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Les téléphones portables seraient-ils en passe de devenir incontournables et par conséquent bienvenus à bord des trains franciliens ? C’est tout le mal que l’on souhaite à la SNCF, qui vient de lancer le 1er décembre dernier l’expérimentation d’un nouveau service d’info trafic en temps réel par mini-messages SMS.
Cette expérimentation vise à informer via leur téléphone portable un panel de cent clients volontaires, recrutés par une association d’usagers et fidèles utilisateurs de la ligne Paris-Montparnasse - Dreux, de toutes les perturbations et les retards de plus de 10 minutes affectant leurs trains, tout en réactualisant l’information autant que possible. Le choix de la relation Paris-Dreux n’a d’ailleurs rien de fantaisiste, puisque cette relation souffre d’une irrégularité récurrente tout au long de l’année.

Le service, proposé du lundi au vendredi, concerne 18 trains circulant principalement durant les heures de pointe - entre 7h et 9h15 et entre 16h et 20h. L’objectif est que les voyageurs soient ainsi informés d’une perturbation en amont, avant même d’arriver à la gare, pour qu’ils puissent s’organiser différemment si nécessaire.
Le coût de l’expérimentation, qui est prévue pour durer deux mois, est entièrement pris en charge par la SNCF ; celle-ci joue là une importante carte de transparence. La durée de deux mois du test doit permettre de déterminer si l’offre est viable économiquement, mais aussi techniquement. Le client volontaire étant à terme voué à payer pour obtenir ce service, il n’acceptera ni indisponibilité, ni défaillances...
L’utilisation du SMS [1] comme moyen d’information en temps réel n’est pas une nouveauté puisque la RATP exploite déjà, depuis 3 ans maintenant, un service identique d’alerte personnalisée, Paris Trafic, destiné à informer ses abonnés de toute perturbation supérieure à 15 minutes survenant sur l’itinéraire qu’ils ont préalablement sélectionné. Dans le domaine du transport aérien, Aéroports de Paris, gestionnaire de la majorité des aéroports et aérodromes de la région parisienne, propose également un service analogue : AéroSMS, preuve que cette technologie correspond plutôt bien aux attentes des différents usagers.

L’information donnée aux voyageurs demeurant le maillon faible du service que la SNCF propose à ses clients, l’initiative engagée sur le réseau Montparnasse sera suivie de près par nombre de personnes. Si son utilité et sa viabilité sont confirmées, ce nouveau service pourrait être rapidement développé sur le reste du réseau Transilien pour un coût modique, voire proposé en annexe d’un abonnement de transport. La SNCF entamera d’ailleurs, à l’issue de la période de test, une étude qualitative auprès des testeurs afin de connaître leurs réactions et ainsi pouvoir étendre ou modifier cette offre selon les résultats obtenus.
Grâce aux récents développements technologiques, le passage au XXIème siècle a vu la démocratisation de l’information apportée aux clients des transports en commun, sur des supports souvent inutilisés en la matière. La radio (La City Radio par Radio France), le réseau Internet (Trafic Infos de Transilien SNCF, Citéfutée de la RATP) et maintenant les SMS forment une panoplie de plus en plus complète (et complémentaire de l’information in situ par annonces ou écrans interposés) destinée à répondre au besoin numéro deux des transports : l’aide aux voyageurs.
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Dernier : 22/01/2004, 19h22 • loren
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[1] Pour Short Message Service, le service qu’on ne présente plus et que les Français ont massivement adopté sous sa dénomination commerciale inventée par SFR - « texto ».
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Opération à cœur ouvert sur le Gr. V
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Dernier : 22/01/2004, 19h22 • loren
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