MétroPole > Actualités > Carnets du voyageur > 2010 RSS Version imprimable
Métro, RER, Transilien SNCF, Tram, Bus
Carnets du voyageur
Tranche de vice quotidienne

La guerre des sièges 11 mai 2006

Avez-vous déjà pris part à cette bataille héroïque... dont l’unique butin est un siège, denrée rare en période de pointe, mais pas seulement ?

Tactique de l’approche

JPEG - 18.8 ko
Pour ces sièges la bataille va être rude...
... surtout au vu des jolis marche-pieds qui attendent avec impatience les semelles des valeureux guerriers

Ah, les sièges des transports en commun... Ceux-ci semblent être une obsession en heure de pointe. Il est vrai que la concurrence est rude à ce moment-là... Si seulement il s’agissait d’une concurrence pour la bonne humeur ! Malheureusement non, c’est une concurrence pour avoir un siège. Pas grand chose d’autre à penser au milieu de cette foule de voyageurs autant de mauvaise humeur que vous. Là, ce beau siège, pas encore taggué, dans la rangée de droite... Vite, il est pour ce monsieur costumé, la quarantaine, le costume sombre. Mais non, finalement une jeune femme en robe fleurie l’a dépassé et s’est assise sous le regard trahissant sa furie de l’homme sérieux qui n’est pas allé assez vite.

C’est que ça demande toute une tactique, pour pouvoir s’asseoir, tactique affinée par les amateurs au fil de leurs trajets quasi-quotidiens. Ne pas faire attention aux regards tristes voire méchants des voyageurs qui, moins forts dans ce sport, sont debouts depuis cinq stations.

JPEG - 23.1 ko
Attention, révisez vos classiques !
Si vous optez pour ce stratagème, n’oubliez pas de bouger légèrement la tête de temps en temps, pour bien donner l’impression d’être concentré sur quelque chose de précis à l’extérieur

Passer devant les autres, parfois avant que tout le monde ne soit descendu, en marchant sur les pieds tout en faisant semblant de ne pas l’avoir remarqué (c’est tout plat un pied, après tout) ou encore mieux en donnant des coups d’épaules à destination de ces satanés sacs sur les dos des voyageurs qui décidément gênent votre course. Courage, vous y êtes presque. Oublier toute notion de galanterie. Enjamber un sac, par terre cette fois-ci (quelle drôle d’idée, en fait les sacs devraient purement et simplement être interdits). Voilà. Vous y êtes. Si vous êtes un homme, avec un peu de chance, deux ou trois femmes vous regarderont exaspérées.

Prendre racine

Mais attention... Même une fois assis, il n’y a pas de véritable repos du guerrier. Car ce sport demande une vigilance permanente. Dès qu’une personne âgée entre dans le train ou dans le bus, dès qu’une femme enceinte lorgne votre siège ne serait-ce qu’une seconde... Vite, vite, il faut regarder dehors, mais non vous ne les avez pas vues, voyons, c’est tellement intéressant là, les rails de la voie d’à côté, il faut les fixer, ne pas détourner le regard... Ou mieux, faire semblant de lire passionnément ce « Vingt Minutes » recroquevillé au fond de votre sac (ah ça, pour avoir son exemplaire de « Vingt Minutes » avant les autres, c’est encore une autre bataille... mais ne nous égarons pas, sinon votre formation pour pouvoir mener cette guerre serait cruellement incomplète et une jeune femme en robe à fleurs se ferait un malin plaisir de prendre votre siège !). Il faut donc rester concentré...

Pas de répit !

Vous pensez donc qu’en heure creuse, tout va bien, que les voyageurs se comportent normalement et sourient même parfois.

