Avec l’aide du Conseil Général de Seine-et-Marne, Marne-et-Morin va expérimenter dès le 3 mai un biocarburant composé à 30 % d’huile de colza, sur 7 lignes de la vallée du Grand Morin.

- Deux cars des lignes 69 et 70, qui rouleront au colza, en gare de Val d’Europe RER
- La première relie par autoroute deux grandes villes, la deuxième dessert les petits villages du Pays Créçois
L’expérimentation, pour une durée d’un an, concernera 7 lignes régulières d’autocars dans la vallée du Grand Morin : la ligne 06 du réseau Pep’s, les lignes 8A, 8B et 70 du réseau des Cars du Pays Créçois, la ligne 69 du réseau Seine-et-Marne Express, et les lignes 7 et 12, non conventionnées à l’heure actuelle.

- Avant de monter à bord
- les vrais défenseurs de l’environnement commenceront par demander au conducteur si son bus carbure bien au colza
22 autocars de la société Marne-et-Morin vont être alimentés avec un biocarburant composé à 30 % d’huile de colza. Le Conseil Général de Seine-et-Marne accorde pour l’expérimentation une subvention de plus de 40 000 €, destinée à couvrir les éventuels surcoûts liés au prix du carburant, à l’entretien du matériel et à l’adaptation des véhicules. Pour cette seule expérimentation, il est prévu de rejeter 200 tonnes de gaz à effet de serre en moins. Le Conseil Général et Marne-et-Morin entendent ainsi montrer leur engagement fort en matière de respect de l’environnement.
Outre la diminution des rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le Conseil Général précise que ce biocarburant aura un impact positif à d’autres niveaux. Ainsi, le colza, pendant sa culture, constitue une « pompe à nitrates » et n’a pas besoin d’irrigation. Planté fin août et récolté début juillet, il protège les sols contre l’érosion en hiver. Enfin, le gaz carbonique rejeté lors de la combustion du carburant est en partie absorbé par le colza en cours de croissance. Au total, le « gazole colza » permet donc de diminuer de 20 à 25 % les émissions de dioxyde de carbone, et de 20 % les rejets de particules dans l’atmosphère.
Si l’expérience s’avère concluante, elle pourrait rapidement s’étendre aux autres lignes de Seine-et-Marne : deux autres transporteurs ont déjà donné leur accord de principe.

- Champ de colza à Presles-en-Brie
- Cette parcelle servira t-elle à alimenter les autocars Marne-et-Morin ?