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RERA
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Deux fois plus de trains depuis le 4 février...

Deux fois plus de retards sur le RER A 13 février 2008

Pleine de promesses pour les Cergypontains et les Marnovalliens — qui y gagnent sur le papier un train toutes les 10 minutes — la nouvelle grille horaire du RERA entrée en vigueur le 3 février connaît des débuts catastrophiques. Déjà habituée aux petits matins difficiles, la ligne la plus chargée d’Île-de-France vit maintenant dans un chaos permanent, qui commence un peu avant 8 heures, et se termine dans le meilleur des cas à midi.

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13 minutes prévues entre Nation et Étoile
mais les horaires ne sont plus jamais respectés.

Les difficultés ne sont clairement pas nouvelles sur la ligne RERA : sans même évoquer quelques gros incidents aux conséquences spectaculaires, il est tout à fait courant de devoir laisser passer deux ou trois RER avant de monter le matin à Gare de Lyon, Châtelet — Les Halles ou Auber, et de rester prisonnier de très longues minutes en tunnel à partir de Vincennes tellement le trafic s’écoule mal en aval. Et les retards cumulés en fin de pointe (vers 9h30) atteignent couramment 15 à 20 minutes, voire bien davantage. Au retour le soir, la circulation est heureusement moins mauvaise, mais le retard accumulé à 19h30 est du même ordre (15 minutes), et depuis plus de vingt ans...

Ces difficultés avaient déjà tendance à devenir de plus en plus banales : le mois de novembre 2006, particulièrement mauvais pour la régularité et les conditions de transport sur la ligne, a été suivi de trois mois presque aussi pénibles pendant l’hiver 2006/2007. Et depuis octobre 2007, le chaos est à nouveau fidèlement au rendez-vous le matin — c’est-à-dire qu’en plus de la charge exceptionnelle (environ 60 000 voyageurs/heure, et 1,1 million/jour, et les chiffres ne diminuent évidemment pas d’année en année), il faut composer avec un temps de trajet de moins en moins aléatoire... et de plus en plus rallongé au quotidien. L’horaire donne 13 minutes entre Nation et Étoile, la moyenne réelle est plutôt de 18 minutes, et les trajets en 25 à 27 minutes ne sont plus exceptionnels. Pour ceux qui viennent de banlieue (ou qui vont y travailler), avec un trajet théorique en une demi-heure, il sera donc prudent de compter une heure. Et d’avoir tous les jours avec soi un bon bouquin (dans un RER bondé, les journaux prennent trop de place).

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Image classique de la pointe du matin
le 7 février, par suite d’un incident de signalisation vers Châtelet qui perturbe la circulation, la mission BTON 61 est retenue plus de deux minutes à quai à Nation. Sans aucune information aux voyageurs, qui commencent à trouver le temps long. Le train UZAL 61 qui circulait à peu de distance derrière est contraint de patienter en avant-gare. On notera la surreprésentation des MI 84 (moins capacitaires) à cette heure, pourtant la plus chargée de toute la journée.

Chercher midi à 14 heures

Ce lundi 4 février, qui marquait les « vrais » débuts de la nouvelle grille horaire, a cependant repoussé les limites du pire. C’est bien simple : sur les 8 jours ouvrables recensés depuis, la ligne A a été profondément désorganisée sept fois. Un seul répit hier, mardi 12, où le trajet durait « presque » le temps prévu et où le retard à 9h30 ne dépassait pas 10 minutes. Le reste du temps, la ligne était bel et bien totalement « cassée », comme disent entre eux les régulateurs de la SNCF.

Ce qui est nouveau — et qui change tout en fait — c’est que les difficultés du matin ont désormais des répercussions mécaniques pendant très longtemps. Livrons-nous à un petit calcul pour l’expliquer.

Pendant une grosse heure dite « d’hyperpointe » (7h56 — 9h06 à Châtelet), l’horaire prévoit depuis des années un intervalle de 2 minutes, soit 30 trains/heure. Les difficultés de circulation (notamment l’affluence, qui entraîne des arrêts plus longs en gare) font qu’en pratique, le débit de la ligne est limité à environ 24 trains/heure. Ce qui explique au passage que le retard aille croissant entre 8 heures et 9 heures. À 9 heures, en fin d’hyperpointe, on peut considérer qu’il sera au mieux de 10 minutes, hors incident, soit 6 trains à « recaser » ensuite.

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Pas d’annonce faite...
Alors que le conducteur sait exactement le temps de retenue en station que lui impose le chef de régulation du PCC de Vincennes.

Pendant 30 minutes ensuite (9h06 — 9h36), les intervalles passaient à 2 minutes 30, soit 24 trains/heure. Puis on arrivait à partir de 10 heures en période creuse, avec des intervalles de 5 minutes, soit 12 trains/heure. Compte-tenu de la capacité encore disponible (12 autres trains/heure !), le retard qui s’était mécaniquement propagé jusque vers 10 heures pouvait ainsi être résorbé au pire en 30 minutes. Et le trafic normal était rétabli vers 10h30.

Or la principale nouveauté apportée par l’horaire du 4 février, c’est qu’il y a désormais pendant la semaine un train toutes les 10 minutes vers Cergy et Marne-la-Vallée, y compris en heures creuses. Cette nouveauté a conduit a réorganiser la grille, et à proposer désormais des séries de trois trains au lieu de deux dans Paris : un Boissy — St-Germain (conservé à l’identique), un Marne-la-Vallée — Cergy et un Noisy-le-Grand — Poissy (limité une fois sur deux à La Défense). Il y a ainsi 18 trains/heure en heure creuse, et un intervalle moyen de 3 minutes 20 sur le tronçon central.

Le retard « habituel » de 10 minutes met ainsi deux fois plus longtemps à se résorber : une heure. Et au moindre petit grain de sable qui viendrait gripper la mécanique pendant la pointe du matin, le retard cumulé passe à 20, 30, voire 40 minutes... Il faudra ainsi 2, 3, voire 4 heures pour en gommer l’effet. C’est-à-dire que le RER ne retombera sur ses pieds (et le voyageur sur la grille horaire théorique, sans modification ni suppression de desserte, et sans risque de rater ses correspondances bus en grande couronne) que vers midi, voire 14 heures [1].

Et depuis le 4 février, la règle est bien un retard cumulé de 30 à 45 minutes après la pointe du matin. La méthode privilégiée par la SNCF en pareil cas est de supprimer un certain nombre de trains, ou plus exactement de rebaptiser les trains suivants pour « recoller » plus vite à l’horaire. Exemple : la mission TEDY 65 arrive à Poissy à 10h18, avec un retard de 20 minutes. Elle est en principe réutilisée sur OKEY 76, qui aurait dû partir à 10h08. On peut soit choisir de ne rien changer — mais le RER repartira au mieux vers 10h22, ce qui fait un retard de 14 minutes pour OKEY 76 — soit décider de rebaptiser ce train OKEY 78 en le faisant partir à 10h28, à son heure prévue. Une pratique également dictée par le manque de matériel et de conducteurs en réserve (côté SNCF, pour la ligne A : un pendant chaque pointe, un à Cergy entre 4h et 6h, et un en mi-journée), qui ne laisse guère d’autre solution pour revenir à l’horaire normal.

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DJIB 96 à Bry-sur-Marne le 13 février
Mais est-ce bien DJIB 96 avec 32 minutes de retard ? Ou alors DJIN 02 comme semble l’indiquer le TID à droite sur la photo, et qui n’aurait que 12 minutes de retard ? Tout le monde semble perdu...

Or la RATP n’aime pas supprimer des trains : c’est s’exposer à un malus du STIF, car le contrat ne sera pas rempli. Et puis il faut réorganiser les roulements des conducteurs et du matériel : c’est pénible. Elle préfère donc la plupart du temps continuer à faire circuler tous les trains prévus, en s’efforçant de résorber le retard petit à petit. Une politique théoriquement plus favorable au voyageur... mais qui peut démultiplier les perturbations. Un exemple : en cas de perturbations le soir, le PCC RATP demande régulièrement à ce que la régulation SNCF ne supprime ou ne débaptise aucun train. Or si le trafic est difficile dans Paris, les perturbations se propageront inévitablement en amont, jusqu’à Nanterre, voire sur le viaduc... Et au bout du troisième RER qui stationne en attendant d’entrer sur le tronçon central, c’est également le trafic de la ligne TransilienL (Paris-St-Lazare — Cergy - Le Haut) qui se trouve bloqué.

