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Chatou — Croissy, 10h45, hier

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde) 21 mai 2008

De quoi donner une réalité plus concrète et plus tragique à l’abstrait « accident grave de voyageur » : non, ce terme n’est pas juste un euphémisme pour dire « suicide » sans couper l’appétit aux cadres et aux secré… aux assistantes de direction qui rentrent dîner chez eux. Parfois, il y a vraiment des accidents.

Par exemple celui arrivé hier en fin de matinée à Chatou — Croissy. Au départ, une imprudence banale que tout le monde commet dans le métro ou le RER (parce que les Parisiens sont toujours « stressés », c’est bien connu, et surtout bien connu de ceux qui ne vivent pas à Paris) : le « signal sonore annonçant la fermeture des portes » retentit, un homme de 59 ans (qui est à 10 minutes près, comme vous et moi) tente de monter quand même in extremis dans la deuxième voiture du RER, mais il rate son coup de quelques dixièmes de seconde. Les portes se referment sur son bras, lui toujours à l’extérieur du train, le RER démarre avant qu’il ait eu le temps de réagir, le voyageur perd l’équilibre, glisse entre la rame et le nez de quai, et se trouve inexorablement traîné à mesure que le RER prend de la vitesse.

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Malgré les cris horrifiés du malheureux, il faudra une trentaine de mètres pour que quelqu’un à bord du RER atteigne le signal d’alarme et provoque l’arrêt du train. Le voyageur est dans un état critique, en sang, avec plusieurs plaies hémorragiques à la jambe et un traumatisme crânien (et on en restera là pour les détails). Les secours arrivent rapidement sur place, l’évacuent vers l’hôpital Percy, mais le pronostic vital reste engagé, précise Le Parisien ce matin. De façon plus anecdotique (mais tout aussi mécanique), durant l’intervention des secours et les constatations de la police, le trafic du RER A a été interrompu de 10h45 à 12h05 entre Rueil-Malmaison et St-Germain-en-Laye.

Le conducteur du RER a en effet été entendu par les policiers du Vésinet. Il aurait assuré n’avoir rien vu, selon Le Parisien, une explication pas très satisfaisante en l’état. Les conducteurs disposent en effet soit de miroirs, soit d’écrans vidéo, pour visualiser la « ligne de portes » et ont pour obligation de surveiller le « service voyageurs » (les montées et descentes) et la bonne fermeture des portes avant le départ. Un voyageur coincé, qui plus est à proximité de la tête de train, fait précisément partie des anomalies que le conducteur est censé surveiller à ce moment-là. D’autre part, un bras coincé dans une porte devrait constituer un obstacle suffisant pour que l’on n’obtienne pas le « monocoup », le petit Ding ! en cabine qui confirme que toutes les portes sont bien fermées (et donc que le train peut partir). Autant d’éléments qui, mis bout à bout, posent plus de questions qu’ils n’en résolvent. L’enquête se poursuit donc pour définir les responsabilités.

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La gare de Chatou — Croissy
En arrivant par l’accès à l’extrême gauche, on court en voyant le RER à quai, on fouille fébrilement à la recherche de son passe Navigo dans la poche, on se précipite pour monter juste avant que les portes ne se ferment, et...

Ces accidents tragiques restent heureusement très rares — on se souvient par exemple d’un cas similaire à Franklin D. Roosevelt il y a trois ans, où une voyageuse trop pressée n’avait réussi à mettre que son sac à main à l’intérieur du métro et s’était elle aussi trouvée traînée sur le quai au départ, jusqu’au mur à l’entrée du tunnel (on en restera également là pour les détails).

Pour l’heure, rappelons les conseils de prudence élementaires : le signal sonore est actif pendant environ trois secondes, et il est interdit (pour une raison qui devrait maintenant être bien claire) de monter lorsqu’il retentit. Vous pouvez évidemment faire comme si vous n’aviez rien entendu (un iPod vissé dans l’oreille peut constituer une aide précieuse dans ce cas-ci) et/ou tenter votre chance quand même (à vos risques et périls, chacun vit sa vie), ce que nous déconseillerons d’autant plus vivement que le délai fatidique de trois secondes approche de son terme. Au-delà les portes peuvent se fermer n’importe quand, sur votre sac, votre tête, votre jambe, et même si vous réussissez à vous dégager, les 7 bars de pression qu’il y a dans le circuit pneumatique, ça fait mal. Les conducteurs doivent surveiller la fermeture des portes, mais l’erreur est humaine et les images des caméras pas toujours très limpides. L’enquête donnera éventuellement tort à quelqu’un (le conducteur, le service de maintenance, l’entreprise de transport), mais si vous restez handicapé, vous en tirerez peu de satisfaction. Les témoins n’auront pas forcément la présence d’esprit nécessaire pour vous sauver à temps. Les nouveaux matériels sont conçus sans marchepieds, sans poignées, sans points d’accorche qui dépasse, pour éviter au maximum le risque d’imprudences et d’accidents, mais le « risque zéro » n’existe pas. Même si vous êtes pressé, même si vous vous précipitez mécaniquement sans réfléchir, votre jambe, votre vie, valent-elles vraiment 10 minutes ?

Sur ces questions philosophiques, merci pour votre attention et votre compréhension.

Dernière mise à jour
22 mai 2008  09h30
75 messages ont été postés à la suite de cet article
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75 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 9 discussion(s) :
1. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
3 juin 2008, par Nolwenn
2. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
28 mai 2008, par pousse manette
3. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, par Aspegic
4. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, par Thomas
5. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, par Looic.
6. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, par Guillaume
7. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, par Jeff :o)
8. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, par Benoit
9. La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, par LST

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La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
3 juin 2008, 14:55 • par Nolwenn  
J’ai perdu mon meilleur ami le 31 decembre 2007 sous mes yeux .En sortant du train il est tombé dans l’écart qui s’épare le quai du train . Malgré les cris le train a démaré et personne n’a déclenché l’alarme ... Evidemment beaucoup de détails de cet accident sont long a raconté mais le conducteur du train n’a t-il pas une responsabilité en sachant qu’il doit s’assurer que tout est calme aux alentours des portes .. C’était a la gare de louveciennes sur le trajet St nom la breteche- Paris st lazare , un train long . La sncf n’a meme pas présenté ses condoléences a la famille...

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
3 juin 2008, 15:04 • par Musicien77  

Le problème c’est que tout le monde a tendance à paniquer et à perdre ses moyens dans une telle situation. Pour vous, ça peut se concevoir puisque vous étiez un proche, mais pour les autres personnes présentes, et qui n’ont rien à voir dans l’histoire, il est plus facile de garder son sang-froid...

En cas de risque pour la sécurité d’une personne, il est impératif de tirer immédiatement le signal d’alarme si on est dans le train, ou à défaut de se jeter sur l’alarme sur le quai (mais cela peut mettre plus de temps à bloquer le train concerné, rien ne vaut le signal d’alarme du train).

