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Faites sauter le bouchon !

L’exception disparaît 26 avril 2006

Après Rennes, c’est au tour de la station Liège de rentrer dans le rang.

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Le bloc lumineux « Liège fermée »
à la station Place de Clichy

« Votre attention, s’il vous plaît. Les voyageurs sont informés que la station Liège est fermée au public ».

Combien de fois les utilisateurs de la ligne Métro13 ont-ils pu entendre ce refrain [1] tous les soirs dès 20h00 et toute la journée les dimanches et jours fériés ? Il faut d’ailleurs ajouter « qu’entendre » est un bien grand mot : à Saint-Lazare, l’annonce est pratiquement inaudible, car elle est lancée avant même l’arrêt de la rame ; ce problème est par ailleurs actuellement aggravé par les avertissements et conseils concernant l’installation et le fonctionnement des portes palières [2]. Quant à Place de Clichy, l’annonce y est très aléatoire : elle disparaît ou réapparaît, voire est coupée avant la fin !

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Un extrait des plans de la ligne Métro13 à la station Saint-Lazare...
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... et à bord des rames

Ce refrain, en tout cas, les riverains de la station Liège, qu’ils soient habitants des quartiers de l’Europe (VIIIème arrondissement) ou de Saint-Georges (IXème arrondissement), l’ont entendu un peu trop souvent et depuis trop longtemps à leur goût, surtout qu’ils ont désormais le très douteux privilège d’être les seuls utilisateurs du métro parisien à devoir finir leur trajet à pied — en l’occurrence depuis les stations Saint-Lazare ou Place de Clichy [3] — depuis la réouverture de la station Rennes aux horaires normaux du métro parisien le 6 septembre 2004.

Une station à l’histoire mouvementée

Mais comment en est-on arrivé là ?

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Le panneau au-dessus de la grille de la station
Le lettrage conforme à la charte graphique des années 1960 assure que cette plaque date de la réouverture, en 1968 !

Lors de la constitution du réseau métropolitain, deux particuliers, MM. Berlier et Janicot, demandèrent une concession pour l’établissement d’une ligne à grande profondeur reliant Montmartre à la Gare Montparnasse. Le Conseil Municipal de Paris, tenté par cette expérience dont la construction devait de toute façon être entièrement à la charge du concessionnaire, l’accorda le 28 décembre 1901. La ligne ne fut déclarée d’utilité publique que le 3 avril 1905 en raison de la farouche opposition de la Compagnie du Métropolitain Parisien qui y voyait un concurrent sérieux. Une nouvelle loi compléta le 19 juillet 1905 cette concession en déclarant également d’utilité publique une ligne B de la Gare Saint-Lazare à la Porte de Saint-Ouen ; le 11 juin 1909, enfin un embranchement de cette même ligne B de la Fourche à la Porte de Clichy fut accordé. C’est cette ligne B, qui deviendra la ligne Métro13 lors de la fusion des deux compagnies du métro parisien en 1930, qui nous intéresse ici.

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Une plaque située rue de Liège, à l’angle de la rue d’Amsterdam, côté IXè arrondissement

La construction de la station située sous l’étroite rue d’Amsterdam nécessita de décaler les quais, ce qui conduit à cette particularité que les accès sont toujours en tête de rame quel qu’en soit le sens [4]. La station était appelée Berlin à l’ouverture de la ligne B du Nord-Sud le 26 février 1911. Elle fut fermée le 2 août 1914 à la suite de l’entrée en guerre contre l’Allemagne pour être rebaptisée Liège, tout comme la rue, à sa réouverture le 1er décembre 1914 ; ce nom lui fut donné afin de célébrer la remarquable résistance de cette ville lors de l’agression allemande contre la Belgique, un pays pourtant neutre.

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Mais que peut bien signifier ce symbole ?
(extrait du plan n°2, © RATP)

Puis, à la fin des années 1930, la tension politique qui laissait présager depuis longtemps une épreuve de force avait conduit le gouvernement à étudier l’exploitation d’un réseau métropolitain réduit. Dès le 3 septembre 1939, au lendemain de la déclaration de guerre, ce projet fut mis à exécution : seules 85 stations restèrent ouvertes ; Liège fut fermée au titre de la défense passive, malgré le maintien de la ligne 13. La plupart des stations rentrèrent dans le rang durant la décennie 1940, mais huit d’entre elles eurent un avenir plus incertain.

La station Varenne rouvrit ses portes le 24 décembre 1962, la station Bel-Air le 7 janvier 1963.

Les stations Rennes et Liège sortirent de l’oubli respectivement le 20 mai et le 16 septembre 1968, après presque 30 ans de fermeture, au prix d’horaires aménagés : pas d’arrêt après 20h00, ni les dimanches et jours fériés ; il est d’ailleurs curieux de constater que ces deux stations appartinrent toutes deux à l’ancien réseau Nord-Sud !

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Cherchez bien dans la légende, en tout petit et noyé parmi le reste...

Les stations Arsenal, Champ de Mars, Croix-Rouge et Saint-Martin, n’ont quant à elles jamais été réouvertes... ou presque [5]. Cluny (Métro10) est pour sa part une station « miraculée » — la seule à avoir rouvert après cette période, ressuscitée le 17 février 1988 (presque 50 ans après sa fermeture !) lors de la création de la station Saint-Michel — Notre-Dame du RERB, pour assurer une correspondance entre ces deux lignes.

Liège contre-attaque !

Depuis leur réouverture partielle, les riverains des deux stations Rennes et Liège ont régulièrement demandé l’alignement des horaires de leur station aux normes du métro parisien. Rennes est finalement rentrée dans le rang le 6 septembre 2004. Depuis, Liège attendait d’autant plus désespérément son tour, seule exception sur les 297 stations du métro...

Il faut avouer que pétitions (dont la dernière, lancée par le Comité d’Aménagement et d’Animation du VIIIème, au premier trimestre 2005, avait recueilli plus de 1 000 signatures) et lettres étaient toujours restées sans réponse concrète. Mais la transformation de la physionomie de l’est du VIIIème arrondissement et de l’ouest du IXème arrondissement, grâce au retour en nombre des familles dans un secteur en pleine croissance démographique (à l’inverse d’une tendance lourde à la baisse affectant Paris dans son ensemble) ainsi que le changement des horaires et des modes de vie — changement dû aussi bien au renouvellement des habitants qu’aux modifications affectant la société dans son ensemble — ont fait que cette exception est de plus en plus mal vécue, sinon refusée désormais par les habitants.

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François Lebel
maire (UMP) du VIIIème
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Jacques Bravo
maire (PS) du IXème

Par ailleurs, depuis l’instauration des Conseils Consultatifs de Quartier (CCQ), une caisse de résonance est à la disposition des riverains et commerçants : ainsi, le premier point abordé après son installation par le premier CCQ Europe [6] fut... l’ouverture normale de la station Liège ! De même, d’ailleurs, pour le CCQ Clichy-Trinité, l’un des cinq du IXème arrondissement : MM. François Lebel et Jacques Bravo, respectivement maire (UMP) du VIIIème arrondissement et maire (PS) du IXème arrondissement, décidèrent alors de joindre leurs efforts, transcendant ainsi leur différence politique.

Emmanuel Duret, le directeur général de l’époque du STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France), avait répondu par une lettre au maire du IXème arrondissement qui l’avait aussitôt transmis à son collègue du VIIIème :

« Monsieur le maire, par lettre du 6 septembre 2004, vous attirez mon attention sur la demande conjointe des mairies du 9ème et 8ème arrondissements d’aligner les horaires d’ouverture de la station Liège sur ceux des autres stations de métro.
« Je vous informe qu’il est prévu de réaliser l’ouverture intégrale de la station Liège dans le cadre d’une opération de réorganisation complète de la ligne 13. Le déploiement du projet de modernisation Ouragan, en cours de réalisation, offrira l’opportunité de mettre en place cette modification en 2006.
« Je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite donnée à ce dossier.
 »

Le CCQ Europe du 16 septembre 2004 avait considéré cette lettre comme une bonne nouvelle sur le fond : elle signifiait pour la première fois la prise en compte du problème et l’accord de principe à cette demande. Le CCQ avait néanmoins refusé de voir lier Ouragan, avant tout destiné à soulager la ligne Métro13 aux heures de pointe [7], à la réouverture totale d’une station fermée hors de ces périodes ; et ce, d’autant plus que Rennes n’avait pas vu ses horaires alignés sur les autres stations dans le cadre d’une quelconque modernisation de la ligne Métro12 ! Il fut alors décidé de poursuivre la pression permanente exercée sur les autorités compétentes. Depuis, la réponse n’avait guère varié quoique le transfert, laborieux par ailleurs, par l’Etat de la direction du STIF à la région Ile-de-France ait été un élément positif, l’exécutif local semblant beaucoup plus favorable à une réouverture totale de Liège dissociée de la mise en place d’Ouragan.

