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De la centrale électrique au rail de traction



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Les rames du métro de Paris utilisent le courant de traction 750 V continu fourni par le rail de traction : "troisième rail" (sur les lignes fer) ou barres de guidage (sur les lignes pneu). Comment ce courant de traction est-il amené jusqu’au rail de traction ? C’est ce que nous allons découvrir dans cet article.

Les besoins

L’alimentation en courant de traction d’un réseau de transport urbain comme le métro de Paris [1] répond à plusieurs exigences. La première est la sécurité - le système retenu doit permettre la coupure immédiate et sûre du courant en cas de court-circuit (pour minimiser les risques d’incendie et les blessures par électrocution), de surcharge (pour minimiser les risques de dommages aux équipements) ou de commande de l’exploitant ou des usagers en cas d’urgence [2]. La deuxième exigence est la fiabilité, c’est-à-dire que le courant fourni doit l’être de façon quasi-continue, 24 heures sur 24. Enfin la troisième exigence majeure est la flexibilité, elle-même liée à la sécurité : le système doit permettre de couper l’alimentation de façon suffisamment sélective pour autoriser la continuité de l’exploitation sur les tronçons de ligne où cela est possible par ailleurs.

Collectivement, ces exigences conduisent à mettre en oeuvre :
-  de nombreuses redondances et des modes dégradés, permettant d’assurer l’exploitation quasiment sans interruption dûe à des pannes d’équipement ou à l’arrêt d’une source d’énergie particulière,
-  le principe du sectionnement, que nous allons étudier ci-dessous [3],
-  plusieurs dispositifs de sécurité interconnectés, qui font l’objet d’une deuxième partie de cet article et que nous ne traiterons donc que brièvement dans cette partie-ci.

Les Postes Haute Tension

La région parisienne est entourée de deux "ceintures" électriques (en 400 kV et 225 kV) exploitées par RTE (le transporteur d’électricité) et alimentées par les centrales électriques d’EDF (le producteur d’électricité). Ces ceintures permettent d’alimenter la capitale avec une grande fiabilité. Le réseau électrique d’alimentation traction de la RATP est alimenté à partir de 7 points de livraison en haute tension (3 en 225 kV et 4 en 63 kV), au moyen de 12 liaisons de raccordement au réseau public de transport. Les sept points de livraison RTE sont :
-  pour le 63 kV : Denfert, Père Lachaise AB, Lamarck et Monttessuy ;
-  pour le 225 kV : Père Lachaise C, Ney et René Coty.

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Poste Haute Tension
Schéma d’architecture (simplifié) d’un Poste Haute Tension 63 kV

Côté RATP, les douze extrémités des liaisons de raccordement sont les unités suivantes des postes Haute Tension (PHT) : Père Lachaise A, B, et C, Lamarck A et B, Ney A, Denfert A et B, René Coty A et B, Monttessuy A et B [4].

Regroupés dans sept lieux géographiques, les postes Haute Tension (PHT) transforment le 63 kV ou le 225 kV livrés par RTE en 15 kV triphasé. Les PHT situés de chaque côté de la Seine sont reliés entre eux en 15 kV de façon à permettre un partage de charge ou un secours en cas de faiblesse ou de défaillance de l’un des points de livraison RTE. Les PHT alimentent en 15 kV les Postes de Redressement (PR) et les Postes Eclairage Force (PEF), décrits ci-après.

Les deux transformateurs (A et B) d’un même PHT sont en général alimentés par deux arrivées RTE indépendantes. Le PHT est structuré de telle sorte qu’il soit possible de basculer d’une arrivée à l’autre en cas de panne d’un élément quelconque du PHT (arrivée, transformateur ou autre). Chaque transformateur alimente deux "ponts éclairage" vers les PEF, et quatre "ponts traction" vers les PR. Chaque pont peut être alimenté soit par le transformateur A soit par le transformateur B, par l’intermédiaire des Disjoncteurs Pont Eclairage (DPE) ou Disjoncteurs Pont Traction (DPT) à chaque extrémité de pont. Chaque départ depuis un pont vers un PR ou un PEF est protégé de tout court-circuit ou surcharge en aval par un disjoncteur haute tension (DHT).

Les Postes Eclairage-Force

Sortons un instant du cadre strict du courant de traction pour parler des postes éclairage-force. Ces 523 unités de transformation 15 kV / 380-220 V alimentent les installations et équipements électriques des tunnels et stations (éclairage mais aussi escaliers mécaniques, pompes, signalisation, etc...) ainsi que divers bâtiments administratifs, dépôts et ateliers. Des groupes électrogènes situés dans chaque PHT assurent cette alimentation en cas de défaillance majeure du réseau EDF. Des batteries d’accumulateurs installées localement dans les stations assurent par ailleurs un éclairage de jalonnement en cas de coupure totale du courant.

Chaque PEF est alimenté en 15 kV par une artère comportant deux câbles qui courent de station en station, reliant deux PHT entre eux et alimentant jusqu’à une vingtaine de PEF. Chacun des deux câbles composant une artère peut être alimenté par l’une ou l’autre de ses deux extrémités. En cas de défaut, il peut également être divisé en sections grâce à des interrupteurs télécommandés situés dans chaque PEF.