En l’occurence, si le conducteur peut être tenu pour responsable d’avoir démarré à ce moment-là (à condition qu’il ait bien été en mesure de voir lui-même ce qui se passait, puisque personne ne l’a prévenu), toutes les personnes présentes peuvent également l’être pour ne pas avoir tiré le signal à temps.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
3 juin 2008, 17:58  

Il faut préciser que cet accident s’est déroulé de nuit (vers 23h30), alors que le train était plutôt vide puisqu’il s’agissait du réveillon de l’an.

Le comportement de votre ami lors du départ du train n’était, semble t-il, pas conforme au comportement que tout un chacun se doit d’avoir sur un quai lors du départ d’un train. Tout n’était donc pas calme autour des portes. Il faut préciser qu’une fois franchi les écrans de contrôle présents sur les quais, soit après avoir parcouru 1mètre ou 2, le conducteur est totalement aveugle.

Pour ce qui est des condoléances de la SNCF, il y a plus de 400 à 500 accidents de personnes par an sur le réseau national.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
5 septembre 2008, 12:03  

je trouve ce message insultant :

ce n’est pas parce qu’il y a 400 à 500 accidents par an sur le réseau national que la SNCF ne peut présenter ces condoléances.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
28 mai 2008, 23:23 • par pousse manette  
Une question : de nombreux collègues partis sur le RER sont dans un premier temps étonnés de la mauvaise qualité de l’image sur les télés de visualisation de quai (par rapport aux télés métro). Après, c’est comme tout, ils en prennent l’habitude et font avec. Je ne connais pas le RER et j’aimerais savoir si c’est vrai au point d’occasionner des accidents.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 01:07 • par Aspegic  
En parlant de montée ou de descente lorsque le signal retentit : j’aimerai bien qu’à cette même gare de Chatou, les conducteurs laissent descendre les passagers du train avant d’enclencher le signal. C’est tout aussi dangereux et cela se passe quotidiennement (je dis bien quotidiennement) aux heures de points entre 18h et 19h ...

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 09:27  

Mais notre président l’a dit : il faut améliorer la régularité du RER A. Qui dépend de temps d’arrêt *courts* en station (50s maxi).

Bref les agents de conduite ont certainement une grosse pression sur ces temps d’arrêt actuellement et ne peuvent pas faire autrement.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 11:44 • par LST  
Grosse pression, je veux bien, mais ça ne doit pas empêcher que la sécurité doit rester la principale priorité. Quant à la régularité de la ligne A, on a déjà discuté sur un autre article il y a quelques semaines de tout ce qui pouvait être fait. Enfin, pour ce qui du Président, je doute fortement de ses connaissances ferroviaires, vu les énormités qu’il a sorti...

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 13:18 • par Musicien77  
D’où la nécessité d’avoir des agents quasiment à chaque porte, pour qu’en cas d’arrêt plus court que nécessaire, cela se fasse quand même en sécurité. Et si les trains arrivent grâce à cela à se succéder toutes les 2 minutes, il y aura moins de monde par train, donc moins de temps d’arrêt nécessaire... le cercle vertueux sera lancé.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 00:55 • par Thomas  

Il faudrait faire des signaux sonores plus brefs (genre 1,5 seconde), et s’efforcer qu’ils aient toujours cette même durée fixe. Je pense qu’ils seraient ainsi mieux respectés.

Sinon, j’ai moi aussi une petite anecdote à raconter : un matin vers 8h en milieu de semaine il y a quelques mois, dans un RER B : aucun signal sonore ! Les portes se refermaient à chaque fois d’un seul coup, sans crier gare. Au début ça fait bizarre.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 01:00 • par Cramos  

un matin vers 8h en milieu de semaine il y a quelques mois, dans un RER B : aucun signal sonore ! Les portes se refermaient à chaque fois d’un seul coup, sans crier gare. Au début ça fait bizarre.

C’est probablement les hauts-parleurs et/ou le circuit électrique de la voiture dans la quelle vous êtiez qui était cassé. Vous auriez du le signaler au conducteur (en utilisant le signal d’alarme, par exemple, hem, hem). En plus, vous pouvez causer dans l’interphone tout de suite après après avoir tiré le SA : en cabine, il entend tout ce qui se passe autour du signal d’alarme, sans moyen de le supprimer.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 01:09 • par Jeff :o)  

Vous auriez du le signaler au conducteur (en utilisant le signal d’alarme, par exemple, hem, hem).

Autre possibilité moins bourrine (surtout si vous étiez déjà vers la tête du train), et qui garantit que l’info sera d’autant mieux reçue : aller le signaler directement au conducteur en loge. Quoi qu’il en soit, c’est effectivement une raison suffisante pour échanger le matériel dès que possible, et 99,9 % des conducteurs (à peu près) apprécieront que vous leur fassiez part (calmement et précisément) de ce type de défauts, qui ne sont pas forcément perceptibles depuis la loge de conduite.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 11:09 • par Antoine  
signal d’alarme
Tirer le signal d’alarme me semble un peu excessif... Un signal d’alarme est bien un frein de secours, n’est-ce-pas ? Cela bloque le train, ou bien je me trompe et ça ne fait que prévenir le conducteur qu’il y a un problème ?

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 11:29  
Cela ne déclenche plus le freinage d’urgence, uniquement la mise en relation avec la loge de conduite via l’interphone

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
26 mai 2008, 20:50  
A la RATP, il me semble que cela déclenche un freinage d’urgence (FU) quand on est en station (tant que le train est encore engagé). Ailleurs, si on tire un signal d’alarme, cela entraînera un FU au prochain arrêt. Ca marche comme ça sur le métro en tout cas.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 11:51 • par Benoit  

Autre possibilité moins bourrine (surtout si vous étiez déjà vers la tête du train), et qui garantit que l’info sera d’autant mieux reçue : aller le signaler directement au conducteur en loge

J’ai eu ce même souci un jour dans une voiture de la ligne 12. Pas de signal sonore en milieu de rame (heureusement, on devinait celui des 4 autres voitures de la rame). En descendant, je m’avance vers la loge pour le signaler au conducteur. J’ai eu l’impression, fort désagréable, de le déranger.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 11:43 • par POXE  
Moi je peux confirmer ce phénomène sur la fermeture des porte non-signalée par la sonorisation. C’était il y a 2 ans quand j’allait en Stage ,et cela c’était produit 3 fois si je m’en souviens bien au RER C et un tout petit moment à la ligne B environs du parcour entre Mitry et Aulnay pendant les grandes vacances.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 12:58 • par Looic.  

On apprend ce matin dans Le Parisien que la victime est décédée.

Ca aurait pu arriver à nous tous. Qui n’a pas au moins une fois joué l’acrobate en tentant de monter au dernier moment ?

