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Le 17 mai 2003 se tenait une journée portes ouvertes à l’atelier du maintenance du tramway de la ligne T2. Venez à votre tour découvrir ce qui se cache sous, sur et à l’intérieur du tramway.
L’atelier de maintenance des Moulineaux entretient les rames qui roulent sur la ligne ![]()
. Celles-ci viennent faire une révision tous les 8500 kilomètres, soit environ une fois par mois. En temps normal, il y a deux rames à l’atelier mais il peut arriver qu’il y en ait quatre quand il y a du matériel en panne. Dans ce cas, l’heure de pointe où circulent normalement 18 des 20 tramways [1] devient un moment très difficile à passer, tant pour les voyageurs que les exploitants.
L’arrivée des 13 rames Citadis a cependant permis d’améliorer la situation, par leur capacité supérieure, et parce qu’auparavant le service de pointe nécessitait la présence en ligne de... 16 TFS sur 16 ! De plus, les Citadis sont munis d’un attelage automatique qui permettra, début 2004 après des travaux d’allongement des quais, de faire circuler des unités multiples.


Les bogies des deux types de tramways comportent les mêmes éléments situés différemment. Le moteur, alimenté en 750 volts continu, est en position centrale sur le bogie du TFS tandis qu’il se retrouve au bord, presque dans l’axe de l’essieu sur le Citadis. Les bogies des deux modèles sont équipés de freins rhéostatiques (avec récupération d’énergie électrique) utilisés pour ralentir jusque vers 10 km/h, de freins à disques utilisés pour l’arrêt de la rame ainsi que de patins électromagnétiques pour le freinage d’urgence.

L’atelier est équipé d’un pont de levage coordonné qui permet de démonter les bogies en levant la caisse plus haut que le bogie.


Ceci a aussi permis au visiteur d’admirer le dessous du tramway, vue peu habituelle.
Les tramways viennent également à l’atelier pour un Tour en Fosse (TEF dans le jargon de la RATP). Un banc situé dans la fosse permet de reprofiler les roues afin d’offrir une meilleure adhérence et de limiter le frottement dans les courbes. Pour éviter le frottement (et donc le bruit) dans les courbes, la voie est également huilée grâce à des gouttes d’huile qui tombent du bogie sur la voie toutes les 2,5 secondes.
Depuis la fosse, on peut également observer les coffres latéraux qui donnent accès aux bogies, ouverts pour l’occasion. On peut observer le moteur situé à gauche au-dessus de l’essieu sur le bogie du Citadis.


Il est à noter que le bogie du Citadis est symétrique de telle sorte que chaque essieu comporte un frein à disque et un moteur.
La toiture est également une partie de tramway qu’on voit peu souvent sauf si l’on habite en immeuble le long de la ligne. La différence frappante entre les deux matériels présentés est que les équipements du TFS sont entièrement cachés dans des coffres tandis que ceux du Citadis sont à l’air libre (sauf quelques éléments comme l’équipement traction-freinage).


Pour clore cette visite, le COPEF proposait de retourner dans le passé en nous présentant la « Viennoise ».

P.S.: Merci à tout le personnel de la RATP pour l’accueil réservé aux visiteurs. Ce sont des gens passionnés par leur métier et qui ont envie de le faire connaître. Surtout si l’occasion d’une nouvelle journée portes ouvertes se présente, n’hésitez pas, allez-y !
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Dernier : 5/01/2007, 15h11 • patouille
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[1] Les 13 Citadis nouvellement livrés, plus les TFS n° 201 à 207 restés affectés à la ligne T2.
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