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Les services de secours ont utilisé le tunnel de Villejust, sur la LGV Atlantique, pour un exercice grandeur nature dans la nuit du 29 au 30 mars. De quoi tester, comme une fois par an environ, les procédures et les moyens d’intervention (notamment un lorry pour intervenir plus vite dans les tunnels ferroviaires).
Brancardiers, sapeurs-pompiers, médecins de la Croix Rouge et du Samu, et une soixantaine de voyageurs ont passé la nuit dans le TGV entre samedi et dimanche. Mais c’était pour la bonne cause : un exercice de sécurité grandeur nature, pendant la fermeture nocturne de la ligne (0h30 — 4h) pour simuler un accident dans le tunnel de Villejust (Essonne) et tester les moyens de secours et les procédures d’intervention qui devraient être mises en œuvre en pareil cas.
Le TGV Atlantique, « accidenté » suite à un acte de malveillance fictif, était bloqué à environ un kilomètre de la tête nord du tunnel de Villejust. Un tunnel bitube (un tube par voie) qui, avec ses 4802 mètres, est le plus long d’Île-de-France [1].

À bord du TGV, 59 voyageurs à évacuer, qui seront triés en quatre catégories : « impliqués » (indemnes), décédés, « urgences absolues » (pronostic vital engagé) et « urgences relatives ». Les secours, qui doivent se frayer un chemin dans les voitures malgré la chaleur, évacuent les blessés sur un lorry, un chariot à moteur sur rail. Le lorry, vraie vedette de l’exercice (c’est lui qu’on testait) permet d’amener plus vite les hommes et le matériel à pied d’œuvre au milieu du tunnel, et d’en sortir plus vite les victimes. L’utilisation du lorry sera néanmoins contrariée par un problème de freins, qui obligera momentanément les sapeurs-pompiers à évacuer certains blessés à pied.

À la sortie du tunnel, côté Villebon, un hôpital de campagne (plusieurs tentes) permet de répartir les victimes, protégées dans des couvertures de survie, selon la gravité de leurs blessures.
Les voyageurs indemnes et les valides passeront, eux, par un rameau de liaison, pour être évacués par un TGV de secours arrivé dans le deuxième tube.
« Les enseignements de l’exercice devaient permettre de valider le plan d’intervention en tenant compte de la spécificité du tunnel », selon le commandant des sapeurs-pompiers, Pascal Reversat, cité par l’AFP. Outre le lorry ont ainsi été testés les systèmes radio et les moyens pour apporter l’alimentation électrique sur place (nécessaire à l’éclairage et au fonctionnement des outils de désincarcération).
Au total, près de 300 personnes ont été mobilisées : environ 150 sapeurs-pompiers, une trentaine de personnes du SAMU, vingt de la Croix Rouge, des gendarmes, et des responsables de la préfecture et de la mairie, de quoi simuler en fait le déclenchement d’un Plan rouge.
Bilan final de l’exercice, avant que le tunnel ne soit rendu à l’exploitation vers 4 heures : trois morts, 13 blessés graves, 8 blessés légers et 35 voyageurs indemnes. Mais ce n’est qu’un exercice : dans la vie réelle, en plus de vingt-cinq ans, le TGV n’a été à l’origine d’aucun accident mortel.
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Dernier : 7/04/2008, 14h50 • Jeff :o)
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[1] Le deuxième est le tunnel de Meudon (3363 m), ouvert en 1902 et qui voit passer aujourd’hui le 
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De nouveaux cas à la STRAV
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Dernier : 7/04/2008, 14h50 • Jeff :o)
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