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En pleine pointe ce mercredi 10 novembre, le malaise d’un voyageur a notablement perturbé le trafic sur la branche « Boissy » du 
; mais le PCC a l’habitude des trous de desserte, et des moyens en béton pour colmater les brèches !
7h58 : comme tous les matins, la mission ZARA 57 (La Varenne - St-Germain) se trouvait à St-Maur-Créteil, sur la branche « Boissy » du 
. Une poignée de secondes après que la rame eût commencé à quitter la station, un arrêt brutal surprit plus d’un voyageur... et même le conducteur. Un signal d’alarme venait de déclencher le frein de secours, alors que la rame avait à peine parcouru une trentaine de mètres.
Selon la procédure habituelle en pareil cas, le conducteur contacta immédiatement le Poste de Commande Centralisé afin de le prévenir du signal d’alarme, et remonta sur le quai pour déterminer la cause de cet arrêt intempestif : dans la sixième voiture, une femme d’une trentaine d’années avait été victime d’un malaise. Revenu rapidement dans sa loge, l’agent de conduite rappela en conséquence le PCC, qui prévint à son tour les secours. Mais en attendant leur intervention, et jusqu’à ce qu’ils donnent l’autorisation de reprendre la marche, la rame doit alors rester à quai.

Pour éviter des arrêts en pleine voie, dont personne ne sait à l’avance combien ils peuvent durer, le PCC prit naturellement les devants en demandant au conducteur de la rame suivante (ZULE 57) de rester au Parc de Saint-Maur jusqu’à nouvel avis. Dans l’autre sens, sur la voie 1, une rame arrivée au pas déposa au milieu du quai un agent venu de Joinville - sans doute un gradé. A bord de ZARA 57, faute de toute information, les voyageurs immobilisés depuis déjà cinq minutes commençaient à trouver bien long ; le train n’étant plus entièrement à quai, le conducteur n’avait d’ailleurs même pas débloqué les portes pour leur permettre, au moins, de se dégourdir un peu les jambes...
Un peu avant 8h10, la sirène grave des pompiers se fit entendre - laissant deviner aux plus perspicaces ce qui les tenait arrêtés, mais surtout signe que leur train n’allait pas encore repartir tout de suite. Les portes enfin ouvertes, pour permettre aux pompiers d’intervenir avec un brancard dans la rame, de nombreux curieux s’assemblèrent sur le quai à proximité de la scène. Quoi de mieux, pour se changer les idées après un quart d’heure d’attente, qu’une petite séance de voyeurisme ?
La situation était alors la suivante : sur la voie 2, ZARA 57 était bloqué à St-Maur-Créteil. Derrière, ZULE 57 stationnait au Parc St Maur tandis que ZARA 59 se trouvait à Champigny. Dans l’autre sens, plusieurs rames à destination de Boissy ou de La Varenne furent limitées à Joinville-le-Pont : après avoir déposé leur voyageurs, elles étaient conduites jusqu’au trottoir de manoeuvre, et repartaient des voies B ou 2 pour assurer la continuité du trafic vers Paris. Un départ fut assuré de cette façon à 8h20.
A la même heure, le PCC sortit le grand jeu. Les missions limitées à Joinville ayant laissé la place nette sur la voie 1 en aval, ZARA 59 fut autorisé à quitter Champigny. Une cinquantaine de mètres en amont du Parc de Saint-Maur, l’aiguille voie 2 / voie 1 lui permit d’entrer à contresens, et de doubler par la droite ZULE 57 puis ZARA 57 toujours immobilisés, en profitant des installations de Voie Unique Temporaire (VUT) jusqu’à Joinville.
Au Parc de St-Maur et à St-Maur-Créteil, les voyageurs qui s’accumulaient sur le quai depuis une dizaine de minutes en attendant leur train vers la banlieue eurent donc la surprise d’en voir arriver un... en sens inverse ! Pour éviter tout malentendu, les Tableaux Lumineux indicateurs de Desserte (TLD) sont cependant éteints en pareil cas.


Durant la manœuvre, les trains suivants pour Boissy furent évidemment retenus à Joinville.

Finalement, peu après 8h25, les pompiers terminèrent l’évacuation de la « victime » et permis le départ de ZARA 57. Dans le train, les passagers eurent alors droit à la première annonce depuis le début de l’incident - le conducteur s’étant manifestement réservé pour la première bonne nouvelle (« Ce train va repartir, attention à la fermeture des portes ! »). C’est en fait à reculons qu’il démarra une fois les portes fermées... pour repositionner la rame à quai, et pouvoir assurer un service voyageurs normal. Deux minutes plus tard, ZARA 57 s’élança enfin pour de bon vers Paris, avec une demi-heure de retard. Mais en amont et en aval, la réactivité de la régulation avait permis à la plupart des voyageurs d’arriver malgré tout presque à l’heure au travail !
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Dernier : 15/11/2004, 21h30 • fox
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J’écoute aux portes
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Dernier : 15/11/2004, 21h30 • fox
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Vu et vécu dans l'année
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Voyachieuse et mécanichien
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