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La station Liège (vue de haut !) le jeudi 23 mars 2006 à 8h30 : l’activité n’est pas négligeable.

Et puis, las d’être menés en bateau depuis des années, et déçus de ne pas avoir vu leur station suivre l’exemple de Rennes, les riverains décidèrent finalement de réagir par une manifestation lancée par des tracts rédigés ainsi :

« La station de métro "Liège" est la dernière station parisienne fermant à 20 heures, ainsi que les dimanches et jours fériés. Afin de soutenir les diverses actions entreprises par les riverains : REUNISSONS NOUS JEUDI 9 MARS 2006 A 19H45 A LA STATION LIEGE AFIN DE MANIFESTER A LA RATP NOTRE DESAPPROBATION FACE A CETTE SITUATION. »

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La bouche de la station Liège le jeudi 23 mars 2006 à 20h00 : les lumières sont éteintes, la station est visiblement sur le point de fermer.

Elle a consisté à pénétrer sous la direction des deux maires d’arrondissement, ceints de leur écharpe tricolore, dans la station afin d’en empêcher la fermeture puis, sur le quai, d’applaudir, de montrer des banderoles et de lancer des slogans tels que « Station Liège ouvre-toi, le quartier a besoin de toi ! » ou « Nous voulons le métro » à chaque arrêt d’une rame au-delà de 20h00, sous le regard en général plutôt amusé des voyageurs se trouvant à bord des rames ; en effet, la seule présence des manifestants a forcé les rames à desservir la station COMME N’IMPORTE QUELLE AUTRE, en marquant l’arrêt ; un rassemblement qui fut plutôt réussi, la moitié du quai Châtillon-Montrouge étant rempli. A 20h15, il fut décidé, toujours dans la bonne humeur, de lever le camp [8].

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Jeudi 23 mars 2006 à 20h30 : la grille est baissée. Vision incongrue et unique : une station de métro fermée selon les heures ou les jours...

Liège adopte le régime général

Une nouvelle manifestation, qui devait suivre les mêmes modalités, était prévue pour le jeudi 23 mars, soit deux semaines exactement après la première. Mais en raison des manifestations contre le CPE prévues le jour même, elle fut annulée ; de plus, une rumeur commençait à courir dans le quartier, rumeur finalement confirmée par les maires : le STIF devait se pencher sur le cas de la station Liège le mercredi 5 avril.

Et, en effet, lors de son Conseil d’Administration ce jour-là, le STIF a finalement décidé d’ouvrir la station Liège aux mêmes horaires que toutes les autres stations de métro, dans le cadre de « l’augmentation de l’offre de service sur la ligne  » (ainsi que sur diverses autres lignes de transports en commun) prévue pour décembre 2006. Le système Ouragan ayant pris du retard et la situation sur la ligne se dégradant très rapidement pour ses utilisateurs, il a été décidé d’accroître préalablement le nombre de trains disponibles.

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Le bloc lumineux « Liège ouverte »
toujours à la station Place de Clichy

Il est à noter que cette date de décembre 2006 sera également importante, car elle marquera la mise en place d’une exploitation plus tardive les samedis soirs, avec prolongation d’une heure des circulations du métro [9]. Un mois donc très intéressant en perspective pour les transports franciliens !

Quoiqu’il en soit, une annonce vieille de 38 ans est sur le point de disparaître. Et les rames ne passeront plus sans arrêt à une station qui mérite une halte afin d’admirer de remarquables panoramas en carreaux polychromes vernissés illustrant des villes et sites de la province belge de Liège, réalisés lors de la rénovation — financée en partie par la dite province — de la station en 1982.

Dernière mise à jour
27 avril 2006  13h39
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Notes

[1] A noter d’ailleurs qu’il serait plus correct de dire : « Nous informons les voyageurs que la station Liège est fermée au public ».

[2] La RATP teste en effet ce dispositif sur la ligne Métro13 aux stations Saint-Lazare dans les deux sens et Invalides sur le quai Asnières-Gennevilliers / Saint-Denis Université depuis le début du mois de mars jusqu’à la fin de l’été afin de choisir les portes palières qui seront déployées sur la ligne Métro1 lors de son automatisation intégrale prévue pour 2010. La ligne Métro13 devrait également être équipée de telles portes palières sur ses 11 stations les plus chargées.

[3] Sans oublier que les accès aux stations de la ligne Métro13 à Saint-Lazare et Place de Clichy ne sont pas forcément des plus commodes pour les riverains de la station Liège : à place de Clichy, par exemple, l’accès est situé au nord de la place, plus précisément entre la rue Biot et l’avenue de Clichy, et celui du terre-plein du boulevard de Clichy impose de passer par le quai de la ligne Métro2 en direction de Porte Dauphine.

[4] Il existe 3 stations avec des quais décalés : Liège Métro13, Commerce Métro8 et Anatole France Métro3 ; il faut néanmoins noter que dans le cas de Liège et d’Anatole France, les rames s’arrêtent dans la première demi-gare dans le sens de circulation, alors qu’à Commerce, elles s’arrêtent dans la deuxième.

[5] Arsenal est située sur la ligne Métro5 entre Quai de la Rapée et Bastille. Champ de Mars est situé sur la ligne Métro8 entre La Motte-Picquet — Grenelle et École Militaire. Croix-Rouge est située sur la ligne Métro10 entre Sèvres-Babylone et Mabillon. Saint-Martin est un cas un peu à part : elle est située sur les lignes Métro89 entre Strasbourg — Saint-Denis et République. Elle a été la seule à être rouverte un temps après la Libération, puis refermée, malgré une fréquentation impressionnante qui atteignit jusqu’à 34.000 voyageurs par heure et par sens dans les années 1930, à cause de sa trop grande proximité avec Strasbourg — Saint-Denis : seulement 100 mètres séparent les accès les plus proches de ces deux stations.

[6] Le « quartier Europe » désigne ici le petit quadrilatère du VIIIème arrondissement compris entre les rues d’Amsterdam, Saint-Lazare et de Rome et le boulevard des Batignolles, le maire ayant décidé de créer sept CCQ pour tout l’arrondissement, au lieu des quatre quartiers historiques.

[7] Ouragan (Offre Urbaine Renouvelée et Améliorée Gérée par un Automatisme Nouveau) doit servir, grâce à un système de signalisation embarquée, à resserrer les intervalles entre chaque rame sur le tronçon central de la ligne Métro13 ; mais les retards sont tels que l’on ne parle plus que de 2008 pour la mise en place de ce système.

[8] Cette manifestation a même eu le privilège d’une pleine page dans le Parisien, dans son édition du lendemain, 10 mars.

[9] Cette prolongation de service d’une heure, mais cette fois le vendredi soir, aura lieu un an plus tard, fin 2007.

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67 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 9 discussion(s) :
1. Stations oubliées : des nouvelles vitrines culturelles ?
19 décembre 2007
2. Station Liège détruite ????!!!!!
3 décembre 2006, par fredoch75
3. Les stations oubliées
23 septembre 2006, par PAC
4. On la ferme pour mieux la rouvrir !
2 septembre 2006, par Hugues
5. L’exception disparaît
27 juin 2006, par 15063
6. Annonce à Saint-Lazare
3 mai 2006, par Hugues
7. L’exception disparaît
28 avril 2006, par EMDX
8. L’exception disparaît
27 avril 2006, par Nord-Sud
9. L’exception disparaît
27 avril 2006, par Alain

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Stations oubliées : des nouvelles vitrines culturelles ?
19 décembre 2007, 09:31  
Pour ceux qui ne sont pas au courant, la station oubliée Croix-rouge voit ses quais redécorés en clin d’oeil à l’expo "Eros au secret" de la BNF. C’est sympa et original. La question qui en découle concerne l’utilisation des stations fantômes : vont-ils utiliser les quais de Croix-rouge, Champ-de-mars et St-Martin (Arsenal semble plus compliqué à aménager) comme des vitrines d’exposition plus permanentes ? L’idée serait simple, ça mettrait en valeur ces stations et les exposants profiteraient d’un nouvel endroit pour faire connaître leurs travaux, non ?

