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Après une mise en jambes à la rentrée, ce sont cette semaine 8 lignes de bus exploitées par la RATP qui sont restructurées ou renforcées. Avec deux duos en vedette dans les Hauts-de-Seine : 174/274 et 340/341.
Après une première vague le mois dernier, la série d’améliorations mise en place le 6 octobre dernier [1] est plus conséquente. Deux restructurations importantes ont été réalisées, l’une dans le cadre du réseau structurant « Mobilien », l’autre pour améliorer les liaisons de surface autour de la ligne 
, et cinq lignes ont bénéficié d’une bouffée d’oxygène plus ou moins significative, mais toujours bienvenue.


— St-Ouen 


Dire que la ligne 174 souffrait d’irrégularité chronique, c’était presque un euphémisme : bus bondés circulant en convois de deux ou trois bus — voire plus si affinités —, itinéraire long, sinueux et peu protégé... Et pourtant, cette ligne constitue une rocade importante en première couronne, entre St-Denis, St-Ouen, Clichy-la-Garenne, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et le quartier d’affaires de La Défense. Inscrite au réseau structurant « Mobilien » dès le début, elle bénéficie encore d’un service médiocre : outre l’irrégularité déjà évoquée, le service s’y termine à 21h, ce qui est très tôt pour le rythme de vie actuel, et clairement pas en phase avec la philosophie « Mobilien » (à l’origine, un « métro de surface »).

Pour tenter d’améliorer la régularité — ou, du moins, diminuer l’irrégularité — c’est un traitement de choc qui a été décidé il y a désormais plus d’un an, et enfin mis en place ce lundi. Comme les lignes 26 et 62 il y a un an et demi, la ligne est dédoublée : la ligne 174 ne dessert plus le tronçon entre St-Denis 
et St-Ouen
, pour se concentrer sur l’accès à La Défense depuis Clichy et Levallois ; la partie abandonnée est reprise par une nouvelle ligne 274, qui chevauche ensuite l’itinéraire du 174 jusqu’à Levallois — Voltaire-Villiers (en limite de Neuilly), sur le tronçon le plus chargé. Profitant de cette nouvelle ligne, le 174 abandonne son trajet historique entre la gare de Clichy — Levallois et la mairie de Clichy, pour desservir le quartier du Bac d’Asnières, en bord de Seine à Clichy-la-Garenne. Jusqu’à présent, ce quartier n’était desservi que par le service urbain de Clichy, gratuit mais sinueux et peu fréquent.
L’itinéraire est également modifié en direction de La Défense, après le Pont de Neuilly : le bus emprunte désormais le boulevard circulaire de La Défense au lieu de la voie des Bâtisseurs, en commun avec les lignes 73 et Bb . Dans l’autre sens, le 174 avait déjà abandonné la voie des Sculpteurs (le tunnel parallèle) en 1997, lors de la restructuration du réseau à l’occasion de la mise en service du 
. L’étape actuelle consacre donc l’abandon complet du trajet « tunnel », un axe autrefois très important pour la desserte des bureaux de La Défense (en heures de pointe, on y trouvait le 158 N desservi toutes les 3 à 4 minutes par des PR 180.2 articulés, et le 174) et supplanté par le métro 
à partir de 1992. Sur un plan pratique, le nouveau trajet offre aux voyageurs un confort et une sécurité plus importants, soit pour attendre le bus à l’arrêt, soit pour en descendre. La voie des Bâtisseurs se caractérise en effet par ses trottoirs étroits et son atmosphère chargée en gaz d’échappement... et ses travaux de mise en conformité avec la nouvelle réglementation tunnel s’achèvent tout juste.

Au total, la restructuration augmente l’offre sur les lignes 174 et 274 d’environ 30 % en semaine, 40 % le samedi, et 50 % le dimanche — mais une part importante de cette offre supplémentaire ne servira en fait qu’à couvrir le dédoublement de la ligne entre Levallois et St-Ouen.

