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RERA
Carnets du voyageur

Information modèle 3 juin 2008

N’écoutez pas les médias, et encore moins les politiques qui n’en parlent que par ouï-dire : malgré l’agitation qu’il a suscitée ces dernières semaines, le RERA va un peu mieux qu’en février, merci. Ce qui n’exclut pas quelques incidents spectaculaires de temps en temps. Mais à bord d’un train dont le conducteur pense à tenir régulièrement au courant les voyageurs, le temps passe plus vite et l’ambiance est plus sereine. Bienvenue à bord de TNOR 55, ce matin.

En tunnel

8h46. Après un trajet sans histoire — un peu de bousculade à Gare de Lyon, les « assistants de régulation » qui insistent à Châtelet pour que tous ceux qui n’ont pu monter s’écartent bien du bord du quai au départ, le retard cumulé est pour l’instant de 11 minutes, la routine — le RER ralentit brutalement à l’approche d’Auber. En direction de l’Ouest, évidemment, c’est toujours là qu’il y a de l’animation le matin.

On commence à pouvoir déchiffrer les tags sous les néons du tunnel : la rame roule au pas. Alors que l’on en est à calculer rapidement de combien de temps on dispose encore pour arriver au bureau, le crachotement du haut-parleur interrompt la réflexion. « Mesdames-messieurs, bonjour ! », commence le conducteur d’une voix claire et d’un ton énergique, où l’on croit déceler un brin de désabusement. « Comme vous l’avez remarqué, ça circulait plutôt bien jusqu’ici… » À l’intérieur du train, une partie des voyageurs a tôt fait de compléter en silence « pour une fois ».

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En tunnel, un journal ou un bon bouquin
peuvent être d’une compagnie précieuse en cas d’incident. Pour peu que vous ayez la place de les ouvrir...

« Malheureusement, un train est arrêté dans le tunnel entre Auber et Charles de Gaulle -– Étoile à cause d’un problème matériel, et il y a également un train arrêté en gare d’Auber. Donc je m’avance doucement, mais nous allons devoir patienter en tunnel pour le moment. » En effet, maintenant qu’il le dit, cela ressemble furieusement à de la marche à vue en canton occupé.

Les têtes se replongent dans les livres et les journaux, en cherchant un article ou deux qui vaudraient encore la peine d’être lus. Ceux qui ont à la main 20 Minutes ou Metro ont quasiment fait le tour de la question et envisagent de se rabattre sur les mots-croisés, ceux qui ont apporté L’Équipe ou Libération ont encore un peu de marge. Côté droit, là où les voyageurs sont montés à Châtelet, il est un peu difficile de bouger. Côté gauche en revanche, il sera plus facile de tourner les pages.

8h47. Nouvelle annonce, sitôt le train immobilisé. « Maintenant que je suis arrêté, je vais pouvoir vous donner un peu plus de détails. Donc un train stationne à cause d’un problème matériel entre Auber et Charles de Gaulle – Étoile, et comme il y a un deuxième train qui est actuellement en gare d’Auber, nous sommes juste derrière mais nous sommes obligés de patienter en tunnel. Le collègue devant est en train de vérifier tout ce qu’il peut vérifier, mais apparemment le problème a l’air de vouloir persister pour l’instant. Je vous tiendrai au courant dès que j’aurai du nouveau. »

Bref coup d’œil aux montres. Les mines sont un peu sombres, mais bon, rien à dire, entre le train avarié et l’autre qui a pris la bonne place en gare d’Auber, clairement c’est la faute à pas de chance, il va falloir faire avec. À droite, un petit malin fait observer à sa voisine qu’heureusement qu’ils ont laissé quelques personnes sur le quai à Châtelet en évitant de trop se tasser, vu que ça pourrait bien durer un peu. « Vous n’êtes pas dans une position trop inconfortable, au moins ? », s’enquiert-il. L’autre répond en riant doucement.