Stations oubliées : des nouvelles vitrines culturelles ?
19 décembre 2007, 23:29 • par benelaparigote  
Quelqu’un pourrait par ailleurs m’éclaircir sur le quai Ligne 10 entre Maubert et Cluny ? A quoi servait-il ? j’ai vu très récemment le quai illuminé fushia mais je n’en ai pas vu plus vu la brièveté du moment... Merci

Stations oubliées : des nouvelles vitrines culturelles ?
13 avril 2008, 18:42 • par JMC  

Il n’y a aucun quai, sur la ligne 10, entre les stations Maubert-Mutualité et Cluny -La Sorbonne !

Ces 2 stations sont contiguës, simplement séparées par une interstation qui n’a que la particularité d’avoir une voie centrale. Cette voie est une voie de raccordement entre la ligne 10 et la ligne 4 qui débouche, côté ligne 4, à la sortie de la station Odéon, en direction de Porte de Cligancourt.

Revoyez votre question... ou bien retournez-y voir !


Stations oubliées : des nouvelles vitrines culturelles ?
19 décembre 2007, 23:39 • par Duplex  
Metro-pole prépare un article à ce sujet. Rendez-vous dans quelques jours.

Station Liège détruite ????!!!!!
3 décembre 2006, 12:15 • par fredoch75  

Bonjour à tous !

J’ai entendu une annonce sonore très surprenante à Champ Elyse Clémenceau cette semaine qui nous "informe que la station Liège a été complètement détruite" ! Ja sais que cette station fait l’objet de travaux de rénovation important (jusqu’à aujourd’hui). Très surpris, j’y suis passé hier soir, et j’ai pu constaté que les deux demi station étaient en parfait état ! Alors comment doit-on interpréter cette annonce ? Quelqu’un en sait-il plus ?

Merci.

@+


Station Liège détruite ????!!!!!
3 décembre 2006, 13:41 • par Florian  

La station liege est fermée au public, pas completement détruite ! http://www.centre-audition.com/

Réflechissez deux minutes avant de poster un message, si un incident s’était produit à la station Liège, la RATP n’aurait jamais été crier à haute voix dans un message sonore que la station est complètement détruite !

Bref, après ce post très constructif, c’est l’occasion de rappeler que Liège ouvrira ses portes demain avec les nouveaux horaires, un carrelage rénové, une station magnifique à redécouvrir :)


Station Liège détruite ????!!!!!
3 décembre 2006, 17:01 • par Hugues  
En effet, la station ouvre bien demain. D’ailleurs, vendredi 1er décembre, les panneaux ont été enlevés : tout est prêt pour demain.

Station Liège détruite ?
3 décembre 2006, 23:55 • par Cramos  

A mon avis, fredoch75 devrait durtout aller se laver les oreilles...

Détruite, Fermée au public.

On entend ce que l’on veut entendre.


Station Liège détruite ?
4 décembre 2006, 17:56 • par Antoine  
Oh, mais parfois on entend des messages bizarres dans les hauts-parleurs. Je n’ai aucun exemple concret en tête, là, tout de suite, mais j’ai déjà entendu des petits plaisantins faire des farces dans des annonces. On ne sait jamais si c’est dû à un pari entre collègues ou à l’alcool. ... Et puis l’annonceur était peut-être mal réveillé et sa fourche a langué sans qu’il s’en rende compte. Une fois encore, je n’ai pas d’exemple précis sur la RATP mais je me souviens d’un bulletin de France Info où le journaliste annonçait le plus sérieusement du monde qu’un quartier du Havre allait être évacué pour désamorcer une bombe atomique datant de la deuxième Guerre mondiale. Etonnez-vous après ça que Liège n’y survive pas...

Les stations oubliées
23 septembre 2006, 23:55 • par PAC  

2 remarques/suggestions à propos des stations fantômes :

1/ Concernant leur fermeture (définitive ?), je me suis amusé à situer les 4 entrées des stations, et s’il est vrai qu’une réouverture de Croix-rouge et de Champ-de-Mars n’amènerait aucun avantage (sauf peut-être pour les fréquentes manifestations culturelles dans le parc pour cette dernière, style feu d’artifice du 14 juillet), Saint-Martin présenterait en réouvrant l’intérêt de soulager une station Strasbourg - Saint-Denis toujours bondée, comme c’était apparemment le cas avant sa fermeture ; quant à Arsenal, elle est quand même à une distance respectable de Bastille, situé dans une zone qui s’est revalorisée depuis quelques années, et surtout elle pourrait servir de correspondance avec la 14, que la 5 sera sinon la seule ligne à ne pas croiser via une correspondance (si on prend pour acquis que la 10 sera prolongée après Austerlitz, que ce soit vers Gare de Lyon ou Bibliothèque).

2/ La station Croix-Rouge, qui portait le nom de la place qu’elle desservait, ne devrait-elle pas être "rebaptisée" Michel Debré, vu que c’est le nouveau nom de ladite place ?


Les stations oubliées
24 septembre 2006, 00:22  
Moi je trouve qu’il faudra bien un jour ouvrir au public la station Porte Molitor (M10) car elle serait vachement utile quand il y a des matchs au Parc des Princes ou au stade Jean Bouin ..

On la ferme pour mieux la rouvrir !
2 septembre 2006, 22:57 • par Hugues  

Du 18/09 au 28/11 inclus, la station Liège sera totalement fermée au public dans le cadre du Renouveau du métro.

Et aussitôt après, elle rouvrira, mais comme une grande, avec les horaires de toutes les autres stations de Paris !


On la ferme pour mieux la rouvrir !
4 septembre 2006, 10:51 • par Hugues  

Du 18/09 au 28/11 inclus, la station Liège sera totalement fermée au public dans le cadre du Renouveau métro.

Et aussitôt après, elle rouvrira, mais comme une grande, avec les horaires de toutes les autres stations de Paris !

Je viens juste de réaliser quelque chose : le 18, c’est un lundi. Donc la station fermera dès le samedi 16/09 à 20h00 !


On la ferme pour mieux la rouvrir !
10 septembre 2006, 17:04 • par Hugues  

Décidemment, la RATP ne sait pas ce qu’elle veut : des autocollants ont été apposés sur la date de fin de travaux, finalement reportée au dimanche 3 décembre inclus.

De là à parier que c’est le lundi 4 décembre que la station doit voir ses horaires alignés sur les autres et que, du coup, la RATP n’a pas voulu réouvrir la station une semaine avec les fumeux (pardon, fameux !) horaires particuliers...


On la ferme pour mieux la rouvrir !
23 septembre 2006, 22:26 • par Hugues  
Et voilà ! Liège est fermée au public depuis ce soir à 20h00 jusqu’au lundi 3 décembre 2006.

L’exception disparaît
27 juin 2006, 15:50 • par 15063  
La ligne 11 est une création tardive de la CMP destinée à remplacer le funiculaire de Belleville (en fait un "cable-car" comme à San-francisco) à la réalisation duquel Bienvenüe n’était pas étranger sjmsb. La 11 fut donc longtemps un vague embranchement de la République au Lilas. Finalement, on l’a envoyée au Châtelet pour mailler le réseau et lui donner un terminus plus central (1935). Le traçé rectiligne de la ligne 4 en 1898 n’a aucun rapport avec la 11. Les ébauches du métro n’étaient pas précises puisque cette ligne ignorait Châtelet et Montparnasse. La ligne 10 était dans les plans d’avant 1914 la "ceinture intérieure" Invalides, Duroc, Jussieu, Bastille, République, Madeleine et Invalides, sur laquelle les lignes 8 et 9 devaient s’embrancher. Idée qui ne plaisait pas à aux ingénieurs de la CMP préférant de beaucoup les lignes indépendantes. C’était refaire le coup des lignes 2nord (2) et 2 sud (6) de 1900.

