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Vitrine technologique de la RATP, la ligne 
préfigure le métro de demain : automatique, rapide, sûr. Doublant les 
et
, son tracé permet, en cas de problème sur une ligne, d’organiser facilement un report des voyageurs.
Aussi, ce matin, l’affluence était-elle exceptionnelle : entre un colis suspect à Corbeil-Essonnes et quelques toussotements sur le 
, il n’en faut pas plus pour engorger la « 14 ».
9h10 : il y a donc foule à Châtelet, vers Bibliothèque ; les écrans SIEL annoncent une rame toutes les trois minutes, au lieu d’une toutes les 90 à 120 secondes en temps normal. Tout respire l’exploitation dégradée, et un agent sur le quai confie un « petit problème mineur » sur une rame précédente : un pied coincé dans une porte a entraîné l’arrêt du trafic, il a fallu l’intervention d’un agent pour tout remettre en route. J’arrive donc en pleine reprise de la circulation, pile-poil là où les rames peinent à étancher le trop-plein de voyageurs.
La rame arrive, pleine bien sûr ; l’échange de voyageurs se déroule sans incident. Depuis l’ouverture du prolongement à St-Lazare, le temps d’ouverture des portes a été allongé, pour tenir compte de l’accroissement sensible de fréquentation [1].
Signal sonore, la rame part. On arrive Gare de Lyon un peu moins de 3 minutes après. « Descente à gauche, please get off the train on the left, bajada-machin ». Comme à Châtelet, le quai est noir de monde. Difficile même de s’extirper de la rame, d’autant que la configuration de la station - un quai central pour les deux directions, une sortie différente à chaque extrémité - ne facilite pas la circulation des voyageurs.

signal sonore, 1ère tentative de fermeture. Les portes sont bloquées par des dizaines de mains, on peut finir de descendre. Les autres voyageurs montent.
signal sonore, 2ème tentative de fermeture. Elle insiste ! Les portes sont encore bloquées, les voyageurs prennent décidément plaisir au jeu. En tout cas, les gens peuvent continuer à monter, et le quai se vider.
signal sonore, 3ème tentative de fermeture. Ouf, la porte est libérée, la rame peut repartir. On a frisé le blocage en ligne, le troisième échec étant fatal : dans ce cas-là, concluant à un problème insoluble, le système d’exploitation (SAET) se vexe, et la rame reste immobilisée à quai en attendant une intervention du PCC ou d’un agent de station.
La cerise sur le gâteau : l’annonce sonore priant les voyageurs « de ne pas jouer avec les portes » . Pour notre sécurité, bien sûr.
On voit bien ici les limites du système, qui manque de souplesse. Ainsi l’exploitant ne semble pas pouvoir agir aisément sur certains paramètres d’exploitation, comme le temps d’ouverture des portes, pour tenir compte d’une affluence exeptionnelle.
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Dernier : 28/03/2004, 19h01 • jacques f
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[1] La demande de fermeture des portes se fait uniquement sur minuterie et ne tient pas compte de l’affluence.
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Madrid, te quiero
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Dernier : 28/03/2004, 19h01 • jacques f
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Vu et vécu dans l'année
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Mécano susceptible
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