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Créé en septembre 2005 pour unifier et développer les anciens services Noctambus RATP et Bus de Nuit SNCF, Noctilien poursuit son développement lentement mais sûrement. Après un important développement en décembre 2006 (création de 7 lignes et prolongement d’une ligne), le STIF a mis en place de nouveaux ajustements le 29 juin 2009.
Validée par la commission « offre de transport » du STIF le 2 avril dernier, cette restructuration a été mise en place dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin. Elle constitue la troisième phase de déploiement du réseau Noctilien, après son lancement en septembre 2005 et un développement important de l’offre en décembre 2006. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’ouvrir de nouveaux axes, mais avant tout de consolider l’existant : renforts de charge, suppression des doublons pour desservir de nouveaux quartiers avec le même nombre de lignes, simplification de certaines lignes SNCF en créant une ligne par branche, etc.
Le plan n°« N » de la RATP, reprenant en détail le trajet des lignes, n’étant pas disponible sur son site Internet, et celui distribué souffrant d’une absence de mise à jour, voici un tour d’horizon des modifications apportées à l’été 2009 sur ce jeune réseau.
— Romainville - CarnotLa ligne est prolongée de Marcel Sembat à Pont de Sèvres, en desservant au passage la station Billancourt, en commun avec la ligne N61. Ce prolongement ne crée pas de desserte nouvelle à proprement parler, puisque les deux nouveaux arrêts étaient déjà desservis par la ligne N61 ; mais cette-dernière ne passe qu’une fois par heure toutes les nuits, contre un passage toutes les 30 minutes en semaine et 10 le week-end sur la ligne N12.
Au passage, la ligne gagne un « vrai » terminus à Pont de Sèvres, alors que le retournement à Marcel Sembat nécessitait de placer un terminus artificiel à Porte de St-Cloud (direction Boulogne), pour éviter un stationnement à cet arrêt peu commode. Les voyageurs attendaient ainsi en moyenne 10 minutes à Porte de St-Cloud, pour effectuer les 5 dernières minutes en bus...
— Mairie de St-Ouen 
L’itinéraire est modifié entre les gares de Port Royal et Denfert-Rochereau. L’itinéraire évite l’avenue Denfert-Rochereau, et les arrêts Hôpital St-Vincent-de-Paul et Denfert-Rochereau - Arago sont abandonnés. Leur desserte reste assurée par les lignes N21 (avec une offre beaucoup plus faible) et N122 (sans marquer l’arrêt à l’hôpital, et avec une offre aussi faible).
La ligne N14 effectue un détour en empruntant désormais une partie des boulevards du Montparnasse et Raspail, et dessert, pour un allongement du temps de parcours qui reste négligeable, les arrêts :
Campagne Première (en commun avec les lignes N01 et N02) ;
Vavin (en correspondance avec les lignes N01 et N02) ;
Raspail — Edgar Quinet ;
Victor Considérant.
Finalement, on revient exactement au trajet de l’ancien Noctambus
entre Châtelet et Porte d’Orléans !
L’itinéraire est rallongé sur la commune de Massy. Les avenue de St-Marc et du Maréchal Koenig, empruntées sans être desservies, sont abandonnées. Ainsi, entre les arrêts Avenue de St-Marc et La Bonde (reliés auparavant sans arrêt intermédiaire), la ligne est désormais déviée par l’itinéraire des lignes 119 et 319, puis de la ligne 399, en desservant au passage les arrêts :
Hélène Boucher ;
Moscou — Rome ;
Australie ;
Jean Mermoz ;
Gabriel Péri ;
8 mai 1945 ;
Avenue de l’Europe — Centre Commercial.
Le temps de parcours est rallongé de 8 à 9 minutes entre Avenue de St-Marc et La Bonde, mais ces minutes sont intégralement compensées sur le reste de la ligne : le temps de parcours de Châtelet à Chilly-Mazarin est inchangé.