Annonce à Saint-Lazare
3 mai 2006, 10:59 • par Hugues  
hnr@hotmail.fr

à Saint-Lazare, l’annonce est pratiquement inaudible, car elle est lancée avant même l’arrêt de la rame ; ce problème est par ailleurs actuellement aggravé par les avertissements et conseils concernant l’installation et le fonctionnement des portes palières

Un détail que j’ai noté cette nuit : à Saint-Lazare, l’annonce concernant les portes palières est désormais lancée APRES celle sur la fermeture de Liège, qui est par ailleurs beaucoup plus forte et donc (enfin) audible.

L’exception disparaît
28 avril 2006, 08:01 • par EMDX  

Ce que je trouve comique avec le Nord-Sud, c’est l’édicule Guimard installé à la station Abesses... :)

Quelles autres stations (pas rien qu’à Paris ni de métro) ont des quais décalés ? Près de Montréal, il y a la station Île Perrot sur la ligne de banlieue Montréal_Rigaud (CP) dont les quais sont situés de part et d’autre du boulevard Perrot Nord en raison de l’exigüité du site (la ligne du CN passe à moins de 8m de là).


L’exception disparaît
28 avril 2006, 09:07 • par Musicien77  
Autrefois la gare de Lagny-Thorigny ( Ligne P ) était à quais décalés, mais depuis quelques années c’est rectifié. A Paris, il y a la station Commerce sur la ligne 8. Et il y aura une bonne partie des stations du T3.

L’exception disparaît
28 avril 2006, 09:49 • par Alain  

Ah,

Si on s’intéresse aussi au domaine SNCF, dans le genre station à quais décalés, la gare de Sarcelles-Garges sur le RER D est un fort joli exemple ...


L’exception disparaît
5 mai 2006, 13:38 • par jag de bellouet  
Et aussi le champ de course d’Enghien sur la ligne de Paris nord à Dieppe entre Enghien et Ermont Eaubonne. avec Garges, je n’en vois pas d’autres en ile de france.

L’exception disparaît
5 mai 2006, 17:15 • par dmy  
yerres (ou montgeron-crosne) a des quais légèrement décalés aussi

L’exception disparaît
10 mai 2006, 22:44 • par Stanislas  
A Meudon et Bellevue, gares de la ligne de Montparnase à Versailles, le quai central (voies 1 bis et 2bis) est décalé très franchement d’avec les quais des voies 1 et 2 (mais ces derniers ne sont utilisés que de manière très exceptionnelle).

L’exception disparaît
11 mai 2006, 16:11 • par Sébastien Martin  
Une vue de Google Maps
Autre bon exemple, la gare de St Cyr l’École avec trois quais décalés.

L’exception disparaît
11 mai 2006, 19:15 • par Alain  

A Rambouillet aussi, le quai GL direction Paris est assez fortement décalé par rapport aux autres ( banlieue et GL direction Chartres ).

Hé bien, la particularité semble se concentrer sur les réseaux Nord et Montparnasse, isn’t it ?


L’exception disparaît
16 mai 2006, 14:21 • par Stanislas  
La particularité s’explique facilement à Meudon et Bellevue : la ligne de Paris à Brest (ben oui :-) traverse la ville de Meudon dans une belle tranchée, avec les gares "suspendues". Les quais extérieurs sont rejetés plus en avant, j’imagine pour des raisons de largeur de la tranchée.

L’exception disparaît
11 mai 2006, 21:56 • par thomas 6100  

PNO-Dieppe ? L’expression n’est pas complétement fausse , mais pour le moins guère compréhensible... La ligne fut utilisée pour faire PSL/Dieppe de 1873 à 1877 (par Argenteuil puis raccordement de Cernay, détruit il y a une vingtaine d’année)date à laquelle les trains passeront par Achères (ce qui était encore largement le cas en 1988, date de la fin de PSL/Dieppe... Fermeture voyageur de Serqueux/Dieppe puis dépose en 1999 de mémoire).

J’ignore totalement s’il existait des PNO/Dieppe (PNO/Gisors oui ms c’est très très vieux...Et pas par l’itinéraire actuel il me semble !).

Ce qui est sûr, c’est que Champ de Courses d’Enghien est sur la ligne du Tréport (un des itinéraires possibles... Pas le plus choisi, car le plus court est par Montsoult).

Bien cordialement.


L’exception disparaît
11 mai 2006, 23:27 • par Alain  

Hé bien, apportons quelques éléments de réponse ...

vos histoires de quais décalés. Cela n’apporte rien à la chose ferroviaire. cela peut s’assimiler très poliment à une sorte de martyrisation des insectes

C’est venu comme çà, incidemment par rapport aux quais décalés du métro Liège, et c’est suffisemment rare, aussi bien dans le métro que pour les réseaux SNCF, pour interpeller la curiosité des ferrovipathes. On s’en doute, ces dispositions inhabituelles ont le plus souvent des raisons historiques dues à l’évolution dans le temps des lignes et de leur environnement ; Garges, comme le Champs de Courses d’Enghien ou encore Rambouillet, en sont d’excellents exemples. Détails sur demande ?

cette histoire de rail central sur le métro de Paris, qui n’est autre que la support du pilotage automatique : c’est lamentable

Je maintiens : IL N’Y A PAS de rail central (entre les deux rails d’une voie) dans le métro de Paris. Par contre, si tu veux, il y en a carrément deux dans le métro de Londres. Comme quoi ...

PNO-Dieppe ? L’expression n’est pas complétement fausse , mais pour le moins guère compréhensible.

Ce doit être un clin d’oeil de l’honnorable correspondant, mais ce n’est pas si idiot : Il est vrai que la Compagnie du Nord a été la première à atteindre Pontoise, et qu’elle a entrepris dans la foulée de continuer vers l’Ouest ; il suffit de regarder le style du BV de Pontoise, et pas besoin d’aller beaucoup plus loin : Boissy l’Aillerie, elle aussi, est dans le plus pur style du Nord ; n’était-ce son environnement bucolique, on se croirait à Pierrefitte ou Villiers le Bel ! En filant vers Gisors, je ne serais pas plus étonné que cela si on m’apprenait que le Nord lorgnait non seulement sur Dieppe, mais aussi sur Rouen...

La Compagnie du Nord était une compagnie conquérante. Regarde, au départ de la Gare du Nord, de l’autre côté de l’éventail : Arrivée à Aulnay, la ligne de Soissons file plein Est jusqu’à Villeparisis le long du canal de l’Ourcq, lui même parallèle à distance à la Route Nationale 3. Et où mènent ce canal et cette RN 3 ? à Meaux ... D’ici à ce qu’ils aient eu une idée derrière la tête, là aussi, il n’y a peut-être pas des kilomètres... A l’Ouest comme à l’Est les compagnies ont fini par se constituer, après le Nord, et donc par occuper le terrain, mais eussent-elles tarder un peu plus qu’elles ne le firent déjà ... ?


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12 mai 2006, 10:49 • par thomas 6100  

Boisssy L’Aillerie est plutôt dans le style Ouest il me semble (Serqueux par exemple est en pur style Nord, voir plus loin pourquoi).

Le Nord a atteint Gisors via Beauvais il me semble (on peut toujours distinguer le racordement).

Ce qui est sûr, c’est que l’Ouest payait un droit de passage pour aller sur les rails du Nord pour rejoindre Gisors à l’époque.

Oui, le Nord a atteint Rouen par Amiens/Rouen (ligne rétrocédé à l’Etat ensuite), avec un terminus à Rouen-Martainville (Gare du Nord).

Attention aussi à la gare de Pontoise : très souvent, dans les très vieux horaires, il s’agit d’Epluche, car la ligne continuait sur Lille.

Et la ligne de Pontoise (du moins jusqu’à Liesse) est historiquement donc PNO/Lille !


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12 mai 2006, 12:24 • par Alain  

Boisssy L’Aillerie est plutôt dans le style Ouest il me semble

Hum, aurais-je dit une ânerie ? Confondu avec Montgeroult ? Ah, je suis sûr qu’il y en a une sur le parcours, mais depuis le temps que je n’ai pas traîné mes guêtres par là ... Depuis trop longtemps ma carte orange se limite à la zone 5 ;<))

Et la ligne de Pontoise (du moins jusqu’à Liesse) est historiquement donc PNO/Lille !