Les Postes de Redressement

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Sous-station Necker
Cette ancienne sous-station abrite maintenant le PR Necker qui alimente les sous-sections 2 et 3 de la ligne 12.

Les postes de redressement (PR) transforment le 15 kV triphasé en provenance des PHT en 750 V continu à destination des sections de ligne. Ils sont au nombre de 125 pour le métro (138 en comptant ceux du RER en 1500 V), et sont souvent implantés dans les anciennes sous-stations qui abritaient autrefois des commutatrices autrement plus encombrantes (et nettement moins efficaces !) pour remplir une fonction similaire. Quelques PR, dont les PR Etoile, sont implantés en souterrain. En raison de leur éloignement par rapport aux PHT, 19 postes de redressement sont directement alimentés par RTE en courant 20 kV.

Chaque PR comprend un transformateur et une cellule redresseur, et alimente une section de ligne différente. Depuis l’arrivée haute tension en provenance du PHT, on trouve l’interrupteur arrivée qui permet d’isoler la ligne PHT/PR, lui-même relié à l’interrupteur départ et l’interrupteur de protection, qui permettent d’isoler de la haute tension le groupe transfo/redresseur et le transformateur des auxiliaires (15 kV triphasé / 400 V continu) respectivement.

En aval de l’interrupteur départ se trouvent le bloc transformateur (15 kV triphasé / 750 V triphasé) puis le bloc redresseur au silicium de moyenne puissance (1750 à 4500 kW), qui laisse passer les pics de courant au bon moment pour transformer le 750 V triphasé en 750 V continu. Afin d’assurer la sécurité des personnels de maintenance, le transformateur et le redresseur se trouvent dans une cellule grillagée et verrouillée. Grâce à un jeu sophistiqué de clés et de serrures, la porte de cette cellule ne peut être ouverte par le personnel de maintenance que lorsque la cellule est isolée à la fois de la haute tension et de la ligne.

Viennent ensuite le disjoncteur ultra-rapide (DUR), qui coupe très rapidement le courant en cas de surcharge, de court-circuit, de commande de l’exploitant, ou de déclenchement du circuit des avertisseurs d’alarmes (voir 2ème partie), puis le sectionneur d’isolement (SI), qui permet (uniquement lorsque l’installation est à vide, comme tous les sectionneurs) d’isoler la ligne de la cellule. Enfin des câbles de grosse section, supportant des intensités de plusieurs milliers d’ampères, partent du sectionneur d’isolement vers les chambres de sectionnement, via de petits tunnels obscurs reliant le PR à la ligne.

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Poste de Redressement
Schéma d’architecture (simplifié) d’un Poste de Redressement

Le sectionnement

Afin de permettre l’exploitation d’une ligne par tronçons séparés en cas de problème électrique ou nécessitant une coupure de courant en un point donné de la ligne, chaque ligne de métro est divisée en sections, elles-mêmes divisées en sous-sections, elles-mêmes divisées en sections élémentaires [5]. Ces subdivisions électriques permettent en principe à l’exploitant de couper le courant sur une seule section élémentaire, en poursuivant l’exploitation (grâce aux communications de service provisoire) sur les deux tronçons de ligne adjacents ainsi formés. A chaque changement de subdivision électrique correspond une interruption du rail de traction.

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Section élémentaire
A gauche, le sectionneur d’isolement de section élémentaire 156. On aperçoit la coupure correspondante du rail de traction en bas à droite de l’image.

Chaque section élémentaire appartenant à une même sous-section peut être isolée de ses voisines par un sectionneur manuel [6], et chaque sous-section appartenant à une même section peut être isolée de ses voisines par un sectionneur d’isolement télécommandé (SIT). Un sectionneur ne pouvant être ouvert qu’à vide [7], ces opérations nécessitent de couper le courant sur toute la section, d’ouvrir les sectionneurs concernés, puis de remettre le courant sur la section.

Pour parer à toute défaillance d’un PR ou d’un PHT, chaque section d’une même ligne est alimentée par au moins deux PR différents, chacun alimenté par un PHT différent. Les PR sont de deux types :
-  Les PR "en T" alimentent une seule section.
-  Les PR "en sectionnement" alimentent simultanément deux sections adjacentes, dont l’une au travers du contacteur de sectionnement (CS) qui les relie. Au contraire d’un sectionneur, un contacteur peut être commandé en charge, et l’on peut donc couper le courant sur une section en ouvrant simultanément (a) le disjoncteur ultra-rapide du PR en T qui l’alimente, (b) le disjoncteur ultra-rapide du PR en sectionnement qui l’alimente directement, et (c) le contacteur de sectionnement du PR en sectionnement qui l’alimente au travers de ce contacteur.

Le schéma ci-dessous résume de façon simplifiée les principes de base du sectionnement. Les sectionneurs d’isolement de PR, les sectionneurs têtes de câbles, les sectionneurs d’isolement manuels encadrant les SIT, ainsi que les sectionneurs manuels permettant de supprimer la mise en parallèle des voies ne sont pas représentés.