JPEG - 24.2 ko
La méthode du livre
Plus vous prenez l’air concentré, plus c’est efficace

Certes, il y a moins de concurrence pour les sièges, mais elle reste malgré tout bien présente et votre concentration est toujours mise à rude épreuve. Un avatar de cette guerre des sièges vient donc aussi pointer son nez en heure creuse. Vous savez, ces heures où il y a presque autant de sièges vides que de sièges occupées, ou mieux encore plus de sièges solitaires que de sièges recueillant le derrière des voyageurs. Vous croyiez être en temps de paix ? C’est raté, passez à une autre heure (donc logiquement jamais). Car... c’est alors la course au luxe. Ce siège au bord de la fenêtre, au soleil en plus ! C’est pour le jeune homme en jean. Tant pis pour le bronzage de la personne qui le précède, à l’air fort sympathique au demeurant. A lui les U.V. offerts en prime avec son ticket de RER (offre soumises à conditions, non valable au fur et à mesure qu’on s’approche de Paris et que les tunnels se font de plus en plus nombreux jusqu’à prendre définitivement le dessus). Et l’accoudoir... Ce sera pour cette femme au livre à la main. On répartit les sièges en fonction des loisirs de chacun, ce n’est plus la division du travail mais la division des places. Et un goût de luxe semble se répandre parmi les voyageurs. L’idéal inavoué de tous est un siège tout propre, au bord de la fenêtre, dans le sens de la marche, avec un accoudoir, une lampe au-dessus qui fonctionne parfaitement. Et pas de voisins trop bavards, s’il vous plaît. Seul entrave à ce confort, dans les MI2N, au moment de se relever. Le voyageur, satisfait de son siège, ne pense plus à la basse hauteur de la lampe à l’étage. Alors, totalement inconscient, il se lève et bing ! se cogne sur cette lampe qui faisait sa fierté, sous le regard narquois des autres voyageurs jaloux de sa précieuse place. Là encore, on voit que cette guerre de siège est avant tout affaire de con—cen—tra—tion (insistez bien sur la première syllabe, si si).

JPEG - 33.4 ko
Héliotropisme
Eh oui, le phénomène s’observe même à l’échelle d’une voiture... Le soleil serait-il plus propice au repos des valeureux guerriers urbains ?

Sans limite

Mais au-delà du seul siège, il y a tout le territoire autour du siège à conquérir, mais surtout à sauvegarder. Eh oui, là encore le combat est rude... Votre voisine prend décidément beaucoup de place. Vous essayez de lui faire comprendre — en restant dans le domaine du poli, bien sûr, en regagnant progressivement la bande de trois centimètres empiétant sur VOTRE territoire. Envahissement très agaçant. Alors petit à petit, vous relâchez la pression de votre bras, discrètement, en apparence involontairement... Gagné. L’honneur est sauf. La totalité de la surface du siège vous appartient. Vous êtes un vrai héros des transports en commun.

JPEG - 22.3 ko
Elle a tout compris !
Le siège est ici choisi avec beaucoup de soin. L’espace vital est étendu au maximum et la voyageuse n’oublie pas de fermer les yeux pour freiner à l’avance toute demande d’un peu plus d’espace pour ses voisins, du coup inexistants.

Mais ce cas n’était pas idéal... Eh oui, relisez. Vous avez une voisine. Un obstacle énorme à votre confort personnel ! Car alors que devient votre sac ? Il est sur vos genoux, le pauvre. Là encore, la vigilance s’impose. Non, vous ne prêterez pas cette place. Elle est pour votre sac. Ca se voit, non ? Ce sac est très encombrant. Il a la priorité sur les voyageurs. Et gare à celui qui veut s’asseoir devant vous, et qui empiéterait sur l’espace imparti à vos jambes, qui sont bien trop longues par rapport à l’écart entre les sièges ! Remarque d’autant plus vraie que vous êtes dans un p’tit gris, enfin, la situation ne permet vraiment pas de... Non, non, décidément, pas de voyageur en face de vous non plus. Re-politique de l’autruche, celle-ci a déjà fait ses preuves. C’est que vous devenez un client exigeant, décidément... Et gare à celui qui vous fera remarquer que dans ce cas vous auriez dû acheter trois billets de train (pour vous-même, votre sac et vos jambes dans le meilleur des cas sur le siège d’en face, dans un grand souci de générosité pour les futurs compagnons de ce siège) ! Gare aussi à celui qui finalement, lui, a l’air d’être heureux debout, le sourire aux lèvres. Il dévalorise votre fier combat. Agaçant, hein ?