Les connaisseurs — c’est-à-dire les opérationnels de la RATP et de la SNCF — avaient bien tenté de prévenir, compte-tenu des difficultés déjà constatées avant, que la nouvelle grille contenait en germe un cataclysme. Les décideurs ont préféré se concentrer sur le gain théorique, en garantissant que « mais si, ça passe ! ». Résultat...

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Affiche horaire du RER A, en direction de l’Ouest
avec la nouvelle grille, les horaires théoriques sont devenus peu lisibles (il y a énormément de différences entre la semaine et le week-end), et surtout... peu utiles.

Résultat : on pourra (hélàs) bientôt se passer totalement d’horaires sur le RERA. Non pas parce que les fréquences y sont élevées (sur les branches, ce n’est pas toujours vrai), mais parce qu’au regard de la situation réelle sur le terrain, ils n’ont plus aucun intérêt.

« Les usagers », un prétexte bien... usé

On entend objecter d’ici que tout ça n’est que la conséquence d’une affluence extrême. Pas moyen de faire mieux avec 60 000 voyageurs/heure, en somme : la fatalité nous assaille. C’était d’ailleurs la réponse de Pascal Auzannet, directeur du Département RER à la RATP, lorsque Christian Menanteau lui a demandé des explications pour RTL le 7 février : « La ligne A du RER est une des lignes qui, en termes de trafic, est la plus importante du monde », a suavement commenté notre directeur. « Chaque jour, c’est une véritable prouesse technique que de transporter plus d’un million de voyageurs sur l’ensemble de la ligne A. Alors, ce qui s’est passé hier, c’est qu’en plus de ce phénomène que l’on constate tous les jours à l’heure de pointe, il y a eu un arrêt de la ligne D du RER à la Gare de Lyon, où c’est un lieu d’échanges extrêmement important. Donc, cela a effectivement aggravé la situation ».

C’est en partie vrai. La grève « surprise » sur le RERD le 6 février a évidemment créé des reports de trafic ingérables sur le RERA (un voyageur a fini par se trouver mal dans la mission ZARA 59, immobilisée à Auber en attendant les secours, avec des conséquences immédiates sur le trafic en amont, et un retard cumulé de 45 minutes en milieu de matinée). Et l’affluence est délicate à gérer au quotidien.

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L’affluence est clairement devenue un problème sur le RER A
mais la RATP se met-elle vraiment en situation d’y faire face ?

Mais c’est en partie éluder le problème. Ces huit derniers jours ont également été marqués par plusieurs incidents techniques : « avarie au matériel » à Châtelet le 6 février au soir (25 minutes d’attente à la clé si on allait sur l’une des branches, rapporte Jean-Paul Chapon sur Paris est sa banlieue), « problème de signalisation » à Châtelet le 7 février (qui crée à nouveau une affluence extrême dans les trains et une désorganisation totale de la circulation), embolie inexpliquée aux voyageurs le 8 février (ils auront juste constaté que tous les trains sont annoncés « retardés » vers 9h15, dans les deux directions), etc.

Ce lundi 11, on se résoud — événement ! — à supprimer 12 allers-retours pour ramener le retard de 45 à 15 minutes dans la matinée. Le mardi 12, journée « presque » calme, le retard cumulé en fin de pointe est tout de même de 20 minutes, ce qui fait un peu moins de 10 minutes vers midi (mais aucun train n’est supprimé). Enfin ce matin, trois trains sont garés plus tôt que prévu sur les voies centrales de Vincennes, pour limiter le trafic sur le tronçon central.

Et malgré cela, les chiffres restent éloquents : à la pointe du matin entre Nation et Étoile, il a systématiquement fallu entre 25 minutes et 27 minutes 30 (sauf ce mardi 12 : 14 minutes 50). Les trains arrivent à Nation avec un retard compris entre 15 et 27 minutes, ils repartent d’Étoile avec un retard de 28 à 40 minutes.

En se contentant d’accuser l’affluence, Pascal Auzannet, en poste depuis plus d’un an, n’a manifestement pas pris la mesure du problème. Il n’a surtout pris aucune mesure significative pour y remédier. Au contraire.

-  Les errements déjà constatés dans la gestion des circulations se propagent. Exemple de décisions ineptes : quand, le soir, une mission OLAF (La Défense — Torcy) est supprimée pour faciliter l’écoulement du trafic, ses arrêts sont reportés... non pas sur la mission QAHA qui circule 4 minutes avant, mais sur celle qui circule 6 minutes après. Ce train, devenu QTZZ, dessert donc Noisiel et Lognes 16 minutes après le précédent... et 4 minutes avant le nouvel OLAF qui n’est pas supprimé, lui.

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SIEL à Bry-sur-Marne le premier jour
DJIB 88 à quai a exactement 20 minutes de retard. Derrière, QIWI 90 en collectionne 30, QIWI 92 : 20, DJIB 92 : 27 et DYLA 94 n’est pas encore parti de la Défense et pour cause : il sera supprimé, comme DYLA 90 qui circule habituellement entre QIWI 90 et QIWI 92. Ces deux dernières missions ne seront pas rendues omnibus, créant un temps d’attente dans cette gare de... 27 minutes au lieu de 10 théoriques.

Comme cette mission QTZZ a collecté davantage de voyageurs sur le tronçon central et marque 3 arrêts supplémentaires (Bry-sur-Marne, Noisiel et Lognes), sa marche est ralentie d’autant et elle finit même par gêner le train suivant. C’est-à-dire tout le contraire du but poursuivi : regagner un peu de temps perdu.

En mi-journée, c’est encore pire : le PCC oublie régulièrement de recréer des arrêts s’il supprime un train. À Neuilly-Plaisance ou Bry-sur-Marne, on attendra ainsi anormalement longtemps (jusqu’à une demi-heure, alors que l’intervalle théorique ne dépasse jamais 10 minutes) si plusieurs missions « Noisy » sont supprimées à la suite (les QIWI/QIKY qui restent sont normalement sans arrêt de Val de Fontenay à Noisy-le-Grand). Autre variante : une mission est bel et bien rendue omnibus, mais l’affichage en gare n’est pas modifié. Trompant ceux qui sont restés à attendre au chaud dans la salle d’échanges et ceux qui, dans les gares précédentes ont suivi les indications et sont sagement descendus avant. Encore plus vicieux : les tableaux indicateurs de desserte sur les quais sont modifiés correctement... Mais SIEL ne l’est plus toujours. À qui se fier ? Et comment ne pas en déduire qu’il y a un sérieux laisser-aller dans les décisions de régulation, et leur communication aux voyageurs ?

-  Les informations restent d’ailleurs vagues, sinon totalement inexistantes : on ne compte plus les matinées où les écrans SIEL se contentent d’un « suite à divers incidents, le trafic est perturbé sur l’ensemble de la ligne ». Comme si l’informateur, déjà peu loquace en temps normal, avait définitivement renoncé à expliquer quoi que ce soit, en attendant de compter les points (pardon, les minutes) en fin de pointe. Les arrêts de deux minutes en gare « pour régulation », parce que ça circule déjà très mal en aval, deviennent courants. Mais les voyageurs n’en sont quasiment plus informés, comme si tout cela n’avait plus aucune importance. D’ailleurs, les perturbations créées par l’affluence, autrefois annoncées par un bandeau jaune sur SIEL, sont désormais annoncées sur fond bleu, comme une information « normale » (n’abandonnez pas vos bagages, la carte orange disparaît, travaux le week-end prochain à Houilles, etc.). Et il n’y a pratiquement plus d’annonces, ni en gare, ni dans les trains. Tout un symbole.

-  Les incidents techniques ne disparaissent pas (rail cassé, signalisation, trains...), preuve que le matériel et les infrastructures ne sont pas loin de leurs limites, et par conséquent que leur maintenance n’est plus à la hauteur de l’enjeu (1,1 million de personnes par jour, rappelons-le, c’est-à-dire 30 à 50 % de plus que toutes les autres lignes franciliennes).

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Encore 17 minutes d’attente...
... à Noisy-le-Grand, alors que le précédent train a desservi cette gare à 12h46. Pas un mot dans le bandeau d’annonces. Juste celles sempiternelles de vigipirate ou celles annonçant des travaux.

