Livré en janvier 2005 avec des logos de la Région Île-de-France inédits sur les MI 2N, l’élément 1573/4 n’est plus une exception.
Déjà rejoint par le 1575/6, et en attendant l’entrée en scène du 1577/8 livré à sa suite (le 8 février), les autres éléments de la troisième tranche s’ornent en effet, à leur tour, d’un logo régional ces jours-ci.
A l’heure actuelle - 25 février 2005 - ont ainsi eu droit à ce retrofit cosmétique les éléments 1559/60, 1561/2, 1569/70 et 1571/2. Restent par conséquent à traiter les 1563/4, 1565/6 et 1567/8.

- L’élément 1571/2, nouvellement équipé d’un logo supplémentaire
- en plus de l’imposant « RER » et du logo de la Régie qu’il arborait déjà
Cette « crise identitaire », qui ne doit toucher pour les MI 2N que la troisième tranche (1559/60 - 1585/6), n’est pas due au hasard : l’acquisition de ces rames a été décidée en juillet 2002 par le Conseil Régional, sur une ligne budgétaire hors contrat de plan [1], pour répondre en urgence à la saturation redevenue chronique du 
. En pratique, il a subventionné leur achat par la RATP à hauteur de 98 M€, autrement dit aux 2/3.
A l’heure où la population exige de ses élus qu’ils fassent bon usage de l’argent public, il est comphérensible que le Conseil Régional veuille clairement marquer les réalisations dont il est à l’origine, et en l’occurrence, le souci qu’il a eu d’améliorer les conditions de transport en RER.
L’initiative n’est d’ailleurs pas isolée ; dans une tendance plus générale, où - décentralisation oblige ! - les Régions financent désormais directement leurs transports publics (et notamment les nouveaux matériels roulants), toutes s’efforcent de l’indiquer de manière explicite à leurs administrés, qui avec un logo, qui une livrée spécifique, qui une plaque en gare ou dans les trains... C’est ainsi que des logos de la région Île-de-France étaient déjà apposés sur chaque rame VB 2N ou RIB rénovée « Transilien » (une opération initiée et financée par le Conseil Régional), sur la dernière tranche de Z2N 20900 en livrée Transilien (cofinancées par la Région), et sur l’ensemble des autobus dont l’acquisition a été subventionnée par la Région [2].
L’ajout des logos « Île-de-France » sur les 14 éléments MI 2N en cours de livraison constitue, finalement, une sorte de « normalisation » de la situation. Et au gré des rénovations futures et des prochaines commandes de matériel, il faut même s’attendre à les voir se multiplier un peu partout. En premier lieu sur d’éventuels MI 2N supplémentaires, puisque la clé de financement 2/3-1/3 devrait, dans ce cas, être reconduite.