8h50. « Mesdames-messieurs, je suis toujours là. » Quelques francs sourires, personne n’en doutait vraiment. Le conducteur continue : « Donc comme vous pouvez le constater, on n’a pas bougé (nouveaux sourires un peu forcés). L’incident matériel n’est toujours pas résolu, le train est toujours arrêté entre Auber et Étoile. » Flûte, ce n’est pas une bonne nouvelle, ça risque de durer. « Le collègue a trouvé la cause du problème mais il faut maintenant qu’il arrive à le résoudre. Pour vous expliquer un peu plus précisément, c’est le frein qui reste bloqué sur une voiture du train (bon, un non-défreinage, classique). Donc le collègue est parti chercher de quelle voiture il s’agit, il faut qu’il aille voir une par une les voitures de son train et il y en a 9. » Un agent qui va au-delà du banal « incident technique » et réussit à expliquer clairement le problème sans considérer que ses clients sont trop idiots pour comprendre ? L’instant est déjà mémorable. « Pour le moment, le chef de régulation a décidé de ne pas faire partir le train précédent qui est arrêté en gare d’Auber. Je sais que ça fait long, mais pour le moment il n’y a pas le choix, nous sommes obligés de rester derrière. Donc la suite au prochain épisode ! »

Pas un soupir dans la voiture, pas une récrimination contre le RER, « tous les jours des problèmes », ni contre la RATP, « franchement y’en a marre », pas un geste d’impatience, alors qu’on devine que tous les costumes-cravates autour ne partent pas en vacances. Pas de doute, les voyageurs se sentent entre de bonnes mains. Même si les portables commencent à faire leur apparition, pour prévenir qu’on est coincé dans le RER à Auber, pour Dieu sait combien de temps, mais qu’on arrive « au plus vite ». Puis une dame se fraye précipitamment un chemin vers la fenêtre, comme un poisson en manque d’air. Pour tous les autres, on sent que le jeu implicite est de ne pas être le premier à bouger, de montrer qu’on supporte la situation mieux que le voisin. Le petit comique à droite, toujours en conversation avec sa voisine, hasarde quelques commentaires sur les saunas. Personne ne pense à lui faire remarquer, tant qu’à faire de l’humour, qu’au sauna on n’est pas habillé. À l’intérieur du train — un MI 84, misère ! –- il fait chaud et il n’y a quasiment pas d’air, sauf quelques bouffées entraînées à l’intérieur par le mouvement des trains croiseurs. La dame pousse d’ailleurs un soupir de soulagement et son visage s’éclaire au passage d’un MS 61 en sens inverse, qui crée effectivement un courant d’air aussi bref que bienvenu, dans un fracas amplifié par le tunnel.

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8h54. « Mesdames-messieurs, après négociations avec le chef de régulation, j’ai réussi à le convaincre et nous allons pouvoir avancer jusqu’en gare, pour vous libérer, parce que ça fait déjà un quart d’heure... » Le sourire se voit à travers le haut parleur. « Donc le train devant, qui est actuellement à quai, va faire descendre tous ses voyageurs pour dégager la gare et s’avancer à vide en tunnel, et nous allons pouvoir rentrer en gare d’Auber. D’ici 2 à 3 minutes, je pense, le temps que le train arrive à se vider devant. » Personne n’ose applaudir, au risque de se retrouver seul et de passer pour un idiot, mais l’intention y est. Non seulement le conducteur parle, mais il compatit au sort de ses voyageurs et tente l’impossible face au PCC…

Il n’y en a en fait qu’une qui n’a pas compris, la dame en manque d’air, qui hasarde un « what did he say ? » à son voisin. C’est là qu’on découvre que c’est en fait une touriste japonaise. Dans un anglais mal assuré, le voisin fait des efforts méritoires pour lui expliquer, à coup de « technical problem », de « train in front of us will ask everybody to leave so we can go in the station ». La touriste japonaise demande si ces problèmes, ça arrive souvent. L’autre, prudent : « it happens sometimes… ». À côté, on lui murmure discrètement que, hum-hum, c’est plutôt « tous les jours » que « de temps en temps ». « Oui, oui, répond-il en souriant avant que les autres aient retrouvé leur anglais. Mais bon, c’est une touriste japonaise, elle vient ici pour les vacances, on peut pas lui dire ça ! ». « It happens », reprend-il pour se résumer. La touriste japonaise dit qu’elle veut aller à Monceau, on lui fait répéter deux fois pour être sûr d’avoir bien compris, elle demande s’il n’y a pas par hasard un autre chemin une fois qu’on sera arrivés à Auber. Le jeune homme cherche des yeux un plan, et dans sa mémoire une correspondance. Monceau, c’est la ligne 2, c’est Étoile plutôt, ça, non ? Ah, zut… De l’autre côté de l’allée, une étudiante se souvient que la ligne 2, on peut aussi la rejoindre via la ligne 3. Une dame lève le nez de son livre et farfouille dans son sac à la recherche d’un plan de métro. On finit par en conclure que c’est la direction Pont de Levallois qu’il faudra prendre à Auber. « It’s the line 3 of the Métro. You know the Métro ? »