-  La nouvelle grille n’a pas été l’occasion de revoir les temps de parcours à la pointe du matin, pour les rendre plus conformes à la réalité : on continue d’annoncer des trajets Nation — Étoile en 13 minutes vers 8h45, ce qui est totalement folklorique pour ne pas dire mensonger (le temps de parcours théorique n’est jamais respecté, sauf certains jours pendant les vacances scolaires). Dans le même ordre d’idée, la conception du nouvel horaire n’a pas tenu compte du retard habituel en fin de pointe : au-delà de Houilles, certains RER sont donc semi-directs jusqu’en milieu de matinée (sous l’effet du retard cumulé), à une heure où les missions omnibus Paris-St-Lazare — Nanterre — Cergy censées jouer le rôle de complément ont déjà cessé de circuler. Coquetterie de puriste ? Non : continuer à afficher des horaires irréalistes, c’est mettre toutes les chances de son côté pour créer des retards, qu’il est si difficile de résorber ensuite.

-  Sur le terrain, plus aucun effort n’est fait pour faire respecter les temps de stationnement de 50 secondes (condition indispensable pour que l’intervalle de 2 minutes entre les trains soit viable) : annonces minimalistes à Gare de Lyon et Châtelet auxquelles plus personne ne fait attention (indiquer la destination du train serait déjà un plus pour rendre le message plus vivant et donc mieux écouté), et les « assistants de régulation » sur le quai n’organisent plus les montées et les descentes. La foule est donc livrée à elle-même, avec les bousculades et les pertes de temps que cela suppose.

-  Les conducteurs adoptent des pratiques de conduite « prudentielles » totalement contre-productives. La méthode du « 10/50 » (départ à 10 km/h pendant 50 mètres), en principe réservée aux cas d’extrême affluence où on n’a pas pu bien confirmer la fermeture des portes, devient quasiment la règle en pointe sur le tronçon central. Alors même qu’il existe des caméras, des miroirs, et les fameux « assistants de régulation » pour garantir que tout s’est bien passé. En prime, les dégagements ont plutôt lieu à 5 km/h sur 150 mètres, ce qui a évidemment des conséquences très lourdes sur le débit (la signalisation est conçue pour que les trains dégagent chaque gare le plus vite possible, pour ne pas obliger le train qui arrive derrière à s’arrêter). Le « 10/50 » devient même utilisé dans des situations où il ne sert absolument à rien — lorsque les RER ont « ramassé » presque tout le monde, et où il ne reste qu’une poignée de voyageurs sur le quai. Avant d’accuser l’affluence, il serait urgent de mettre un terme à cette dérive lamentable — d’autant que la ligne A a parfaitement fonctionné sans cela entre 1988 et 1995, à sa période la plus critique (avant la mise en service complète du RERD).

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Dans le sens le plus chargé, les MI 84 règnent en maître le matin
alors que les MI 2N sont préférentiellement engagées en sens inverse, pour que l’on puisse voyager assis entre Cergy, Poissy et Paris. Les voyageurs de Marne-la-Vallée ou de Paris intra-muros n’avaient qu’à avoir des édiles aussi revendicatifs...

-  Les MI 2N, plus capacitaires, sont toujours engagées à mauvais escient : pour que les voyageurs puissent faire Cergy — Paris confortablement assis le matin, alors qu’à la même heure entre Nation et Étoile, la question n’est pas de voyager assis, elle est de voyager tout court : avec en moyenne un MI 2N pour cinq trains (plus deux MI 84 et deux MS 61), il est en général impossible de monter dans le premier RER. Avec le risque de bousculades sur le quai que cela crée ensuite.

-  La RATP n’a pas su anticiper la mise en place de la nouvelle grille, et l’augmentation d’offre qu’elle impliquait. Selon nos informations, au début de l’hiver, elle aurait souhaité différer son application. Demande finalement rejetée par le STIF (la date du 4 février est arrêtée depuis environ six mois), d’où des difficultés au quotidien : les moyens sont très tendus, il y a désormais peu de réserves, et donc beaucoup moins de marge de manœuvre pour injecter ici une rame, là un conducteur, et atténuer les effets d’un retard. Comme Transilien SNCF a par ailleurs appliqué la nouvelle grille sans marge de manœuvre supplémentaire (un seul conducteur de réserve à toute heure pour la ligne A), il n’y a plus d’autre choix que de laisser les retards se résorber seuls. D’où les dérives de 10 minutes qui perdurent à midi, déjà évoquées plus haut.

-  La RATP a également refusé catégoriquement d’accueillir un « M. Transilien » au PCC de Vincennes, pour améliorer l’interface avec la SNCF. Les communications entre les deux entreprises restent donc aléatoires, et en tout cas insuffisantes eu égard à l’enjeu, là aussi. À noter qu’au contraire, la SNCF a fait un pas en avant en mettant en place début février un gestionnaire de moyens à Nanterre, pour gérer au plus près ses conducteurs et ses relèves.

Promis-juré, la semaine prochaine on arrête

Dans ce contexte difficile, l’objectif affiché dans les nouveaux contrats RATP-STIF pour la période 2008-2011 fait figure d’aimable plaisanterie. Chacun s’est fait plaisir avec pas moins de 150 indicateurs, censés surveiller la propreté des gares, la « sécurité du freinage » (sic), le temps d’information des voyageurs, la disponibilité des escaliers mécaniques, et on en passe évidemment beaucoup. Avec des bonus/malus à la clé, qui peuvent atteindre 23 M€ pour la RATP.

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D’autres contrats qui font rire jaune ou voir rouge...
ceux dont Gaston Lagaffe réussit toujours in extremis à empêcher la signature (© Dupuis)

L’intention est louable. Mais le principal problème aujourd’hui, sur le RER, c’est la régularité : c’est par exemple directement pour cette raison que le RERB avait manqué sa certification en 2004. Et le RERA n’est évidemment pas mieux loti, même s’il manque d’associations d’usagers pour plaider sa cause.

Or le nouveau contrat prévoit que 98 % des métros circulent « à l’heure » sur chaque ligne et surtout... 94 % des RER sur les lignes A et B. Et que les voyageurs soient systématiquement informés en moins de 5 minutes sinon.

Une aimable plaisanterie donc que ce contrat, parce que les objectifs, confrontés à l’expérience quotidienne, apparaissent aujourd’hui parfaitement hors de portée. 94 % des trains à l’heure sur le RER A, rapportés aux 579 trains chaque jour ouvrable, cela n’autorise que 34 trains en retard. Un jour normal, il n’y a déjà aucun RER à l’heure sur le tronçon central vers La Défense à l’hyperpointe (8h — 9h), ce qui épuise totalement le crédit pour la journée. Et avec les répercussions des retards en mi-journée, et la pointe du soir qui connaît aussi son lot de déboires, on sera bien sûr très loin du compte.

Quant à l’information, le sujet a déjà été évoqué plus haut : à l’heure actuelle, il est peu fréquent d’avoir une information en cas de perturbation, à fortiori une information claire (« un signal reste bloqué à Châtelet et entraîne un retard de 22 minutes depuis Vincennes », et non pas « le trafic est perturbé suite à un incident technique »), et à fortiori dans les 5 minutes.

On espère que les pénalités seront suffisamment dissuasives pour changer la donne — mais sans grande illusion : 23 M€ sur un budget total d’environ 2 milliards € pour la RATP, c’est coûteux pour l’image, mais évidemment assez indolore en termes financiers.

La (non-)gestion des priorités

Chevaliers de l’apocalypse — euh, pardon, voyageurs du RER A —, il est en tout cas urgent de... prendre votre mal en patience. La ligne ne figure nulle part parmi les priorités affichées, ni à la RATP (qui préfère s’engager résolument en faveur de Métrophérique) ni chez les élus locaux ou régionaux, qui répètent à longueur d’interviews et de déclarations publiques que leur « priorité », c’est la ligne Métro13. Une ligne « prioritaire » où l’on n’a toujours rien décidé, sauf de lancer une énième étude et d’ergoter encore sur la meilleure solution au meilleur coût, alors que la solution réellement efficace est parfaitement connue depuis 14 ans : le prolongement de la ligne Métro14 et la reprise d’une des deux branches, qui figurait clairement sur le Schéma Directeur de la Région Île-de-France dès 1994.

Or si rien de concret n’a été fait en 14 ans pour résoudre les difficultés d’une ligne unaniment « prioritaire », on imagine sans peine — mais en étant saisi d’une abyssale sensation de vertige — dans quel genre de délais on peut espérer une amélioration sur une ligne qui ne l’est pas...