Dernière mise à jour
11 mai 2006  22h02
29 messages ont été postés à la suite de cet article
Vers...
Dernier : 6/11/2007, 19h59
Lecture thématique
Une sélection autour du même sujet
Du même auteur
Clairelune
Ailleurs sur le réseau
Rechercher
Vers...
Da Vinci Code à Concorde
Vers...
Dernier : 6/11/2007, 19h59
Vers...
Vu et vécu dans l'année
Vers...
L’Île Maurice dans les souterrains


 Forum

29 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 5 discussion(s) :
1. La guerre des sièges
6 novembre 2007, par Erwan
2. La guerre des sièges,zone des UV
2 septembre 2006, par L’Africain
3. attention peinture fraiche.........
21 mai 2006, par louis
4. La guerre des sièges
14 mai 2006, par Julien
5. La guerre des sièges
12 mai 2006, par DavLink

Engager une nouvelle discussion

 
La guerre des sièges
6 novembre 2007, 15:59 • par Erwan  
Si la voisine veut se mettre plus près et qu’elle jolie, je ne vois pas le problème.

La guerre des sièges,zone des UV
2 septembre 2006, 16:19 • par L’Africain  


— ->(Ce siège au bord de la fenêtre, au soleil en plus ! C’est pour le jeune homme en jean. Tant pis pour le bronzage de la personne qui le précède, à l’air fort sympathique au demeurant. A lui les U.V. offerts en prime avec son ticket de RER (offre soumises à conditions, non valable au fur et à mesure qu’on s’approche de Paris et que les tunnels se font de plus en plus nombreux jusqu’à prendre définitivement le dessus)<---.

Info !Les U.V ne traversent pas les vitres.Sinon on serait tous bronzés (pour ceux qui prennent des lignes aeriennes) même en Hiver.

Non en fait seuls les U.V C passent à travers les vitres mais ne créent pas le bronzage.Par contre les UV A,B,C traversent les nuages peu épais, ;gare aux coups de Soleil en été sur les quais !!

attention peinture fraiche.........
21 mai 2006, 00:25 • par louis  

Pour tous ceux qui se préocuppent de savoir si la porte va s’arreter pile devant eux et ainsi si ils vont pouvoir s’asseoir et passer un bon voyage, voici une petite astuce : au bord du quai se trouve très souvent une bande blanche . Les rames s’arretant au meme endroit, les voyageurs passent au meme endroit et donc laissent des traces sur la peinture......

Donc si vous voulez voir où est la porte,baissez la tete et regardez les taches sombres qui marquent le sol (je décline tte responsabilité en cas de peinture fraiche !! lol)

Ainsi par exemple pr le MF77 , si vous voulez rentrer par la porte du milieu, il suffit de regarder 3 "taches" (séparées de la meme distance) et de prendre celle du milieu.

avis aux "tetes baissées"


attention peinture fraiche.........
21 mai 2006, 15:52 • par Sébastien Martin  
A l’inverse à Châtelet la bande blanche est plus claire au niveau des points d’arrêt des portes qu’ailleurs, où la poussière s’accumule. D’ailleurs un regard observateur sur le positionnement des voyageurs arrivant peu à peu sur le quai permettra vite de s’apercevoir que plus d’un l’a remarqué.

La guerre des sièges
14 mai 2006, 11:49 • par Julien  

J’ai bien rigolé en lisant votre article. C’est ce que je vis tous les matins à concorde en voulant monter dans le metro 1 direction ... La Défense !! L’horreur c’est quand tu crois être bien placé et que la porte va s’ouvrir devant toi. Manque de bol quelqu’un se glisse devant toi. Le metro arrive et je ne suis plus le premier à pouvoir monter. La personne devant laisse bien dexcendre tout le monde et toi tu attends derrière. Tu vois qu’à côté ça commence à monter mais toi tu es bloqué devant toi par la personne qui laisse descendre les autres (alors qu’il y a la place pour se faufiler) et bloquer par la file de personnes qui descendent ! Donc tu montes en dernier, tu ne peux plus t’accrocher et ne parlons pas des éventuelles places assises, les dernières disponibles ont été prises quand tu étais "bloqué" sur le quai.

Sinon j’applique aussi la technique de "je ne regarde pas les gens, je suis concentré sur autres choses" lorsque je suis assis.

