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MP 89
PC
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En préalable à Météor, il y eut une première ligne de métro entièrement automatique en plein Paris : ne desservant qu’une station, elle ne transportait pas de passagers. De 1994 à 1998, cette base d’essais à servi à la mise au point définitive du SAET et du MP 89. La Petite Ceinture n’est plus que l’ombre d’elle-même. Si une partie de cette ligne reste exploitée quotidiennement intégrée au Le besoin d’une base d’essai pour le SAETLa RATP nécessitait pour les essais liés au futur métro automatique « Météor » une base d’essai proche de Paris. La base actuelle de Sucy crée en 1970 pour le test des rames de Mexico [3] s’avère en effet inutile pour mener à bien les tests de ce qui sera la révolution météor : le SAET ou (Système d’Automatisation de l’Exploitation des Trains). Afin de garantir une parfaite sécurité et un mise au point complète lors de l’ouverture, un véritable simulacre de ligne doit être envisagé. C’est ainsi que la RATP envisage l’utilisation provisoire d’une fraction inutilisée de la Petite Ceinture Sud pour y mener ses essais. Le choix se portera sur le site de Glacière-Gentilly dont la fermeture a eu lieu en 1991. Il est alors envisagé même de pouvoir y implanter un atelier RATP en raison des facilités d’accès. La BEPC : terrain expérimentalLe champs expérimental sera une ligne d’un kilomètre de long comprenant une station partiellement aménagée, une voie d’évitement, un atelier minimal, un PCC et divers bâtiments administratifs. La base sera créée à compter de 1994 mais elle ne deviendra pleinement opérationnelle qu’en 1995 et clôturera ses activités en 1998. Parmi les 3 aiguilles implantées, deux sont d’un type nouveau à tangente de 0,13 spécialement créé pour météor et longues de 27,785 m. Le passage en position déviée a donc fait l‘objet de nombreux test afin de pouvoir être franchi à 30 km/h car un contre rail spécifique a été implanté. Les études ont même permis de définir une double communication croisée à tangente de 0,13 dissymétrique pour l’entrevoie de 2,90 m : une première dans le métro. Le reste de la voie sera posée suivant le type M c’est à dire sur une voie ballastée et des traverses en bois ; les pistes seront métalliques et striées. Autre nouveauté : les portes palières. Si celles ci existaient déjà sur certains métro automatiques (VAL de Lille et d’Orly en particulier), elles n’avaient jamais été implantées sur un métro à gabarit « normal », la ligne D de Lyon n’en disposant pas. Il a donc fallu définir de nombreuses procédures, et effectuer de nombreux tests afin de ne pas avoir de « raté » ce qui n’est pas acceptable sur un plan sécuritaire. Ce pourquoi l’unique station de la BEPC a été équipée d’une porte palière servant aux différents tests. Enfin la révolution météor est surtout présente dans l’exploitation intégrale des trains ce qui ne se limite pas à un pilotage automatique mais dans une gestion globale de l’exploitation. Si le pilotage automatique stricto sensu a repris les héritages du VAL et d’Aramis. Outre la gestion de l’espacement des trains qui fait appel à découpage en sous cantons virtuels en perfectionnant le système SACEM, l’ensemble de l’exploitation sera revu plusieurs fois afin de tout finaliser et vérifier. C’est ainsi que le MP 89 dans sa version à PAI (Pilotage Automatique Intégral) appelée MP 89 CA sera testée simultanément sur le réseau déjà existant [4] et sur la BEPC puis sur la ligne 14 elle-même. Les tests se poursuivent d’ailleurs à chaque modification du système ce qui a imposé certaines interruption du service voyageur lors des modifications pour le prolongement vers Saint Lazare. La fin de la BEPCCertains essais du matériel eurent lieu sur la base de Sucy et sur la ligne 1 mais il avait été prévu un transfert du reliquat des essais sur la ligne 14 dès que celle-ci serait partiellement achevée. La première circulation « test » eu lieu le 14 mars 1997 et au fur et à mesure de l’achèvement de la ligne les essais se multiplièrent jusqu’à l’ouverture au public en 1998.
La BEPC n’ayant plus d’utilité, elle sera démantelée et les emprises louées à SNCF/RFF seront restituées presqu’en l’état puisque substituent encore aujourd’hui une partie des voies d’accès et du grillage de protection. Les bâtiments qui étaient préfabriqués furent démontés, la voie SNCF démontée fut rétablie et les aiguilles déposées. Il ne subsiste plus que des traces de cette utilisation particulière de la petite ceinture.
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Dernière mise à jour le
[1] L’ancien Groupe I du réseau banlieue de l’Etat ainsi que le raccordement de Courcelles et une infime partie de la ceinture nord dans le cadre de la VMI. [2] Le raccord dit « de l’Evangile » entre les réseau du Nord et de l’Est, et le raccord entre les réseaux Sud-Est et Austerlitz. [3] La voie d’essai de Sucy, longue de 850 mètres et équipée d’une voie type « M » à roulement pneu servira par la suite à l’expérimentation de nombreux matériels RATP et étrangers dont le VAL. [4] Les nombreuses similitudes avec la version à conducteur « humaine » MP 89 CC aideront grandement |
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