Yeap, çà je savais, je crois même que ce fût le premier parcours fini, PNO - Creil par Liesse et Epluches. Si je me souviens bien, c’est dû au fait que la municipalité de Senlis n’a jamais voulu laisser passer la ligne directe PNO - Goussainville - Louvres - Survilliers - Senlis - Comiègne - Saint Quentin et au delà (Bruxelles), ce qui a obligé le Nord a ce virage entre Survilliers et la Borne Blanche pour rejoindre Chantilly et Creil, alors qu’à la base c’est la ligne par Montsoult et Luzarches qui devait se continuer sur ces deux villes par Chaumontel et Lamorlaye, raison pour laquelle ce bout de ligne est resté depuis à voie unique et limitée à Luzarches. Tout juste si par la suite cette municipalité accepta une ligne d’intérêt local joignant Chantilly à Ormoy-Villers par Senlis, d’ailleurs neutralisée depuis belle lurette, aux dernières nouvelles la gare de Senlis est aujourd’hui une gare routière (sniff).

Sic transit gloria mundi ...


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28 avril 2006, 09:30 • par Bastien  
Une bonne partie des stations du tramway lillois ont des quais décalés. Le parti pris a été de positionner les stations après les feux des carrefours, pour éviter que les passagers ne traversent devant la rame.

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28 avril 2006, 11:43 • par Jacques  

Les quais décalés à Paris concernent 3 stations : Liège Commerce & Anatole France. On retrouve un peu la même chose à Palais Royal ligne 7.

Il avait aussi existé ce genre d’aménagement à Laplace où un quai était conçu pour recevoir les omnibus .

Pour Abbesses , on a récupéré l’édicule qui existait à Htl de ville ligne 1 pour le placer dans cet environnement touristique. Je ne pense pas que cela aurait été permis actuellement.

On retrouve aussi une entrée Guimard à Picoas Lisbonne et à Square Victoria Montréal. Il existe aussi quelques projets pour en mettre dans d’autres villes comme à Marseille.


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28 avril 2006, 15:38 • par Tontonpithou  
Edicules guimard hors Paris
En ce qui concerne les édicules Guimard hors Paris, il en existe aussi un à Chicago, station "Van Buren" du réseau "Metra" et un à Mexico, station "Bellas Artes"

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27 avril 2006, 13:51 • par Nord-Sud  

Voici un résumé que j’ai écrit il y a qq année sur l’histoire du Nord-Sud

Le Nord-Sud

A partir de 1910, le métro parisien va être exploité par deux compagnies concurrentes : la Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris et la société du « Chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris », plus connue sous le nom de « Nord-Sud » .

Après avoir vu son projet de tramway tubulaire souterrain, calquant a peu près l’actuel tracé de la ligne 1 entre la porte de Vincennes et la porte Dauphine, rejeté aux début des années 1890, et alors que la ligne envisagée était intégrée dans les plans du futur métropolitain, l’ingénieur Jean Baptiste Berlier s’associa au financier Xavier Janicot, et ils proposèrent la réalisation d ‘une autre ligne reliant Montmartre à Montparnasse. L’idée de Berlier était de construire, au moyen d’un bouclier, une ligne à grande profondeur sur le modèle du Tube de Londres ; mais, pour des raisons de coût et des contraintes géologiques sous-sol parisien, la ligne sera finalement construite de façon similaire à celles de la CMP. En outre, la société du Nord-Sud, fondée en 1902, prenait à sa charge la totalité des travaux contrairement à la CMP où la Ville de Paris avait financé et dirigé les travaux. En assumant seul les frais et risques, et désavantagé par rapport à la CMP, le Nord-Sud partait donc avec une base fragile. Néanmoins le projet aboutira en 1904, et prévoyait finalement la construction de 3 lignes : une ligne principale entre la porte de Versailles et la porte de la Chapelle (ligne A) et deux « prolongements », l’un entre Saint Lazare et les portes de Saint Ouen et de Clichy (ligne B), l’autre entre Montparnasse et la porte de Vanves (ligne C).

La ligne A sera la première à être mise en service en novembre 1910. Ouverte partiellement entre la porte de Versailles et Notre Dame de Lorette, elle ne sera achevée qu’en 1916. Le 26 février 1911, la ligne B sera ouverte entre Saint Lazare et la porte de Saint Ouen. Compte tenu de l’étroitesse de la rue d’Amsterdam, la station Berlin (Liège aujourd’hui) sera établie sous forme de deux demi-station décalées à deux voies dont une seule à quai. Cette ligne sera dotée d’un embranchement, le 20 janvier 1912, pour la desserte de la porte de Clichy. La station La Fourche comporte, pour permettre la séparation des deux branches de la ligne, d’un « saut de mouton » avec quai commun pour les directions alternatives de Saint Ouen et Clichy ; un aiguilleur situé en tête de quai manœuvrant l’aiguille vers l’une ou l’autre des 2 directions. Dans l’autre sens, les trains venant de la porte de Saint Ouen atteignent une station inférieure à voie unique, ceux de Clichy utilisent l’autre quai de la station supérieure. Ces trains venant de la porte de Clichy descendent ensuite vers la place de Clichy où les voies sont rejointes dans l’avant-station par celles venant de la porte de Saint Ouen.

Financé entièrement sur fonds privés, le coût de construction va être supérieur aux prévisions, de 3 millions de Francs en 1906 on va passer à 141 millions en 1914 alors que le réseau n’est pas encore achevé ; la guerre 1914-1918 ne fera qu’accentuer les difficultés économiques. Pourtant cela ne va pas rebuter le Nord-Sud qui continuera malgré tout l’expansion de son réseau.

L’affaiblissement des compagnies de transport au lendemain du conflit mondial va contraindre la Ville de Paris à intervenir dans les finances des deux sociétés. En 1921, une nouvelle convention va lui donner un contrôle plus étroit sur le Nord-Sud et la CMP. Désormais, si il y a des bénéfices la Ville les partage avec les exploitants, si il y a un déficit, elle le comble ; de ce fait, le Nord-Sud aura son compte déficitaire jusqu’en 1924.

En 1927, la Ville donne son accord pour l’extension du métro en banlieue, ce qui va poser le problème de l’unicité du réseau. Certains conseillers municipaux souhaitent une reprise pure et simple des deux compagnies et une exploitation sous le régime de la régie directe municipale. Cette idée va inquiéter sérieusement le Nord-Sud et la CMP qui prendront les devants et entérineront un accord suivant lequel la seconde absorbe la première ; la fusion sera effective au 1er janvier 1930. Après cette réunion des deux compagnies, la ligne A va devenir la ligne 12 et la B, la ligne 13 ; ce qui devait être la ligne C (Montparnasse - Porte de Vanves) sera finalement réalisée par la CMP avec l’ouverture de la ligne 14 en janvier 1937.

Le Nord-Sud a tout juste vécu trente ans, la CMP lui survivra 15 années de plus.


L’exception disparaît
27 avril 2006, 13:54 • par Nord-Sud  

Et en prime (je viens de le retrouver dans mes archives) un topo sur l’histoire de l’ancienne ligne 14

A l’origine la liaison Montparnasse et Porte de Vanves (ligne C déclarée d’utilité publique en juillet 1912) était projetée par le Nord-Sud mais les discussions sur le tracé et des expropriations coûteuses retardèrent la réalisation de ce projet qui sera repris et modifié après la fusion de 1930, intégrant le Nord-Sud à la CMP. En effet, dans sa séance du 9 décembre 1932, le conseil municipal décida de prolonger cette ex-ligne C Porte de Vanves - Montparnasse, devenue entre temps ligne 14, jusqu’à Duroc pour créer une ligne Porte de Vanves - Invalides en lui intégrant la partie ouest de la ligne 10, cette dernière compensant son « amputation » en se raccordant au tronçon La Motte-Picquet - Porte d’Auteuil chassant par la même la ligne 8 vers Balard.