8h57. « Mesdames-messieurs, le train devant nous a eu quelques difficultés pour convaincre tout le monde de descendre, mais maintenant c’est en voie d’être fait, et il va repartir. » On imagine sans peine la scène, faire sortir tout le monde d’un RER à Auber alors que 70 % des voyageurs au moins vont à La Défense ou au-delà… « Le problème sur le train en tunnel n’est toujours pas réglé, mais ça va nous permettre d’entrer en gare d’Auber, pour que vous puissiez prendre un peu l’air. » La plupart des voyageurs seraient sûrement partants pour faire une standing ovation, s’ils n’étaient pas déjà debout. « Je vais quand même attendre que le train précédent ait entièrement dégagé la gare pour avancer, mais ça ne va plus tarder. »

En gare

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Raté !
Un train est déjà à quai, il faudra patienter dans le tunnel et sans air frais

8h59. « Mesdames-messieurs, nous voilà à Auber » , reprend le conducteur au moment où TNOR 55 s’immobilise à quai et où il libère les portes. La foule au-dehors est impressionnante, entre ceux qui ont dû descendre du train précédent et ceux qui se sont amassés sur le quai depuis un quart d’heure. « Comme le problème matériel sur le train devant continue, on va rester en gare pour une durée indéterminée. Donc si vous voulez prendre l’air, ou prendre une correspondance, n’hésitez pas. Et surtout, poursuit-il bien distinctement à l’adresse de ceux qui sont sur le quai, laissez bien le passage, laissez bien descendre ceux qui veulent descendre et ne vous précipitez pas pour monter dans le train, on n’est pas partis. Laissez bien descendre avant de monter, merci. » La rame se vide à moitié environ, le remue-ménage est l’occasion pour ceux qui restent de se trouver stratégiquement une bonne place, pas trop loin de la porte, et pas trop dans le passage non plus, pour ne pas être bousculés mais être quand même dans les premiers à descendre à « leur » station.

9h01. Message à la sono en gare : « Mesdames-messieurs, en raison d’un problème matériel sur un train entre Auber et Étoile, le trafic est très perturbé. Nous vous invitons à emprunter les lignes en correspondance. » C’est un peu minimaliste, mais au moins, ça annonce la couleur : jaune. Comme le bandeau en bas des écrans SIEL, qui donnent les cinq prochains trains tous « retardés », avis aux photographes. Sur le quai, les visages sont un peu maussades, mais c’est une situation toujours plus enviable que celle des voyageurs du train en panne sous tunnel. Eux doivent trouver le temps autrement plus long. Sans doute y a-t-il aussi d’autres trains bloqués sous tunnel derrière, avant Auber ou avant Châtelet. Rapide bilan : TNOR 55 aurait dû quitter Auber à 8h33, nous en sommes donc à 28 minutes de retard, mais comme on n’en voit pas encore le bout…

9h03. « Mesdames-messieurs, pour changer depuis tout à l’heure, je vais pouvoir vous annoncer une bonne nouvelle ! » Les oreilles se tendent à nouveau vers les haut-parleurs, par réflexe ou par principe, car en son for intérieur chacun a bien deviné ce qui allait suivre. « Le problème matériel sur le train bloqué devant est réparé, il va pouvoir repartir, donc nous allons bientôt pouvoir repartir aussi. » Alléluia, à quel endroit faut-il adresser les cierges ? « Alors évidemment, ça va se faire un peu à une vitesse d’escargot, donc on attend ici encore quelques minutes. » Aucun mouvement sur le quai, on préfère visiblement que ça se précise un peu avant de s’entasser dans la rame. Ce n’est pas plus mal : depuis que les portes sont ouvertes et que la foule est moins dense, il fait beaucoup moins chaud à l’intérieur.