Notons que la nouvelle grille horaire partait pourtant d’un bon sentiment ; mais que comme trop souvent, ce sont les moyens, l’appréciation correcte de la situation et la volonté d’y remédier qui font défaut. Et comme il paraît impensable de revenir en arrière en pleine période électorale, il serait judicieux que la RATP, la SNCF et le STIF s’accordent très vite pour trouver les moyens et la volonté. À moins de tenir absolument à donner des arguments à ceux qui réclament une « privatisation » ou une « mise en concurrence » des transporteurs publics.

Dernière mise à jour
14 février 2008  17h33
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Notes

[1] La petite bidouille assez courante au métro, qui consiste à faire circuler quelques trains supplémentaires en flanc de pointe ou en heures creuses (où les terminus ont parfois des conducteurs à disposition), pour compenser quelques rames supprimées en pointe, est inapplicable ici : avec un intervalle moyen théorique de 3 minutes 20 sur le tronçon central, il est devenu illusoire de faire circuler des trains supplémentaires en dehors des pointes...

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391 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 43 discussion(s) :
1. Deux fois plus de retards sur le RER A
2 juillet 2008
2. Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
27 juin 2008, par Fibirose
3. Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, par Maxximum
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20 mai 2008, par Erwan
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13 mai 2008
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12 avril 2008, par LST
7. Deux fois plus de retards sur le RER A
10 avril 2008
8. Conduite plus dynamique en rupture d’interconnexion
15 mars 2008, par Haru
9. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 mars 2008
10. Incident d’exploitation
13 mars 2008, par Mr ClioV6
11. 3 rames bloquées entre Bry-sur-Marne et Neuilly-Plaisance !
6 mars 2008
12. Deux fois plus de retards sur le RER A
4 mars 2008
13. Deux fois plus de retards sur le RER A
27 février 2008, par Francois
14. Deux fois plus de retards sur le RER A
22 février 2008, par Marie
15. Les anecdotes du jour sur le RER A
21 février 2008, par Cramos
16. Deux fois plus de retards sur le RER A
21 février 2008
17. Un petit mieux...
20 février 2008, par chep
18. Deux fois plus de retards sur le RER A
19 février 2008, par Antonov
19. Merci beaucoup pour cet article
17 février 2008
20. Deux fois plus de retards sur le RER A
17 février 2008, par Nicole
21. Deux fois plus de retards sur le RER A
17 février 2008, par Marc
22. Deux fois plus de retards sur le RER A
17 février 2008, par Haru
23. Deux fois plus de retards sur le RER A
16 février 2008
24. Deux fois plus de retards sur le RER A
16 février 2008, par Alain
25. Créer une doublure pour le RER A (cette idée date d’avant l’ouverture du RER E)
16 février 2008, par tramway
26. Deux fois plus de retards sur le RER A
16 février 2008
27. Ne tirez pas (trop fort !...) sur le STIF
15 février 2008, par NKR
28. Deux fois plus de retards sur le RER A
15 février 2008
29. Le STIF insiste
14 février 2008, par Musicien77
30. Bravo et merci
14 février 2008, par Vivien
31. Deux fois plus de retards sur le RER A
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14 février 2008, par Arkus
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14 février 2008, par EDS_A_DONF
34. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Rouger
35. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Jeff :o)
36. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par pierrick
37. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Rémi1978
38. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Hugues
39. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Jeff :o)
40. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Pierrot
41. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par nanard
42. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par Duplex
43. Deux fois plus de retards sur le RER A
14 février 2008, par LST

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Deux fois plus de retards sur le RER A
2 juillet 2008, 11:02  
Profil du matériel idéal.. CONFORT. 1. Intercirculation intégrale : l’intercirculation intégrale a fait ses preuves, elle fluidifie la répartition des voyageurs dans la rame. 2. Ventilation réfrigérée : a défault d’être une vraie climatisation , et à moindre coût, la ventilation réfrigérée est un réel +, et contribue grandement au confort du voyageur, notamment en heure de pointe. 3. Des sièges plus confortables, 50cm de largeur. s’assoir collé à son voisin n’est pas très agréable. Rendre les sièges plus larges est donc une bonne chose. INFORMATION AUX VOYAGEURS. 4. Remplacer les plans à diode lumineux ASVA par des écrans LCD. Nous sommes au 21ème siècle.. un peu de modernisme ne ferait pas de mal. Les intérêts de ces écrans seraient multiples. Ils permettraient entre autre : d’ndiquer la prochaine station de façon plus lisible, avec éventuellement une estimation du temps jusqu’à la prochaine station, les correspondances en temps réel, la destination. De plus, incorporer de la publicité permettrait de financer ce matériel. 5. A l’extérieur des trains, placer des panneaux d’information à diodes affichant la destination , comme cela se fait dans les pays voisins. Cela permet plus de clarté. GENERAL 6. Revoir le concept MI2N. L’espace offert est plus grand en superficie, mais la plupart des places sont très peu confortables du fait de la hauteur du plafond ou des escaliers. Réduire le nombre d’escalier ou agrandir les comprtiments serait également une bonne chose, agrandissant l’espace disponible. De plus on reproche le temps d’ouverture des portes. N’est-il pas possible d’augmenter cette vitesse ? Voilà 6 propositions. Maintenant, à vous de dire ce que vous en pensez

Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
27 juin 2008, 19:47 • par Fibirose  

je cite "les mi2n sont utilisés à mauvais escient, afin de permettre aux voyageurs de faire cergy paris assis"—>je résume hein ! clairement NON, passé le terminus cergy le haut, rarement assis entre 7h30 et 9h.A Cergy pref, jamais assis, et franchement les mi2n ca court pas les rues non plus ! Globalement, pour avoir pris le rer A a cergy pref durant 2Ans, l’état d’esprit c’est plutôt " j’aimerais bien qu’il reste un bout de porte pour m’adosser un peu ce matin". Sinon c’était globalement "bon encore 55 min au lieu de 42 pour rejoindre châtelet, debout, motivation !". Depuis me suis rabattue sur le Gisors Paris mais à partir de Boissy, régularité pourrie, un train par heure en heure creuse, une correpondance en plus, mais au moins, je pose mes fesses !

Sinon très bon article, et effectivement du grand foutage de gueule ce rer toutes les 10 min. En pratique ce serait plutôt toutes les 15 min ! La régularité ce serait déjà juste génial.


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
27 juin 2008, 21:30 • par Cramos  

mais au moins, je pose mes fesses !

Le problème est bien là : les MI2N n’ont pas vocation à satisfaire le confort des habitants de Cergy (voyager assis) au détriment de ceux du tronçon central (accès au train impossible). Il y a une nuance de taille entre votre souhait d’être transporté assis et le souhait d’être transporté tout court. Or, sur le tronçon central, le matin de Nation à La Défense, c’est bien là que le problème est le plus aigu : le RER n’arrive pas à transporter tout le monde (on ne parle pas d’être assis, mais bien de pouvoir monter dans le train).

Alors si les habitants de Cergy acceptent de voyager debout, le RER A ne laissera personne sur le quai à la Gare de Lyon à 8h30 : il transportera tout le monde... debout, aussi bien depuis cergy, que depuis la Gare de Lyon !


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
30 juin 2008, 20:18  

Prenant le train à sartrouville, je dois avouer qu’il m’est arrivé plein de fois de laisser le train de Cergy complètement rempli et de devoir attendre le suivant, qu’il s’agisse des MI2N ou des MI84..

Cordialement,


Sartrouville, ce n’est pas Cergy
30 juin 2008, 21:07 • par Cramos  

Prenant le train à sartrouville, je dois avouer qu’il m’est arrivé plein de fois de laisser le train de Cergy complètement rempli et de devoir attendre le suivant, qu’il s’agisse des MI2N ou des MI84..

Sartrouville, ça n’est pas Cergy ! Ce sont les habitants de Cergy et leurs élus qui réclament des MI2N pour pouvoir être assis. Et à Sartrouville, vous avez des Z6400 qui peuvent vous emmener à St-Lazare, ou à Nanterre — Préfecture où vous prendrez une MS61 moins remplie.


Sartrouville, ce n’est pas Cergy
1er juillet 2008, 15:07 • par Chep  

« Z6400 ... [jusqu’]à Nanterre — Préfecture où vous prendrez une MS61 moins remplie. »

euh oui, enfin cela fait quand même une belle rupture de charge, d’autant plus que la moitié des couloirs de correspondance sont actuellement neutralisés pour travaux...