Les travaux de la ligne 14 débutèrent rapidement, son tracé étant relativement simple puisqu’il remontait depuis la porte de Vanves sous la rue de Vanves (rue R Losserand aujourd’hui) jusqu’à l’avenue du Maine, la station de terminus provisoire se trouvant sous la place Bienvenüe. Prévue pour décembre 1936, la mise en service de la ligne 14 interviendra le 21 janvier 1937, entre Porte de Vanves et Montparnasse. Elle croise l’ancienne ligne 5 (ligne 6 aujourd’hui) à Montparnasse mais le couloir de correspondance avec les lignes 4 et 12 n’était pas achevé à l’ouverture de la ligne 14. Jusque fin 1937 la correspondance se fit donc par la voirie au moyen de billets spéciaux délivrés à la sortie. Le 27 juillet de la même année, la ligne sera prolongée à Invalides en reprenant le tronçon Invalides - Duroc de la ligne 10. Le remaniement des deux lignes étant opéré dans la nuit du 26 au 27 juillet. A l’origine, la section Invalides - Duroc de la ligne 10 primitive devait constituer une partie d’une ligne dite de « Ceinture Intérieure » Invalides - Invalides passant par : Duroc, le boulevard Saint Germain, Bastille, les Grands Boulevards et utilisant, entre Opéra et Invalides, les voies de la ligne 8. Le principe de cette ligne de ceinture sera remis en cause (car l’on préférait des lignes transversales plutôt que des circulaires) mais on construisit néanmoins, sous l’esplanade des Invalides, une vaste boucle de retournement ainsi que des stations et voies de raccordement avec la ligne 8 permettant l’exploitation primitivement envisagée.

Peu avant la deuxième guerre on envisagea de relier les lignes 13 et 14 afin de constituer une transversale nord-sud. Abandonnée entre temps, l’idée fit son chemin et les travaux de jonction débutèrent en 1968. C’est finalement le 9 novembre 1976 que sera réalisée la réunion des lignes 13 et 14 mettant fin à l’histoire de la ligne 14. A cette date, n’ayant plus lieu d’exister, la ligne 14 disparut alors des plans du métro parisien pendant 22 ans, jusqu’à l’ouverture d’une nouvelle ligne 14 (plus connue sous le nom de METEOR) reliant Madeleine à la Bibliothèque François Mitterrand.

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27 avril 2006, 11:02 • par Alain  

Pour compléter l’aspect historique de cet article :

Le projet d’origine du Nord-Sud était assez conséquent, puisqu’il était prévu en fait DEUX lignes nord-sud dans ce système : Comme dit dans l’article, une ligne A de Montmartre à Montparnasse dans un premier temps, vite prolongé vers la Chapelle au Nord et vers la Porte de Versailles au Sud ; et, ce qu’on sait peu, une ligne B des portes de Saint-Ouen et Clichy au Nord à la Porte de Vanves au Sud ; ces deux lignes étant en tronc commun de Saint-Lazare à Montparnasse par la ligne 12 actuelle.

Le tunnel de liaison à Saint-Lazare fut réalisé : on le voit toujours, sur la ligne 13 sur la gauche, en venant de Liège, et sur la ligne 12, aussi à gauche, en venant de Madeleine, au début des grands virages menant vers les stations actuelles. On voit à Montparnasse, en sortie de la station ligne 12, à gauche en allant vers Falguière, l’amorce du tunnel de la ligne B qui devait aller vers la porte de Vanves, aujourd’hui fermé par une porte.

La compagnie du Nord-Sud n’obtint jamais la concession de cette partie sud de sa ligne B, raison pour laquelle la partie Nord est allée faire terminus sous la rue Saint-Lazare par la station actuelle de la ligne 13. Il faut remarquer que, vu le succès rapide du métro, motivant la mise en circulation de nombreuses rames pour satisfaire la demande, le système Nord-Sud n’était de toute façon pas gérable en l’état, les convergences ayant été prévue à niveau : la preuve en est qu’il a fallu rapidement construire à la Fourche une demie station sous la station d’origine, desservie par la branche Saint-Ouen, afin d’éviter les croisements en sortie de la-dite station.

Une autre raison, peut-être, de cette non attribution de la concession vers la Porte de Vanves, mis à part les problèmes financiers du Nord-Sud, fût les errements de l’implantation du métro côté Rive Gauche, errements motivés par le refus catégorique des Monuments Historiques de laisser la CMP continuer la ligne 7, venant d’Opéra, passer sous le Louvre pour traverser la Seine et rejoindre la Rive Gauche par dessous l’Institut, ce qui ne plaisait pas non plus aux Académiciens Français. Pour faire court, le tracé de la 7 devait aller de l’Institut à Odéon, Cluny, Maubert, Cardinal Lemoine et la suite vers Ivry comme aujourd’hui ; et la 11, limitée aujourd’hui limitée au Châtelet, devait continuer par le Pont-Neuf, traverser la Seine vers Mabillon, Croix-Rouge, Sèvres-Babylone et la suite vers Auteuil comme la ligne 10 actuelle.

Celà n’a donc pas pu se faire aussi, et, le temps de trouver une solution à la traversée de la Seine par la 7, la 10 allait d’Ivry à Invalides, impruntant donc les tunnels de la 7 déjà creusés côté Sud, puis ceux de ce qui devait être la 11 jusqu’à Duroc, puis le tronçon Duroc-Invalides de l’actuelle ligne 13 ; on voit encore le tunnel en courbe serrée aussi bien à la sortie de Duroc de la 13 sur la gauche en direction de Châtillon, que sur la droite sur la 10 avant d’arriver à Duroc en direction de Boulogne ; à l’époque, c’était la ligne 8 qui depuis La Motte Picquet allait vers Auteuil, le tronçon vers Balard n’étant pas encore réalisé.

Ce fut laborieux pour arriver à la situation définitive telle qu’elle est aujourd’hui, avec la 7 obligée de suivre la Seine depuis le Pont-Neuf jusqu’à Sully-Morland avant de pouvoir traverser le fleuve, la ligne 11 limitée au Châtelet et la ligne 10 cantonnée à la rive gauche, situations peu adaptées. Le projet B Sud du Nord-Sud fût repris par la CMP pour en faire une ligne 14 de la Porte de Vanves à Invalides, la ligne 10, à Duroc, se continuant désormais vers Auteuil en reprenant le parcours d’origine de la 8 depuis la Motte Picquet, quand la 8 a été redirigée vers Balard quand ce tronçon a été ouvert ; ce qui motive les dispositions curieuses des stations Motte Picquet-Grenelle de ces deux lignes 8 et 10.

Il est marrant de constater qu’in fine, la RATP a, en fait, reconstitué dans les années 70 le projet de la ligne B du Nord-Sud de Saint-Ouen et Clichy à la Porte de Vanves (prolongées à Saint-Denis, Gennevilliers et Châtillon-Montrouge), à ceci prêt, bien sûr, que ce fût réalisé en connectant l’ancienne ligne 14 à la 13 d’Invalides à Saint-Lazare par Champs-Elysées-Clémenceau et Miromesnil, donc indépendamment de la ligne 12, ex-ligne A du Nord-Sud.

Il est également troublant de constater que, comme dit dans l’article, mises à part les stations Liège et Saint-Martin, toutes les stations ayant subies fermetures totales, partielles, ou réouvertures tardives sont situées côté Rive Gauche ; conséquence inattendue de tous ces errements ??. Pauvre Rive Gauche ... Et, last but not least, il est encore plus troublant de constater que, lors de la mise en place des projets RER, à l’origine la ligne C, tout comme la ligne 10 du métro, restait cantonnée à la Rive Gauche, anomalie fort mal corrigée par la suite en ouvrant la VMI du Champ de Mars à Ermont par la faute de cette grande et invraisamblable boucle dans le XVIème arrondissement ; mais ceci est une autre histoire ...

Pauvre, pauvre Rive Gauche ...


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27 avril 2006, 12:12 • par Jacques  

Réaliser un réseau cisaillé comme les surface lines de métro de Londres s’avérait assez dangereux face à l’intensité du trafic. Ce fut la raison pour laquelle le réseau Nord Sud après ouverture des lignes A et B devait comprendre une ligne C Montparnasse - Pte de Vanves , soit 3 lignes autonomes.

Notons effectivement une volonté à l’époque d’intensifier le réseau côté Rive Gauche avec le projet de prolongement de la ligne 11 vers Sèvres Babylone, puis Auteuil de manière à réaliser une "radiale" aujourd’hui abandonné.

Quant au Passage sous l’institut : il amena la CMP de revoir aussi le tracé de la ligne 4 !!!


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27 avril 2006, 13:08 • par Victor BRITO  

Salut !

En effet, la ligne 4 devait passer sous l’Institut, plus précisément sous une artère qui devait être percée dans le prolongement de la rue de Rennes (percement non réalisé), pour passer ensuite sous la rue du Louvre, puis sous les rues Coquillière et Rambuteau, pour rejoindre Les Halles avant de poursuivre son bonhomme de chemin jusqu’à Porte de Clignancourt.