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Sectionnement
Schéma (très simplifié) de l’alimentation traction d’une ligne

Un PR peut fonctionner pendant environ deux heures à une fois et demie sa puissance nominale, ce qui évite qu’une première défaillance sur un PR adjacent n’affecte l’exploitation de la ligne. Au delà de ce délai de grâce, ou en cas de double défaillance sur deux PR adjacents, on procède à des mesures de délestage, et en particulier à une réduction du nombre de trains en circulation sur la ligne affectée.

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Sous-sectionnement
La bande mirlitonnée indique l’emplacement d’un coupon de protection séparant deux sous-sections.

Deux sous-sections adjacentes sont séparées non seulement par une interruption du rail de traction, mais aussi par un coupon de protection. Celui-ci évite de réalimenter intempestivement une sous-section sur laquelle le courant a été coupé par les frotteurs reliés entre eux d’une motrice qui chevaucherait les deux sous-sections, la seconde sous-section étant elle toujours alimentée. Grâce au contacteur de coupon de protection, le coupon de protection n’est alimenté que si les deux sous-sections qui l’encadrent le sont. Lorsque le contacteur de coupon de protection est hors service, les conducteurs sont invités par un panneau dans la station qui précède à effectuer un "passage sur l’erre", c’est-à-dire à franchir le coupon de protection non alimenté grâce à l’inertie du train en mouvement.

Les SIT et les contacteurs de coupon de protection résident dans des chambres proches de la ligne, repérées par des bandes mirlitonnées jaunes et noires, portant la mention "sous-sectionnement" pour les SIT, ou "sectionnement automatique" pour les CS.

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Sectionneurs
Des sectionneurs Ferraz (à gauche) cotoient des sectionneurs à couteau à Gambetta.

Les interrupteurs d’alimentation télécommandés (IAT) permettent d’alimenter ou d’isoler les voies secondaires telles que voies de garages, d’évitement ou de raccordement. Ce rôle peut également être assuré par un disjoncteur. Les voies de raccordement entre deux lignes sont en général alimentées par un disjoncteur relié à l’une des lignes, mais peuvent également être alimentées en secours par l’autre ligne grâce à la fermeture d’un sectionneur "normalement ouvert".

Conclusion

L’architecture mise en oeuvre pour l’alimentation traction du métro, conçue en 1946 et mise en oeuvre dans le "plan 63000 volts" de 1958 à 1970, atteint pleinement ses objectifs de sécurité, de fiabilité et de flexibilité. En particulier la coupure totale de l’alimentation ne serait-ce que d’un seul tronçon de ligne de métro nécessiterait la coupure simultanée de plusieurs points de livraison RTE ou la mise à l’arrêt de plusieurs PHT, ce qui en pratique n’est possible que par sabotage de grande ampleur [8]. La coupure accidentelle du courant d’éclairage et de signalisation est quant à elle d’une probabilité extrêmement faible.

La commande, le contrôle et les automatismes qui se superposent aux équipements électriques décrits dans cette première partie font l’objet de la deuxième partie de cet article.


 Par...

Metrorama
Metrorama
Passionné depuis tout petit par les aspects techniques du métro.

Dernière mise à jour le
14 juillet 2004.

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 Notes

[1] La RATP consomme au total environ 1,3 milliard de kWh par an. Son réseau de distribution interne décrit ici couvre 80% des besoins, le reste étant fourni directement par EDF aux points d’utilisation.

[2] Une explication des appareils d’établissement et d’interruption des circuits électriques, très pédagogique mais non spécifique au métro, est disponible ici.

[3] Le sectionnement a été mis en oeuvre à Paris suite au terrible accident de Couronnes le 10 août 1903.

[4] On peut consulter un bon diagramme ici.

[5] Les principes du sectionnement décrits ici concernent les lignes de métro à . Ils s’appliquent également, avec des variantes, à la ligne et aux lignes .

[6] ou plus rarement par un interrupteur d’alimentation télécommandé (IAT).

[7] On dit d’un système électrique qu’il est :
-  hors tension, lorsque qu’il n’est pas relié à une source de courant,
-  sous tension, lorsqu’il est relié à une source de courant,
-  à vide, lorsqu’il est sous tension mais pas parcouru par un courant,
-  en charge, lorsqu’il est parcouru par un courant

[8] On a malheureusement assisté à un tel sabotage par certains agents EDF ces derniers jours.