(en plus, loi de Murphy aidant, les deux rames orientées vers l’est, la Z6400 et la MS61, arrivent en même temps. Dur choix : courir ou prendre la MS suivante... sachant qu’il n’est pas rare que la MS soit elle même plutôt chargée, ou pire, assurée en MI84)


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
1er juillet 2008, 13:13  
En même temps si on va par là, heuresement qu’on peut monter à Cergy ( et encore, les jours sans perturbations), on est au terminus ! Mais entre voyager 20min debout et 42 ( et encore, c’est plutôt 50min quant ça marche plutôt pas trop mal), il y a une grande différence ! Si on va par là, je suis sure que le matin, ils ont beaucoup plus de place à marne la vallée pour aller vers Paris que nous n’en avons à Cergy pour rejoindre Paris ! Ok, vers val de fontenay et vincennes cela à l’air catastrophique, mais si on va dans ce sens, effectivement, cela arrive très souvent qu’à sartrouville les gens laissent passer plusieurs trains ! Cergy et Vincennes ne sont pas du tout à la même distance, il parait logique que quand on monte à 4 stations de chatelet (pour vincennes) et a 10 ou 12 (pour cergy), le train ne soit pas rempli de la même façon. Si on inverse la tendance, en nous retirant les Mi2N pour les mettre en sens inverse, le problème sera juste inversé, c’est à dire que cela bloquera encore plus a sartrouville ! Non ???

Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
1er juillet 2008, 13:27 • par Cramos  

 ! Si on va par là, je suis sure que le matin, ils ont beaucoup plus de place à marne la vallée pour aller vers Paris que nous n’en avons à Cergy pour rejoindre Paris !

Et bien non justement ! Les personnes de Bussy-St-Georges se plaignent de n’avoir plus de places assises, places occupées par les voyageurs de Chessy et Val-d’Europe. De même, les voyageurs de Torcy protestent quand la mission origine cette gare (YCAR) est supprimée, car ils sont donc contraints de monter dans les deux autres trains qui viennent de Chessy et qui n’ont déjà plus de place assise. Vous n’êtes pas le plus à plaindre.

Le problème est tout aussi (voir plus) aigu sur la branche Marne-la-Vallée que la branche Cergy.

Mais entre voyager 20min debout et 42

Le trajet Vincennes - La Défense prend généralement ce temps là, bien que les horaires officiels prétendent moins à l’hyper pointe, et avec une charge maximale (4 personnes / m²). Vous n’êtes pas le plus à plaindre.


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
1er juillet 2008, 15:07 • par Pierrot  

Le problème est tout aussi (voir plus) aigu sur la branche Marne-la-Vallée que la branche Cergy.

Je confirme vos dires, mon cher Cramos, en ma qualité d’habitué de la branche A4. J’ajouterais également que les usagers de Cergy ont un train au 1/4 d’heure, là où un Marnovallien de Torcy en a un toutes les 5 minutes. Sous-entendu, on a moins de trains, mais on s’entasse pareil que de l’autre côté.

Ceci étant, à Cergy, il y a aussi les Z6400 de PSL...


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
1er juillet 2008, 19:41 • par georges  

Ceci étant, à Cergy, il y a aussi les Z6400 de PSL...

Oui, rappelons opportunément que pour qui n’est pas spécialement attiré par les tours de la Défense, les Z6400 font du Cergy - PSL aux heures de pointes, et qu’à PSL on retrouve la ligne 14 METEOR qui vous emmène gaillardement à la Madeleine, au Châtelet, à la Gare de Lyon, à Bercy, à Tolbiac ... bref, une réelle alternative !!

et les dites Z6400 sont rarement pleines avant Maisons-Lafitte !


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
1er juillet 2008, 18:48 • par Fibirose  
"vous n’êtes pas le plus à plaindre" Justement, ce n’est pas ce que je voulais dire, à la base, je voulais surtout rappeler que je n’ai JAMAIS pu m’asseoir à cergy prefecture ailleurs que sur un strap m’obligeant à me lever à conflans,et ce entre 7h45 et 9h. Et que dèjà, pouvoir s’adosser à un bout de train était déjà un grand bonheur ! je trouvais juste que votre manière de dire les choses donnait vraiment l’impression que nous étions les nantis du Rer A toujours assis dans un deux étages comparés aux voyageurs en sens inverse ! Le 7h51 que je prenais à cergy pref était toujours un Simple étage, par exemple !

Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
1er juillet 2008, 22:21 • par TGV  

Le vrai problème, c’est pas le RER A. Le vrai problème, c’est qu’il y a ni Métrophérique (proche banlieue) ni RERphérique (Grande banlieue) et que donc tout le monde se retrouve dans les transports vers Paris (ce sont les seuls qui existent)

Si ces solutions existaient (pour ça il aurait fallu que les politiques se remuent y a plus de 10 ans quand l’idée a commencé à germer mais que les problèmes n’étaient pas aussi graves), il y aurait une charge nettement moins importante sur les transports existants.


Non on voyage pas tranquilou le cul assis de cergy à paris !
2 juillet 2008, 09:19  
On n’est pas prêt de les avoir... Par contre le RER E peut-être. Ca serait déjà ça...

Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 13:56 • par Maxximum  

RER A : la RATP lance un appel d’offres Source : AFP 27/06/2008 | Mise à jour : 13:29 | . La RATP va lancer un appel d’offres pour l’acquisition de 30 trains à deux étages pour la ligne du RER A pour un montant de 600 millions d’euros.

"La RATP va également proposer une convention au Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) sur la base d’un partage (du financement ) à 50/50, tel qu’annoncé par M. Jean-Paul Huchon".

M. Huchon, le président socialiste du STIF avait confirmé fin mai que le syndicat financerait la moitié de la modernisation de cette ligne saturée, après l’annonce par le président Nicolas Sarkozy que l’Etat financerait l’autre moitié.


Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 15:01 • par Haru  

Voilà une bonne nouvelle. La dépêche ne le précise pas mais on suppose qu’il s’agit en fait de 30 UM. Parce que si on parlait d’US, ça ferait tout de même du 20 millions de l’US, ça ferait beaucoup.

Reste à savoir quelle réactivité sauront avoir les constructeurs, qui est selon moi l’un des principaux points à améliorer pour le développement des transports (la rapidité et le non retard des livraisons des matériels devrait avoir une place de choix pour se décider dans les appels d’offre). La capacité à produire rapidement des matériels (aussi bien roulants que des infrastructures de type portes palières) est un vrai enjeu pour améliorer de façon rapide et efficace les transports collectifs. Or dans le cas du RER A, ça urge, pour ainsi dire.


Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 15:09 • par Musicien77  

Je pense moi aussi qu’il s’agit d’UM, bien que ce ne soit pas précisé.

Pour les délais, les premières rames pourraient arriver pour fin 2010, ce qui est raisonnable vu l’ampleur de la chose.


Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 15:17  
Pour les délais, les premières rames pourraient arriver pour fin 2010, ce qui est raisonnable vu l’ampleur de la chose.

Avec les MS 61 qui sont encore là, il y aurait largement de quoi remplir les ateliers.


Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 16:51 • par Haru  
Fin 2010 parait raisonnable et tout à fait souhaitable, espérons ensuite que les cafouillages RATP récent seront évités (rénovation des MF77 interrompue, MF2000 plus d’un an en retard). C’est vraiment quelque chose qu’il faut développer, à mon sens, mettre en compétition les constructeurs afin de compresser au maximum les délais pour faire face à certaines situations urgentes. Maintenant je fais comme à mon habitude des hypothèses hâtives, nul doute que l’appel d’offre se précisera et l’on en saura plus sur les modalités de celui-ci (notamment s’il s’agit d’un nouveau matériel ou d’une "réedition" du MI2N, d’autant plus qu’il faudra bientôt commander de nouvelles rames du même type pour le E prolongé)

Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 17:00  

Si c’est Alsthom qui remporte le marché, ça m’étonnerait que les premières rames arrivent en 2010 vu que leurs carnets de commandes sont déjà plein pour les 3 prochaines années...

Lunon


Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 19:34 • par IceFlyer  

espérons ensuite que les cafouillages RATP récent seront évités (rénovation des MF77 interrompue, MF2000 plus d’un an en retard)

Ces "cafouillages" sont-ils vraiment directement imputables à la RATP ?


Deux fois plus de retards sur le RER A
27 juin 2008, 17:27 • par Pierrot  

Le Parisien relaie également l’information.