Pour la petite histoire, un jour sur la ligne 1 j’étais debout contre un strapontin (c’est toujours mieux que debout accrocher à la barre centrale !) car il y avait du monde. Une petite vieille monte mais ne demande rien à personne. Une dame la trentaine se croit bien intentionné en voulant spontanément aider la vieille dame. Donc elle me demande si je peux laisser ma place à la vieille. Elle m’a donc bougé pour faire assoir la vieille dame sur un strapontin dans une rame bondée. Mais elle était contente d’elle. Ceci dit elle avait choisie une proie facile, je suis jeune et à l’époque pas encore rodé aux ficelles du métro ! Donc elle était toute fière et après se faisait mousser auprès de la petite vieille en lui disant "si on ne demande pas les gens ne vous laisse pas la place". Maintenant je lui dirais d’aller voir ailleurs, que les places réservées ce ne sont pas les strapontins ! Bref un mauvais souvenir !!


La guerre des sièges
14 mai 2006, 12:16 • par Musicien77  
Pour les strapontins j’ai une autre technique : j’ignore les personnes assises dessus et je fais comme s’il n’y avait personne. Au bout de 3 ou 4 coups de sacs dans la tronche, en général on se lève... Si la personne ne comprend pas, et se permet de m’engueuler, je pique une crise et la fait lever :p ( déjà vécu ! )

La guerre des sièges
14 mai 2006, 14:08 • par Cramos  

Pour les strapontins j’ai une autre technique : j’ignore les personnes assises dessus et je fais comme s’il n’y avait personne. Au bout de 3 ou 4 coups de sacs dans la tronche, en général on se lève.

Moi, je marche sur les pieds. Et si elle m’engueule, je lui demande deux choses : si elle sait lire (en montrant l’autocollant qui indique qu’il est interdit d’utiliser les strapontins en cas d’affluence) et si elle a un âge suffisamment avancé pour comprendre qu’en se levant, on gagne de la place. Et si elle se dit handicapée, je lui montre les places réservées...


La guerre des sièges
6 novembre 2007, 14:51 • par Fred  

Autre cas vu et entendu hier dans le 96 à Hotel de Ville, j’étais assis au fond et il y avait une place juste après la porte arrière. Tout ce que je décis se déroule en quelques secondes évidemment.

Une femme et sa fille tentent de monter tant bien que mal par l’arrière, bousculant même ceux qui voulaient descendre... elles n’ont donc pas passé inapperçu ! Une autre femme, montée "en règle" et "tranquillement" par l’avant arrive au niveau de la porte arrière et de la place libre.

La fille faisait tout pour "bloquer" la place pour sa mère qui était toujours sur la zone jaune de la porte, sans avoir pu avancer (à cause de ceux qui voulaient descendre ! ). Les deux femmes se retrouvent en même temps à vouloir s’asseoir.

La femme montée par l’avant réussit par un déhanchement acrobatique à s’asseoir la première en précisant "vous n’aviez qu’à monter par l’avant, ce n’est pas par l’arrière qu’on monte, madame !"...

Pas mal dit ! ;-)


La guerre des sièges
6 novembre 2007, 19:40 • par Cramos  
Maintenant, si même à l’hôtel de ville ce genre de chose se produit, mais où va-t-on ?

La guerre des sièges
14 mai 2006, 17:00 • par NLE  
Autre méthode pour les strapontins, que j’ai vue appliquer par des policiers sur la ligne 10 : "Madame ? Vous vous sentez mal ?" Réponse : "non. pourquoi ?" Quelques secondes s’écoulent, le policier continuant à regarder la personne, elle fini par comprendre et se lever.

La guerre des sièges
15 mai 2006, 16:19 • par serge  
Bonjour, Il est bien amusant cet article... Personnellement, je laisse descendre les gens avant de monter et je ne cherche jamais à m’asseoir de façon précipitée (de même que je ne cours jamais dans les couloirs) mais je ne prends que le métro, jamais le RER et donc mes trajets sont courts. Je préfère les stapontins aux sièges à cause du manque de place, je déteste que mes genoux touchent les genous de mes voisins et j’ai l’impression d’etouffer... Ce qui fait que je peux à loisir observer ces fameux voyageurs qui se précipitent sur le seul siège libre et ça me fait rigoler... Anectode vécue : ligne 4 un matin en heures de pointe, un carré de 4 sièges vides au milieu. A chaque station, les voyageurs montant se précipitaient innocemment et un peu naïvement à l’assaut de ces sièges curieusement vides et s’arrêtaient aussi sec en découvrant... un clochard couché par terre et baignant dans son vomi... J’ai vécu des sentations extraordinaires à chaque arrêt en observant tous ces gens !!!

