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Une nouvelle année qui débute par de bonnes résolutions

Veillée d’armes à la SNCF 14 janvier 2004

La période des vœux n’est pas totalement achevée et parmi les retardataires les plus notables, les cheminots ne vont pas tarder à adresser les leurs à la clientèle - mais d’une manière aussi piètre que tristement habituelle : par une grève nationale ce mercredi 21 janvier.

Réunies en intersyndicale le 8 janvier 2004, les fédérations syndicales de cheminots devaient faire le point sur quelques motifs séculaires de mécontentement,

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A l’arrêt !

et plus précisément : une absence de revalorisation salariale pour l’année écoulée, les craintes nées du récent plan de redressement de l’activité Fret lourdement déficitaire, le lobbying renouvelé d’une partie de la classe politique en faveur d’un « service minimum » [1], les tensions sur le personnel accrues ces derniers moins avec le plan d’économies « Starter », et le sempiternel refus du budget de l’année à venir et de ses conséquences sur l’emploi et les investissements. Bref, un véritable fourre-tout qui trouvera nécessairement un écho favorable dans les rangs des plus fervents adeptes du pavé parisien.

Malgré tout, le principe d’un mot d’ordre de grève n’était pas définitivement adopté, et la majorité des organisations syndicales préférait attendre l’issue de la réunion salariale prévue de longue date ce mardi 13 janvier au siège de la SNCF pour décider de l’attitude à adopter. Au terme de cet ultime round de négociations, la Direction de l’entreprise accordait une rallonge salariale de 1 % pour tout le personnel sur l’ensemble de l’année 2004 et une série de mesures dirigées vers les bas salaires.

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Désespérément vide !

Rassemblée en début d’après-midi, la majorité des fédérations cheminotes a considéré - sans grande surprise - comme insuffisantes les propositions de revalorisations de leurs salaires et 4 d’entre-elles (CGT, FO, SUD et FGAAC) ont officiellement déposé un préavis de grève qui s’étend, comme c’est la tradition, sur 36 heures : du 20 janvier à 20 heures au 22 janvier à 8 heures [2].

Ces tensions interviennent alors que le PDG Louis Gallois annonçait récemment que les pertes de la SNCF devraient atteindre 250 millions d’euros pour 2003, pertes que la Direction attribue principalement aux multiples arrêts de travail du printemps dernier, et à la hausse des péages d’infrastructure à acquitter à RFF. Ambiance !

Les millions d’utilisateurs du chemin de fer, clients quotidiens, occasionnels, voyageurs ou Fret doivent être certainement très réceptifs aux voeux des cheminots... Et les uns comme les autres ne manqueront fatalement pas, une nouvelle fois, de se souhaiter le jour dit plein de bonnes choses pour l’année à venir.

Dernière mise à jour
20 décembre 2004  09h36
13 messages ont été postés à la suite de cet article
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Notes

[1] La controverse sur le sujet a été récemment relancée par le discours des « vœux » de Jacques Chirac, donnant 6 mois au gouvernement pour jeter les bases du fameux « service garanti dans les transports publics ».

[2] La CFDT, l’UNSA, la CFTC et la CFE-CGC, en revanche, ne se sont donc pas associées au préavis, confirmant ainsi une fracture de plus en plus nette entre deux blocs - et deux approches - syndicaux.

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13 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 4 discussion(s) :
1. Prévisions
19 janvier 2004, par Emmanuel
2. > Est-ce bien utile ?
17 janvier 2004, par zefree
3. > Veillée d’armes à la SNCF
16 janvier 2004, par Jolly Jumper
4. > Veillée d’armes à la SNCF
15 janvier 2004, par Rémi1978

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Prévisions
19 janvier 2004, 21:51 • par Emmanuel  

Les prévisions (lundi) : 1 trains sur 5 sur le réseau banlieue.

Attention ! La RATP n’est pas concernée par ce mouvement de grêve.

Cordialement,

Emmanuel


> Prévisions (mardi 13h)
20 janvier 2004, 13:26 • par Emmanuel  


-  RERRER Interconnexion supprimée à Nanterre Préfécture. Les missions vers Cergy et Poissy sont au départ de la Gare St Lazare. 1 train sur 5.

-  RERRER : Interconnexion supprimée à la Gare du Nord. Changement de train direction Roissy et Mitry.

-  RERRER : Aucun train entre Brétigny et Dourdan. 1 train sur 4.

-  RERRER : Aucun train entre Corbeil et Malhesherbes et Corbeil et Melun Interconnexion suspendue : Gare de Lyon et Châtelet les Halles sont terminus.

-  RERRER : 1 train sur 10.

-  Réseau Paris Nord : 1 train sur 4.