L’impact de cette nouvelle organisation sur la régularité sera bien entendu positif, puisque chacune des deux lignes sera bien moins longue que l’ancienne ligne 174. Néanmoins, il devrait rester limité, surtout pour le 174. Ce dernier devrait pourtant constituer un itinéraire intéressant pour accéder aux nombreux bureaux de Levallois, du Pont de Neuilly et de La Défense... mais il restera en fait handicapé par la traversée de Levallois et de Neuilly, faite de sens uniques, de rues encombrées par des livreurs (et d’arrêts en double file), de nombreux angles droits dans l’itinéraire sans synchronisation des feux, etc. Deux villes où des mesures fortes en faveur des transports publics, comme la réassociation d’itinéraires (ce qui suppose la création de couloirs à contre-sens...) ou la priorité aux feux, relèvent pour l’instant de l’utopie.
Quant aux fréquences, elles devraient rester sensiblement identiques, à peine aux normes « Mobilien », et avec un service se terminant toujours à 21h. De quoi redonner à cet axe une bouffée d’oxygène bienvenue, mais pas de quoi déboucher le champagne, donc. Sur certaines liaisons, le métro (et notamment la ligne 
, qu’on essaie de désaturer par ailleurs...) restera largement compétitif en heure de pointe, par exemple entre Mairie de Clichy et La Défense.
Le succès est également mitigé en ce qui concerne le baptême de la nouvelle ligne :
si le choix de l’indice 274 lui-même est cohérent (Clichy étant desservie par les lignes 74, 174, 274, et les services urbains TUC O et TUC E regroupés sous l’indice 574), il aurait été plus judicieux que les deux indices 174 et 274 soient échangés. Cela aurait permis de regrouper les indices en 170 du côté de St-Denis (170, 173, 174, 177 et 178), et ceux en 270 du côté de La Défense (272, 274, 275, 276 et 278) ;
avec ce même choix, on aurait simplement raccourci la ligne 174 (de Levallois à St-Denis par le trajet historique), et créé la ligne 274 sur un nouveau trajet (par le Bac d’Asnières), ce qui aurait changé moins d’habitudes ;
la couleur choisie pour cette nouvelle ligne 274 (coquelicot) va à l’encontre des règles mises en place... par la Régie elle-même en 1991 : elle avait alors systématiquement choisi de représenter les radiales par des couleurs chaudes, et les rocades par des couleurs froides. Ici, le coquelicot est une violation flagrante du principe, mais se trouve contraint par la couleur des lignes croisées en chemin (à cause de dérogations précédentes, il n’y avait plus de bonne solution évidente cette fois-ci) ;
ce choix de couleur entraîne pourtant la coexistence de deux lignes en tronc commun, une en vert vif et une en rouge vif, stratégie catastrophique pour les daltoniens à l’heure où tout le monde (et la RATP n’est pas dans les derniers) entend rivaliser de vertu pour améliorer l’accessibilité du réseau aux voyageurs, quel que soit leur handicap ;
enfin, signalons l’apparition d’un nouveau couple maudit d’arrêts : « Jean Jaurès — Victor Hugo » a été créé sur la ligne 174, à quelques mètres de l’arrêt « Victor Hugo — Jean Jaurès » de la ligne 53 (les deux sont de part et d’autre du même carrefour). Il aurait fallu arbitrer entre un nom vraiment unique (en considérant qu’il s’agit du même arrêt), ou des noms vraiment différents (en estimant que la distance les séparant était trop importante)...
Faut-il en conclure que l’on n’a plus autant qu’avant le souci du détail nulle part à la RATP, ni à l’Agence de Développement Territorial des Hauts-de-Seine, ni au département Bus, ni au département Commercial — et que la gestion décentralisée par ligne, érigée en modèle, est petit à petit en train de « détricoter » le réseau ? Faut-il se réjouir que le STIF, théoriquement « autorité organisatrice », n’ait en fait guère d’autorité et n’organise pas grand chose, préférant laisser la bride sur le cou aux exploitants (qui font ce qu’ils veulent en matière commerciale, pour la numérotation des lignes, le nommage des arrêts, et la création de micro-réseaux commerciaux à identité distincte) et se bornant à signer les « autorisations d’exploitation » sans jamais chercher de cohérence d’ensemble ?

La seconde restructuration mise en place cette semaine concerne les lignes 340 et 540, dans le cadre du renforcement des lignes de bus pour soulager la ligne 
. En comptant les lignes 54 et 74 renforcées le mois dernier, quatre lignes sur 12 ont donc été améliorées dans le cadre de ce plan, soit un tiers en deux vagues d’améliorations. Les autres suivront naturellement dans le courant de l’année.
— Clichy Hôpital Beaujon — Clichy Berges de Seine
— Mairie de Clichy
Landy-Martre
Après avoir été prolongée en semaine de Gabriel Péri
à Gennevilliers
lors de la restructuration liée à l’arrivée de la ligne 
aux Courtilles (pour récupérer un tronçon abandonné par la ligne 238), la ligne est encore prolongée côté nord, toujours en semaine, jusqu’à la zone d’activités des Louvresses, à Gennevilliers, actuellement très mal desservie. Pour ne pas obtenir une ligne trop longue et un trajet trop illisible, la ligne abandonne l’une de ses branches sud, entre l’hôpital Beaujon, à Clichy, et la gare de St-Ouen
, concentrant ainsi l’offre sur l’autre terminus, aux Berges de Seine.
Cette branche vers St-Ouen est fusionnée avec la ligne 540, qui devient au passage une « vraie » ligne sous le régime général du STIF (et non plus une desserte locale cofinancée par les entreprises de la ZAC Victor Hugo). À l’occasion, la ligne change donc d’indice et devient la ligne 341. Depuis la porte de Clignancourt, la ligne est donc débouclée dans la ZAC Victor Hugo, puis rejoint la gare de St-Ouen
par la rue Emmy Noether avant de reprendre l’itinéraire de la ligne 340 jusqu’à la station Mairie de Clichy
. Signalons au passage que la ligne 341 dessert désormais la porte des Poissonniers au retour (entre une première dépose à la porte de Clignancourt et l’arrivée au vrai terminus, dans cette même station, par la rue Belliard de l’autre côté de la Petite Ceinture).