Cet article devrait être largement repris dans les gratuits pour qu’un tel accident ne se produise plus.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 13:09 • par Lunon  

Encore une fois ce qui est arrivé est malheureux mais c’est la réalité journalière ! Des accidents comme ça, ça arrive tous les ans ! On en parle ce matin mais combien d’accident de ce genre passent inaperçus dans les médias ?

Lunon


Légèrement hors sujet mais pas trop...
24 mai 2008, 01:28 • par LST  

Curieusement (parce que c’est bien la première fois que je vois ça), le traditionnel "Accident de voyageur" était remplacé ce soir par "Voyageur blessé à Sartrouville" sur l’afficheur SIEL de la Défense (direction Poissy/Cergy), jusqu’à 18h30 environ. La terminologie officielle a changé, ou c’est une impro du préposé au clavier au PCC ?

Ce dernier n’a pas du chômer car 5 mn plus tard, TIKY71 connaissait une avarie à Nanterre-Pref (vu qu’il est finalement parti rebrousser sur le viaduc, je ne serai pas étonné s’il s’agissait d’un problème de fermeture de portes...). Je salue au passage le conducteur RATP de mon UXOL71 - bloqué dans le tunnel derrière TIKY - qui n’a pas été avare d’informations sur la situation.


Légèrement hors sujet mais pas trop...
24 mai 2008, 02:00 • par Damien  
J’ai aussi vu un "malaise cardiaque" mentionné sur les écrans en début de semaine, peut-être qu’il y a en effet du changement. Quelqu’un à t’il des infos sur ce voyageur blessé ? J’espère que ce n’est rien de grave, cette semaine a déjà été assez noire comme ca !

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 11:03 • par Guillaume  

Bravo pour cet article, qui mériterait même d’etre repris intégralement dans les journaux gratuits (très souvent lus dans les transports en commun), car il explique clairement pourquoi il est interdit de monter pendant le signal sonore, chose que beaucoup dans les trains devraient garder en tête.

Cdt

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 10:07 • par Jeff :o)  

Au-delà les portes peuvent se fermer n’importe quand, sur votre sac, votre tête, votre jambe

A ce propos, ayons une pensée pour les pervers qui utilisent le signal sonore pour faire presser les gens, et qui débutent la fermeture des portes alors que les voyageurs viennent à peine de commencer à monter (voire que certains descendent encore).

Message personnel à ces conducteurs irresponsables : à chaque fois que j’y ai droit, c’est signal d’alarme direct. Et explication franche et honnête ensuite si nécessaire. Comme le montre l’incident relaté ici, c’est une simple application du principe de précaution, puisqu’on n’a aucune garantie que le métro (le RER...) ne démarrera pas même si quelqu’un est resté coincé.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 10:24 • par LST  
Mais un voyageur lambda (qui ne bosse pas à la RATP) qui tirerait le signal d’alarme dans ces conditions ne risquerait-il pas une amende pour abus ? Je doute qu’un cadre venu constater la chose ne soit pas solidaire de l’agent de conduite indélicat..

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 10:37 • par Lunon  

Par qui voulez-vous que l’amende soit émise ? Par le conducteur ? Impossible. Seuls les agents de la SUGE (ou RATP sureté), Police ou contrôleurs sont habilités à mettre des amendes. Donc, si vous tirez le signal d’alarme, à moins d’avoir une équipe dans le coin, vous n’aurez à 99% rien du tout.

Lunon


A n’utiliser qu’en cas de danger, tout abus sera puni
22 mai 2008, 11:48 • par Jeff :o)  

Mais un voyageur lambda (qui ne bosse pas à la RATP) qui tirerait le signal d’alarme dans ces conditions ne risquerait-il pas une amende pour abus ? Je doute qu’un cadre venu constater la chose ne soit pas solidaire de l’agent de conduite indélicat..

Tu oublies que le réseau est de plus en plus vidéosurveillé, et que si la vidéo sert rarement à quelque chose a priori, dans des situations comme celle-là, elle peut avoir toute son importance a posteriori.

Quant à la « solidarité » envers le collègue, c’est une hypothèse plausible, mais ce n’est pas garanti non plus. Les cadres et les maîtrises ne sont pas dupes, ils savent bien que tout ne se fait pas toujours dans les règles, et si tu expliques posément la situation (sans chercher longtemps, il devrait bien y avoir d’autres voyageurs à côté prêts à confirmer que le conducteur a bien mis la panique en fermant les portes sur eux), il n’y a aucune raison qu’on ne te croie pas (même si pour la forme tu auras éventuellement droit à un petit sermon sur place sur le bon usage du signal d’alarme).

Ce sera d’autant plus facile que ce sont des cadres ou des maîtrises. L’esprit de corps, et le souci de ne pas trop chercher à comprendre, tu le trouveras plutôt du côté du GPSR ou du CSA (les brigades volantes du métro le soir), qui sont plus habitués à considérer d’abord que c’est le voyageur qui est en tort. Mais là aussi, en étant déterminé et en ne concédant rien (et quand bien même ça passe par un relevé d’identité et un PV : tu verras avec la direction de ligne plus tard), il n’est absolument pas dit que tu n’auras pas gain de cause.

Ce n’est pas un encouragement à utiliser le signal d’alarme à tout propos (même si, comme l’a rappelé Lunon, l’amende est peu probable). Il est bien réservé aux cas de danger. Simplement, autant j’essaie de faire mon possible en temps normal pour faciliter l’exploitation (genre en descendant aux stations intermédiaires et en m’écartant des portes du RERA pour laisser passer les autres), autant il faut dire avec fermeté que certaines plaisanteries ne sont pas acceptables, justement parce qu’elles sont dangereuses.

(je ne pensais pas dans mon premier message aux heures de pointe, où Benoît et Lunon ont raison, des règles différentes s’appliquent par la force des choses et où tout le monde continuera sûrement à monter pendant une ou deux secondes tandis que le signal sonore retentit. A la guerre comme à la guerre... et tant mieux pour le débit du RER. En revanche, fermer les portes sur un groupe de touristes à St-Michel Métro4 un soir à 23 heures, alors que rien ne presse [la rame suivante est à 8 minutes] et qu’on ne mesure pas les conséquences que ça peut avoir, c’est parfaitement imbécile. A noter qu’à côté de ces quelques cas, je connais aussi bon nombre de conducteurs suffisamment pro pour ne jamais laisser une femme seule sur le quai le soir, quitte à l’attendre 10 secondes de plus. Salut à eux !)