La guerre des sièges
15 mai 2006, 12:13 • par HC  

Demander aux gens assis de se lever pour laisser une place à une personne âgée ou enceinte.

Je fais ça des fois, je ne demande par contre pas à quelqu’un d’assis en particulier mais je dis à ladite personne âgée ou enceinte ainsi qu’au carré de 8 places assises attenant "Asseyez vous, il y aura bien quelqu’un pour vous laisser une place"

Sinon, toute ces astuces pour garder sa place assise m’ecoeure.

Autant courir pour être sûr d’être assis se comprend car on court avec (et contre) des gens de notre âge ou condition physique (ben oui les autres courent aussi donc par définition peuvent aussi rester debout), mais alors faire semblant de dormir pour que se soit un autre qui se lève pour laisser une place, là non.

Si vous faites cela, c’est que vous avez des scrupules à rester assis et donc de bonnes raisons de vous lever.


La guerre des sièges
15 mai 2006, 12:16 • par Clairelune  
C’est de l’humour, je vous rassure. ;)

La guerre des sièges
6 novembre 2007, 19:53  
j’en ai une meilleure, une fois, dans un bus bondé, j’étais debout contre le seul strapontin du bus (un agora irisbus du 81), et la un vieux rentre dans le bus, mais ne demande pas de place assise, et reste debout dans les environs, puis une jeune fille (plutot mignonne d’ailleurs) assise sur la place assise derrière moi se permet de faire la remarque que je pourrais me décaler pour laisser ce mr s’assoir sur le strapontin, mais n’a pas proposé de se lever elle même de son siège et de lui laisser la place, ce que je lui ai fait remarquer, du coup elle a du laisser sa place, mais ca se voyait qu’elle avait la rage !

La guerre des sièges
12 mai 2006, 12:30 • par DavLink  

Ah, c’est bien vrai tout ça... que ce soit dans le métro, le RER, le TGV, le tram, à Paris comme ailleurs.

On espère avoir la porte qui s’arrête pile devant nous pour entrer dans les premiers... et non, il faut laisser descendre avant d’entrer, et quelques malins réussissent à se faufiler avant que tout le monde soit sorti. Après, on a tranquillement son strapontin et on peut lire son journal... jusqu’au prochain arrêt où ça embarque en masse, et il faut le relever !

C’est le cas à Bordeaux, quand on attend le tram de la ligne B qui dessert les facs, on espère que la rame de la ligne A venant de la rive droite ne débarque pas avant, lâchant alors son flot de passagers qui courent vers notre quai pour ne pas louper la correspondance, ce qui ajoute de la concurrence ! Et des fois, il y a tellement de monde qu’on ne peut pas déplier son journal, raison pour laquelle je préfère aussi le 20 minutes au Metro ou Bordeaux 7 par son format.

Un petit souvenir du RER B d’ailleurs, ou dans le sens Gif->Paris, il valait mieux trouver sa place avant Antony, où l’invasion des costard-cravate-mallette juste débarqués de l’Orlyval a lieu.

Quand on monte dans un TGV, on cherche son numéro de place. Et on s’aperçoit que c’est dos à la marche, contre un montant : on ne voit pas beaucoup le paysage. La place libre plus loin donne quelques regrets, on s’y met, mais demi-tour car son "propriétaire" vient la réclamer. Idem dans les corails, où quand par miracle on trouve un compartiment vide, on éteint la lumière, ferme les rideaux et s’allonge sur les sièges, et on espère être tranquille jusqu’au bout. Pas de chance, une famille entière débarque pendant un arrêt en gare...

Et qui ne se rappelle pas de la bagarre pour les places du fond dans le car, lors des sorties en école primaire/collège ?


La guerre des sièges
12 mai 2006, 13:45 • par JB  

On espère avoir la porte qui s’arrête pile devant nous pour entrer dans les premiers... et non, il faut laisser descendre avant d’entrer, et quelques malins réussissent à se faufiler avant que tout le monde soit sorti. Après, on a tranquillement son strapontin et on peut lire son journal... jusqu’au prochain arrêt où ça embarque en masse, et il faut le relever !

