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La régularité constitue une préoccupation majeure sur l’ensemble des axes Transilien de la SNCF. Malgré quelques courbes encourageantes ces derniers mois, beaucoup d’efforts restent à produire pour atteindre un niveau acceptable à la fois pour les clients et les autorités institutionnelles, mais aussi pour les cheminots toujours attachés à l’un de leurs plus chers fondamentaux. Ardue, la tâche reste néanmoins des plus intéressantes et prometteuses pour tous.
Les engagements pris par la SNCF devant le STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) et le Conseil Régional ont conduit à la mise en place d’un PART (Plan d’Action Régularité Transilien) dans lequel la maintenance des installations est fortement impliquée. En effet, les incidents afférents aux installations fixes et techniques sont toujours jugés comme trop élevés pour l’activité concernée, même si le trafic soutenu rencontré sur certains axes n’est naturellement pas étranger à cette usure prématurée.
D’un montant de 15 millions d’euros, ce plan, engagé depuis quelques mois déjà, porte pour l’essentiel sur le remplacement préventif de matériels voie (aiguilles par exemple), signalisation, caténaires et alimentation de traction électrique. Il prévoit également le renforcement du nettoyage des voies, des rails et de l’entretien des abords, point critique des dysfonctionnements liés à l’Infrastructure ferroviaire puisque l’on sait qu’une simple boîte en ferraille peut engendrer un dysfonctionnement total d’une aiguille par exemple.
Ce PART est parallèlement assorti de la mise en application courant 2005 d’un référentiel de maintenance spécifique au réseau Transilien, dont l’objectif est d’adapter et renforcer les modalités de surveillance et de maintenance des installations pour davantage de réactivité et d’efficacité. Un cas de figure rencontré par la Brigade voie de Melun pouvant toujours être utilisé, dans l’avenir, à la Brigade voie de Pontoise par exemple.
Dernier point, ce plan est accompagné d’un programme de fiabilisation des engins de maintenance mis à la disposition des équipes. Selon les budgets disponibles, il pourrait être compété par l’équipement en capteurs de particules métalliques sur les joints isolants des zones les plus sujettes à cette typologie d’incident. Enfin, la SNCF proposera à RFF la pose de clôtures défensives autour des zones les plus critiques du domaine ferroviaire, afin de réduire les intrusions, les accidents de personnes et les actes de malveillance.
Dans la lutte en faveur de la régularité, l’activité Infrastructure [1] de la SNCF n’est pas en reste avec le lancement de ce vaste programme d’actions principalement axées sur la maintenance et la surveillance de ses propres installations afin d’améliorer, maintenir ou rétablir un niveau satisfaisant de régularité.
Parmi ces actions, il a été décidé le remplacement des composants les plus critiques parmi les équipements de signalisation, ceux dont les défaillances entraînent des dégradations importantes de la régularité (circuits de voie, chaîne d’alimentation des signaux, systèmes électriques de contrôle des équipements de voie. Les contraintes budgétaires ont conduit à traiter en priorité les lignes à fort trafic et tous les axes ne seront naturellement pas logés à la même enseigne. On peut noter, par exemple, un contrôle plus précis de la caténaire des lignes à courant continu dont l’intensité fragilise les connexions, caténaire qui fait l’objet de contrôle thermographiques.

En outre, il est prévu dans quelques semaines maintenant la mise en service du Centre de Supervision de l’Île-de-France, un centre unique du service Equipement destiné à réduire considérablement le temps d’appel des équipes d’intervention et de maintenance. Dès 2006, la télésurveillance permettra même de limiter les conséquences des défaillances des installations grâce à l’anticipation des changements de matériels.
Enfin, l’accent est mis sur une indispensable prise de conscience des acteurs de l’Infrastructure par le biais de fiches-animation, de rencontres entre acteurs ou encore de l’établissement de référentiels destinés à maintenir ces opérateurs sous pression. L’ensemble de ces efforts devrait permettre à relativement court terme d’observer un baisse significative des dysfonctionnements récurrents liés à l’Infrastructure. Et ça, tout le monde est preneur !
P.S.: (source : SNCF)
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Dernier : 5/01/2008, 18h41 • davidd93
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[1] L’activité Infrastructure de la SNCF regroupe environ 60.000 agents dans les fonctions Equipement (maintenance/entretien des installations) et Exploitation (gestion des circulations)
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Dernier : 5/01/2008, 18h41 • davidd93
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