 


 Forum

57 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 17 discussion(s) :
1. De la centrale électrique au rail de traction
19 juin 2008
2. De la centrale électrique au rail de traction
9 mars 2008, par Dorme Alain
3. De la centrale électrique au rail de traction
17 janvier 2008, par yasmine
4. De la centrale électrique au rail de traction
12 janvier 2008
5. De la centrale électrique au rail de traction (desde México)
4 juillet 2007, par Héctor
6. De la centrale électrique au rail de traction
2 avril 2007, par Moussa
7. demande de schémas ou synoptiques
2 mars 2007, par skiner
8. De la centrale électrique au rail de traction
8 février 2007, par remy
9. De la centrale électrique au rail de traction
17 janvier 2007, par mhamdi
10. De la centrale électrique au rail de traction
4 juillet 2006, par faissal
11. De la centrale électrique au rail de traction
4 février 2006
12. Sûreté de vos installations électriques ?
7 décembre 2005, par Ludo
13. Et pour le T1 ?
13 mai 2005, par Astrafa
14. > De la centrale électrique au rail de traction
3 mars 2005
15. A quoi fonctionne le VAL
31 octobre 2004, par Arno
16. > De la centrale électrique au rail de traction
9 septembre 2004
17. > De la centrale électrique au rail de traction
23 juillet 2004, par baro

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De la centrale électrique au rail de traction
19 juin 2008, 09:19  
bonjour je suis actuellement en 2eme année bts electrotechnique et je fais un stage dans les métros et mon tuteur ma demandé de trouver pourquoi les métros, tramways... utilises une tension de 750vcc et pas une autres tension (700v, 800v), cela doit surment venir d’un décret ou d’une norme merci

De la centrale électrique au rail de traction
9 mars 2008, 15:14 • par Dorme Alain  
Plan "Distribution courant de traction Ligne 7"

Bonjour, je possède le plan de la ligne 7 " Distribution du courant de traction" Edition de 4/1946 par Sté. F.E.E. Plan N° 264 (format 18,8 cm x 240 cm)

Si intéressé, me contacter par mail (dorme.alain@neuf.fr) Cordialement Alain

De la centrale électrique au rail de traction
17 janvier 2008, 10:02 • par yasmine  
salut, je suis ingenieur en informatique et j’ai un mémoire à préparer, voici son intitulé " systeme d’aide a la décision pour la gestion de pannes dans une ligne de métro" et je n’arrive pas a trouver les pannes avec la solution c’est a dire qu’est ce qu’il faut faire apres la panne par exemple coupure de courant dans le metro qui doit faire quoi ? merci a tous

De la centrale électrique au rail de traction
12 janvier 2008, 18:16  

Bonsoir,

Pardonnez mon peu de connaissances techniques mais je voudrais savoir pourquoi il faut un troisième rail pour l’alimentation électrique des rames de metro au lieu d’utiliser les deux rail déjà existants ?

Merci. Olivier.


De la centrale électrique au rail de traction
12 janvier 2008, 18:53 • par nono  

(...) pourquoi il faut un troisième rail pour l’alimentation électrique des rames de metro au lieu d’utiliser les deux rail déjà existants ?

Un peu à la manière des trains électriques miniatures... ? Sauf qu’ici on est en 750 V, pas en 12 V... cela poserait un certain nombre d’inconvénients soit rédhibitoires, soit très coûteux à traiter (liste probablement non exhaustive)

-  la difficulté à gérer des boucles et des aiguillages avec un tel système (le + devient - et vice versa, avec à la clé un court circuit)
-  la nécessité d’isoler chaque demi-essieu et chaque roue de tous les véhicules susceptibles de rouler sur une telle voie, et d’isoler les rails à la pleine tension
-  la complexité de la chaine de traction, qui devrait savoir reconnaitre la polarité (ne serait-ce que pour aller dans le bon sens !)
-  enfin, et surtout, les chassis métalliques des rames doivent être à la masse (cela ferait mauvais genre de flanquer une sérieuse chataigne au passager qui pose la main sur le loquet d’ouverture, voire de le griller)

Je ne parle même pas du danger pour les agents circulant à pied sur les voies, ou des usages particuliers des rails (liaisons sol-train, détection des trains )

De la centrale électrique au rail de traction (desde México)
4 juillet 2007, 01:29 • par Héctor  

Buenos días... ¿Alguien podría decirme como se calcula la rectificación de CA a CD para los PR’s ?. En México, la mayoría de nuestros PR’s son Jeumont-Schneider, con potencia de 4000 y 4500 kVA, alimentados en 15kV/545VCA-750VCD y en 23kV/595VCA-750VCD.

Aquí también tenemos la configuración "T" y "TT", aunque ya se están cambiando los CS’s y SIT’s por IAT’s.

Tenemos 3 PHT’s, (1 en 85/15kV y 2 en 230/23kV -SF6-), los demás PR’s son alimentados en 23kV por LyF (el equivalente mexicano de EDF).

Gracias de antemano.

De la centrale électrique au rail de traction
2 avril 2007, 17:37 • par Moussa  
La traction électrique et le développement du métro

Bonjour, Actuellemet étudiant en 4ème année dans le BTP, je dois établir un mémoire sur "La traction électrique et le développement du métro" Ma problématique est : "Est ce que la traction électrique à aider au développement du métro ??" Si vous pouvez me donner des renseignements je les accepte avec plaisir !!

Merci..

demande de schémas ou synoptiques
2 mars 2007, 12:21 • par skiner  

Bonjour,

je recherche des synoptiques ou schémas de principes sur des : SIT - IAT - Disjoncteur et sectionneurs manuel traction

Merci d’avance

S.