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Monter tout de suite, ou attendre encore un peu ?

9h05. « Comme vous le constatez, c’est un peu encombré devant, puisqu’il y avait 4 trains bloqués en tout. Donc tout ce petit monde va avancer progressivement, on devrait pouvoir repartir d’ici 4-5 minutes. » Pour patienter en attendant, un petit peu de calcul mental nous apprend que l’incident s’est sans doute produit sur YCAR 59 ou XUTI 59, de toute façon un train assuré MS 61. On aurait envie d’en conclure quelque chose de désagréable sur ces chênes du RER qu’on préfère rénover qu’abattre... Mais ce serait injuste et malvenu, car les MS 61 n’ont pas le monopole des non-déblocages de frein, loin s’en faut. La plupart des journaux, tous tarifs confondus, sont à présent entièrement lus et repliés.

9h08. « Mesdames-messieurs, cette fois c’est bon, le train devant nous a dégagé et ça va être notre tour. Alors évidemment, il y a aussi plein de trains derrière, tout le monde ne pourra pas monter, donc merci de ne pas vous bousculer et de faciliter au maximum la fermeture des portes. Et on y va. » On s’attendait à ce que ce soit la ruée, mais l’annonce (et les quelques personnes qui étaient restées agglutinées près de la porte) dissuade de monter à peu près tous ceux qui sont encore sur le quai. Trois ou quatre rangées, à peu près 2000 personnes. Qui n’en sont plus à deux minutes près, maintenant.

Les portes se ferment du premier coup, c’était inespéré. Petit mémo personnel : jusqu’à ce qu’on soit certain que l’incident va durer longtemps, et à moins de vouloir absolument se donner l’impression de faire quelque chose, ne jamais écouter les messages qui suggèrent d’emprunter les correspondances. Patience et longueur de temps font plus que course ni que rupture de charge, avait déjà remarqué en son temps Jean de la Fontaine, déjà victime d’avaries au matériel sur les carrosses à cinq sols.

9h13. Arrivée en gare d’Étoile. La traversée de Paris, depuis Nation, a pris 41’34. Tous les voyageurs n’ont pas forcément battu leur record personnel, mais la matinée figure assurément en bonne place dans le « Top 10 » de chacun. La situation est résumée par le SMS d’information trafic qu’envoie Transilien à ce moment-là : « En raison d’une avarie matériel à la station Étoile, le RER A circule avec des retards de 30 à 40 minutes sur les branches Cergy et Poissy. » Rien que de très ordinaire à première vue… sauf que les 30 à 40 minutes de retard ont été prises d’un seul coup.

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« Mesdames-messieurs, nous espérons que vous avez effectué un agréable voyage »

Compte-tenu de la densité des circulations sur le RERA, même en heures creuses, les derniers retards ne seront résorbés que quatre heures plus tard, à 13h05.

En guise d’épilogue, on n’insistera jamais assez sur l’importance des annonces faites par les conducteurs. Ceux qui objectent que « oui, mais on ne sait rien, donc on ne peut rien dire » sont la plupart du temps de mauvaise foi. Grâce à la radio, ils savent, ou tout au moins ils devinent, ils doutent, ils sont contents de capter des bribes de ce qui ce passe au gré des conversations entre le PCC et d’autres trains, même si, effectivement, personne ne leur a expliqué clairement la situation. Le voyageur est heureux qu’on lui fasse partager ces petits indices au fur et à mesure, heureux que quelqu’un s’intéresse à lui, heureux qu’on ne fasse pas semblant d’être trop occupé, heureux qu’on ne l’abandonne pas à son sort comme s’il n’avait qu’à subir en silence. Heureux, mais aussi apaisé. Avec un message toutes les trois minutes et une remarque qui fait sourire de temps en temps, on prend son mal en patience et il n’y a plus grande différence entre 5 et 30 minutes d’arrêt. Avec aucune information du tout, les secondes se transforment vite en minutes, les minutes en heures, et tout le monde est à cran, bien concentré sur la chaleur suffocante, le silence pesant et les faux-mouvements du voisin qui rendent l’attente parfaitement insupportable.

