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Les fêtes de fin d’année sont bel et bien terminées et les tracas reprennent le dessus. A ce titre, cette semaine risque d’être socialement délicate avec divers appels à la grève lancés par les Postiers, les enseignants, les électriciens-gaziers et surtout les cheminots pour la journée du mercredi 19 janvier 2005.
Sept syndicats cheminots - CGT, SUD-rail, Unsa, FO, CFTC, CFDT et Fgaac - ont appelé pour mercredi 19 à une grève de « 24 heures » pour six d’entre eux et « illimitée » pour SUD-rail. Ce mouvement devrait fortement perturber le trafic, les syndicats SNCF prédisant une très forte mobilisation de leurs bases avec 30 à 40% de grévistes attendus.
Cette mobilisation coïncide avec la présentation ce même mercredi du projet de budget 2005 de la SNCF au Conseil d’Administration que les syndicats cheminots qualifient de « suicidaire », de « repli et de casse » de l’entreprise. Ce projet prévoit notamment la suppression de plus de 3500 cheminots à statut, l’application du très contesté Plan Fret et une filialisation progressive de cette activité.
En outre, les cheminots réclament « le développement du service public, des emplois en nombre suffisants, une autre politique salariale et l’amélioration des conditions de travail », autant de revendications déjà mises en avant lors de la manifestation unitaire de novembre 2004 qui avait réuni plus de 50.000 cheminots sur le pavé parisien.
Ce mouvement intervient seulement trois mois après la signature d’un accord sur la prévention des conflits et le dialogue social, ce qui est de nature à agacer les clients une nouvelle fois placés en porte-à-faux. Direction et syndicats SNCF précisent que ce texte vise plutôt à diminuer les conflits locaux alors que

le mouvement à venir est d’une portée plus nationale, voire plus politique. Ainsi, Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots, insiste : « L’accord ne peut s’appliquer à des enjeux, comme celui du budget, qui dépassent en réalité l’entreprise elle-même et impliquent aussi l’Etat et RFF. » ; le secrétaire général de l’Unsa-cheminots estimant quant à lui qu’« il faut déconnecter la grève du protocole d’accord. On ne peut pas vraiment négocier avec l’entreprise sur des directives gouvernementales traduites dans le budget ! »
Par contre, le volet « prévisibilité » de l’accord signé fin octobre semble avoir été appliqué très tôt, ce qui devrait permettre à la Direction de la SNCF de communiquer rapidement ses prévisions de trafic.
Seule inconnue donc, la durée de ce mouvement, les cheminots restant vigilants face à la réaction du gouvernement qui pourrait profiter de ce mouvement pour relancer le débat sur le service minimum. Si telle est l’optique du Ministre de tutelle : « il aura fort à faire » prévient à ce titre la CGT, « il met le feu », renchérit un responsable de FO. Voilà qui promet de belles empoignades sur les rails et les pavés.
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Dernier : 19/01/2005, 15h54 • Kito
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