De la centrale électrique au rail de traction
8 février 2007, 14:23 • par remy  

bonjour

je recherche des noms de sociétés qui fabrique des 3eme rails.

merci

Rémy

De la centrale électrique au rail de traction
17 janvier 2007, 12:32 • par mhamdi  
je cherche un CCTP type pour un métro. Traction, eclairage, force, télésurveillance, télé signalisation etc... Merci pour votre aide. A++ R.M

De la centrale électrique au rail de traction
4 juillet 2006, 13:47 • par faissal  
APR systeme de protection
bonjour, je suis un ingenieur de sureté de fonctionnement, et je m’engage a faire une analyse preliminaire de risque des systeme de protection de la sous station HT.ecq vous avez des information concernant ses systeme et les types de panne qui existe.soit pr les relais numerrique ou analogique

De la centrale électrique au rail de traction
4 février 2006, 18:28  
existe6t6i une tension entre le 3Eme rail de750V continu et la TERRE ?

De la centrale électrique au rail de traction
4 février 2006, 18:59 • par iData  

Tu viens de repondre a ta question. Le 3ieme rail a un potentiel de 750V et la terre a un potentiel de 0V.

Donc il y a une tension de 750-0 = 750V entre le 3ieme rail et la terre.


De la centrale électrique au rail de traction
20 avril 2006, 09:45 • par alain34  

Donc le continu n’est pas isolé de la terre.

Il semblerait qu"en Espagne, les trains de banlieu aient une alimentation continue isolée de la terre. Connaissez vous une application similaire en France ?


De la centrale électrique au rail de traction
20 avril 2006, 12:19 • par Alain  

mmmmhhh ??

Je n’ai pas souvenir que les Espagnols se soient compliqué la vie à faire courir un troisième rail au sol, en sus de la caténaire, pour alimenter leurs trains de banlieue en 3000V continu pour les isoler de la terre ...

Non, le seul exemple que je connaisse, encore que je sois pas sûr de ce que j’avance, c’est le métro de Londres, où l’on voit effectivement deux files de rails conducteurs tout le long des voies, entre les deux rails porteurs ... Mais çà demande à être confirmé.

Ceci dit, je ne vois pas bien l’intérêt d’isoler l’alimentation électrique de la terre, c’est pas très sécurisant, et d’un point de vue économique ça oblige à doubler tout le cablage d’alimentation ...

Mais peut-être me gourre-je ?


De la centrale électrique au rail de traction
20 avril 2006, 14:00 • par lector  

d’un point de vue économique ça oblige à doubler tout le cablage d’alimentation ...

... et les pertes en ligne. En courant continu, à partir d’une certaine distance, assez courte, ca n’a rien d’anodin.


De la centrale électrique au rail de traction
6 janvier 2007, 16:58 • par davidd  
liaison a la terre en traction electrique a courant continu
en traction a courant continu, la legislation francaise interdit de relier intentionnellement les rails de roulement a la terre ceci en vue de proteger les riverains de la corrosion electrolytique....

De la centrale électrique au rail de traction
6 janvier 2007, 17:08 • par davidd  
liaison a la terre
...les conduites de gaz sont tres fragiles a la presence du retour du courant de traction a courant continu et doivent etre mises en potentiel afin d’eviter des variations d’epaisseur par apport et retrait de metal. le redressement dodecaphase, nec plus ultra, comporte une residuelle a 300hertz. a la fin des annees 70, Gaz de France incriminait la SNCF pour un dysfonctionnement dans ses conduites et apres arret de toutes les sources multiples Gaz de france dut convenir que le 300hertz toujours present provenait du PR gare de l’est 4 RATP.

De la centrale électrique au rail de traction
12 septembre 2006, 14:46 • par SDX  
En effet, le métro de Londres (mais pas les trains de banlieue qui sont alimentés par un seul troisième rail dans tout le secteur sud de Londres ainsi que sur une ligne semi-circulaire nord)utilise deux rails d’alimentation : l’un extérieur est positif, l’autre médian, est négatif. Sur les voies du métro, les deux sont alimentés à + et - 325 V (par rapport à la terre) dans le but de minimiser ( !) les risques d’électrocution. Sur certaines lignes parcourues par rames de métro et trains de banlieue, le rail central est au même potentiel que les rails de roulement, avec une section de séparation pour éviter les courts-circuits. Le dispositif perd évidemment alors tout intérêt ! Même les lignes de métro les plus récentes (Jubilee) comportent ce système.

De la centrale électrique au rail de traction
30 septembre 2006, 22:35 • par ours1  
Pour information, en alimentation en courant continu avec retour du courant par les rails il est nécessaire d’isoler les rails du sol (et de la "terre") à cause des phénomènes électrolytiques. Cette isolation n’étant pas parfaite, il y a toujours des fuites de courant dans le sol.... c’est pourquoi disposer d’un rail spécifique de retour est nécessaire pour canaliser tout le courant de retour.

De la centrale électrique au rail de traction
5 septembre 2007, 10:49  
Le tram de clermont ferrand à la tension continue isolée de la terre. Il n’y a qu’un seul rail !