En raison de l’affluence le week-end, la ligne bénéficie d’un service conducteur supplémentaire les nuits du vendredi au samedi, et du samedi au dimanche. Cela se traduit par un aller-retour supplémentaire, qui permet de limiter l’attente à 45-60 minutes entre deux passages au lieu de 65 minutes auparavant. En semaine, les horaires sont inchangés, avec un départ toutes les 65 minutes.
Elle aussi victime de surcharge chronique le week-end, notamment entre les Champs-Élysées et Châtelet bien que le métro se couche une heure plus tard, la ligne bénéficie d’un service conducteur supplémentaire les nuits du vendredi au samedi, et du samedi au dimanche.
Durant ces nuits, un aller-retour est rajouté sur la ligne entière, à 3h07 au départ de Châtelet, et à 4h03 au départ de Bezons. À quelques minutes près, ils permettent d’abaisser l’intervalle entre deux passages à une demi-heure (au lieu d’une heure) sur ce créneau horaire. Des services partiels sont également rajoutés autour des Champs-Élysées, dont certains, curieusement, avant la fermeture du métro :
le départ de Pont de Neuilly pour Châtelet à 23h55 est amorcé à La Défense à 23h52 (premier départ) ;
un autre service partiel est ajouté au départ de La Défense pour Châtelet à 0h11 ; auparavant, le premier passage à La Défense pour Châtelet n’était qu’à 0h47 ;
au départ de Charles de Gaulle - Étoile - Champs-Élysées pour Châtelet à 1h14 et 1h54 (passages encadrants à 1h04 et 2h04), et à 2h34 (passages encadrants à 2h04 et 3h04) ;
dans l’autre sens, un départ de Châtelet à 5h05 pour La Défense, venant s’intercaler entre les départs de 4h35 pour Bezons et 5h30 pour La Défense.
En semaine, les horaires sont inchangés, avec un départ toutes les heures.

Si l’offre est bien « renforcée » sur les lignes N23 et N24 le week-end, elle est simplement « modifiée » selon le STIF sur la ligne N32. Ce terme que l’on pourrait qualifier de pudique signifie en réalité que l’offre est réduite. La ligne perd un service conducteur le week-end, ce qui diminue l’offre et augmente les temps d’attente pour les voyageurs : un départ toutes les heures est désormais proposé chaque nuit, au lieu d’une heure en semaine et 40 minutes le week-end.


Entre la Gare de Lyon et la commune de Vincennes, la ligne quitte le tronc commun avec la ligne N11 pour desservir de nouveaux quartiers autour de la mairie du 12e, de la Porte Dorée et de la mairie de St-Mandé. Elle récupère l’itinéraire normal à partir de l’arrêt Aubert, à Vincennes, sur l’avenue de Paris. Une partie du boulevard Diderot, la place de la Nation et le Cours de Vincennes ne sont plus desservis que par la ligne N11.
Pour un temps de parcours à peu près équivalent, le nouvel itinéraire correspond aux lignes de jour 29 entre Gare de Lyon et Daumesnil, 46 entre Daumesnil et Porte Dorée, PC2 entre Porte Dorée et Porte de St-Mandé, et 56 entre Porte de St-Mandé et Aubert. Mais tous les arrêts de ces lignes ne sont pas desservis : si vous attendez votre bus à Charles Bossut, Dubrunfaut, Picpus - Reuilly, Sidi Brahim ou Nouvelle-Calédonie, vous risquez fort de passer la nuit sur le trottoir...
Les arrêts desservis sont donc désormais les suivants :
Gare de Lyon ;
Gare de Lyon — Diderot ;
Daumesnil — Diderot (direction Paris) ;
Rambouillet ;
Mairie du 12e ;
Daumesnil — Félix Éboué ;
Michel Bizot ;
Porte Dorée ;
Sahel ;
Porte de St-Mandé ;
Mairie de St-Mandé ;
Aubert ;
puis l’itinéraire normal jusqu’à Villiers-sur-Marne.