Comme les deux dessertes qu’elle remplace, la ligne 341 ne fonctionne que du lundi au vendredi, mais désormais toute la journée de 7h à 20h — alors que la ligne 540 ne fonctionnait qu’aux heures de pointe. Elle offre un passage toutes les 8 à 10 minutes en pointe (équivalent à l’ex-540, et environ deux fois mieux que la ligne 340), et toutes les 15 minutes en heure creuse (là où le 540 ne fonctionnait pas, et environ deux fois mieux que le 340).
Sur la nouvelle ligne 340, l’offre reste sensiblement identique, avec une desserte de toute la ligne en semaine, toutes les 15 à 30 minutes environ, et un service partiel entre Gabriel Péri
et l’hôpital Beaujon le week-end, toutes les 45 minutes environ.

La ligne 341 permet ainsi une meilleure liaison entre les stations Mairie de Clichy 
, St-Ouen 
, Porte de St-Ouen 
et Porte de Clignancourt 
. Entre les portes de St-Ouen et des Poissonniers, elle vient également épauler la ligne PC3, qui en a bien besoin. L’arrêt Porte de St-Ouen — Hôpital Bichat n’est hélas pas commun entre 341 et PC3, ce qui empêchera aux voyageurs de bénéficier vraiment du tronc commun entre les deux lignes [2]. A contrario, le nouveau terminus à la Porte de Clignancourt (rue Belliard) évitera les boucles ubuesques que l’ancien 540 devait effectuer au départ !
En plus de ces deux restructurations importantes, cinq lignes voient leur offre renforcée, de manière plus ou moins visible : deux liaisons entre Paris et la Petite Couronne, une rocade dans les Hauts-de-Seine et deux dessertes locales dans le Val-de-Marne.
Depuis le 5 octobre, la ligne bénéficie de moyens supplémentaires les dimanches et fêtes pour mieux garantir les intervalles théoriques. Un peu comme sur la ligne 54 le mois dernier, il ne s’agit donc pas d’augmenter l’offre théorique (en abaissant les intervalles annoncés entre deux passages, par exemple) mais d’augmenter les temps de parcours et les marges aux terminus pour assurer les départs dans de meilleures conditions.
Bien que ce renfort d’offre ne fasse pas partie du plan de renfort bus destiné à soulager la ligne 
(pas assez significatif, limité au dimanche, et sur un tronçon moins saturé que le nord de la ligne), la ligne 58 assure une desserte complémentaire entre les stations Porte de Vanves et Montparnasse — Bienvenüe. Elle améliore également la desserte locale entre Vanves, le 14e arrondissement et le centre de Paris.

