mouvement social mises à l’écart : selon le point de vue que l’on adopte, chacun est certainement très solidement justifié.)

Cordialement.


> Grêve
16 février 2005, 19:46 • par Emmanuel  

Hmm, premier arrêt de travail significatif pour 2005...

Pour le métro uniquement. Une partie des agents du RER A a fait grève jeudi dernier suite à l’agression d’un de leur collège la veille. Le trafic était assuré à environ 50% le matin, 20% en début d’après midi (trou de 50 minutes) et 85% durant la pointe de l’après midi.

Plusieurs trains ont aussi été supprimés au cours de la pointe du matin du vendredi (trou de 30 minutes au départ de Boissy).

Cela faisait deux ans qu’un mouvement d’une telle ampleur n’avait pas touché le RER A.

Bref, il ne s’agit donc pas du premier arrêt de travail significatif. Peut être vouliez parler de mouvement social "prévu" ce qui n’était pas le cas la semaine dernière.

Cordialement,

Emmanuel


Compte, ou pas ?
20 février 2005, 13:45 • par Jeff :o)  

Une partie des agents du RER A a fait grève jeudi dernier suite à l’agression d’un de leur collège la veille. (...) Bref, il ne s’agit donc pas du premier arrêt de travail significatif. Peut être vouliez parler de mouvement social "prévu"

Oui et non : une grève spontanée suite à une agression ne me paraît effectivement pas très significative du climat social dans l’entreprise. Elle correspond à une réaction épidermique à des éléments extérieurs, dont on ne peut commodément maîtriser ni la fréquence ni la gravité.

J’ai donc délibérément laissé de côté la grève du 10 février ; pour le mouvement plus vaste qui a touché la SNCF fin janvier, c’était plus discutable dans la mesure où à la réaction épidermique et ponctuelle s’est superposée un mouvement plus délibéré avec reconduction de la grève plusieurs jours.

Le qualificatif de « significatif » ne concernait en tout cas que la RATP ; pour la SNCF, le malaise social reste bien présent, et les motifs d’insatisfaction dénoncés par les syndicats le 19 janvier (budget prévoyant des suppressions de postes en nombre important, surtout) risquent de motiver d’autres mouvements de grève d’ici peu.

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