Comme la ligne N32, la ligne perd un service conducteur le week-end, ce qui entraîne une augmentation des temps d’attente : un départ toutes les heures chaque nuit, au lieu d’un départ toutes les heures en semaine et toutes les 40 minutes le week-end.

De plus, entre la gare de Bercy et le Pont de Charenton, l’itinéraire est modifié : il s’écarte du tronc commun avec la ligne N32 et n’emprunte plus une partie de la rue de Bercy, la rue Baron le Roy et les quais de Seine à Charenton. La ligne dessert à la place la porte de Charenton et le centre-ville de Charenton, sur un axe assez proche des lignes 87 et 111. Mais là encore, attention : des arrêts de ces lignes de jour ne sont pas desservis par Noctilien, notamment les arrêts Charenton — Wattignies et Nicolaï.
Les arrêts desservis sont désormais les suivants :
Gare de Lyon — Diderot ;
Gare de Lyon ;
Ministère de l’Économie et des Finances ;
Gare de Bercy — TAC ;
Dugommier ;
Charenton — Jardiniers ;
Porte de Charenton ;
Félix Langlais ;
Liberté ;
Théâtre de Charenton ;
Charenton — Écoles ;
Victor Hugo (direction Paris) ;
Pont de Charenton (direction Nogent) ;
École Vétérinaire de Maisons-Alfort ;
puis l’itinéraire normal jusqu’à Nogent — Le Perreux.
L’itinéraire est dévié sur la commune de Clichy-sous-Bois. L’allée Maurice Audin et ses arrêts Vallée des Anges, Les Genettes et Frédérique Ladrette sont abandonnés. Le bus emprunte désormais le boulevard Gagarine, puis l’allée de Gagny, pour desservir en commun avec la ligne 146 les arrêts :
Collège Louise Michel ;
Avenue Ladrette ;
Gagarine.
La ligne voit elle aussi son temps de parcours réduit : 1h pour aller d’un terminus à l’autre, au lieu de 1h08, malgré la déviation qui allonge légèrement le trajet. Une réduction qui est ici mise à profit pour augmenter l’offre de transport à moyens constants :
les premiers départs de Bobigny pour Montfermeil sont effectués à 23h57 et 0h41, au lieu d’un départ unique à 0h33 ;
le premier départ de Montfermeil pour Paris est effectué à 0h35 au lieu de 1h20, par prolongement d’un service partiel ;
les derniers départs de Montfermeil pour Bobigny sont effectués à 5h03 et 5h48, au lieu d’un seul à 5h30 ;
en contrepartie, les derniers départs de Paris pour Bobigny à 5h10 et 6h00 sont remplacés par un départ unique à 5h30 ; mais le métro prend de toute façon le relais à cette heure ;
tout au long de la nuit, l’intervalle est de 33 à 55 minutes (en moyenne 40 à 45 minutes), au lieu de 50 minutes auparavant.

L’itinéraire est modifié sur la commune de Nanterre : au lieu de suivre l’itinéraire du 304, direct entre les arrêts Préfecture des Hauts-de-Seine et Soufflot, la ligne effectue un crochet par la gare de Nanterre — Préfecture.

Sur l’avenue Pierre Brossolette, en limite des communes de Montrouge et Malakoff, tous les arrêts du parcours sont dorénavant desservis. Pierre Brossolette — Gabriel Péri et Étienne Dolet ne sont donc plus ignorés. De même, au-delà de Châtillon – Montrouge, sur l’avenue de la République à Châtillon, les arrêts Perrotin (direction Massy) ou République — Liberté (direction Paris) apparaissent maintenant sur le plan de ligne.
Ils permettent une desserte plus fine de la petite couronne, sans dégrader les conditions de transport pour les autres usagers (les temps de parcours sont inchangés).