De la centrale électrique au rail de traction
5 septembre 2007, 10:52 • par Jeff :o)  
Mais il y a une caténaire, ce qui suffit à fermer le circuit. Et vous êtes complètement hors sujet, puisqu’on parlait ici d’alimentations par 3e rail.

Sûreté de vos installations électriques ?
7 décembre 2005, 09:47 • par Ludo  
L’autre vision de la côte d’opale
Comment luttez vous contre la présence d’animaux nuisibles (rongeurs) qui occasionnent des dysfonctionnements dans les bâtiments (rongement des câbles) ?

Et pour le T1 ?
13 mai 2005, 14:41 • par Astrafa  
Bonjour, Est-ce-que quelqu’un sait d’où provient l’énergie électrique alimentant le réseau du T1 ? Je suppose pas de la ceinture de RTE dont il est question dans l’article. Y a t-il des différences notables entre l’alimentation du tramway et du métro ?

> Et pour le T1 ?
19 juin 2005, 18:57 • par GD  
de la centrale electrique au rail traction
L’énergie sur le T1 provient simplement d’artères (RTE aujourd’hui ou EDF ?)d’alimentation locales au même titre que les quartiers car les postes de redressement sont de faible puissance. Globalement sur un principe d’alimentation mixé du métro pour le redressement et du RER pour la distribution par secteur d’alimentation. GD

Et pour le T1 ?
26 mai 2007, 16:29 • par brunobelo  
sur le tramways t1 t2 ou t3 c’est une catenaire qui alimente les tramways en 750v continu meme tension que pour le metro donc meme genre de poste de redressement pour faire du 750 v continu le rail c’est le moins et la catenaire le plus

Et pour le T1 ?
27 mai 2007, 12:14 • par Christobal  
À la différence qu’il ne s’agit pas de caténaire mais de LAC (Ligne Aérienne de Contact)...

Et pour le T1 ?
27 mai 2007, 15:30  
Question d’ignare : quelle est la différence ?

Et pour le T1 ?
27 mai 2007, 19:29 • par Cramos  
Il n’y en a pas. La caténaire et la ligne aérienne de contact, cela désigne la même chose. Simplement, à la SNCF et à la RATP, on n’utilise pas les mêmes termes.

Et pour le T1 ?
27 mai 2007, 22:05 • par Christobal  

Exemple de caténaire : voir schéma ci-dessous.

Pas grand chose à voir donc avec une simple "ligne aérienne de contact" qui est généralement utilisée pour l’alimentation des tramways urbains...

Le but est le même, certes, mais ça s’arrête là !


Caténaire et LAC
28 mai 2007, 01:15 • par Cramos  

Et alors ? la LAC est une caténaire particulière.

De même qu’une caténaire allégée à la SNCF en 25 000 volts reste une caténaire, non ?

Le schéma que tu présentes Christobal décrit une caténaire 1500 volts.

La LAC, c’est une caténaire simplifiée, sans fil porteur.


Caténaire et LAC
28 mai 2007, 09:59 • par Christobal  

Simplement, à la SNCF et à la RATP, on n’utilise pas les mêmes termes.

La RATP parle bien de caténaire pour ses RER, et de LAC pour ses tramways...


Caténaire et LAC
29 mai 2007, 11:03 • par Alain  

Si mes souvenirs sont exacts, selon mes bonnes lectures, quand la SNCF parle de caténaire à simple fil de contact sans fil(s) porteur(s), ( singulier pour 25 kV , pluriel pour 1500 V continu ( voir croquis de Cristobal ), en général ), elle parle tout bêtement de caténaire ... "type tramway" !

Mis à part les grandes gares terminus, les triages et beaucoup de voies de garage ( ou de débord ), toutes électrifiées ainsi, je connais au moins une ligne Transilien dont de grandes sections sont électrifiées en LAC (terme RATP) ou en "type tramway" (terme SNCF), c’est la ligne de Saint-Nom la Bretêche. Doit y avoir aussi quelques sections de la Grande Ceinture ...


Caténaire et LAC
30 mai 2007, 17:06 • par victor emmanuel  

en "type tramway" (terme SNCF),

on rencontre aussi l’appellation fil trolley. Terme impropre au demeurant, puisque du fait du roulement sur pneu, donc isolant, des trolleybus, leur alimentation électrique nécessite deux fils de contact, un pour chaque pôle, négatif et positif.

La seule électrification à caténaire comportant deux fils de contact que je connaisse dans le domaine ferroviaire a été l’utilisation du triphasé, en Italie et dans l’entre deux guerres, pour certaines lignes alpines. Efficace, mais complexe à mettre en œuvre, elles ont été ré-électrifiées depuis en caténaires simples 3000 volts continu.


Caténaire et LAC
4 juin 2007, 11:24 • par edwards  
Par ailleurs, il y a l’air d’avoir des travaux sur la caténaire du RER A dans la gare de la Défense (voie en direction de l’ouest). J’ai l’impression d’un profil de contact est en train d’être installé comme sur le RER C. Il y a tellement de casse à cette endroit qu’il faut changer ou c’est pour un test ?

