|
 Forum
16 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article,
dans 1 discussion(s) :
1. Rouge sans
3 avril 2007, par Alain
Engager une nouvelle discussion
|
|
| Rouge sans |
| 3 avril 2007, 13:53 • par Alain
|
Comme tout bon ferrovipathe qui se respecte, je viens d’assister au reportage en direct du record, 574,8 km/h ... Argh, c’est quand même dommage qu’ils n’aient pas osé approcher les 600 km/h, non ? Ca aurait eu de la gueule ... Mais bon, c’était quand même bien beau !
Sinon, on peut regretter la disparition des Thalys de Chessy et Roissy ... C’était un des rares endroits où on pouvait admirer toute la gamme ou presque : TGV classique, Thalys ( donc ), Eurostar, Duplex, et je crois bien y avoir vu un Atlantique, une fois. Quand j’habitais Cergy, j’aimais bien prendre le RER ( A puis B ) pour aller aux terminaux 2 de Roissy admirer les avions d’une part ( j’ai été dans ma jeunesse technicien électronicien dans l’aviation avant de dévier vers l’informatique ), les TGV d’autre part ... Puis je rentrai avec le bus 95-18, une des très rares lignes du Val d’Oise à connaître un fonctionnement correct même le dimanche ...
Allez, vive le TGV Est !
|
| Rouge sans |
3 avril 2007, 16:44 • par TTGV
Record 2007
|
Les 600 km/h ne pouvaient pas être atteint avec l’utilisation d’une rame Duplex... même après la modification subite par celle-ci.
En effet, il faut savoir que cette rame a perdu plusieurs kilos de boulons à chaque fois qu’elle a dépassé les 540 km/h pendant ses marches d’essais... car c’est l’ensemble de la rame (des bogies à la caisse) qui doit encaisser l’accélération et qui donc se déforme.
Bref, à 600 km/h, on aurait probablement du récupérer la rame en petits morceaux... ce qui aurait fait désordre.
Lors du précédent record (rame TGV Atlantique), les ingénieurs parlaient à l’origine du projet de la limite technique des 500 km/h et ils ont atteint au final les 515,3 km/h.
Avec ce record (rame TGV Duplex), les ingénieurs parlaient à l’origine du projet de la limite technique des 550 km/h et ils ont atteint au final les 574,8 km/h.
Pour le prochain record, avec une nouvelle génération de TGV qui utilisera notamment de façon plus poussée la technologie des AGV, on aura cette limite technique des 600 km/h et on arrivera peut-être à la franchir... mais il faudra surement attendre au moins la veille de l’inauguration du TGV Aquitaine pour cela...
|
| Rouge sans |
| 5 avril 2007, 23:47 • par RV
|
Et pour celles et ceux qui veulent en voir plus, il y a le JT de France 2 sur lequel l’exploit est passé en direct, avec de nombreux reportages...Visible pendant deux semaines environ :
http://jt.france2.fr/13h/index-fr.php ?start=0&jt=2
Même à 500 km/h ils ont réussi à casser quelque chose !
|
| Rouge sans |
3 avril 2007, 20:58
RV
|
Désolé de continuer le HS, mais :
’qui doit encaisser l’accélération et qui donc se déforme.’
"Tu parles d’une accélération !", comme dirait mon ami Vincent Perrot.
En effet, si le TGV est une flèche, à 540km/h, il fait pâle figure en matière d’accélération : il lui faut 150m pour gagner 1km/h, soit moins de 0.03g !
Le TGV n’est pas un avion de chasse. Cette force qui déforme le TGV "à lui faire perdre les boulons" (ça, c’est à vérifier, et des boulons, on en trouve encore moins que des rivets, depuis l’avènements des systèmes vis-écrou), n’est pas l’accélération.
|
| Rouge sans |
| 3 avril 2007, 21:16 • par chris
|
Il parle sans doute de l’acceleration rotative. Les pièces qui tournent sont constament soumis à une force d’accélération centripète.
Je fais un calcul rapide juste après et je reposte
|
| Rouge sans |
| 3 avril 2007, 21:24 • par chris
|
calcul fait :
Diamètre roue = 0,109 m
Vitesse 574,8 km/h = 159,6 m/s
accélération transversale = 159,6*159,6/0.109 = 233689 m/s² = 23821 g !
|
| Rouge sans |
| 3 avril 2007, 21:35 • par Musicien77
|
|
Les roues font 1,09 m de diamètre et non 0,109 m !! Je trouve donc 2384g ( ça reste énorme bien sûr )
|
| Rouge sans |
| 4 avril 2007, 00:15 • par TTGV
|
C’était une image bien entendu, mon propos était de dire que beaucoup de pièces mécaniques de cette rame présentaient des signes d’usure prématuré après chaque pointe de vitesse... et que cela nécessitait le changement systématique de ceux-ci, certains éléments mécaniques (notamment au niveau des roues) étant à chaque fois porté à leur point de limite de rupture.
En allant à plus de 580 km/h, ils étaient certains de casser quelque chose... et face à la presse et aux invités, cela n’aurait pas été bon pour l’image... surtout si cela entraînait des problèmes de sécurité pour les précieux passagers à bord.
Le 600 km/h ne pouvait donc être atteint, à moins de casser beaucoup de chose... notamment des éléments mécaniques, ce qui n’était pas le but de la manoeuvre.
Mais après analyse des données, les ingénieurs trouveront certainement demain les moyens pour que ces fameux boulons ne cassent pas... pour un prochain record à plus de 600 km/h.
|
| Rouge sans |
| 22 avril 2007, 15:36 • par Alain
|
Il arrive qu’on apprenne des choses chez Drucker comme par exemple aujourd’hui avec son "Vivement Dimanche" consacré au TGV ... Si on veut bien oublier l’aspect variété.