Bref, vous en avez rêvé chaque fois que vous étiez bloqué en tunnel... Le conducteur de TNOR 55, ce matin, l’a fait. Avec simplicité et professionnalisme, juste parce qu’il sait que c’est ce qu’il faudrait toujours faire. On le remerciera donc comme il se doit, avec chaleur et reconnaissance. En espérant secrètement qu’il fasse vite des émules.

Dernière mise à jour
4 juin 2008  13h26
24 messages ont été postés à la suite de cet article
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Dernier : 3/07/2008, 15h44 • lambda
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24 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 9 discussion(s) :
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3 juillet 2008, par lambda
2. Information modèle
14 juin 2008, par pousse manette
3. Information modèle - Contre Exemple
10 juin 2008, par Eric
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4 juin 2008, par LST
9. Mention TB avec les félicitations du jury pour l’épreuve orale
4 juin 2008, par Haru

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3 juillet 2008, 15:44 • par lambda  
Ce matin j’ai pris le RER A à Neuilly-Plaisance particulièrement fatiguée (physiquement et surtout nerveusement) suite aux nombreux problèmes de ces derniers jours. Quelle surprise quand je vois un MI 2N arriver et à l’heure qui plus est (8h12) sur un quai relativement "fluide". Chouette, une place assise et de l’air conditionné ! Tout se passe bien jusqu’à ce que le train freine et commence sa vitesse qu’on lui connaît bien : "la vitesse escargot", comme le dit si bien son chauffeur. Ce dernier est justement l’objet de mon commentaire. Il nous a très bien renseigné, très régulièrement, avec humour et bonne humeur. Du coup je ne me suis pas énervée et j’ai pu voir mes voisins réagir de la même manière et même sourire (hé oui je vous assure !). Je suis finalement arrivée à Auber avec 15 minutes de retard (ce qui n’est toutefois pas énorme par rapport aux autres jours) mais d’assez bonne humeur tout de même en pensant à ce chauffeur très "humain". J’aurais beaucoup aimé aller lui faire un signe en sortant mais étant dans les derniers wagons cela m’a été impossible. J’ai alors regardé sur l’écran son nom : TNOR. Je vois ici que ce n’est pas la première fois que quelqu’un remarque ce monsieur et je ne sais pas si il a la possibilité de lire ces messages (y a-t-il un autre moyen de le remercier ?) mais j’aimerais le remercier, le féliciter, l’encourager à continuer et enfin encourager les autres conducteurs à faire de même ! Et enfin merci aux autre conducteurs que je n’aurais pas encore eu l’occasion de croiser et qui agissent de la même manière.

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14 juin 2008, 22:43 • par pousse manette  
Au delà de la fierté du professionnalisme, notre plus grande récompense est de voir les gens venir jusqu’à la loge nous remercier avec de grands sourires. Alors pour encourager les collègues qui prennent la peine d’informer plus que nécessaire, n’hésitez pas à faire un signe de remerciement.

Information modèle - Contre Exemple
10 juin 2008, 17:38 • par Eric  
Contre exemple ce Dimanche 8 juin : j’étais dans le train EKIL (RER B) arrivant à 22h à la Gare du Nord direction nord (Aéroport CDG) Le Train a utilisé les communications en sens inverse pour se repositionner sur le quai direction sud (voie 42), sans qu’il y ait aucun message, les passagers qui allaient au delà de la gare du nord n’ont pas été informés ni par le conducteur, ni par message sonore sur le quai - il est reparti en sens inverse après une dizaine de minutes, avec la quasi totalité des passagers qui comptaient aller vers le nord (et ils étaient nombreux) et se sont donc tous retrouvés à nouveau à Chatelet. alors qu’en même temps entrait en gare du nord un autre train pour l’aéroport qu’ils auraient eu le temps de prendre si l’info avait été diffusée. Je ne m’en suis rendu compte que parce que je prenais ensuite le D Nord, et j’ai été étonné de me retrouver sur le quai sud - arrivé ensuite sur le quai Nord, un coup d’oeil à Infogare qui annonçait le train EKIL comme "Supprimé" sans autre forme d’explication, ni visuelle, ni sonore. Encore une fois, Bravo au personnel de la Gare du Nord et aux conducteurs pour la qualité de l’information :)