Caténaire et LAC
14 novembre 2007, 17:14 • par brunobelo  
il s’agit d’une catenaire rigide en experimentation

Caténaire et LAC
9 janvier 2008, 14:45 • par nico  

Pour info, la catenaire à la RATP est une LAC En fait, il s’agit d’un raccourci car la denomination complete est : ligne aerienne de contact à suspension catenaire ( ou catenaire vient du latin Catena qui veut dire chaine ou série de choses liées entre elles)

donc à la RATP il n’y a que des LAC


Isolateurs ?
9 janvier 2008, 14:53 • par Erwan  
Je rebondis sur le schéma, en demandant à quoi sers l’isolateur situé entre l’anti-balançant et le porteur auxiliaire, les 2 côtés étant sensément au potentiel de la ligne ?

Lac et caténaire
20 janvier 2008, 20:43 • par GV  
La difference entre la lac et la caténaire se situe au niveau du porteur de ligne, sur les tramways, il n’y a pas de porteur, un simple fil de contact, et le rail pour le retour où OVDC. Sur la catenaire, il y a le fil de contact au dessus le porteur, entre les deux les pendules. C’est pour cela que l’on parle de lac pour les trams et de caténaire pour les trains. L’autre différence c’est la vitesse, les lacs peuvent avoir des trains qui circulent à une vitesse inférieur à 70km/h, au delà il faut passer en caténaire.

> De la centrale électrique au rail de traction
3 mars 2005, 15:23  

Bonjour,

J’aimerais comprendre le fonctionnement du meteor. Quel est le système utilisé pour récupérer l’énergie lorsqu’il y a plus de rames qui freinent que des rames qui accélèrent ? Y a-t-il un schémas équivalent électrique de la ligne du météor ?

Salutations.

A quoi fonctionne le VAL
31 octobre 2004, 02:44 • par Arno  

Bonjour,

J’ai entendu dire que le VAL fonctionne avec un système magnétique. Qu’en est-il ? Quel est le moteur utilisé pour sa propulsion ?

VAL est-il un sigle et si oui quel est-il ?

Merci pour vos précisions

A.C.


> A quoi fonctionne le VAL
31 octobre 2004, 07:50 • par vb2n  

Je ne suis pas spécialiste du Val et je ne l’ai jamais emprunté, mais j’ai toujours vu ça comme un véhicule à pneu avec des pneu horizontal et vertical. La propulsion doit être électrique comme l’est le métro parisien.

VAL : Villeneuve d’Asq Lille (La première ligne), devenue Véhicule Automatique Léger quand il a fallut le vendre aux autre villes ou à l’étranger.


> A quoi fonctionne le VAL
31 octobre 2004, 09:56 • par Didier G.  

Bonjour,

Les rames types VAL (effectivement : Véhicule Automatique Léger) sont dotés de moteurs classiques qui sont reliés à l’un des essieux par une transmission mécanique. Les moteurs sont de type continu sur les rames VAL 206 (Lille, Toulouse, OrlyVAL) et VAL 256 (Taipei, Chicago) et triphasé asynchrone sur les rames VAL 208 (Lille, Toulouse, Rennes, Turin, RoissyVAL).

La voie est assez proche de la voie pneu du métro parisien (les rames du VAL ont même été testée sur la voie d’essai RATP de Sucy en Brie) mais ne comporte par la voie ferrée classique. Les barres latérales assurent le guidage et l’arrivée du courant de traction (+750V CC), les pistes de roulements assurent le retour. Un galet central complète le guidage dans les aiguilles.


> A quoi fonctionne le VAL
2 novembre 2004, 11:17 • par jacques  
Il me semble cependant que l’écart des pistes de pneus porteurs soit inférieur à celui des lignes pneu classiques. Mais faute de voir ferrée, comment les choses se passent -elles si un pneu est crevé ?

> A quoi fonctionne le VAL
2 novembre 2004, 15:12 • par Didier G  
en cas de crevaison, un bandage plein de sécurité placé à l’intérieur du pneumatique prend le relais. Un dispositif de detection en informe le PCC ; l’évacuation de la rame est alors possible à vitesse réduite. Cet incident est rarrissime.

> A quoi fonctionne le VAL
27 mai 2007, 15:34  
J’avais cru lire (en complément) qu’à Lille (et probablement ailleurs), il existe à la sortie des garages des portions de voies qui servent à tester les pneus : par exemple, pour les roues latérales, les rails latéraux s’écartent un peu, selon la réaction du bogie, on peut déterminer si un pneu est crevé.

> A quoi fonctionne le VAL
26 septembre 2005, 19:22 • par Louis le pro du VAL  
Les moteurs du VAL 208 ne sont pas tryphasés. Ils sont à courant continu ; ça se voit avec le bruit et suis un spétialiste du VAL à 12 ans.

> A quoi fonctionne le VAL
26 septembre 2005, 19:44 • par Jeff :o)  
Le VAL 208 de Lille - Informations techniques

Eh bien, la modestie n’attend pas le nombre des années...

