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Moyen privilégié de se déplacer d’une animation à l’autre, les transports seront aussi le théâtre ou le vecteur de plusieurs événements pendant la 3ème édition de la « Nuit Blanche ».
Balade nocturne à travers la capitale, entre jeux de lumière et de matière, sculptures et objets décalés, et spectacle vivant, la Nuit Blanche vivra sa troisième édition dans la nuit du 2 au 3 octobre 2004 -

s’inscrivant, au passage, encore davantage comme un événement majeur de la rentrée parisienne et de la culture contemporaine.
Expositions et œuvres d’art d’avant-garde se diffuseront dans toute la ville, en plus d’une centaine de lieux répartis en trois grand pôles (Nord-Est, Centre et Sud). Quelques communes de banlieue (Les Lilas, Versailles) s’associent également pour la première fois, discrètement, à l’opération.
Comme tout événement de masse à Paris, la Nuit Blanche ne peut se passer d’une desserte par les transports publics ; la Mairie de Paris, qui a fait de « l’alternative à la voiture » un de ses credo, n’envisageait de toute façon pas autrement les déplacements entre les différents « événements » qui constitueront Nuit Blanche.
A sa demande, la RATP (promue de ce fait « partenaire de l’opération ») a donc proposé un plan de transport adapté, « pour que chacun puisse participer à la fête », à son rythme et selon ses envies. Elle y trouve également une nouvelle occasion de montrer sa capacité d’adaptation à des manifestations exceptionnelles qui mobilisent la foule (les Jeux Olympiques 2012 restent en ligne de mire !), et de dorer un peu plus son blason de première entreprise de transport urbain d’Europe !
Jusqu’à environ 1 h (et à partir de 5 h 30, pour les plus ambitieux), les déplacements pourront s’effectuer par le réseau habituel : métro, RER, bus de soirée. Pour combler l’intervalle, la RATP mettra en place, à la demande de la municipalité, un dispositif de transport spécial (et majoritairement gratuit) entre 1 h et 5 h 30.


De St-Lazare à Bibliothèque, la ligne 
fonctionnera toute la nuit sans interruption, avec une fréquence d’environ 4 min 30.
C’est le privilège de l’automatisme : rapide, sûre, et irriguant efficacement le centre de la capitale, « Météor » offre le meilleur rapport utilité/coût du réseau ferré. Dans le dispositif « Nuit Blanche », hors contrat pour la RATP et entièrement à la charge de la Ville de Paris (puisqu’elle est à l’initiative de l’opération), ce sera donc la seule ligne de métro à rester ouverte toute la nuit.
Quatre lignes de bus spéciales viendront en revanche compléter le réseau, relier les principaux lieux-événements de « Nuit Blanche », et assurer les correspondances manquantes avec les Noctambus. De 1 h à 6 h, elles circuleront toutes les 8 minutes environ :
Ouest : Gare de l’Est - Gare du Nord - St-Lazare - Madeleine - Bac-St-Germain - Gare Montparnasse
Sud : Gare Montparnasse - Port-Royal - Porte d’Orléans - Cité Universitaire - Porte d’Italie - Place d’Italie - Gare de Lyon
Nord-Est : Gare de Lyon - Bastille - République - Gare de l’Est - Jaurès - Porte de Pantin
Rive Gauche : St-Lazare - Madeleine - St-Germain-des-Prés / Pont du Carrousel - Cluny - Institut du Monde Arabe - Gare de Lyon
Ces lignes desservent un nombre limité d’arrêts, à proximité des zones « d’événements » et des nœuds de correspondance. Ces arrêts seront matérialisés par de grands panneaux arborant le logo de la Nuit Blanche et, sur un des deux côtés, le plan du réseau spécial (ce qui évitera d’avoir à fouiller au fond de sa poche pour retrouver le sien).
Un « accompagnateur » sera par ailleur présent à bord des bus pour « informer les voyageurs » [1] - et décharger d’autant les conducteurs, qui avaient eu fort à faire lors des précédentes éditions.
L’ensemble du réseau spécial, financé par la municipalité, sera par contrecoup accessible gratuitement aux noctambules. Cette mesure concerne la ligne 
entre le « dernier train » et le « premier train » habituels (1 h 05 - 5 h 30 environ), et les quatre lignes de bus spéciales.