Information modèle - Contre Exemple
10 juin 2008, 18:13 • par Johlian  
Pauvre voyageurs. J’espère qu’aucun d’eux n’a raté son avion.

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10 juin 2008, 15:14 • par Séverin  

C’est vraie que ce serait Génial si tous les conducteur de RER ou de Metro pouvaient nous informer de l’état d’avancement de la situation.

Je donne un contre exemple : la semaine dernière je suis resté une demi heure dans le metro 5 (entre 8h30 et 9h) à la station saint marcel car le conducteur nous informait "qu’en raison d’un incident technique, le traffic est perturbé en direction de Bobigny". Si les informations avaient été un peu plus clair, je serais revenu à place d’italie et j’aurais cherché une autre correspondance au lieu d’attendre bêtement.


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10 juin 2008, 17:07 • par Pierrot  

En matière d’information de conducteur à voyageurs, j’en ai une sympa aussi.

C’était du côté de Val de Fontenay sur le RER A, dans l’interstation vers Vincennes, en plein tunnel. Le conducteur prend la parole.

"Votre attention s’il vous plaît. Nous avons pris un peu de retard à Val de Fontenay. Eh bien, c’est votre faute, hein ! C’est vous qui avez empêché la fermeture des portes, et tant qu’elles ne sont pas fermées, je ne peux pas démarrer. Vous êtes responsables de ce retard."

Ensuite, heure de pointe oblige, le train en est arrivé à ralentir lorsqu’arrivé à la jonction avec la branche A2 de Boissy, voire à s’arrêter, et le conducteur reprend la parole.

"Voilà, nous ralentissons, parce que les 3-4 minutes de retard que nous avons pris à Val de Fontenay à cause de vous ont fait que je dois maintenant laisser passer le train de Boissy devant moi."

Message culpabilisateur, donc, et aucun de mes voisins de train n’a eu l’air de réagir, tous (moi y compris, en fait, un peu gêné) vaquant à ses occupations.

A ce propos, il me semblait que les "désordonnements" de train n’étaient pas très appréciés à la RATP. Ca m’a étonné que le PCC ait ordonné à mon train de se laisser dépasser par un autre. Ou alors, la seconde annonce était-elle là pour trouver justification à ceux qui se seraient dit "Tsss... il nous reproche le retard, mais avec l’état du trafic, on aurait été ralentis de toute façon" ?

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5 juin 2008, 10:26 • par treso  
J’etais dans ce TNOR. Le conducteur à vraiment été très pro. Des passagers l’ont par ailleurs felicité en gare de la Defense.

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5 juin 2008, 13:55 • par Duplex  
Votre attention s’il vous plait ...

Il existe également sur le RER D un agent de conduite qui allie l’utile à l’agréable.

L’utile car en cas de perturbations même mineures, il explique la situation clairement, allant même jusqu’à enseigner le fonctionnement de la régulation du trafic, d’un poste d’aiguillage, d’un signal ou du KVB, le pourquoi du comment de tel engorgement, de tel arrêt ou même phase de freinage !!!

L’agréable puisque, et vous l’avez tous vu ou lu au moins une fois dans les médias, il met à profit ses talents d’imitateur pour ce faire.

Un grand moment qui donne, là aussi, droit à des sourires et des remerciements.


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10 juin 2008, 17:42 • par Johlian  
J’espère qu’il y en aura de plus en plus, des personnes comme ça.