La RATP va lancer un appel d’offres pour l’acquisition de 30 trains à deux étages pour la ligne du RER A pour un montant de 600 millions d’euros, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

« La RATP va également proposer une convention au Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) sur la base d’un partage (du financement ndlr) à 50/50, tel qu’annoncé par M. Jean-Paul Huchon », précise-t-elle.

M. Huchon, le président socialiste du STIF, avait confirmé fin mai que le syndicat financerait la moitié de la modernisation de cette ligne saturée, après l’annonce par le président Nicolas Sarkozy que l’Etat financerait l’autre moitié.

Disposant de portes plus larges que les matériels classiques, ce matériel à deux niveaux offre « une capacité de 50% supérieure à celui des trains actuels (2.500 places au lieu de 1.700 places) », indique la régie. Sur l’ensemble de la ligne du RER A, la capacité sera supérieure de 30%.

La première des 30 rames à deux niveaux sera livrée à la fin 2010. Une tranche complémentaire permettra le renouvellement de l’ensemble du matériel roulant entre 2013 et 2017, selon le texte.

Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé fin mai que la RATP, dont l’Etat est l’actionnaire unique, « mettrait la moitié du financement de la modernisation du RER A », soit « entre 250 et 300 millions d’euros » sur un montant total « de 500 millions ».

La ligne A du RER, transporte « un million de voyageurs ou plus 158 jours par an », selon un porte-parole de la RATP interrogé par l’AFP.

Ouverte depuis 1969, elle traverse d’est en ouest l’agglomération parisienne, avec plusieurs embranchements : elle relie Saint-Germain-en-Laye (branche A1), Cergy (branche A3) et Poissy (branche A5) à l’ouest, à Boissy-Saint-Léger (branche A2) et Marne-la-Vallée (branche A4) à l’est, en passant par le centre de Paris.

Certaines choses me chiffonnent :
 - "La RATP va lancer un appel d’offres" : donc, potentiellement, Alstom ne sera pas forcément le contructeur de ces rames à deux niveau. Rien ne nous dit donc que cette annonce est liée à l’achat de rames MI2N Alteo telles que nous les connaissons actuellement ;
 - "Disposant de portes plus larges que les matériels classiques, ce matériel à deux niveaux offre « une capacité de 50% supérieure à celui des trains actuels »" : cela correspond bien au portrait robot du MI2N, si on considère le terme "matériels classiques" comme désignant les MI84. Cependant, l’article présente les choses comme signifiant que les prochains matériels de la RATP sont nouveaux en comparaison de l’existant, MI2N compris. D’ailleurs, encore une fois, rien n’est dit que cet achat porte sur un matériel qui circule déjà sur la ligne ;
 - "La première des 30 rames à deux niveaux sera livrée à la fin 2010" : est-ce la fin prématurée du retardement de la mise à mort des MS61 (en plus clair, la fin des MS61 rénovés) ?


Les 2N sont bien plus capacitaires
27 juin 2008, 21:39 • par Cramos  

"La RATP va lancer un appel d’offres" : donc, potentiellement, Alstom ne sera pas forcément le contructeur de ces rames à deux niveau.

Bah oui. Et pourquoi cela vous chiffonnerait-il ? De toute façon, cela n’existe plus des commandes de matériel sans appel d’offre. C’est interdit.

Disposant de portes plus larges que les matériels classiques, ce matériel à deux niveaux offre « une capacité de 50% supérieure à celui des trains actuels »" : cela correspond bien au portrait robot du MI2N, si on considère le terme "matériels classiques" comme désignant les MI84.

Tout à fait. La RATP, contrairement à ce qui a pu être écrit sur les forums de ce site, estime qu’un MI2N transporte bien plus de monde qu’une MI84 ou MS61. Ainsi, si tout le parc du RER A était MI2N aujourd’hui, il y aurait une augmentation de la capacité de 30% ! Même avec des escaliers sans voyageur ! Et avec la miniaturisation des composants électroniques de puissance et autres bidules que je ne connais pas bien, les armoires électriques présentes sur une plate-forme de chaque voiture d’un MI2N prendront moins de place. Cela permettra, soit de mettre les escaliers aux normes PMR sans réduire la surface au sol, soit d’augmenter encore la capacité.

Ensuite, avec une plus forte affluence, les échanges en stations seront plus long, malgré des grandes portes. Mais même si à l’heure d’hyper-pointe on passerait de 30 à 27 trains/heure (réduction de l’offre train), on aurait une meilleure capacité en terme de nombre de voyageurs transportés si tous les trains sont 2N.

 :-))


Commande de matériel RER A
27 juin 2008, 22:45 • par Marc P.  

- "La première des 30 rames à deux niveaux sera livrée à la fin 2010" : est-ce la fin prématurée du retardement de la mise à mort des MS61 (en plus clair, la fin des MS61 rénovés) ?

La RATP s’oriente plutôt vers un remplacement de toutes les MI84 par ces 60 rames MI2N NG. Ce choix est lié à la capacité moindre des MI84 par rapport au MS61.

Mais certaines MI84 n’ayant même pas 20 ans, il faudrait leur trouver une autre utilité, ce qui n’est pas évident...


Commande de matériel RER A
28 juin 2008, 00:32 • par IceFlyer  

Mais certaines MI84 n’ayant même pas 20 ans, il faudrait leur trouver une autre utilité, ce qui n’est pas évident...

Ligne B ? =)


Commande de matériel RER A
28 juin 2008, 10:13 • par Haxo  

Je pense que le RER B a déjà fait le plein de rames...

On peut évoquer avec humour la possibilité des les utiliser pour le CDG Express... cela leur fera faire des économies pour une fois !


Commande de matériel RER A
28 juin 2008, 12:37 • par Johlian  
On peut évoquer avec humour la possibilité des les utiliser pour le CDG Express

Ou peut-être les envoyer dans les lignes transiliens, là où il manque du matériel.


Commande de matériel RER A
28 juin 2008, 13:11 • par Haru  
Oui il est clair que les MS61 désormais rénovés, et monocourant, finiront leur vie sur le A. Les MI84 sont en soit un bon matériel en terme de performances, ce n’est pas ce qui leur est reproché, c’est véritablement un problème de capacité. Il est évident que leurs bonnes accélérations et une certaine fiabilité technique est très adapté à un service de banlieue voire même en région, et qu’un grand nombre de lignes ne seraient pas mécontente de récupérer ce matériel qui a encore quelques années à vivre. Le problème n’est vraiment pas qu’il soit bon ou mauvais, c’est juste qu’il n’est plus adapté à la ligne A en terme de capacité. Mais aucun doute qu’il ne pourrait être mieux adapté pour servir sur d’autres lignes en d’autres lieux une fois cette commandes de train à 2 étages livrée.

Commande de matériel RER A
29 juin 2008, 21:05  
Mais sur quelles lignes le MI 84 peut-il être apte en terme de capacité ?

Commande de matériel RER A
29 juin 2008, 22:09  
Le MI84 a l’avantage d’être rapide pour toutes les lignes omnibus : bonne accélération, temps d’arrêts parmi les plus réduits grâce aux 4 portes par voiture. Ca doit quand-même répondre à des besoins non ? Je pense à toutes les lignes SNCF desservies par des trains à 2 étages avec seulement 2 portes par voiture et qui s’arrêtent très fréquemment, avec des temps d’arrêts souvent démesurés (là où les trains ne dépassent pas les 120 km/h bien-sûr). Ok je suppose que les MI84 appartiennent à la RATP, mais bon, lorsque ça répond à un besoin, ça doit pouvoir se vendre d’une entreprise à l’autre non ?

Commande de matériel RER A
29 juin 2008, 23:14 • par Haxo  

Une partie du parc de MI84 du RER B appartient à la SNCF... qui pourrait donc éventuellement l’utiliser sur d’autres lignes.

Mais avec l’arrivée massive prochaine des Franciliens, je ne sais pas si la SNCF en aurait vraiment l’utilité pour le Transilien...

A la rigueur, peut-être en province autour de grandes villes comme Lyon notamment.


Commande de matériel RER A
29 juin 2008, 23:31  

Bonsoir,

les MI84 appartiennent toutes à la RATP. La SNCF ne possède que des MI79.


Commande de matériel RER A
29 juin 2008, 23:49 • par Haxo  

Merci de m’avoir rappelé ce point, les Z 8100, bien que proche des MI 84, sont en effets des MI 79... avec toutes mes excuses pour cette confusion de matériel.