A n’utiliser qu’en cas de danger, tout abus sera puni
22 mai 2008, 12:06 • par LST  

Merci Jeff pour ces précisions, c’est juste que je repensais à un tirage de SA par une voyageuse (pour un motif légitime, mais je ne me souviens plus lequel) il y a quelques années, dont la conversation avec l’ADC s’était envenimée, ce dernier l’accusant de l’avoir tiré le signal à mauvais escient en gros, et ce manière très désagréable... Evidemment, la voyageuse n’était pas de cet avis et n’appréciait guère l’impolitesse de l’agent, qui se sentait menacé par cette petite dame, avait battu le rappel des troupes : la dame a du descendre de la rame à la demande (ferme et insistante) d’une brigade entière de types en treillis bleu, sous les protestations des passagers (pas un seul n’est descendu par la suite cela étant... là pour l’esprit de corps, on repassera...), histoire de s’expliquer seule face à 10 employés de la RATP... Ambiance... :/

Quant à Thilde, une conductrice que je connais bien également, je lui fais la bise au passage... :)


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 23:32 • par don_k  

"Message personnel à ces conducteurs irresponsables : à chaque fois que j’y ai droit, c’est signal d’alarme direct. "

Quelle intelligence relate ici ! pfff betise humaine quand tu nous tiens ! voila pourquoi on a le droit a des retards, "grace" a ces abrutis et encore je dose mes mots, qui pensent que le RER ou metro leur appartient ! super !


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 23:38 • par LST  
Effectivement. Un retard ou un mort, le choix est vite fait. Je crois que vous venez de vous faire un ami, là.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 09:23 • par Chuppy Lulu  

Et puis même si on oublie toute considération "humaine" (et donc le risque de mort de quelqu’un, pour se mettre dans la tête du charmant monsieur deux messages plus haut), que croyez-vous qu’il se passera si jamais quelqu’un reste coincé entre les portes, hmmmmmmm ?

Moi, je dis, au hasard ( !), du retard, et certainement beaucoup plus que celui engendré par le signal d’alarme évoqué par Jeff, qui n’est donc qu’un moindre mal. Qu’il ne faille pas tirer le signal à tout bout de champ pour une raison X ou Y, je pense que toutes les personnes ici sont d’accord. Par contre, quand il s’agit de signaler un danger (et de telles pratiques sont dangereuses, ne serait-ce que parce que l’affolement produit parmi les voyageurs n’étant pas de nature à sécuriser les échanges non plus, hein) la question ne se pose pas !


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 15:09 • par Pierrot  

Hmmm... Intelligence au sens propre ou à l’ironie... Tout dépend des points de vue, et vous avez le vôtre.

Personnellement, je suis d’accord avec Jeff (en toute objectivité), car le signal d’alarme est là pour les cas de danger. Or, monter pendant le signal de fermeture des portes est un danger (dixit tous les messages d’incitation à ne pas le faire), et faire retentir ledit signal avant même que les gens qui descendent n’aient fini de descendre pousse clairement ceux qui montent à monter pendant la sonnerie.

Bref, par transitivité, faire retentir le signal de fermeture des portes avant la montée/descente des voyageurs est source de danger. CQFD.

D’ailleurs, je ne sais pas pour vous, mais étant un grand coutumier de la gare de Châtelet-les Halles sur le RER A et le RER B, j’ai très souvent affaire à ce genre de cas, et savez-vous ce qu’il se passe quand le signal retentit avant la fin de la descente ? Eh bien, ceux qui veulent rentrer rentrent de force, ceux qui veulent sortir sortent de force, et tout le monde se bousculent, au risque d’envoyer quelqu’un sur les roses. Ceci n’est-il pas suffisant, à vos yeux, pour tirer le signal d’alarme ? (Même si moi, je ne le fais pas parce que justement, je n’ai pas envie de retarder mon train....)


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 17:20 • par don_  

Comme s’est ecrit partout "des que le signal sonore retentit, il est ionterdit a toute personne de monter"

Tirer le signal d’alarme suite a ca voila ce que je trouve abusé ! c’est vraiment ne penser qu’a soi ! voila la betise humaine au sens parisien du terme ! qui dit signal d’alarme, dit train a quai le tps de rearmer et je laisse imaginer l’empilement notamment sur la ligne A ou C du rer dans le tronc commun en heure de pointe...

Ce sont encore ces memes personnes qui pestent quand des trains sont en retard...

oui ca m’enerve et je l’admets ! je trouve tout simplement ce comportement pueril et pathetique et qui plus est provenant de personnes egoistes...

A bon entendeur...


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 17:55 • par LST  

"des que le signal sonore retentit, il est ionterdit a toute personne de monter"

J’imagine que vous ne l’avez jamais fait vous même, hein... Vous respectez donc tous les règlements à la lettre ?

Relisez un peu l’intervention de Jeff, peut-être comprendrez-vous dans quel cas précis il tire le SA, et verrez-vous que ce n’est pas à si mauvais escient que vous ne le pensez.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 18:38 • par Jeff :o)  

L’un de vos problèmes, en plus de votre maltraitance avérée du français, c’est que vous ne lisez pas les messages que vous commentez.

Mais je comprends que mon premier texte, qui faisait au moins cinq lignes, ait pu vous impressionner par sa longueur et vous dérouter. Je me permets donc d’en citer ici le passage le plus significatif :

[La petite poignée de conducteurs] qui utilisent le signal sonore pour faire presser les gens, et qui débutent la fermeture des portes alors que les voyageurs viennent à peine de commencer à monter (voire que certains descendent encore).

Si vous n’aviez pas renversé les rôles, vous auriez pu vous faire cuire un œuf (à la coque, calibre moyen) pendant les trois minutes consacrées à écrire votre premier message. Les voyageurs qui continuent délibérément de monter « quand ça sonne », c’est une chose, les conducteurs qui ferment délibérément les portes « quand ça monte », il devrait vous sauter aux yeux que ça n’a pas grand chose à voir.

Accessoirement, si vous aviez également lu les autres commentaires (je sais, ça fait beaucoup), vous auriez noté que j’ai même exclu a priori les cas d’affluence aux heures de pointe (où il faut bien fermer les portes à un moment ou à un autre). Du coup, votre intervention a tout l’air d’être à côté de la plaque, à moins que vous ne soyez déjà tombé dans la bouche d’égout.

Un dernier point avant de conclure, au risque d’épuiser vos capacités intellectuelles : ces jugements suffisants sur mon égoïsme « abusé » (je me vois plutôt désabusé, en vous lisant), ma puérilité, ma bêtise très parisienne et votre conviction que je maudis les trains en retard, voyez-vous, m’indiffèrent parfaitement. Je vous invite simplement à vous dispenser d’en rajouter sur le sujet, ce qui me dispensera en retour de supprimer vos prochains messages.

Salutations humaines, au sens parisien du terme,
Jeff :o)

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 09:50 • par Benoit  

Il y a sur ce sujet une grande différence entre les métros de Paris et de Lyon.

A Lyon, les gens ne montent pas pendant le signal sonore : forcément, puisque le conducteur attends que tout le monde soit rentré pour commencer à biper, et comme les couloirs sont assez long, personne ne peut arriver près des portes pendant la sonnerie.

