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C’est une opération exceptionnelle et surtout inédite en France qui s’est déroulée mercredi 22 octobre au cœur du réseau de transport parisien, en gare d’Invalides. 500 pompiers, policiers et médecins accompagnés d’agents RATP et SNCF ont été mobilisés pour cette simulation d’une attaque chimique, baptisée « Piratox ».
Au printemps, Londres avait choisi un dimanche et un quartier d’affaires (par définition plutôt vide le jour du Seigneur) pour le même type d’exercice. Les autorités françaises ont opté pour un exercice nocturne, à partir de 23h00, pour ne pas trop gêner la vie parisienne, et une gare moyenne dans un quartier peu prisé des noctambules : elles ont donc jeté leur dévolu sur Invalides, station mixte métro-RER.
Pour la circonstance, la circulation sur le ![]()
avait préalablement été limitée dès 23h00, d’un côté à la station Champs de Mars pour les branches Nord et Ouest de la ligne, et à Paris-Austerlitz pour les branches Sud - deux stations naturellement équipées d’installations permettant le retournement des rames.

Deux lignes du métro parisien ont également été partiellement fermées à partir de 23h30 pour laisser libre place à la simulation. Sur la ligne ![]()
, le tronçon central entre les stations Concorde et La Motte-Picquet-Grenelle n’était plus desservi, et sur la ligne ![]()
, c’est entre les stations Montparnasse-Bienvenüe et Saint-Lazare qu’il n’était pas possible de se déplacer [1]. En surface, les lignes de bus 63, 83 et 93 ont également été impactées par cet événement et détournées dès 16h de leur trajet habituel afin d’éviter la zone de l’esplanade des Invalides et du Quai d’Orsay.
23h58 : deux hommes sont repérés par des agents de la gare des Invalides. Sitôt l’alerte transmise, une Brigade Anti Criminalité (BAC) intervient afin de procéder à leur arrestation. Mais cette opération échoue et un récipient est violemment projeté à terre par un des agresseurs, récipient d’où s’échappe un puissant produit toxique.
00h01 : l’ensemble du processus s’accélère puisque parallèlement, une rame Z20900 du ![]()
entre en gare, à proximité immédiate de l’incident. Plusieurs dizaines de voyageurs sont pris au piège de cette attaque chimique, les plans rouge et PIRATOX sont déclenchés. A un niveau inférieur, des voyageurs provenant du réseau métro s’engouffrent encore dans l’enceinte RER. A l’extérieur, c’est l’effervescence la plus totale et le quartier est bouclé.
Durant près de 4 heures, la simulation de cette attaque au gaz de type sarin a permis à tous les intervenants, cheminots et personnels RATP inclus, de tester leur rôle précis dans ce type d’accident dont le métro de Tokyo a été victime il y a quelques années. Espérons toutefois que ce type d’opération, exceptionnellement médiatisé, ne soit jamais plus qu’excellent scénario de film à grand spectacle.
[1] La faute au mauvais positionnement des installations de « service provisoire », dont l’une est précisément située à... Invalides, et se trouvait bien sûr inutilisable.
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