C’est le cas à Bordeaux, quand on attend le tram de la ligne B qui dessert les facs, on espère que la rame de la ligne A venant de la rive droite ne débarque pas avant, lâchant alors son flot de passagers qui courent vers notre quai pour ne pas louper la correspondance, ce qui ajoute de la concurrence ! Et des fois, il y a tellement de monde qu’on ne peut pas déplier son journal, raison pour laquelle je préfère aussi le 20 minutes au Metro ou Bordeaux 7 par son format.

En règle générale, on peut quand même considérer que tant qu’il y’a la place pour sortir son journal, c’est que la rame n’est pas pleine. C’est particulièrement le cas sur la ligne A le matin, où il est fréquent d’entendre des remarques déclarant “non, c’est plein, y’a plus de place !” pour voir 10 secondes plus tard, une fois les portes fermées, les gratuits se déplier pour vite vite, ne pas manquer un mot de leur contenu.

Petit dicton donc : « Un journal déplié, c’est une place de perdue ! »


La guerre des sièges
12 mai 2006, 14:24 • par HC  

idem pour le metro où la plateforme "debout" est comme coupée en deux :

coté quai : 8pers/m²

coté opposé : 3pers/m² ou du moins assez pour pouvoir lire un journal ou autre


La guerre des sièges
12 mai 2006, 21:14 • par Cramos  

idem pour le metro où la plateforme "debout" est comme coupée en deux :

coté quai : 8pers/m²

coté opposé : 3pers/m² ou du moins assez pour pouvoir lire un journal ou autre

Ça, c’est bien vrai ! Souvent parce que ceux qui se tiennent à la deuxième barre verticale ne daignent pas écraser ceux qui sont derrière eux, « Libération » ou « l’Equipe » ouvert.


La guerre des sièges
6 novembre 2007, 19:58  
http://www.cahiersdufootball.net/ar...
un article sur le même thème le mode d’emploi pour lire l’équipe dans le métro http://www.cahiersdufootball.net/article.php ?id=2291

La guerre des sièges
6 novembre 2007, 19:59  
http://www.cahiersdufootball.net/article.php ?id=2291
le lien s’est mal mis http://www.cahiersdufootball.net/article.php ?id=2291 pas d’espace avant et après le ? le copier manuellement sinon

La guerre des sièges
12 mai 2006, 17:40 • par phil  
Dans le RER A c’est parfois violent quand certains montent alors qu’il n’y a plus de place : "si vous n’êtes pas contents, prenez le taxi". "Non mais il se fout de ma g.... celui-là", etc

La guerre des sièges
12 mai 2006, 20:58 • par poudou99  
autres trucs pour trouver une place assise et y rester

Ca sent le vécu tout ca !

Je peux rajouter aussi quelques astuces personnelles :
-  devant la porte, à la montée, tenir son sac de coté pour empecher celui qui est derriere de vous passer devant
-  reperer les places libres le plus tot possible par les fenetres et s’y précipiter immédiatement (on gagne quelques milisecondes sur les autres qui cherchent une fois dans le wagon)
-  prévilégier les places contre les fenetres. On risque moins d’etre obligé de se lever pour laisser sa place à une vieille dame ou une femme enceinte puisque ceux assis coté couloir se lèveront avant vous
-  faire semblant de dormir avec des écouteurs dans les oreilles. Comme ca vous avez vraiment une excuse pour n’avoir rien entendu

Quoiqu’une fois la derniere solution n’a pas marché. Et en plus ce matin là je dormais réellement assis contre la fenetre avec mes écouteurs dans les oreilles. Quand tout a coup je sens qu’on me tape le genou et l’épaule. J’ouvre les yeux et je vois trois femmes assises autour de moi et qui me parlaient. celle d’en face me taper le genou et celle à coté de moi me taper l’épaule. J’enlevais mes écouteurs et je compris qu’elles voulaient que je me lève pour que je cède la place à une autre femme qui était debout dans le couloir avec des béquilles. J’ai du m’executer car elles s’étaient liguées toutes les 3 contre moi !


La guerre des sièges
12 mai 2006, 21:31  

faire semblant de dormir avec des écouteurs dans les oreilles.