Si à Paris, en revanche, vous souhaitez ne pas monter pendant le signal sonore, et en particulier à l’heure de pointe, vous risquez de laisser passer un certain nombre de rames, le signal sonore commencant souvent avant même que tout le monde soit descendu*. Et bien entendu, vous laissez descendre avant de monter.

Monter pendant le signal sonore est un gage d’efficacité, puisque cela permet de diminuer la longueur des arrêts en stations. A consommer bien sûr avec modération, sans surgir d’un endroit caché après la fin du signal.

* A ce sujet, toutes mes félicitations à un conducteur de la ligne 4 un dimanche soir il y a quelques années, qui libérait les portes avant l’arrêt de la rame et commencait à biper tout juste à l’arrêt...


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 10:10 • par Lunon  

A Lyon, les gens ne montent pas pendant le signal sonore : forcément, puisque le conducteur attends que tout le monde soit rentré pour commencer à biper, et comme les couloirs sont assez long, personne ne peut arriver près des portes pendant la sonnerie.

Remarque en faisant ça à Paris il y aurait une rame qui resterait tout le temps à quai avec des gens qui se tasserait sans cesse dedans vu que l’afflux est permanent !

Monter pendant le signal sonore est un gage d’efficacité, puisque cela permet de diminuer la longueur des arrêts en stations. A consommer bien sûr avec modération, sans surgir d’un endroit caché après la fin du signal.

On a vu le résultat. Un autre accident grave s’est passé il y a quelques années après St Cloud, une personne qui faisait de la trotinette sur le quai est tombé entre le quai et le train après que la rame se soit mis en route. Personne n’a actionné le signal d’alarme ! Ce n’est qu’à la gare suivante que des personnes sont venues voir le conducteur en cabine pour lui expliquer ce qu’elles avaient vu c’est à dire un gars qui est tombé à la gare précédente sur le quai (oui sur le quai). Le conducteur à prévenu les secours, mais bien sûr les pompiers n’ont pas retrouvé le malheureux sur le quai malgré les traces de sang sur les rails. Ils l’ont retrouvé près de 250mètres plus loin !

Il reste encore des progrès à faire niveau sécurité. Pourquoi ne pas mettre en gare des images chocs de ces accients ?

Cordialement,

Lunon


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 15:09 • par vb2n  

Pourquoi ne pas mettre en gare des images chocs de ces accients ?

Des images chocs, non (Trop choquant justement,il peut y avoir des enfants), mais des séries de témoignages semblablent à cet article serait déja plus marquant que de simples réglements ou des dessins avec des chats ou des lapins.

Les images chocs viendront peut-être un jour comme pour la (l’in)sécurité routière, mais pour le moment, il n’y a pas encore besoin de passer à une communication radical.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 15:30 • par wave  

Je ne suis pas sûr que des images choc puissent changer quelquechose. Car cet accident implique forcément plusieurs causes : le conducteur est parti sans voir le problème, et sans savoir (ou en ignorant) qu’une porte n’était pas fermée. Comme il s’agit de choses qui ne devraient pas arriver, tout le monde se croit à l’abri. Et aussi, il est impossible d’exiger que personne ne monte pendant la signal tant que le signal sert parfois à dire "dépêchez vous le train est en retard" pendant que beaucoup de monde est en train de monter (voire de descendre). Il faut aussi savoir si on est prêt à allonger le temps d’arrêt suffisemment pour pouvoir ne déclencher le signal que quand tout le monde est monté (sans compter que dans le cas où tout le monde ne peut pas monter, il restera toujours un risque).

Plutôt que de jeter la pierre à ceux qui montent pendant le signal dans l’état actuel des choses (et à ceux qui le feront involontairement le jour où le train déborde de passagers), il vaudrait mieux sanctionner ceux qui considèrent qu’il n’est plus nécessaire d’avancer après avoir passé la porte. Ou qui stationnent à l’entrée du couloir quand l’espace devant la porte est plein.

Et pour la sécurité, soit on augmente énormément les temps d’arrêts (ce qui ne suffira pas dans 100% des situations), soit on fait en sorte que le train ne puisse pas partir sans que toutes les portes soient fermées.

Mais il est totalement illusoire de vouloir que personne ne monte pendant le signal. On peut à la rigueur interdire au conducteur de déclencher le signal tant qu’il reste des gens en train de monter, mais il faudra bien faire une exceptions s’il y a trop de monde, et ça ne garantirait pas la sécurité pour autant.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 16:50 • par LST  

Le petit lapin qui se fait pincer les doigts très fort a marqué le public auquel il est destiné : mon fils m’a fait plusieurs fois la remarque qu’il ne fallait pas mettre les doigts entre les portes et s’abstient bien de le faire (j’espère que la RATP ne l’a pas traumatisé avec cette histoire de lapin ! :)), et ce bien avant qu’il ne sache lire...

Maintenant, pour les adultes, il n’y a tout simplement peut-être pas de solution : des affiches existent en gare pour rappeler que faire du vélo, être au bord du quai, faire du roller, se mettre sur les marchepieds, les tampons, c’est dangereux... mais ça n’empêche pas certains de le faire (pour les tampons, surtout en cas de grève). L’éducation a ses limites face à la bêtise humaine, et je doute comme vous que des images choc soient plus efficaces en la matière...


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 15:16 • par Pierrot  

Tiens, bah, justement : http://www.youtube.com/watch ?v=_IQtvySY3uI :)

Ce lapin fait un peu partie du paysage ferroviaire parisien, et à mes yeux, il lui est indissociable. Pourtant, je ne fais plus trop attention, mais il me semble qu’il n’est pas présent dans les MI2N (d’un autre côté, il ne présente pas de risque de pincement à l’ouverture des portes contrairement au MFxx du métro et MI79/84 du RER), et je ne le vois plus sur les MI84. En revanche, je le vois sur le MI79. Et je ne sais pas pour les MP89...

Ou alors, il m’aurait échappé ?


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 16:04 • par LST  
(précisons d’emblée que le passage intéressant commence à 2’40") Notre ami le lapin est toujours présent dans les MI 84 du A. Mais c’est moi que vous allez traumatiser avec cette vidéo ! ^^

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 01:33 • par Pierrot  

Oupssss ! Au temps pour moi, je pensais avoir mis le lien vers l’extrait intéressant en question, et uniquement celui-ci, et en fait, je me suis trompé.