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5 juin 2008, 00:26 • par peter  

Eh oui, que c’est agréable d’avoir une information, même si c’est pour dire que l’on ne sait rien : ça rassure, ça fait passer le temps, ça donne l’impression qu’on a pas été oublié au fin fond d’un train, au fin fond d’un tunnel....

Personnellement, voyageur quotidien de la ligne B du RER, je constate plutôt le phénomène inverse : depuis que des messages pré-enregistrés sont diffusés à bord des trains (notamment "votre attention, s’il vous plait, notre train est actuellement retenu en pleine voie, nous vous demandons de ne pas ouvrir les portes"), les conducteurs ne se donnent plus la peine de faire la moindre information personnalisée pour les passagers. Or, les messages diffusés automatiquement sont des messages de PREVENTION, et non d’INFORMATION ! J’espère que tout le monde saisit la nuance...

Bref, lundi soir, une fois de plus, mon RER a mis 35 minutes pour faire le trajet Aulnay-sous-Bois - Gare du Nord (soit plus de vingt minutes de plus que le temps "normal" - mais jamais respecté, mais c’est une autre histoire, où l’interconnexion de Gare du Nord joue un rôle important...), et a aucun moment nous n’avons été informé de ce qui se passait, du retard à prévoir. Rien. Juste deux fois le message pré-enregistré cité plus haut.

Dommage que ces nouveaux messages produisent l’effet contraire à celui escompté : je le répète, ce n’est pas de l’information, c’est de la prévention, et ça ne sert strictement à rien pour les voyageurs/clients/usagers (on ne sait plus trop comment on s’appelle à la fin...). En espérant que quelqu’un de la SNCF ou RATP me lise un jour...


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5 juin 2008, 09:49 • par Chuppy Lulu  

Je ne peux pas m’empêcher d’abonder dans ce sens. En effet, j’utilise aussi tous les jours le RER B (bon d’accord, une station, mais tout de même) et j’avoue que finalement, les messages pré-enregistrés, s’ils partent d’une bonne intention, sont finalement très irritants ("notre train est arrêté en pleine voie" : ah bon ? j’avais pas remarqué, je pensais qu’il n’y avait plus de lumières ni de quais dans la Gare, moi ...) puisqu’on a effectivement l’impression, outre d’être pris pour des imbéciles, que le conducteur se contente d’appuyer sur le bouton du message, qu’il en sache plus ou non (notamment le pourquoi et le combien de temps : une suspicion d’accident voyageur n’a pas les mêmes conséquences qu’un canton occupé devant), histoire de dire "c’est bon, ils ont été informés, le reste je m’en lave les mains".

Après, je veux bien que plus on en a, plus on en veux. Et accorder que des messages, même pré-enregistrés, c’est toujours mieux que pas de messages du tout. Mais comme vous le mentionnez si bien, l’usager a surtout besoin de savoir qu’on s’occupe de lui, qu’on ne le traite pas comme une vulgaire marchandise ... ce que ne font pas des messages pré-enregistrés.

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4 juin 2008, 23:21 • par Damien  
Quand il y a marqué que le conducteur du train bloqué entre Auber et Etoile a du aller vérifier les voitures, il doit sortir du train ? Alors que les autres circulent en sens inverse ? Ou est ce qu’il y a une méthode qui permet d’éviter ca ? Même si les trains en face roulaient au pas, je ne serais pas rassuré dans le noir a vérifier le train...

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4 juin 2008, 21:11 • par LST  

Je remarque surtout que Jeff a pris trois fois en photo la même jolie demoiselle... :-)

...plus sérieusement, le message auquel j’ai eu droit ce matin était du genre à glacer le sang : "...le temps que la police fasse les constatations...".


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4 juin 2008, 21:50  
Il s’agissait de " l’accident de personne " à la gare de Cergy Saint Christophe ?

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5 juin 2008, 09:21 • par LST  
Oui, vers 7h45. Par contre, je ne sais pas où l’accident s’est produit, à Cergy-le-Haut un MI84 (OFRE de 7h45 justement) était avancé de 20m sous le tunnel (il a démarré puis FU).