Le dispositif sera bien entendu complété par le réseau des Noctambus, qui irriguent toutes les nuits Paris et l’essentiel de la petite couronne. Pour se prémunir contre les difficultés de circulation prévisibles au centre de la capitale ce soir-là (et qui avaient paralysé le réseau lors de la Nuit Blanche 2002 !), le terminus du Châtelet sera toutefois abandonné.
Les lignes seront donc rabattues sur quatre grands pôles (Gare St-Lazare, Gare de l’Est, Gare de Lyon, Gare Montparnasse), offrant des correspondances avec le réseau resté en service, 
ou lignes spéciales Nuit Blanche. Le parcours des Noctambus sera ainsi ajusté comme suit :
A : Gare St-Lazare 
- Bezons Grand Cerf
B : Gare St-Lazare 
- Gare d’Argenteuil
C : Gare St-Lazare 
- Epinay-sur-Seine RER
D : Gare de l’Est
- Pierrefitte-Stains RER
E : Gare de l’Est
- Aulnay-sous-Bois Garonor
F : Gare de l’Est
- Chelles-Gournay RER
G : Gare de Lyon 
- Noisy-le-Grand Mont d’Est
H : Gare de Lyon 
- Nogent-le-Perreux RER
I : Porte d’Italie - Pyramide de Juvisy
J : Gare Montparnasse
- Massy-Palaiseau RER
K : Gare Montparnasse
- Clamart Georges Pompidou
L : Gare Montparnasse
- Sous-préfecture de l’Haÿ-les-Roses
M : Gare de Lyon 
- Sucy-Bonneuil
P : Gare de l’Est
- Garges-Sarcelles RER
R : Bibliothèque 
- Rungis Marché International
S : Porte d’Orléans - Clamart Georges Pompidou
T : Pont de Neuilly - Nanterre Bd de la Seine
V : Gare de l’Est
- Sevran-Livry RER (la rupture de charge E/V à la Mairie de Pantin est donc supprimée)
Ces lignes resteront en revanche accessibles au tarif habituel (abonnements Intégrale, Orange, Imagine’R... ou billets spéciaux à l’unité vendus dans les voitures).
Suivant les lignes, la fréquence des Noctambus vers la banlieue pourra être doublée ou triplée durant la nuit, avec des fréquences allant de 10 à 30 minutes. En revanche, elle sera maintenue à son niveau habituel (30 à 60 minutes) dans le sens banlieue - Paris [2]. Pour prévenir, à défaut maîtriser tout débordement, les voitures circuleront évidemment sous l’œil vigilant du Groupement de Protection et de Sécurité des Réseaux (GPSR).
Pour les flâneurs, le Batobus offrira également un moyen de circuler dans Paris, entre le Jardin des Plantes et la Tour Eiffel, d’environ 20 h et 2 h 30. Le circuit complet, en boucle, dessert 8 escales (Tour Eiffel [RG] - Musée d’Orsay [RG] - St-Germain-des-Prés [RG] - Notre-Dame [RG] - Jardin des Plantes [RG] - Hôtel de Ville [RD] - Louvre [RD] - Champs-Elysées [RD] - Tour Eiffel [RG]), et dure environ 1h30. Le dernier départ aura lieu du ponton Tour Eiffel à 1h08 (dernière arrivée à 2h30).
Les Batobus seront accessibles avec un pass spécial, vendu 5 € et valable toute la soirée : il permettra d’emprunter les bateaux pour n’importe quel(s) trajet(s).
La partie culturelle centrale de l’opération Nuit Blanche sera complétée par un volet « accueil », destiné à faire connaître le programme de la Nuit Blanche (en essayant de répartir les curieux sur l’ensemble des sites pour rendre l’affluence gérable) et le plan de transport spécial.
Pour commencer, la RATP a édité un plan de poche du dispsitif de transport spécial « Nuit Blanche ». Tiré en « série limitée » de 400.000 exemplaires, il sera distribué sur la ligne 
et à bord des Noctambus et des bus spéciaux Nuit Blanche pendant la nuit ; il est également mis à disposition dès les jours précédents, dans les « principales stations de métro » (mais l’expérience montre que la diffusion des documents commerciaux en station est souvent aléatoire... Il faudra donc sans doute être persévérant pour en dénicher un à l’avance). Les internautes pourront le consulter en version interactive (Flash) sur le site de la RATP.
Le plan sera également distribué dans les 8 points d’information mis en place pendant la Nuit Blanche, et hébergés sous des tentes « Arbrazing » à la forme caractéristique, à proximité des nœuds du réseau ou des pôles d’événements Nuit Blanche :
St-Lazare (cour de Rome)
Gare Montparnasse (place Raoul Dautry)
Gare de Lyon (rue de Bercy, devant la Maison de la RATP)
Bastille (parvis entre les boulevards Bourdon et de la Bastille)
Gare de l’Est (parvis, face au boulevard de Strasbourg)
Les Halles (angle rues Pierre-Lescot et Berger)
Hôtel de Ville (parvis, face à l’avenue Victoria)
Cité Universitaire (parvis de la Maison Internationale)
Sous chaque tente, des « ambassadeurs Nuit Blanche » (100 au total) distribueront le programme complet (projets artistiques, horaires, plans des transports de nuit). Directement sur les sites, 100 « médiateurs culturels » iront à la rencontre du public pour aider les indécis à choisir une sélection d’événements. Enfin, les 60 « accompagnateurs » accueilleront les noctambules et distribueront le programme à bord des bus spéciaux Nuit Blanche.
Mais les transports ne se contenteront pas de... transporter les noctambules. Pendant la nuit, ils seront également des buts de balade nocturne en accueillant directement plusieurs des événements.
A Gare de Lyon ![]()
, la serre tropicale servira de décor à Animaux blancs pour la nuit, d’Agnès Rosse : trois animaux nocturnes juchés sur des trépieds « indiqueront chacun une direction aux voyageurs de la nuit ».