Bah, j’espère au moins que tout le monde appréciera les tribulations des gorilles en Amérique, du coup. :)


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 00:20 • par T3A  

Je ne suis pas forcément d’accord sur le fait qu’à Lyon le conducteur attend systématiquement que tout le monde soit rentré pour commencer à biper. Même si la majorité sont très respectueux des usagers, il arrive qu’à certaines stations chargées (je pense aux stations de correspondance métro et à Part Dieu), le conducteur se laisse un peu aller... mais bon en même temps il y a des cons partout, chez les usagers et chez les conducteurs, pas de quoi fouetter un chat. Mais juste pour rappeler que le monde n’est pas aussi rose que ça à Lyon non plus ! ;)

Sinon, malgré la pression dans les portes, il est facile pour un ou des usagers de retarder la rame à une station sur le réseau lyonnais, puisque les portes sont munies de poignées parfaitement adaptées pour retenir leur fermeture... et certains usagers l’ont bien compris (surtout sur Maggaly). Mais cette pratique de retenue des portes est encore plus dangereuse sur cette ligne lyonnaise qu’ailleurs, puisque cette ligne est entièrement automatique, sans portes palières sur les quais... et que l’analyse de la bonne fermeture des portes est fait directement par la rame... retenir les portes, c’est donc risquer de détraquer l’analyse que fait la rame de la bonne fermeture. Et là, pas de portes palières pour donner un avis différent, surtout si une personne se fait coincer un bout de veste dans la porte en étant sur le quai...

Pour en revenir au problème soulevé par le message... Globalement, monter pendant le signal n’est pas un gage d’efficacité, car il ne permet pas de diminuer la longueur des arrêts en station. Peut être juste d’optimiser l’utilisation du temps d’arrêt en station. Au prix du risque d’un incident qui ferait virer l’exploitation de la ligne du rouge au noir en un instant...


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 08:05 • par vb2n  

A Lyon, sur Magaly, il me semble qu’il y a aussi un système de détection d’objet sur les voies en station, arrêtant l’exploitation en cas d’intrusion et limitant les accidents malgré l’absence de porte pallière.

Mais j’ignore les détails (Si c’est pour arrêter l’exploitation au moindre pigeon ou à la moindre canette de soda sur les voies, ce n’est pas la peine de l’installer en Ile de France).


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 10:55 • par Cramos  

Mais j’ignore les détails (Si c’est pour arrêter l’exploitation au moindre pigeon ou à la moindre canette de soda sur les voies, ce n’est pas la peine de l’installer en Ile de France).

Et c’est bien là tout le problème de Magaly. Le journal jeté sur les voies et hop, ça plante.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 12:00 • par Benoit  

Globalement, monter pendant le signal n’est pas un gage d’efficacité, car il ne permet pas de diminuer la longueur des arrêts en station

Alors là, je ne suis pas du tout d’accord. Le temps d’arrêt est minimal si les portes se ferment instantanément après la montée du dernier voyageur. Nous sommes tous d’accord, je pense, pour dire que cette situation n’est pas possible. Mais lus on attends longtemps après la montée du dernier voyageur pour fermer les portes (ou dit autrement, plus on attends dans l’échange voyageur pour commencer à biper), plus le temps d’arrêt sera long.*

Il faut trouver un compromis entre la sécurité des échanges voyageurs (qui impose de prendre son temps) et l’efficacité. De plus, la situation n’est pas la même à l’heure de pointe (à un moment, il faut bien fermer les portes) et en heure creuse, où rien n’impose de fermer la porte sur les voyageurs.

* toute cette analyse supposant bien sûr que les portes ne se ferment pas pendant que des gens qui ne courent pas au dernier au moment essayent de monter, situation que je crois chacun s’accorde à ne pas trouver normal (sauf si la rame est pleine à 160%).

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 09:42 • par LST  

Mais la nom-fermeture des portes (donc pas de monocoup) n’empêche pas le train de démarrer ? Quid des annonces des AdC lorsqu’un malin bloque une porte dans ce cas ?

Ou est-ce propre à seulement certains matériels ?


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 10:45 • par Jeff :o)  

Salut LST,

Mais la nom-fermeture des portes (donc pas de monocoup) n’empêche pas le train de démarrer ?

Normalement non (on trouvera peut-être des contre-exemples sur les tout derniers matériels genre MF 2000, je ne suis pas encore assez familier avec eux). Les fonctions "marche" et "portes" sont décorrélées (par exemple pour ne pas gêner des manoeuvres au dépôt), et c’est justement ce qui donne toute son importance au monocoup (qui n’est pas "mono" mais "bicoup" sur certains matériels comme le MI).

Quid des annonces des AdC lorsqu’un malin bloque une porte dans ce cas ?

Tout bêtement des ADC professionnels et sourcilleux, qui savent qu’ils doivent obtenir le monocoup avant de partir. On voit bien que partir sans monocoup est dangereux : soit ça veut dire que les portes ne sont pas toutes fermées (ou pas maintenues fermées, donc peuvent s’ouvrir en route, et quelqu’un risque de tomber), soit qu’il y a quelque chose d’assez gros (un bras, une jambe, un gros sac qui dépasse) coincé dedans (et qui risque de heurter un signal, une pancarte ou un quai en roulant).

J’ai eu droit il y a quelques temps à un départ portes ouvertes sur la ligne 8 : le conducteur a reçu un appel du PCC au moment de fermer les portes, pour lui demander d’aller poser une pancarte en tête de quai (procédure tout à fait standard), il est donc descendu de sa loge pour le faire, est remonté, a oublié entre temps qu’il n’avait pas encore fermé les portes (il a dû croire qu’il venait de le faire avant de descendre), et hop, une interstation portes ouvertes. Aucun incident heureusement, mais il n’en menait pas large lorsqu’il a réalisé son erreur à la station suivante.

C’est aussi pour ça que partir sans monocoup est formellement interdit en exploitation (et qu’on est censé réobtenir le monocoup avant de repartir, si on s’est arrêté sous tunnel ou qu’on est parti faire autre chose entre temps en station), avec sanctions à la clé. Il faut ajouter que sur tous les matériels RATP (au moins), l’enregistreur des paramètres d’exploitation (EPE, la « boîte noire » du train, en quelque sorte) enregistre notamment la fermeture des portes (et qui dit pas de monocoup dit portes pas fermées de son point de vue), et que la lecture sourcilleuse qui en est fait derrière laisse rarement passer ce genre d’erreurs.

Rappelons qu’en l’absence d’éléments supplémentaires, on ne peut ici incriminer personne (le train peut parfaitement être en cause, sur un plan théorique, si le monocoup a été obtenu quand même alors que le bras empêchait la fermeture totale de la porte). Disons simplement qu’il est anormal (au sens où les procédures doivent concourir à empêcher cela, si elles sont scrupuleusement respectées) que le conducteur n’ait « pas vu » un voyageur coincé à l’extérieur du train (même s’il y a eu monocoup, il est censé jeter un dernier coup d’oeil en partant. D’un autre côté, tout le monde ne penserait pas scrupuleusement à le faire lorsque le quai était vide l’instant d’avant et qu’on est en heures creuses...).