-  Réseau Paris-Montparnasse, St Lazare, Gare de Lyon, ligne La Verrière-la Défense,Paris Est :Aucun train entre Esbly et Crécy. 1 train sur 3.

Pour plus d’informations,
-  Internet : ABCD trains
-  Radio : 107.1 (flash toutes les 10 minutes)
-  Téléphone : 0 805 700 805

Source : Citefutee et SNCF

> Est-ce bien utile ?
17 janvier 2004, 10:52 • par zefree  

Bonjour,

Je me pose la question de l’utilité de cette grève. A quoi va-t-elle servir ? De symbole ? Mis à part de gêner des millions d’usagers dans leur déplacement, et donc de creuser un peu plus le fossé entre les clients et la SNCF, je ne vois pas à quoi cela sert de debrayer une journée. Est-ce que cela va changer quelque chose ? N’y-a-t-il pas d’autres moyens de pression de la part des syndicats que ce recours systématique à la grève ?

Je ne me prononce pas sur les revendications. Chacun est libre de défendre ses intérêts, et les cheminots ont peut-être raison d’être inquiets. Mais je ne suis pas d’accord sur le fait d’utiliser la grève non pas comme moyen ultime de s’exprimer, mais comme préalable (du moins c’est comme cela que je vois les choses....)

Comme je l’ai dit plus haut, ceci ne vas pas arranger l’image déjà bien terne du Transilien, et va apporter de l’eau au moulin des partisans du service minimum, ou même de l’interdiction du droit de grève à la SNCF.


> Est-ce bien utile ?
19 janvier 2004, 21:08 • par zefree  

A propos, quakqu’un a une tendance pour la circulation du 21 ?

Merci

> Veillée d’armes à la SNCF
16 janvier 2004, 12:49 • par Jolly Jumper  

« crainte », « revalorisation des salaires insuffisants »... Encore une fois, les cheminots font grève pour des raisons qui apparaissent bien obscures voire futiles aux usagers.

Ils témoignent par là d’un menfoutisme primaire et égoïste, méprisant les usagers à qui, il est vrai, ils ne doivent même plus leur salaire, mais justifiant encore une fois l’indispensabilité d’un service garanti que les usagers n’en peuvent plus d’attendre.

Encore une fois, je suis contre ces méthodes d’un autre âge, contre la petite minorité qui abuse de sa position pour mettre en grande difficulté des millions de franciliens et provinciaux, contre l’arrêt d’un service aussi essentiel que le transport ferroviaire.

Je suis salarié d’une entreprise en difficulté qui ne peut compter pour son redressement que sur elle-même : ses actionnaire et ses employés. chacun a consenti à de gros sacrifices pour assurer la survie de leur entreprise. Mon salaire est bloqué depuis plusieurs années, je ne m’en plains pas.

Je ne peux donc pas comprendre comment les employés de la SNCF peuvent exiger des augmentations de salaire et se montrer « inquiets » sur le contenu d’un plan de redressement alors que leur entreprise ne survit uniquement grâce à la perfusion permanente de l’Etat - donc nos impôts...


> Veillée d’armes à la SNCF
17 janvier 2004, 13:15 • par Rémi1978  

Bonjour

La fuite organisée par les syndicats, et la confirmation par le président de la SNCF lors de son déplacement à Saint Etienne, vient donner du grain à moudre aux grévistes. Mais que voulez-vous : une entreprise qui perd des parts de marchés à la pelle pour le fret, qui ne fait rien pour rendre attractif les trains classiques, et qui refile aux régions tout ce qu’elle ne sait pas faire...

La SNCF est plus ou moins selon les secteurs à bout de souffle. Car la régionalisation a aussi eu pour conséquence la mise en place d’un système de pénalités pour non-conformité du service... et ça fait mal !


> Veillée d’armes à la SNCF
31 décembre 2005, 20:03  

Bonjour, les "otages".

Rendez-vous en Angleterre, et utilisez ses trains privés qui ne font pas grève : vous ADOREREZ la SNCF.

Plus sérieusement : il existe une contradiction entre les impératifs de service public (exemple : faire rouler un train quasiment vide entre deux sous-préfectures au même prix kilométrique qu’un TGV Paris-Lyon) et des impératifs commerciaux demandés à la SNCF par l’Etat.

Lequel état a, par parenthèse demandé à la SNCF l’avancement de l’argent nécessaire à la construction des lignes TGV en promettant de la rembourser ultérieurement... Le taux d’emprunt était de 17%. L’état n’a jamais payé. Vous comprenez le pourquoi de la dette.

Quel grand seigneur, cet état d’avoir effacé la dette en créant RFF, et en régionalisant !