Coup double en Gare de l’Est : dans le hall St-Martin sera exposée une pelleteuse grandeur nature. Caterpillar, du belge Wim Delvoye, est réalisé en acier, ciselé comme une œuvre d’art ancienne mais d’un gris qui rappelle immédiatement l’objet industriel.

Les marquises de la gare seront prétexte à une expérimentation musicale - Caresses de marquises - de Robin Meier et Frédéric Voisin. Il faudra en profiter du haut des escaliers de la rue d’Alsace, belvédère naturel au-dessus des marquises alignées : « des êtres sonores constitués de neurones artificiels se meuvent, s’individualisent, s’appellent et se répondent ». Plus précisément, des sons créés par intelligence artificielle doivent créer un langage vivant et mobile, profitant des échos des marquises de la gare.
Surtout, les boulevards des Maréchaux, d’un bout à l’autre de la section en travaux pour le tramway, accueilleront neuf « œuvres lumineuses » conçues par autant d’artistes contemporains : les Points du jour.
« Visibles de la tombée de la nuit au lever du jour, ces propositions utilisent les vertus de la lumière : ses effets atmosphériques, ses possibilités chromatiques et son impact rétinien. (...) Elles soulignent l’architecture, agrémentent le décor et perturbent nos repères. Cette exposition aux accents féériques préfigure les prochaines commandes publiques pérennes prévues sur le trajet du tramway ».

Porte d’Ivry : des enseignes de magasins imaginées par Franck Scurti ondulent comme un reflet dans l’eau ;
Porte d’Italie - Poterne des Peupliers : Ange Leccia a réuni des mannequins représentant les différents corps de métiers du bâtiment et des travaux publics. Dans la nuit, ils se distinguent par les bandes réfléchissantes de leurs équipements de protection ;
Porte de Gentilly : à proximité du stade Charléty, ce sera le lieu idéal pour le « cent mètres décoratif » de Mélik Ohanian, piste d’athlétisme en dentelle lumineuse éclairée en « lumière noire » ;
Cité Universitaire : projections lumineuses de Michel Verjux sur un bâtiment de la Cité Internationale, dans le bâtiment de la gare RER, et sur le boulevard Jourdan, mettant en valeur l’architecture et l’urbanisme du quotidien ;

Parc Montsouris - Porte d’Arcueil : sur les pelouses, des lampes multicolores éparpillées par Véronique Journard formeront un parterre de fleurs. Protection de l’environnement oblige, elles se rechargeront pendant la journée grâce à leurs panneaux solaires...
Porte de Vanves : sous le pont SNCF, Calude Lévêque permettra aux passants de traverser une zone de lumière bleue ponctuée de lignes rouges, en projetant leur ombre sur les voûtes ;
Porte de Versailles : à l’entrée du Parc des Expositions, Ebru Ozsençen installera en hauteur des rais de lumière diffractée balayant le ciel de Paris ;
Balard : instant poétique nocturne sur la façade austère de l’ENSTA, deux phrases de Lawrence Weiner (« invisible mais debout dans le clair de lune » et « introuvable mais debout dans le clair de lune ») descendront le long du bâtiment ;
Balard : l’espace urbain transformé en dessin ? C’est le pari de Marie Hugonnier, qui décorera les bouches de métro ou le pont métallique de la Petite Ceinture avec des bandes fluorescentes.
L’ensemble des installations sera visible de 20 h à 8 h ; celles sur les boulevards des Maréchaux Sud, animant le chantier du TMS, resteront en place jusqu’au 5 janvier 2005.
Répondant doublement présent pour ce rendez-vous culturel collectif d’un genre nouveau, les transports s’apprêtent donc à confirmer qu’avec l’art, ils font bon ménage !
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Dernier : 5/10/2004, 17h11
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[1] Un principe que l’on pourra rapprocher de la « Bus Attitude », dont le déploiement s’achève sur le réseau routier RATP.
[2] Ce sera vraisemblablement suffisant pour faire face au trafic, les Noctambus au parcours réduit assurant peu ou pas de desserte intra muros ; mais ce sera aussi synonyme de nombreux trajets « haut-le-pied » pour réacheminer les voitures vers Paris, qu’il ne serait souvent guère contraignant d’ouvrir aux voyageurs...
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La 9 en retard d’un métro
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Dernier : 5/10/2004, 17h11
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L'actualité du mois
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En Voyage au tarif de groupe
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