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 13:25 • par LST  

Là, Jeff, je suis scié... encore une fois grâce à toi je serai moins bête ce soir ! :)

Donc, même pas un petit signal lumineux en cabine pour rappeler qu’une porte n’est pas fermée (un peu comme sur les bus - je crois même que la fermeture des portes (arrière au moins) est empêchée sur certains modèles si quelqu’un stationne sur la première marche - qu’en est-il au juste ?), ce qui permettrait à l’ADC négligeant de rattraper le coup ?

Et même, je suis étonné qu’un système empêchant le départ n’ait pas été intégré à l’origine, pour de banales raisons de sécurité... ok, reste le coup des manoeuvres au dépôt, la possibilité d’un capteur qui déconne et qui mette la pagaille sur tout la ligne (quoique si ça déclenche le "mono/bicoup", ça peut bien empêcher un train de démarrer ou allumer une loupiote... à priori, ça ne doit pas être si fréquent que ça un capteur qui déconne ?). A la limite, un commutateur en cabine pour un mode "exploitation" (je ne démarre pas si les portes ne sont pas fermées, non mais) et un mode "manoeuvres" plus permissif, ce serait une solution assez simple, non (à condition de ne pas l’oublier, biensûr, mais les ADC sont des professionnels...) ?


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 13:39 • par Jeff :o)  

Donc, même pas un petit signal lumineux en cabine pour rappeler qu’une porte n’est pas fermée

Ah si, si, bien sûr, ça me semblait tellement évident que je n’en ai même pas parlé :-) . Suivant les séries de matériel, c’est un voyant pour l’autorisation d’ouverture (ie. une porte peut se trouver ouverte), voire un voyant par côté, ou alors un voyant pour l’ouverture effective, mais ça vient en complément du monocoup : si le voyant est s’éteint pendant la séquence de fermeture des portes mais que tu n’obtiens pas le monocoup (qui réalise en fait une synthèse d’alarmes), interdiction de partir, c’est comme si une porte était restée ouverte (le voyant a pu griller, déjà).

J’essaierai de retrouver une photo ce soir, à moins que quelqu’un ait le temps avant !


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 13:52  
Il n’y a pas que sur les RER que des accidents arrivent. Dans les bus (183 par exemple, ou 172), les chauffeurs ont du mal à appuyer sur le bouton (blocage de porte) pour empecher les portes de se fermer lors de la décente ou de la montée des voyageurs. Combien de fois mon chien-guide a faillit se coincer l’arrière train dans ses foutus bus. Ensuite, les gens sont aussi pour quelque chose, ils montent alors que ça sonne depuis un bout de temps, vive les portes palières ou la responsabilisation des usagers. Enfin, d’autres sont tellement abrutits qu’ils restent devant la porte même s’il y a de la place dans le métro, RER ou bus. Sur le météor par exemple, j’ai déjà faillit bloquer la ligne parce que un abrutit bourré n’avançait pas, vive le sport préféré de tous les parisiens, jouer au cogne-idiot (coup d’épaules, de coudes et autres pour faire bouger un peu les gens). pour finir, cet incident est dramatique mais prouve aussi que le matériel de la RATP est défectueux malgré lé rénovation faite sur le RER A. La régulation l’est aussi, et ce n’est pas les seuls problèmes, il y aurait un livre à faire lol. on a pas à se pleindre, la RATP est encore publique, enfin presque...pour plus longtemps lol

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 16:45 • par LST  

pour finir, cet incident est dramatique mais prouve aussi que le matériel de la RATP est défectueux malgré lé rénovation faite sur le RER A.

Ca ne prouve strictement rien, on ne sait encore rien sur la chaîne de responsabilité dans cet accident. On peut émettre l’hypothèse d’un dysfonctionnement (comme émettre l’hypothèse d’un conducteur qui ne fait pas attention), mais certainement pas écrire de conclusion à l’heure actuelle, et surtout pas de généraliser comme vous le faites (qui a eu le culot de parler de "matériel vétuste" sur la A, hmm ?).

Quant à la rénovation dont vous parlez, elle ne concerne qu’une partie du parc MS (pour l’instant), pas "le RER A". Et l’article ne précise pas quel type de matériel était impliqué.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 17:12 • par Alain  

Bonsoir,

toujours pour ces capteurs, voyants et conducteurs attentifs, il y a aussi sur beaucoup de types de matériels roulants des lumières qui s’allument à l’ouverture des portes, et clignotent au signal sonore et fermeture des portes ; je veux dire fixées sur les voitures, au dehors, c’est un témoin supplémentaire puisqu’elles ne s’éteignent toutes portes fermées et verrouillées ( en théories donc ).

Non, sincèrement, je pensais que tous ces témoins, voyants et dings en cabine ne délivraient leur information qu’après détection de la fermeture et du verrouillage des portes. C’est affolant si ça ne marche pas comme ça ???


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 17:26 • par Jeff :o)  

Salut Alain,

Non, sincèrement, je pensais que tous ces témoins, voyants et dings en cabine ne délivraient leur information qu’après détection de la fermeture et du verrouillage des portes. C’est affolant si ça ne marche pas comme ça ???

Si, ça marche comme ça. Mais tu vois bien que les témoins lumineux présentent un défaut majeur : s’ils s’éteignent, tu ne peux pas avoir de garantie a priori que c’est à bon escient (l’ampoule peut avoir grillé, le fil s’être coupé).

D’où l’intérêt irremplaçable du monocoup, qui synthétise toutes les autres informations précédentes (si une porte n’est pas fermée, si l’autorisation d’ouverture ne s’annule pas, tu ne l’auras pas) et surtout délivre une information positive : il faut entendre le bruit pour que ce soit bon (donc si la cloche est cassée, si le fil est coupé, on est de fait en position de repli sécuritaire et personne ne court aucun risque), contrairement aux autres voyants où on cherche théoriquement une absence d’information.

Le processus inconscient, c’est donc : tu attends le monocoup, et tu vérifies après que les ampoules soient éteints. Partir seulement sur la foi des voyants éteints, c’est non (et partir machinalement parce que tu as entendu le claquement des portes derrrière toi se fermer, ce qui a parfaitement pu se produire à Chatou, c’est encore plus non...).

Autre chose : le contrôle de la fermeture des portes a très bien pu être déficient (contacteur de fin de course mal réglé ou mal placé) et annoncer la porte comme fermée (donc synthèse d’alarmes, tout bon, donc monocoup) alors qu’il restait un bras en travers. C’est bien pour ça que rien ne remplacera jamais la dernière vérification visuelle avant de partir...

Vu le nombre des questions, on prépare un article plus complet sur les portes. A suivre bientôt, donc :-) .


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 17:44 • par LST  

A force d’entendre le "ding" toute la journée, le conducteur pourrait très bien imaginer l’entendre une fois de plus... Ils sont nombreux ces bruits que l’on pense entendre, par la force de l’habitude (ou ces actions qu’on pense avoir fait - machinalement - alors qu’en fait, non)...

En tous cas, les portes, voilà un sujet passionnant..