Si les MI 84 de la A étaient migrées sur la ligne B avec l’arrivée des MI 2N, ce sont près d’une trentaine de rames sur les 51 MI 79 de la SNCF que celle-ci pourrait donc utiliser sur une autre ligne... mais avec l’important mouvement de renouvellement de matériel actuellement en cours dans la plupart des régions françaises, je me demande bien qui voudrait d’un matériel déjà ancien (même si il n’a pas encore 30 ans)... en dehors peut-être du Limousin qui a un des budgets les plus faibles.


Commande de matériel RER A
30 juin 2008, 00:37 • par Haru  
Sans doute, mais l’on parle de près d’un millier de trains pour le renouvellement de tout le parc IDF, nul doute que cela s’étalera sur un certain nombre d’années et que d’ici là, les MI84/79 excédentaires pourraient servir. Je pense par exemple pour en finir définitivement avec les quelques couscoussières qui trainent encore ici et là, malgré qu’on annonce chaque année qu’on ne les reverra plus. Nul doute qu’elles ne feraient pas de mal sur certaines missions de Paris Nord ou même, pour certaines missions du RER D qui possède un véritable problème de matériel moyennement adapté (après, je ne connais pas assez la ligne pour savoir si en termes de capacité cela correspondrait). On peux aussi, pourquoi pas, penser à les réutiliser pour la tangentielle nord (même s’il faudrait les retaper joliment pour l’effet de com qu’il y a à ouvrir une nouvelle ligne) ou bien pour la GCO dans sa configuration prolongée finale. Nul doute, vraiment, qu’on leur trouvera une utilité.

Commande de matériel RER A
30 juin 2008, 09:51 • par Lunon  

Pensez-vous vraiment que la RATP et la SNCF sur le point de moderniser toutes les MI79 vont se débarrasser d’un matériel qui a fait largement ses preuves ?

Avec l’arrivée des nouvelles MI2N, les deux entreprises se metteront sûrement d’accord pour envoyer ces trains sur la ligne E où sur Paris-Nord par exemple en attendant les NAT. Etant donné que les premières rames rénovées sortiront des Ateliers de Rennes (pardon Technicentre de Rennes) en fin d’année 2009 début 2010 et que les MI2N neuves seront livrées pas avant 2010 - 2011... ça laisse beaucoup de possibilités.

N’oublions pas en plus que l’entreprise SNCF cherche de plus en plus à faire rouler un seul type de matériel par ligne.

Cordialement,

Lunon


Commande de matériel RER A
30 juin 2008, 14:00 • par Pierrot  

N’oublions pas en plus que l’entreprise SNCF cherche de plus en plus à faire rouler un seul type de matériel par ligne.

C’est vrai, et ça contredit en partie ce que vous disiez juste quelques lignes plus haut :

les deux entreprises se mettront sûrement d’accord pour envoyer ces trains sur la ligne E ou sur Paris-Nord par exemple en attendant les NAT

Aucune chance de voir les MI79 sur la ligne E, où la SNCF y assigne exclusivement les MI2N Eole. Par contre, s’il arrivait effectivement que la ligne B soit excédentaire en MI79, à mon humble avis, on aurait beaucoup plus de chance de voir les rames appartenant à la SNCF faire un petit tour sur le réseau Paris-Nord... en attendant effectivement les NAT.


Commande de matériel RER A
30 juin 2008, 16:23 • par Haru  
Article de 20 minutes

Lu dans 20 minutes aujourd’hui, une mini polémique sur les trains qui vont être remplacés par les nouveaux 2N. La RATP, qui vient de retaper ses MS61, et qui sont légèrement plus capacitaires que les MI84, voudrait garder ceux-ci en ligne. Tandis que le Stif pencherait pour un renouvellement total en 2N des trains à simple étage (on imagine une possible tranche supplémentaire en option dans l’appel d’offre pour les 30 nouveaux 2N donc) et une mise à la casse des MS qui, il est vrai, vont bientôt sur leur cinquante ans et sont techniquement en fin de vie (taux de pannes plus élevé que sur les deux autres matériels) et contribueraient à la pollution atmosphérique dans les stations souterraines (émission de particules nocives, disent-ils).

Il est vrai que la question est intéressante et qu’il y a de quoi se demander si ça valait bien le coup de rénover ces MS (une deuxième fois il me semble ?), qu’il faudra tôt ou tard ferrailler et qui sont tout de même à bout de souffle vu leur utilisation intensive. Et que même si maintenant qu’ils sont rénovés, on ne va pas les mettre à la casse immédiatement, il faudrait peut être déjà commencer à penser à anticiper leur remplacement plutôt que, comme souvent, dans l’urgence une fois que cela sera intenable...


Commande de matériel RER A
30 juin 2008, 21:08  

Le vrai problème n’est pas tant la réforme par anticipation du MI84 qui est le matériel le moins capacitaire du RER A et qui ne peut pas être utilisé réellement ailleurs (seules les lignes B et E du RER pourraient l’accueillir), que la pseudo-adéquation du MI2N à la ligne A. Il est quand même curieux qu’en interne RATP, tout le monde continue d’affirmer que le matériel à 1 niveau est bien plus adapté au fonctionnement du RER A... et que c’est pour celà que les MS61 ont été rénovés, malgré leur âge et malgré leurs coûts de fonctionnement !

Il serait bien plus intelligent de concevoir un "MSng" plutôt que de foncer bille en tête sur un MI2N qui n’est pas optimal du point de vue de l’échange en station.


Commande de matériel RER A
30 juin 2008, 21:18 • par Cramos  

Il serait bien plus intelligent de concevoir un "MSng" plutôt que de foncer bille en tête sur un MI2N qui n’est pas optimal du point de vue de l’échange en station.

Peut-être pas un échange optimal en station, mais reste tout de même le meilleur en terme de débit voyageur sur une ligne. Comme je l’ai déjà écrit (je me répèterai jusqu’à ce que cela rentre), un MI2N est nettement plus capacitaire qu’un MI84 ou MS61. En contrepartie, les échanges voyageurs sont légèrement plus longs. Réduire le nombre de trains en ligne en pointe pour tenir compte de ce léger rallongement du temps de stationnement fera qu’au final, on y sera tout de même gagnant en terme de débit voyageur sur la ligne. Compris ?

Il est quand même curieux qu’en interne RATP, tout le monde continue d’affirmer que le matériel à 1 niveau est bien plus adapté au fonctionnement du RER A...

Et pourtant, en interne, les choix sont désormais faits : le 2N, ça permet d’augmenter de 30% la capacité d’un 2N. Le MI2N est surnommé "l’aspirateur" chez les agents.


Commande de matériel RER A
1er juillet 2008, 02:09 • par Haru  

Oui, j’admets avoir du mal à comprendre une telle polémique et une défense aussi battante du matériel à un étage qui, quelque soit la configuration retenue, même en mode train japonais avec sièges longitudinaux et interconnexion des voitures, ne transportera de toute façon jamais autant de personnes qu’un matériel à deux étages (c’est d’ailleurs pour ça que j’ai un peu de mal avec la NAT d’ailleurs).

Alors certes, les échanges voyageurs sont, dit-on, un peu plus longs (ce que je n’ai jamais constaté personellement, vu qu’en pointe, la descente se passe assez facilement vu que les personnes connaissent leurs arrêts et se préparent à la descente et la montée est un peu plus rapide par rapport à un MI où il prend un certain temps pour que les gens se "tassent" et fermer avec plus de précautions les portes pour ne happer aucune partie du corps des voyageurs, tout ça d’après mon expérience) maintenant, le problème n’est plus à la régularité de la ligne ou à réussir à faire passer 30 trains par heure au lieu de 24 comme certains l’exigent car cela serait sur le papier faisable, le problème, c’est que l’on parvienne à transporter les gens et pour cela, il faut qu’ils puissent physiquement monter dans leur train.

Et comme évoqué entre parenthèses, je pense qu’on monte plus vite dans un train où il y a de la place pour monter que dans un train où il faut que chacun joue à s’emboiter telles des pièces de Tetris, ce qui est le cas à la pointe.

Et d’après mes calculs, on transporte moins de personnes avec 30 trains à un étage qu’avec 24 trains 2N qui transportent 30% de voyageurs supplémentaires.

Bref, tout ça pour dire que vu le problème de capacité qui existe ou existera sur le A, le choix du matériel le plus capacitaire semble parfaitement logique, même si cela fait gromeler certains qui ne jurent que par la régularité et la rapidité de l’échange en station. Et je pense que les usagers sont prêts à accepter des trains un peu moins fréquents qu’ils sont au moins surs de monter dedans.


