
- La BB 9004, détentrice du record à 331 km/h
- La CC 7107 n’avait en effet atteint « que » 328 km/h, même si la version officielle de l’histoire a toujours retenu 331 km/h pour les deux machines, pour ne pas faire de jaloux entre leurs constructeurs Alsthom et MTE (photo P. Vieux-Combe)
Les festivités organisées par la SNCF à l’occasion du 50ème anniversaire du record mondial de vitesse sur rail — 331 km/h — des 28 et 29 mars 1955 se sont principalement déroulées entre Bordeaux et Morcenx, axe qui fût à l’époque le théâtre des évènements. Lors du dernier week-end pascal, quelques expositions, débats et surtout plusieurs trains historiques ont permis aux plus passionnés de se replonger dans une ambiance empreinte de nostalgie au passage de convois tous chargés d’une histoire ferroviaire plus ou moins récente.
Malgré tout, le public parisien qui n’a pu faire ce déplacement dans les Landes n’a pas été oublié : la quasi-totalité du matériel proposé le week-end passé était exposé ces 31 mars et 1er avril sur la voie 24 de la gare de Paris-Montparnasse. Les Franciliens les plus passionnés, ainsi que quelques badauds curieux, ont par conséquent pu approcher les engins moteurs précurseurs en terme de grande vitesse dont (entre autres) : les locomotives CC 7107 et BB 9004 (record de 1955), les motrices des rames TGV 16 (record de 1981) et TGV 325 (record de 1990) ainsi que la CC 6530 dont la livrée TEE d’origine, fraîchement remise à neuf, n’est pas passée inaperçue.

- A Paris-Montparnasse, la CC 7107, héroïne cinquantenaire
- voisine exceptionnellement avec une rame VO 2N frâichement rénovée
Puis le convoi s’en est définitivement allé, à faible allure, vers les établissements qui conservent et bichonnent à longueur d’année dans l’ombre ce patrimoine ferroviaire, laissant la gare Montparnasse retrouver une routine malgré tout teintée de Très Grande Vitesse et de Sud-Ouest, grande vitesse devenue quotidienne celle-ci.

- L’occasion de redécouvrir le profil et les couleurs des CC 6500
- dont les dernières seront bientôt radiées en province, et de découvrir les motrices de TGV sous un angle inhabituel.