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 14:10 • par EDS_A_DONF  

les témoins lumineux présentent un défaut majeur : s’ils s’éteignent, tu ne peux pas avoir de garantie a priori que c’est à bon escient (l’ampoule peut avoir grillé, le fil s’être coupé).

On voit ici que le système a été conçu dès le début avec un défaut grave de sécurité. Etrangement, les freins qui stoppent les métros, les RER, les trains, mais aussi les bus et les camions ont été eux conçus dans le bon sens : à l’état "repos", les freins sont serrés ; pour pouvoir déserrer les freins, il faut de l’air comprimé. En cas de défaillance du compresseur qui injecte l’air, les freins se bloquent. Ce qui fait qu’un train avec un compresseur en panne ne peut pas partir. Les fameuses "loupiottes" qui indiquent la fermeture ou non des portes devraient fonctionner dans ce sens : allumée = porte fermée ; éteinte = porte ouverte ou état inconnu (avec un système de dérogation, évidemment, pour les manoeuvres spécifiques lors de maintenance).


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 16:56 • par Lunon  

allumée = porte fermée ; éteinte = porte ouverte

Sympa la nuit d’avoir une loupiotte rouge dans l’oeil tout le temps. De toute façon le train ne peut pas partir tant que les portes ne sont pas fermées et vérouillées donc, même avec la loupiotte de grillé, pas de risque, la traction sera inactive.

Lunon


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 17:20 • par Cramos  

Les fameuses "loupiottes" qui indiquent la fermeture ou non des portes devraient fonctionner dans ce sens : allumée = porte fermée ; éteinte = porte ouverte ou état inconnu

Etant donné qu’il faut un ding ding, cela résoud le problème : loupiotte éteinte mais pas de ding ding = "démarre pas p’tit con" !

Là ou c’est réellement mal conçu, c’est sur les Z6400, où seule la loupiotte fait office (pas de ding ding !).


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
29 mai 2008, 00:13 • par Benj54  
Le coup d’œil avant de partir ne vaut que si le train est correctement positionné (pas trop en avant). A la station Noisy-Champs je suis souvent étonné de voir que le conducteur se trouve 1 mètre ou 2 devant le miroir et les écrans... Et donc ne peut voir quelque chose que s’il passe la tête par la fenêtre (déjà vu). A tel point qu’un jour un employé de la gare avait déployé le matériel permettant aux fauteuils roulants de descendre du train face à la première porte (soit à 2 mètres du conducteur) et le signal a retentit ! L’employé a crié (et peut être des passagers) et le conducteur est enfin sorti de sa loge et a vu son erreur...

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 18:34 • par Lunon  

En tout cas sur les z2n, vb2n, z6400 un voyant rouge s’allume lorsque les portes sont ouvertes. Le train ne peut repartir que lorsque le voyant s’éteint donc que les portes sont fermées. Depuis peu sur les z6400 il y a 2 voyants, un pour chaque côté.

Lunon


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 18:37 • par Lunon  

Je précise que bien sûr, même si l’ampoule est grillée, le conducteur ne pourra pas repartir tant que les portes se sont pas fermées et verouillées. (Pour les différents matériels que j’ai cité plus haut).

Lunon


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 22:04 • par LST  
...et donc du matériel antérieur aux MI 2N (en excluant la rénovation des Z6400). Il y a une différence à ce propos entre les Altéo et les Eole (je dis ça parce que tu as cité du matériel SNCF là) ?

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 22:31 • par Lunon  

Certes ce n’est que du matériel SNCF mais tu peux aussi citer que les VB2N ont été rénovées aussi très récemment. Pour les MI 2N j’ignore comment ça se passe, les MI79 seront je pense sur le même modèle lorsqu’elles seront rénovées (à partir de Septembre 2009).

Voilà...

Lunon


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 23:39 • par LST  
Ce n’était donc pas d’origine sur les VB2N ?

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
23 mai 2008, 00:22 • par Damien  
J’ai déjà vu une MI2N faire quelques (du genre 3-4, pas plus) mètres avec une porte ouverte sur le A, et vu le nombre de conducteurs que j’ai vu sortir la tête pour regarder d’eux même si tout se passe bien sur le quai, il semblerait qu’il n’y aie pas ce genre de système... ou qu’il ne soit pas entièrement digne de confiance.

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
24 mai 2008, 00:27 • par IceFlyer  

Il y a une différence à ce propos entre les Altéo et les Eole (je dis ça parce que tu as cité du matériel SNCF là) ?

Il y a au moins les commandes de portes, qui sont identiques entre les deux matériels. Quant à l’asservissement de la traction à la fermeture des portes, il y a peut-être une différence, mais je n’en ai aucune certitude.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
26 mai 2008, 20:32 • par Eric  
C’est contradictoire, Jeff nous dit que fermeture et traction ne sont pas asservies, et qu’un conducteur peut parfaitement tractionner portes ouvertes, et vous nous dites le contraire, d’après ce que je comprends, alors qui a raison en fin de compte ?

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
26 mai 2008, 20:36 • par Jeff :o)  

alors qui a raison en fin de compte ?

Moi O :-) . Parce que je n’ai parlé que du matériel RATP et que je ne me suis pas avancé sur les rames de conception SNCF (dont parle, au contraire, Lunon).

Mais même sur celles-ci (dont je suis, heu, moins spécialiste...) je ne suis pas persuadé de l’impossibilité physique de partir portes ouvertes (l’interdiction réglementaire, en revanche...). Je vais enquêter.


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
26 mai 2008, 20:49 • par jacou  
bonjour moi je sais que sur les ter2n et surement le matériel sncf moderne la traction semble impossible lorsqu’une porte est ouverte en effet une fois après un arrêt de mon train (une Z23500) en gare(à Marseille) le conducteur a tenté de repartir mais le train est allé en arrière(déclivité) et le conducteur a réclamé au contrôleur de fermer les portes (je sais pas si j’ai été clair dans mon histoire) jacou

La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
22 mai 2008, 17:44 • par Maxximanu  

+1 !

Vécu aussi une interstation portes ouvertes. Avec grands gestes pour ecarter les plus petit de la porte !


La vie ne tient qu’à un fil (et à une seconde)
26 mai 2008, 16:31  

Très, très intéressant que tout ceci.

Mais bizarrement, personne ne mentionne l’étonnante illustration de la théorie des anticipations que fournit la ligne 14. La combinaison des portes palières (2x plus de douleur !) et de la conduite automatisée (aucun délai d’attente par "gentillesse") fait que très, très peu de personnes rentrent pendant le signal sonore. La certitude qu’il n’y aura rien qui pourra vous sauver d’être coincé dans les 4 portes semble extrêmement efficace.

Pour avoir essayé, il faut en plus noter que les portes font vraiment mal sur cette ligne.

Moralité, les gens s’attendent à ce que la machine soit sans pitié et, plus curieusement, à ce que rien n̵