Les moteurs du VAL 208 ne sont pas asynchrones (c’est vrai que le message précédent comportait une erreur), pas plus qu’ils ne sont à courant continu. Ce sont des moteurs synchrones à aimants permanents (4 moteurs de 65 kW chacun, un par roue), qui passent pour en être la première application au domaine ferroviaire. La chaîne de traction — à onduleur — utilise des transistors IGBT, qui n’étaient pas non plus très répandus à l’époque de la conception du VAL 208...

Je vous renvoie (entre autres !) à l’excellente synthèse réalisée sur le site « Vivre à Lille ». Les moteurs synchrones utilisés sont fabriqués par le groupe Alstom.

Merci cela dit d’avoir fourni l’occasion de rectifier l’erreur précédente, qui était manifestement passée inaperçue.

Cordialement,
Jeff :o)


> A quoi fonctionne le VAL
6 janvier 2007, 17:15 • par davidd  
moteurs de traction synchrones
avec l’arrivee des premiers thyristors de puissance a extinction naturelle courant inverse de cut-off)l’industrie francaise a developpe les moteurs synchrones auto-pilotes au debut des annees 70(BB15000 de la SNCF)et qui ont equipe les rames TGV atlantiques.

> A quoi fonctionne le VAL
6 janvier 2007, 17:22 • par davidd  
moteurs asynchrones
dans les annees 90 l’arrivee des thyristors a extinction par la gachette l’industrie francaise a developpe le moteur asynchrone a frequence variable puis ce fut le retour en force du transistor dans le montage IGBT developpe pour les torpilles sousmarines.

A quoi fonctionne le VAL
20 janvier 2008, 20:49 • par GV  
J’ai travaillé sur le val de turin, les moteurs sont de type asynchrone 400Vac triphasé, il est alimenté en 750Vdc, deux barres de guidage (une pour le + et l’autre pour le -.

> De la centrale électrique au rail de traction
9 septembre 2004, 20:10  

Bonjour

Je souhaiterais corriger une petite erreur vue ci-dessus qui se propage dans les documents de la RATP depuis plusieurs années. Le premier éclairage de sécurité par batteries au niveau des stations et gares avait été appelé " jalonnement ".

Conformément aux normes en vigueur on devrait dire :

-  éclairage de sécurité qui comprend :

- l’ éclairage d’ ambiance pour les locaux,

- l’ éclairage de jalonnementpour indiquer le cheminement vers les sorties.

Cordialeement

J B

> De la centrale électrique au rail de traction
23 juillet 2004, 14:51 • par baro  

Bonjour,

Très intéressant, votre article. Juste une petite chose à ajouter :

Depuis la catastrophe de Couronnes (Incendie d’une rame, le 10 août 1903, qui avait fait 84 morts), l’alimentation de l’éclairage et des différents équipements des stations (Lignes de péages, points de vente...) est totalement indépendante de celle des rails de traction. Avant la catastrophe de Couronnes, l’éclairage des stations et les rails de traction étaient alimentés par le même réseau électrique, et la coupure de l’alimentation du train en feu, lors de la catastrophe de Couronnes, avait provoqué l’extinction de l’éclairage dans la station. Faute d’éclairage de secours (les caissons lumineux "Issue de secours" n’ont été installés qu’après l’accident), les gens évacués du train en feu s’étaient dirigés dans la direction opposée à la sortie, ce qui a provoqué la bousculade qui est pour partie à l’origine des 75 morts retrouvés dans la station (les 9 autres victimes se trouvaient à bord du train). Suite à cette catastrophe, la CMP a décidé de séparer l’alimentation de l’éclairage de celle des rails de traction, et d’installer des caissons lumineux "Sortie" et "Issue de secours" alimentés de manière indépendante au reste de l’éclairage.

Cordialement,


> De la centrale électrique au rail de traction
7 septembre 2004, 18:44 • par Bedeau  
Très bon article. Je voudrais ajouter que la RATP a installé deux réseaux distincts d’ éclairage, l’ éclairage normal et l’ éclairage protégé, les câbles de ce dernier étaient noyés dans des caniveaux pouvant résister au feu alors que l’ éclairage dit " normal " était distribué par des feeders en haut de la voute du tunnel. Ce mode de distribution a disparu lors du passage en courant alternatif dans les années 1973...75. J B

> De la centrale électrique au rail de traction
8 septembre 2004, 19:40 • par Bedeau  
Dans ma réponse précédente : remplacer RATP par CMP à cette époque !

> De la centrale électrique au rail de traction
27 mai 2007, 15:37  
« la CMP a décidé de séparer l’alimentation » Je crois qu’on l’a incité quelque peu à le faire (entre autres mesures de sécurité décidées par les autorités après Couronnes, dont mettre des issues à chaque bout du quai, non encore appliqué de nos jours...)

> De la centrale électrique au rail de traction
9 octobre 2007, 15:10  
Disposez-vous d’une copie ou de la référence du texte regroupant les mesures de sécurité décidées par les autorités après cet accident de Couronnes ?

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