Ainsi, d’après les deux ingénieurs interviouvés sur son plateau ( me rappelle déjà plus leurs noms, mille excuses !) , atteindre les 600 km/h signifierait flirter avec les limites du système : les vibrations induites par la circulation du mobile, d’une part à la caténaire, d’autre part à la voie ( cela je m’en doutai moins ?). Si j’ai bien compris, et dans l’état de l’art actuel, la caténaire entre en résonnance aux alentours de 620 km/h, et la voie vers 680 km/h.
Entrer en résonnance, cela veut dire que les impulsions générées par la circulation du mobile sont en phase avec la fréquence propre de la corde tendue ( la caténaire ou la voie, comme pour une corde de violon ) à qui elles sont transmises, d’où amplification des vibrations jusqu’à rupture de la-dite corde, la vibration devenant trop forte pour ses caractéristiques mécaniques. C’est le même phénomène qui oblige les réglements militaires à faire passer une troupe sur un pont au pas de route, c’est-à-dire désordonné : Si cette troupe y marchait au pas, le rythme de cette marche risque d’entrer en résonnance avec la fréquence propre du pont, d’où vibration de plus en plus forte de ce pont jusqu’à écroulement de l’ouvrage ( c’est déjà arrivé ).
Quand on m’explique comme ça, je comprend mieux ... ;<))
|
| Rouge sans |
| 23 avril 2007, 10:46 • par Erwan
|
|
Ce n’est pas exactement un phénomène de résonnance, même si ça s’y apparente : c’est un phénomène de type mur du son :
lorsque le mobile qui provoque l’oscillation mécanique a la même vitesse que l’onde produite, ça renforce l’onde en permanence au niveau du mobile. Du coup le mobile est soumis à une amplitude mécanique énorme de cette onde. Pour un avion, ça se traduit par un "Bang" sonore (onde de pression dans l’air). l’équivalent sur une onde de déplacement de la voie ou de la caténaire serait catastrophique (voie ou caténaire qui partirait à des hauteurs bien trop importantes).
|
| Rouge sans |
| 23 avril 2007, 14:33 • par Alain
|
J’ai retrouvé les noms des distingués ingénieurs : Jean-Marie Metzler et Jean-François Lacôte. Gloire à eux !
Merci à Erwan pour ces précisions, même si de mon point de vue elles font plus que s’apparenter au phénomène de résonnance :
lorsque le mobile qui provoque l’oscillation mécanique a la même vitesse que l’onde produite, ça renforce l’onde en permanence au niveau du mobile
Le cousinage est franchement proche ...
Du coup le mobile est soumis à une amplitude mécanique énorme de cette onde
oui, mais aussi l’infrastructure solidaire de ce mobile. Un exemple : J’avais eu vent naguère du problème encontré par les japonais lors de l’électrification de leur réseau, en particulier pour le Shinkansen. En France, les poteaux caténaires sont implantés sans rechercher une grande précision. Au Japon, méticuleux comme ils sont, si l’espace entre chaque poteau doit être de 100 mètres, ben c’n’est pas à 0.01 mètre près, mais bien 100 piles. Résultat ? à une certaine vitesse, chaque point d’accroche de la caténaire se comportait comme un noeud de la fréquence propre de la caténaire excitée par le passage du panto, et de noeud en noeud la vibration se transmettait tout le long, faisant grossir les ventres entre les poteaux jusqu’à rupture de la ficelle. Ca fonctionne un peu comme l’accord d’une antenne, faut que sa longueur soit au quart, à la moitié ou à l’exacte longueur d’onde pour obtenir une réception maximum du signal, on dit que l’antenne entre en résonnance. Ben pour une caténaire, faut faire exactement l’inverse, sinon ça pète.
Pour la caténaire je comprend très bien, par contre pour la voie j’ai plus de mal, c’est quand même beaucoup plus lourd et rigide ... Help ??
|
| Rouge sans |
| 23 avril 2007, 17:24 • par Musicien77
|
|
Rigide ? Les rails sont fixés sur les traverses, certes, mais les traverses ne sont en aucun cas fixées. Tout est sagement posé sur le ballast, qui fait office d’amortisseur. Donc tout ça peut se balader allègrement. De plus, les rails, bien que fixés, ne sont pas rigides, un rail c’est même très souple au contraire !
|
| Rouge sans |
| 23 avril 2007, 18:37
|
|
d’accord, mais beaucoup moins qu’une caténaire quand même !
|
| Résonnance |
| 23 avril 2007, 22:30 • par Erwan
|
|
La célérité de l’onde (on parle de célérité plutôt que de vitesse) dépend de plusieurs facteurs, la rigidité du support, mais aussi sa tension, et le rail est beaucoup moins tendu que la caténaire.
|
| Rouge sans |
| 13 avril 2007, 03:28 • par David
|
Pour en revenir au Thalys, il y avait qqcdh de pratique dans cette liaison "Marne La Vallée ou Roissy / Bruxelles" : certains vendredis où les TGV Paris / Bruxelles étaient bondés, on pouvait trouver une place pour qui réservait au dernier moment (ça arrive... !) sur cette fameuse laison. Bon d’accord ça obligeait à prendre les fameux et rapidissimes MI79 entre PN et Roissy mais, mais, mais... c’était utile.
J’avais cru lire que la liaison serait maintenue mais en matériel et service TGV Réseau, est-ce que je me trompe ? Car que ce soient les clients d’Air France (ex servie TGV Air) où les clients des régions de MLV ou Roissy, ils ne vont pas tous aller à... Paris Nord !
(Et Bravo pour le record ;-) )
|
|