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5 juin 2008, 15:42 • par Francois  

Je devais prendre le train OFRE56 de 8h15 à Cergy le Haut et en arrivant au niveau de la gare, il y avait une foule immense qui se dirigeait vers les bus de la STIVO pour se rendre à Cergy st Christophe puis Cergy Prefecture, soit Neuville Université directement.

En tout cas c’etait une belle pagaille hier matin, les quelques trains démarrant à Cergy Prefecture étaient vite pris d’assaut.

Ca montre bien qu’il suffit d’un incident même léger pour occasionner une belle pagaille sur le RER A ^^.

Enfin concernant hier matin, je ne savais pas si il s’agissait d’un accident de personne ou d’un suicide, je sais juste que le trafic a commencé à reprendre vers 9h et des brouettes.


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5 juin 2008, 15:51 • par LST  

Ca montre bien qu’il suffit d’un incident même léger pour occasionner une belle pagaille sur le RER A ^^.

Je n’appellerai pas ça un "incident même léger", personnellement. La police se déplace rarement pour faire des constatations si une rame est en panne, vous savez..


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4 juin 2008, 23:29 • par Cramos  

Je remarque surtout que Jeff a pris trois fois en photo la même jolie demoiselle... :-)

Vous n’êtes pas physionomiste ! Entre la première photo et la 3e il y a 7 différences. Cherchez lesquelles (commencez par ses vêtements).


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5 juin 2008, 09:22 • par LST  
Bon ok, je retire le mot "même". N’empêche qu’à chaque fois, elles ont l’air jolies... :)

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6 juin 2008, 23:01 • par Antoine  
photos
Si je ne me trompe pas, d’ailleurs, le livre ouvert sur la première photo est la version anglaise du dernier tome d’Harry Potter. Un agent RATP peut-il confirmer ?

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7 juin 2008, 10:51  
Les agents RATP auraient ils reçus une formation spéciale comportant un module "Harry Potter" ? :)

Mention TB avec les félicitations du jury pour l’épreuve orale
4 juin 2008, 03:38 • par Haru  
Grand professionnalisme du conducteur je l’admets... Annoncer qu’on a pas de nouvelle est une meilleure nouvelle que laisser le voyageur constater lui même que rien n’avance. Et ne pas prendre les gens pour des imbéciles et leur expliquer en des termes simples le problème. Manquerait plus que recommander des correspondances au cas où l’incident se prolongerait (pour étoile, direction levallois changement à villiers, pour la défense, train à saint lazare) pour les plus pressés et ce serait le top. Mais quoiqu’il en soit, c’est déja un immense progrès pour le service : mine de rien, savoir pour un voyageur lambda pourquoi on est bloqué et se figurer très concrètement qu’il y a une panne avec une cause précise d’ordre humain ou mécanique est nettement plus compréhensible que d’entendre qu’il s’agit d’un "vague incident technique" qui dissimule on ne sais pas trop quoi, probablement la sieste d’un de ces sur-grèvistes de la reste assis t’es payé qui décidemment sont bons à rien...

Recalé à l’oral
4 juin 2008, 17:54 • par Emmanuel  

La mésaventure inverse m’est arrivée la veille. Lundi en fin d’après-midi, le trafic du RER A était perturbé à cause d’un voyageur blessé à Gare de Lyon. La rame que j’ai prise est restée 5 à 10 minutes immobile sur le viaduc de Nanterre et à aucun moment, le conducteur n’a pris la peine d’informer les voyageurs !

Comme il est expliqué dans l’article, il vaut toujours mieux pour un agent de conduite qu’il dise qu’il ne sait rien plutôt que de ne rien dire. Les usagers ont ainsi le sentiment de ne pas être abandonnés. La raison de notre immobilisation était de plus assez simple : la rame que nous suivions devait attendre un agent RATP à Nanterre, retardé par les difficultés de circulation du sens Est-Ouest...


Pas Recalé à l’oral
4 juin 2008, 19:37 • par Thom  
J’ai également eu un agent de conduite avec une situation similaire sur la ligne 7.Il y a 7 ans(Lol)a la 7eme station depuis mon point de depart(Hé !)Bref c’etait plus reposant de savoir un peu ce qui se passe.Si ca ce trouve c’est le meme chauffeur.

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