Commande de matériel RER A
1er juillet 2008, 10:45  

Comparons ce qui est comparable ! le MI2N est affiché à 1300 places théorique, avec 4 voyageurs debout au m² en salle haute, en salle basse et dans les escaliers. Alors évidemment, si on compare avec le MI84 qui est le moins capacitaire des matériels de la ligne A, ça fait un écart. Mais si on prend les MS61 qui acceptent 200 voyageurs de plus que les MI84 (1890 au lieu de 1680), alors la donne commence à se modifier.

4 personnes debout par m² dans les escaliers, cela veut dire 2 personnes par marche. Avez-vous déjà vu 2 personnes par marche sur ces escaliers d’une extrême raideur ? Moi jamais.

4 personnes debout au m² dans les salles hautes : il n’y a rien pour se tenir et le gabarit de cet espace ne permet pas une station debout. Donc les surfaces en salle haute ne servent pas à la station debout (constaté quasi quotidiennement).

Donc la capacité du MI2N n’est pas de 1300 places, mais plus vraisemblablement de 1200.

Ensuite, le MI2N actuel devra être profondément repensé pour être compatible avec les normes d’accessibilité. Le MI2N n’est pas conforme. Sauf à s’asseoir sur la loi du 11 février 2005 (avouez que ça ferait désordre), il faudra modifier l’aménagement intérieur, et en particulier la pente des escaliers, ce qui réduira la taille des salles hautes et basses. L’impact en capacité est évalué à -10%.

Donc on tombe à 1100 places, l’équivalent de la capacité que peut viser un matériel à un niveau optimisé. Prenez une NAT, passez-là en diagramme en 2+2 au lieu de 3+2 et passez en 2 portes par module, de 915 places, vous allez arriver aisément autour de 1050...

Or avec un matériel à 2 niveaux, les temps d’arrêts s’allongent du fait des escaliers qui ralentissent la circulation des voyageurs dans les rames.

L’analyse des temps de stationnement en gare sur les dix dernières années montre qu’on est passé sur la partie centrale de la ligne A de moins de 50 secondes à des temps pouvant atteindre 1 min 15.

On comprend ainsi mieux pourquoi les 30 trains par heure ne peuvent plus passer : il y a d’une part la croissance du trafic, mais aussi le matériel roulant. Bizarrement, la diminution de la régularité s’est amplifiée depuis 2005, année au cours de laquelle les MI2N ont été fini de livrer. "Normalement", si le MI2N était adapté, la situation aurait du être a minima stable ou s’améliorer. Elle s’est dégradée. En 10 ans, le RER A a fait -10 points de régularité !

Bref, la différence va se faire entre 24 trains à peine plus capacitaire, ce qui veut dire afficher une réduction de l’offre du RER A de 20%, ou concevoir un matériel qui peut réellement permettre le passage de 30 trains par heure.

Parce que 24 trains x 2400 places = 57600 places / heure ou 30 trains x 2200 places = 66000 places / heure. Même si je prends la capacité "officielle" du MI2N, soit 2600 places, 24 x 2600 = 62400 places. Le matériel a un niveau reste donc un cran au-dessus.


Commande de matériel RER A
1er juillet 2008, 12:00 • par Pierrot  

Avez-vous déjà vu 2 personnes par marche sur ces escaliers d’une extrême raideur ? Moi jamais.

Moi oui. Surtout dans les heures d’hyper-pointe... et encore plus pendant les jours de grêve.

4 personnes debout au m² dans les salles hautes : il n’y a rien pour se tenir et le gabarit de cet espace ne permet pas une station debout. Donc les surfaces en salle haute ne servent pas à la station debout (constaté quasi quotidiennement).

Je mesure 1,75m, et pourtant, je tiens parfaitement debout dans la salle haute d’un MI2N (constaté également quotidiennement). Evidemment, ce n’est pas le confort 4 étoiles, mais les MI2N n’ont pas pour vocation d’offrir un transport Pullman (et d’ailleurs, voyager debout n’a jamais été le mode le plus confortable), mais c’est parfaitement tenable.

Ensuite, le MI2N actuel devra être profondément repensé pour être compatible avec les normes d’accessibilité.

Mais en quoi est-ce que le MI2N est incompatible avec les normes d’accessibilité ? A cause des escaliers d’accès aux salles basses et hautes ? Mais les personnes à mobilité réduite sont invitées à rester sur les plateformes d’accès au train, et dans ces conditions, ce qu’offre un MI2N est largement suffisant. Sans vouloir faire de la discrimination, pourquoi leur offrir l’accès aux salles quand on cherche surtout à favoriser la capacité de la rame ?

Bizarrement, la diminution de la régularité s’est amplifiée depuis 2005, année au cours de laquelle les MI2N ont été fini de livrer.

Ce n’est pas une preuve suffisante. D’une part, les livraisons de rames ne se font pas en un coup, mais au compte-goutte, et ce, depuis bien avant 2005. On ne peut donc pas accuser la livraison des MI2N d’être responsable d’une aggravation subite de la régularité, alors qu’elles sont présente sur la ligne depuis bien longtemps.
Ensuite, il faut aussi prendre en considération la croissance exponentielle de la fréquentation de la ligne A, qui est l’autre facteur d’irrégularité.
Enfin, s’il est vrai que le MI2N entraîne des arrêts en gare plus longs, il faut voir aussi à quoi cela est dû : augmentation du nombre de personnes transportées, certes, mais également tendance de nos chers concitoyens franciliens à accentuer l’effet "entonnoir" à cause des portes larges. En effet, ces dernières semblent inciter, non pas à laisser plus de gens descendre en même temps, mais à monter plus facilement en laissant les gens descendre. De fait, ça se bouchonne dans les deux sens.
Bref, à la décharge du MI2N, la RATP et Alstom ont bel et bien pensé à une solution pour réduire le temps d’attente en gare, mais la pratique a largement dépassé la théorie. Je suis sûr que si nous prenions le RER correctement, cette théorie sera approchée, sinon égalée.


Commande de matériel RER A
1er juillet 2008, 14:19  

L’accessibilité ne se limite pas aux personnes en fauteuil roulant. La loi impose des normes précises sur la pente, la longueur et la hauteur des marches des escaliers qui les rendent moins pentus... donc plus longs. Celà se traduira par des pertes de rangées de sièges et de longueur de couloir pouvant servir de places debouts.

D’autre part, si on veut gagner un peu de temps, il faudrait effectivement que les "montants" ne réduisent pas le flux de sortie à une seule personne. Car les portes 3 flux se transforment en porte 1 flux. Comme il n’y a que 3 portes dans un MI2N, on sort donc à l’instant T trois personnes, contre 4 dans un MS61 (où la porte 2 flux se transforme en porte 1 flux).


Répartition des voyageurs dans une MI2N
2 juillet 2008, 21:19 • par Cramos  

Avez-vous déjà vu 2 personnes par marche sur ces escaliers d’une extrême raideur ? Moi jamais.

Moi oui. Surtout dans les heures d’hyper-pointe... et encore plus pendant les jours de grêve.

Vous avez bien sur raison, Pierrot. Ce contributeur anonyme ne doit pas avoir d’yeux. L’usage des marches est systématique en pointe. C’est toujours plus confortable d’être à deux dessus que de rester compresser sur la plate-forme. Et le fait d’être une marche plus haut que les autres permet de mieux respirer.

Et de toute façon, ce contributeur ne doit pas avoir de compas dans l’œil non plus : une marche de MI2N fait à peine un mètre de large et 30 cm de long, soit moins de 0,3 m² (on est plutôt proche de 0,25 m²). Donc en théorie, avec 4 personnes au m², ça en fait une par marche. Tout à fait réalisable, et régulièrement rencontré.

Je mesure 1,75m, et pourtant, je tiens parfaitement debout dans la salle haute d’un MI2N (constaté également quotidiennement).

Encore d’accord avec toi Pierrot. Et il existe bien des barres pour se maintenir dans la salle haute.

Pour illustrer tous ces propos, une photo prise aujourd’hui même où l’on voit bien les personnes sur les marches (j’en compte cinq, entourées en rouge ou désignées avec une flèche) et au niveau supérieur où l’une d’entre elle se tient grâce à une barre de maintient (en bleue).

4 personnes debout au m² dans les salles hautes : il n’y a rien pour se tenir et le gabarit de cet espace ne permet pas une station debout.

Tout faux. Illustré avec cette seconde photo où l’on voit bien les QUATRE barres de maintient d&#