Signalons également que le trajet de la ligne est légèrement modifié dans le secteur de Vavin, cette fois depuis le 6 octobre, en direction de Châtelet : la ligne abandonne la rue Stanislas et l’arrêt Stanislas — Vavin ; elle emprunte désormais le boulevard du Montparnasse, profitant du site propre créé pour la ligne 91, dessert l’arrêt Vavin en commun avec cette même ligne, et rejoint son itinéraire normal par le boulevard Raspail. La même modification a été mise en place sur la ligne 82. L’intérêt de cette modification est double :
l’itinéraire des deux lignes est réassocié sur le boulevard du Montparnasse et le boulevard Raspail et l’arrêt Vavin est desservi dans les deux sens, ce qui est plus lisible ;
l’abandon de la rue Stanislas, où le bus passait parfois difficilement, évite aussi un virage à gauche un peu malcommode pour sortir du site propre au milieu du boulevard du Montparnasse.
Signalons que ce changement constitue là aussi une deuxième et dernière étape : en sens inverse, les 58 et 82 avaient déjà abandonné un bout de la rue Vavin (pour faire le détour par le carrefour Montparnasse/Raspail) le 22 novembre 2004, à la mise en service du site propre.
Cette ligne transversale de l’ouest parisien bénéficie d’un « service » supplémentaire du lundi au dimanche — en clair, un machiniste et un véhicule effectuant un certain nombre d’allers-retours durant une journée de travail. Cela représente une augmentation de 3 % du nombre de services du lundi au samedi, et 5 % les dimanches et fêtes. On peut dire que l’offre perçue par le voyageur a progressé sensiblement dans les mêmes proportions, améliorant d’autant le service sur une ligne où les fréquences restaient modestes (7 à 8 minutes en pointe, 10 à 11 minutes en mi-journée), bien qu’elle desserve des pôles importants (Hôpital Américain, Porte Maillot, Tour Eiffel, Gare Montparnasse, Quartier Latin), sur un axe apprécié des riverains des 6e, 7e et 16e arrondissements, car très complémentaire au métro.
Elle bénéficie également, comme la ligne 58, d’un nouvel itinéraire dans le secteur de Vavin.
— Rueil-Malmaison 
Rocade importante en banlieue ouest, la ligne 467 a été inscrite dès l’origine au programme « Mobilien », et relie notamment les gares de Rueil-Malmaison 
, St-Cloud 

, Parc de St-Cloud 
, Pont de St-Cloud 
et Pont de Sèvres 
. Malgré tout, sa desserte reste globalement médiocre, et notamment très loin de la norme « Mobilien » en heure creuse (un bus toutes les 10 à 20 minutes), le samedi (un bus toutes les 25 minutes environ), le dimanche (un bus toutes les heures le matin, toutes les 35 minutes l’après-midi), ou encore en soirée (fin de service à 22h environ).
Depuis lundi, la ligne est renforcée, mais uniquement aux heures de pointe du lundi au vendredi, pour améliorer notamment la desserte des lycées Passy, Buzenval et Daniélou, à Rueil. L’offre est augmentée de 8 % entre Rueil-Malmaison
et Rueil-Malmaison — Henri Régnault, et de 10 % entre Rueil-Malmaison — Henri Régnault et Pont de Sèvres
:
| Sous-ligne | LàV scolaire av. | LàV scolaire ap. | LàV vacances | Samedi | Dimanche et fêtes |
|---|---|---|---|---|---|
Rueil-Malmaison > Pont de Sèvres | 76 | 84 | 65 | 39 | 20 |
Rueil-Malmaison > Rueil-Malmaison — Henri Régnault | 19 | 19 | 2 | 9 | 3 |
Rueil-Malmaison — Henri Régnault > Pont de Sèvres | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 |
Pont de Sèvres > Rueil-Malmaison | 77 | 85 | 65 | 39 | 20 |
Rueil-Malmaison — Henri Régnault > Rueil-Malmaison | 23 | 23 | 4 | 11 | 4 |

— Les Hauts de Bry (SFP)En service depuis 2003, cette navette assurant la desserte locale entre Bry-sur-Marne
et le quartier des Hauts de Bry (notamment de la SFP) est renforcée par la mise en place d’un troisième véhicule, aux heures de pointe du lundi au vendredi, assurant trois allers-retours supplémentaires le matin, et trois le soir.
: Laplace
— Villejuif Louis Aragon 
Mise en service le 4 juin 2002, la ligne
(indicée 580), n’était à l’origine qu’une navette entre Villejuif — Louis Aragon
et l’Institut Gustave Roussy, sans arrêt intermédiaire. Elle a ensuite été prolongée jusqu’à Laplace
, le 1er mars 2004, en desservant au passage les arrêts des lignes 162 puis 323, offrant ainsi un point de rabattement supplémentaire pour l’Institut tout en proposant une nouvelle rocade dans le secteur. Depuis lundi, l’offre est augmentée du lundi au vendredi, passant de 45 à 52 passages en direction de Laplace (+ 16 %), et de 49 à 55 passages en direction de Villejuif (+ 12 %) ; le week-end, l’offre est inchangée (26 allers-retours, soit environ un bus toutes les 30 minutes de 7h à 19h).

La semaine prochaine, c’est au tour de la ligne 564, l’une des navettes de Rueil-Malmaison, d’être restructurée pour mieux desservir le centre-ville.
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Dernier : 30/10/2008, 19h10 • Musicien77
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Le Corby show
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Dernier : 30/10/2008, 19h10 • Musicien77
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L'actualité du mois
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La ligne 14, dix ans déjà
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