Attention, arme à double tranchant ! écouteurs dans les oreilles riment avec téléphone portable, lecteur mp3, etc ; et ca attire les agressions pire que se promener avec des lingots d’or qui dépassent des poches. le mieux, c’est encore de se déplacer soi meme avec une béquille :-)


La guerre des sièges
12 mai 2006, 21:40 • par poudou99  

mdr

Le coup de la béquille je n’y avais pas pensé. Ca sert d’arme de défense et ca donne une excuse pour réclamer un place assise


OFRE 48/50/52, vos univers impitoyaaaaableux
12 mai 2006, 21:42 • par chep  

Petits phénomènes rigolos à Cergy Saint Christophe le matin :

- si c’est un MI2N, pas trop de problème, on trouve aisément une place assise. Avec un peu de bol, c’est une tranche B ou C, et la place assise sur la banquette de bout de salle haute, oui, là, à droite de l’escalier, sans vis-à-vis est libre. En bonus, une vue imprenable sur la génération de passagers assis : Ceux Qui S’Assoient Sur Les Marches. Espèce qui prolifère, le parking-relais d’Achères atteint.

- si c’est un MI84 — c’est la guerre. Parfois, les jours de flemme, la Z6400 suivante (avec la course à Nanterre U pour rattrapper un MS61) est bienvenue... Mais las ! le sillon pour PSL entre OFRE 50 et 52 n’existe pas. Donc, si c’est un MI84 - guerre. En effet, à cet horaire, il reste en général à peine 3 ou 4 places assises par voiture et ce, dès le départ du Haut..... Petite technique (loin d’être infaillible) : repérer quelque étudiant assis, et ne surtout pas perdre le contact avant que Neuville passe... parfois ça marche dès la préfecture, parfois à neuville... souvent pas. Commence alors la Seconde Partie : trouver le recoin là où une banquette manque. Suivant en cela les principes de Bernouilli et de Reynolds chers aux plombiers et autres aérodynamiciens, c’est là que la bousculade y est moindre, à mesure que la Zone Un s’approche. Enfin, parfois....

Tiens, y a-t-il un moyen pour le pékin moyen de prédire si un service sera assuré plutôt en MI2N qu’en MI84 ? J’avoue avoir un peu jeté l’éponge...


MI2N ou MI84
13 mai 2006, 03:25 • par Cramos  

Tiens, y a-t-il un moyen pour le pékin moyen de prédire si un service sera assuré plutôt en MI2N qu’en MI84 ? J’avoue avoir un peu jeté l’éponge...

Mise à part la rame pelliculée qui a l’air d’aimer rester dans ses sillons, moi aussi j’avoue avoir perdu tout repère. Plus aléatoire qu’actuellement, tu meurs.


La guerre des sièges
15 mai 2006, 21:50 • par Jolly Jumper  

Marrant tout ça...

Sur le C, entre Massy est Versailles, la notion de place est différente : ya largement moins d’une personne par carré de 4 à 6 places par étage. On considère la rame bondée dès que quelqu’un s’assied sur le même carré que vous.

Une bonne place sur le B aux heures de pointe : accroupis contre une porte de communication permet de passer un voyage plutôt agréable...


La guerre des sièges
5 juin 2006, 02:42 • par Cyril  
http://www.fenarinarsa.com
Moi ce qui m’emmerde un peu c’est que j’ai un problème important au dos et qu’il m’est déjà arrivé d’avoir énormément de mal à marcher et à rester debout. Dans ce cas je squattais un strapontin quand il n’y avait pas de place sur des sièges fixes et quand il y a de l’affluence, bien sûr j’avais droit à tous les regards de travers... Alors allez expliquer que vous voulez vous assoir parce que vous avez une double sciatique, les gens vont vous rire au nez si vous avez une gueule de jeune. J’en profite aussi pour préciser que sur les lignes genre M6, s’assoir à quatre avec des sacs demande un certain nombre d’années d’entraînement à Tetris.

La guerre des sièges
5 juin 2006, 10:09 • par Christobal  

J’ai du m’executer car elles s’étaient liguées toutes les 3 contre moi !

C’est amusant, dans certains cas, on a tendance à oublier l’égalité des sexes... ;-)

Index Actualités Réseaux & lignes Horaires Infos techniques Photos Ailleurs