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27 avril 2006, 13:43 • par Alain  

Et donc passer à l’écart de Châtelet, de la Cité et de Saint-Michel ?? Mais alors, quelle ligne devait assurer cette desserte ??

Purée, çà se complique, mon grand-père ne m’avait pas tout dit ... ;<))


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27 avril 2006, 20:01 • par Alain  

En y réfléchissant, pure hypothèse, les documents manquant :

La ligne 4, depuis Etienne-Marcel, aurait eu sa station "Les Halles" vers la Bourse du Commerce, puis croisé la ligne 1 à Louvre-Rivoli, traversé la Seine et croisé la ligne 7 à l’Institut, emprunté la rue Bonaparte (à défaut du prolongement de la rue de Rennes jamais réalisé) et repris le parcours actuel à Saint-Germain des Prés.

En conséquence, la ligne 11, depuis Arts et Métiers, aurait continué sous la rue Turbigo puis le Sébasto avec la station Rambuteau donc au carrefour Sébasto-Rambuteau, puis Châtelet, Cité, Saint-Michel, Odéon,Mabillon, Croix-Rouge et la suite vers Duroc, La Motte-Picquet et Auteuil.

La ligne 7, donc, depuis le Palais-Royal, aurait passé sous le Louvre, traversé la Seine et croisé la ligne 4 à l’Institut, remonté la rue de Seine (ou Mazarine) vers Odéon, y croisant la ligne 11, puis Cluny, Maubert, Cardinal-Lemoine, Monge et la suite vers Italie et Ivry.

En fait, à l’origine, donc, la 11 aurait dû être numérotée 10 ; puis lors du rachat du Nord-Sud en 1930 par la CMP la ligne A aurait hérité du 11 et la B du 12, Invalides-Porte de Vanves du 13. Et les stations Pont-Neuf, Pont-Marie, Sully-Morland et Jussieu n’auraient jamais existé, Austerlitz n’étant desservie que par la seule Ligne 5 (rien d’étonnant, de l’autre côté du fleuve la Gare de Lyon n’a été pendant longtemps desservie que par la seule ligne 1).

Ben didon ... Quelqu’un saurait confirmer ?? Parce que c’est un sacré chambardement par rapport à ce qui a été fait ; tout çà parce que il a été refusé à la CMP de passer sous le Louvre et l’Institut : Petites causes, très grands effets ! Je ne connaissais qu’une partie de l’histoire, le coup de la ligne 4 m’ayant inexplicablement échappé !

Je me rappelle maintenant que la fameuse histoire du Métro a été rééditée et complétée il y a deux ou trois ans, est-ce qu’elle en parle ?? Va-t’il falloir que j’aille faire un tour rue de Milan, à la boutique de la VDR ? Help !


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28 avril 2006, 11:37 • par Jacques  

Pour la ligne 7 il y avait eu une première variante par laquelle la ligne devait passer via L’Institut, sous Le Louvre , rejoindre Odéon Luxembourg et la Place d’Italie.

Avec l’interdiction de passer sous le Louvre, on avait opté pour la direction Bastille via les rives de Seine de Pt Neuf à Sully Morland, puis face au projet de ligne 10 partagée avec la ligne 8 au nord et une ligne Invalides Pte d’Ivry , il fut décidé d’attribuer de nouveau la desserte de pl d’Italie à la ligne 7 depuis Pont Neuf.

Mais l’idée de la ligne 11 à Sèvres Babylone serait une bonne chose (voir rubrique préliminaires ligne 11)

De mon côté j’avais pensé à un tracé Châtelet - Pont Neuf - Pont- royal - Musée d’Orsay - Sèvres Babylone puis Montparnasse. D’autant que la portion Vaugirard reste difficilement accessible par métro ( Pasteur ou Montparnasse bienvenüe quelques minutes à pied !!!


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28 avril 2006, 11:56 • par Alain  

Avec l’interdiction de passer sous le Louvre, on avait opté pour la direction Bastille via les rives de Seine de Pt Neuf à Sully Morland

Et après Bastille, pour aller où ? Je pose la question car, si j’ai bonne mémoire, certains dans les années 70/80 avaient agité l’idée de dévier la 7 depuis Sully-Morland vers la Gare de Lyon et desservir le nouveau quartier Bercy, en gestation à l’époque.

Bon, on sait depuis que c’est METEOR qui a été chargé de la desserte Châtelet-Gare de Lyon-Bercy (entre autres), mais l’histoire n’a pas dit ce que ces agitateurs avaient prévu pour la 7 Sud d’Ivry à Sully-Morland : La relier à quoi ? la prolonger vers où ? Depuis Sully-Morland veux-je dire ... Ah, que d’aventures ce bon vieux Métro !


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28 avril 2006, 13:08 • par Jacques  

Il avait été question aussi à la même époque de faire dévier la ligne 5 via Gare de Lyon et prolonger la 10 à Pte d’Ivry. Le tracé devait faire pour la ligne 10 : Austerlitz Chevaleret Olympiades Pte d’Ivry et absorber la branche Ivry de la 7 .

Pour la ligne 7 un projet de 1909 prévoyait son extension vers Pte dorée et aurait suivi le tracé de la ligne 8 avec jonction Ledru Rollin - Bastille - Sully Morland. ....avec la 10 en forme de circulaire intérieure.

on aurait eu comme exploitation :

Ligne 8 : Pte de sèvres - Auteuil - Bastille Ligne 10 circulaire avec partage des voies de la 8 entre Invalides et Bastille Ligne 10 Invalides Pte d’Ivry Ligne 7 Pré st Gervais + Pte de la villette - Pte de Picpus (Pte Dorée)

Essayez d’imaginer ce que cela serait !!!


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28 avril 2006, 15:48 • par Tontonpithou  
Il y a eu également à cette époque un projet de ligne 8 bis Bastille - Pont de Charenton utilisant le tracé de la ligne 5 de Bastille à Quai de la rapée, puis le tunnel de raccordement lignes 5-1 entre Quai de la Rapée et Gare de Lyon, passage sous la rue de Bercy (tracé actuel de la ligne 14) et raccordement à la ligne 8 au niveau de la Porte de Charenton, la ligne 5 étant quand à elle déviée au débouché du Viaduc d’Austerlitz vers la Gare de Lyon, puis la Bastille où elle aurait retrouvé son ancien tracé

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28 avril 2006, 18:00 • par Jacques  
Effectivement ! La 8 était appelée à effectuer le tracé Chemin Vert /Bastille/ gare de Lyon / Bercy / Crs st Emilion / Pte de Charenton afin de rendre le tracé en direction de Créteil plus court et plus rapide et une correspondance avec la SNCF à GDL. La ligne 8 aurait doublé le RER A entre Auber (Opéra) et Gare de Lyon.

L’exception disparaît
28 avril 2006, 19:36 • par NORA  

Il y a eu pire.

La déviation de la ligne 5 butte sur deux problèmes insurmontables, à savoir le franchissement du canal saint martin à Bastille, les destructions de batiments (Salons Vernet par ex.) au débouché du viaduc d’Austerlitz pour ouvrir le passage vers la gare de Lyon.

De ce constat, cette idée lumineuse : exit la ligne 8 du projet, la ligne 5 à bastille était déviée par le blvrd Henri IV avec station de correspondance à Sully morland et reprise du tunnel de la ligne 7 vers Jussieu. La ligne 7 quant à elle à Sully morland était déviée sur la Rapée, puis la gare de Lyon, Bercy et la porte de Charenton. L’imbécilité flagrante de ce nième projet revenait à isoler Austerlitz de la rive droite, à une époque où le TGV A était encore dans les limbes, donc Aust. en pleine activité. Ils ont bien trouvé un truc pour contrer l’argument, rappelez vous que c’est à cette même époque qu’on vit surgir un projet de navettes à base de système Soulier entre Lyon et Austerlitz...

On s’en doute, les gens sérieux n’eurent de cesse que ces élucubrations soient enterrées au cimetière des ODNI (Objets Délirants Non Identifiés). Météor commençait à pointer le bout de son nez dans les cartons des ingénieurs ...