Deux mots encore : Dans mon secteur d’activité, les augmentations de salaire se négocient seul à seul avec le patron à 6%. Mais la "non employabilité" (terme subjectif s’il en est est sanctionnée par le licenciement. On ne travaille pas le samedi ni le dimanche ni les jours fériés, contrairement aux cheminots. Ces derniers négocient collectivement et une augmentation de 0,6% est une victoire...

Enfin, à une époque ou tout est prétexte au législateur pour restreindre les droits et libertés et en particulier le droit du travail, réjouissez-vous plutôt de voir qu’il existe encore des salariés qui peuvent défendre, non des intérêts catégoriels mais ce droit du travail. Plus personne, dans le privé ne peut s’opposer aux entraves, la pression est trop forte. Le jour où même les salariés du public ou assimilés ne pourront plus le faire, adieu vos CDI, adieu vos RTT ! Adieu vos primes, et adieu vos congés payés...

Evidemment, une journée de grève ne sert pas à grand chose. Peut-être les cheminots devraient-ils préférer à la grève de service la grève du zèle : application du règlement à la lettre, et refus de faire circuler des trains vétustes, ou dont la sécurité laisse à désirer. Dommage que les syndicats n’y pensent pas. Mais c’est vrai aussi que le syndicalisme se porte mal. Et nul salarié ne doit s’en réjouir.


> Veillée d’armes à la SNCF
2 janvier 2006, 15:05 • par gloup  

Un peu hors sujet, mais pour bien "commencer" l’année 2006 :

La ligne E nous a fait le plaisir d’etre inaccessible en service nuit le 31/12/2005, pourtant prévu comme sur les autres lignes RER. Je me suis retrouvé avec d’autres devant les portes d’accès CLOSES de la gare Magenta (accès coté halle d’échange de Gare du nord) , vers les 3h30, et ce, sans aucune justification particulière.

Merci beaucoup !!!


> Veillée d’armes à la SNCF
2 janvier 2006, 15:56 • par Jeff :o)  

Bonjour Gloup,

La ligne E n’est exploitée en "Grande Nuit" qu’à partir de Paris-Est ; il est explicitement indiqué sur les plans et les horaires affichés/distribués en gare qu’Haussmann-St-Lazare et Magenta sont fermées aux heures normales même cette nuit-là.

Cette particularité est également reprise, bien entendu, sur les horaires "Grande Nuit" qui étaient cette année tous disponibles sur MétroPole.

C’est vrai que c’est une disposition un peu malheureuse, héritage des premières "Grandes Nuits" de la SNCF (où le RER C et le RER D étaient également exploités en deux morceaux à partir de leurs « têtes de lignes » respectives : Austerlitz, Invalides, Gare du Nord, Gare de Lyon). J’espère que tu as pu malgré tout regagner tes pénates.

Cordialement.


> Veillée d’armes à la SNCF
2 janvier 2006, 22:34 • par Cramos  

Sur ce point, le plan Grande Nuit de la RATP était juste : le était indiqué origine/terminus à la Gare de l’Est.

Par contre, la correspondance entre Auber et Havre Caumartin n’était pas représentée, contrairement au plan du STIF. Idem à Bibliothèque François Mitterrand, où sur le , la station n’existe pas, et de ce fait la ligne ne donnait pas la correspondance.

> Veillée d’armes à la SNCF
15 janvier 2004, 11:49 • par Rémi1978  

Bonjour

Le jour où les syndicats comprendront que leurs jérémiades n’ont d’autre conséquence que de scier la branche sur laquelle ils sont assis, la France aura progressé...

Le compteur du "grévothon" est lancé !


> Veillée d’armes à la SNCF
17 janvier 2004, 02:15 • par Lechat78  

Bonsoir,

En tous cas une chose : de grâce ne vous en prennez pas au personnel que vous rencontrerez ce jour la. Je tiens à préciser que si il sont la c’est qu’ils ne font pas grève. Ca parait évident, mais trop de gens ont tendance à l’oublier...


> Veillée d’armes à la SNCF
18 janvier 2004, 12:10  
Ca c’est bien vrai. Il est malheureux de constater que ce sont les agents non grevistes qui se prennent la furie des clients, alors qu’eux sont non grevistes. Mais encore une fois, les syndicats nous montrent bien qu’ils ne comprennent rien a rien, si ce n’est l’interet de leur petite personne. Ils parlent du droit de greve, mais il ne s’agit plus d’un droit de greve dans leur cas, mais d’un abus de greve. Ils ont bien trop de pouvoir je trouve, ils peuvent bloquer toute une économie par leurs actions, et il faut croire que ce pouvoir est grisant, ils ne se privent pas pour s’en servir.

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