L’exception disparaît
27 avril 2006, 13:33 • par Alain  

Bonjour Jacques,

Oui, j’ai un peu simplifié en ne parlant pas expressément de "ligne C" concernant le tronçon Montparnasse à Porte de Vanves, dans la mesure où celui-ci ne fût pas réalisé par le Nord-Sud, donc, mais repris plus tard par la CMP sous la forme Invalides Porte de Vanves de l’ex-ligne 14. Mais à l’origine, elle devait faire partie de la ligne B Nord-Sud de Saint-Ouen à Vanves ; effectivement les problèmes de cisaillements (j’ai parlé de croisements, bon, on se comprend) tant à Montparnasse qu’à Saint-Lazare ont rapidement obligé à revoir la copie.

Par contre, je n’étais pas au courant pour la ligne 4 ?? Est-ce que par hasard c’est elle qui devait passer sous la rue du Four pour rejoindre la rue de Rennes vers Montparnasse, et donc la ligne 11 qui devait desservir Saint-Germain des Prés pour obliquer ensuite vers Croix-Rouge et Sèvres-Babylone, ce qui expliquerait ce tunnel central qui s’enfonce sous la 10 entre Cluny et Mabillon ?? Vingtdieux, l’historique en serait encore plus confus que ce que j’en connaissais ... Ceci dit, çà paraitrait logique si le projet était de faire traverser la ligne 11, après la station Pont Neuf, le fleuve de façon à aller passer sous la rue Bonaparte.

Ah, si je savais où trouver les plans des projets, d’origine ... Les plans affichés, au fur et à mesure de l’évolution du réseau, on les retrouve, Mais ceux de la main de ce cher Fulgence, avant les évolutions imposées, je n’en ai pas la moindre idée ... ??


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6 mai 2006, 18:43 • par pont marie  

Celà n’a donc pas pu se faire aussi, et, le temps de trouver une solution à la traversée de la Seine par la 7

Notez que de "Pont Neuf" à "Sully Morland", les stations sont traitées dans le plus pur style "rive gauche" ( entourage des panneaux publicitaires et nom des stations "gravés dans les parois" ), ce qui est tout à fait exceptionnel pour des stations implantées "rive droite" ( pas d’entourage des panneaux pub, nom des stations sur plaques émaillées fixées aux parois ).


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27 avril 2006, 13:36 • par Nord-Sud  

Le Nord-Sud devait être constitué de 3 lignes :

La ligne A (gde artère du réseau) de Pte de la Chapelle à Pte de Versailles

la ligne B de St Lazare aux ptes de Saint Ouen et Clichy

la ligne C de Montparnasse à pte de Vanves

Finalement la ligne C sera réalisée pas la CMP (ancienne ligne 14) et raccordée aux tronçon Duroc - Invalides de la ligne 10 primitive

Aucun tronc commun (avec la ligne A) n’était prévu pour relier les lignes B et C. Elles auraient été exploitée de façon autonome


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27 avril 2006, 13:58 • par Alain  

Aucun tronc commun (avec la ligne A) n’était prévu pour relier les lignes B et C. Elles auraient été exploitée de façon autonome

Par la suite, et même rapidement, pour les raisons indiquées plus haut, mais on parle bien du projet d’origine, c’est à dire avant que (ou quand) le premier coup de pioche ait été donné.

C’est çà le problème : où consulter les documents, s’ils ont été conservés, pondus par les décideurs et les ingénieurs AVANT la mise en œuvre effective ?? je n’en sais fichtre rien ... Par exemple, comme dit dans l’article, à l’origine les gens du Nord-Sud voulaient creuser leurs tunnels à grande profondeur, avec la volonté de s’affranchir de l’obligation de suivre la voirie. On sait ce qu’il en advint, si l’on excepte la section entre Pigalle et Joffrin, sous la Butte Montmartre, pour des raisons faciles à comprendre ... Le reste est à fleur de peau, comme l’essentiel du réseau CMP, puisque le plussouvent creusé en tranchée ouverte puis recouverte, selon les technologies de l’époque.


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27 avril 2006, 14:56 • par jacques  

Il est vrai que la configuration des tunnels laisse penser à des hypothétiques cisailles. Malgré la révision du projet peu avant ou pendant la construction de la ligne, le génie civil au niveau des tunnels ne fut pas revu ce qui justifie leur configuration.

A noter l’interstation Cardinal Lemoine - Maubert Mutualités de la ligne 10. Pourquoi une telle configuration pour un raccord qui ne fut provisoire (1930/31) avant arrivée de la ligne 7 à pte d’Ivry ??

On a tout simplement construit cette portion d’après les plans datant d’avant la 1° guerre où l’arrivée de la 7 n’était pas prévue. ...et où la ceinture de la ligne 10 Bastille- Invalides - Opéra avec partage des voies de la ligne 8 était prévue ...avec une ligne Invalides - Pte d’Ivry (ce qui justifie la présence d’une boucle à l’origine et des deux 1/2 stations parallèles à celle de la ligne 8 à Invalides et le saut de mouton à Maubert Mutualités).

On comprend au nord de Monge sur la 7 le changement de direction laissant apparaître un tunnel à 2 voies.


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27 avril 2006, 15:01 • par Nord-Sud  

ah d’accord Alain Autan pour moi

Y Drone n’en parle pas dans son mémoire sur le Nord-Sud consultable à la médiathèque RATP

Pour le tunnel à grande profondeur même Fulgence Bienvenüe a émis publiquement des réserves.


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17 mai 2006, 23:32 • par David L.  
Sauf erreur (je dis bien "sauf erreur") une amorce de ligne que nous appellerons "D" a été envisagée et même commencée. De nos jours cet appendice de ligne "D" est un tunnel en courbe en cul-de-sac au sud-ouest de la station Montparnasse-Bienvenüe de la ligne 12. Soit "D" , soit fourche de la ligne 12, au choix...

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17 mai 2006, 23:55 • par Alain  

C’est bien une erreur, hélas, voir plus haut : Ce tunnel taillé à deux voies qui diverge en sortie de la station Montparnasse devait être l’amorce de la ligne C vers la Porte de Vanves ; ce qui ne fut pas réalisé par le Nord-Sud, mais plus tard par la CMP en tant que ligne 14 de la Porte de Vanves à Invalides, et qui est la partie sud de la ligne 13 actuelle.

Tunnel taillé à deux voies, disais-je, tout comme celui qui relie la 13 à la 12 à Saint-Lazare, ce qui fait penser qu’à l’origine, lors de l’élaboration des plans et du commencement du début d’exécution, le Nord-Sud avait pensé "réseau" avec ligne "A" de Montmartre à Porte de Versailles et ligne "B" de Clichy et Saint Ouen à Porte de Vanves, avec tronc commun de St Lazare à Montparnasse. Il est vite apparu que les cisaillements ainsi créés à Saint-Lazare et à Montparnasse auraient rendu l’exploitaion impossible, et la ligne B, au nord, fût rendue indépendante dès sa mise en service, la partie sud devenue ligne "C" restant à l’état de projet jusqu’à reprise par la CMP dans les années 30.

Mais bon, çà a été envisagé, sinon pourquoi tailler ces deux tunnels à deux voies ? S’il ne s’était agit que de raccordements pour transfert des rames pour maintenance aux ateliers de Vaugirard, des tunnels à une voie comme celà s’est fait partout ailleurs auraient amplement suffit ...


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18 mai 2006, 12:47 • par Jacques  

Effectivement, il s’agit bien de gabarit de tunnels à 2 voies. Il avait été même envisagé une station intermédiaire à hauteur de Havre Caumartin jamais construite. Elle avait été même prévue par le NS afin de permettre une correspondance avec la future ligne 9 déclarée d’utilité publique. Mais la ligne ayant été construite d’après les premiers plans, on y ajouta une station terminale pour la ligne B afin de la rendre autonome.

Notons que l’interstation Maubert - Monge avec saut de mouton fut construite d’après les plans datant des années 1910 et qui ne furent pas modifiés malgré la décision en 1926/27 de faire desservir par la ligne 7 la partie sud Monge -Pte d’Ivry. C’est pourquoi il y eut une bifurcation digne d’une exploitation définitive malgré une exploitation provisoire de 1930 à 1931 !!!


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18 mai 2006, 13:24 • par Alain  

Il avait été même envisagé une station intermédiaire à hauteur de Havre Caumartin jamais construite. Elle avait été même prévue par le NS afin de permettre une correspondance avec la future ligne 9

Ce qui n’a pas été fait, comme le souligne Jacques, et c’est bien dommage car c’eût été bien utile ...

... Jusqu’à nos jo