La ligne N131 était dès sa création très complexe : comme la ligne 
qu’elle remplace, elle comportait de nombreuses branches. L’idée de cette restructuration étant entre autres de parvenir à un réseau très simple, composé de lignes sans branches, elle a été scindée en deux lignes distinctes :
N131 (Gare de Lyon — Brétigny
) ;
N133 (Gare de Lyon — Juvisy
).
L’œil attentif aura donc remarqué que la desserte au-delà de Brétigny n’est reprise par aucune de ces deux lignes : toute desserte est purement et simplement abandonnée entre Brétigny et Étampes, et entre Brétigny et Dourdan, sans aucun moyen de remplacement. La branche entre Juvisy et le marché de Rungis (tournée vers la banlieue et non vers Paris) est elle aussi supprimée, mais les voyageurs peuvent toujours se reporter sur la ligne N31. La fréquentation de ces branches était probablement très faible, mais rien n’était fait pour les rendre attractives : trajet excessivement long (2h20 pour aller de Paris à Étampes ou Dourdan) ; deux bus dans la nuit au mieux, voire un seul pour certaines gares ; et dans certains cas, correspondance obligatoire à Juvisy en pleine nuit...

En quelques années, on sera donc passé des trains circulant presque toute la nuit pour Étampes au Noctilien peu attractif, puis à l’absence d’offre quelle qu’elle soit. Il aurait pourtant été intéressant de proposer au moins une desserte de ce secteur, quitte à ce que cela se présente sous une autre forme : transport à la demande au départ de Brétigny, ou ligne Noctilien plus rapide et plus attractive (se concentrant sur la desserte d’Arpajon et Étampes par la RN 20, par exemple).

Sur les tronçons qui restent desservis, la nouvelle organisation apporte en revanche des améliorations sensibles.
La nouvelle ligne N133 reprend la desserte omnibus de Paris à Juvisy. L’arrêt « Masséna », à Paris, est renommé « Porte de Vitry », la gare étant fermée depuis 2001 et la nouvelle dénomination situant mieux l’arrêt. L’arrêt « Les Saules
» est remplacé par deux arrêts : « Les Tilleuls » à Thiais, et « Fer à Cheval » à Orly. Le temps de parcours est inchangé (1h05), de même que les horaires de départ de Gare de Lyon (toutes les heures de 1h00 à 4h00) ; au départ de Juvisy, les horaires sont avancés de 5 à 20 minutes, pour offrir des horaires cadencés toutes les heures de 1h20 à 4h20.
La ligne N131 se concentre ainsi sur la desserte de Brétigny, avec un trajet rapide entre Paris et Juvisy (39 à 42 minutes, contre 1h05 par la ligne N133) puis une desserte de toutes les gares jusqu’à Brétigny. Des arrêts sont malgré tout rajoutés sur le parcours express entre Paris et Juvisy, n’entraînant pas de détour : Orly - Sud, Orly - Ouest, Athis-Mons - Aristide Briand, Pyramide de Juvisy et Mairie de Juvisy. La légère perte de temps est compensée par la suppression du stationnement (de 1 à 24 minutes selon les courses) en gare de Juvisy : il faut compter 1h20 à 1h25 désormais entre Paris et Brétigny, au lieu de 1h20 à 1h45.
Les départs sont désormais strictement cadencés, là encore, toutes les heures de 1h35 à 4h35 au départ de Paris, et de 0h00 à 3h00 au départ de Brétigny. Cela représente une course de plus au départ de Paris (4h35, peu utile si ce n’est au départ ou à destination d’Orly, Athis-Mons et Juvisy), des horaires plus réguliers, mais également la fin des renforts directs entre Juvisy et Brétigny (courses Juvisy — Étampes / Dourdan / Arpajon, en correspondance à Juvisy avec les autres Noctilien).


— Corbeil-Essonnes 
Elle aussi très complexe auparavant, l’ancienne ligne N132 regroupait :
une mission Paris — Melun omnibus jusqu’à Villeneuve-St-Georges, puis directe jusqu’à Lieusaint - Moissy, et enfin omnibus jusqu’à Melun ;
une mission Paris — Combs-la-Ville directe jusqu’à Villeneuve-St-Georges, puis omnibus jusqu’à Combs-la-Ville ;
une mission hybride Paris — Melun, identique à la mission Combs mais prolongée à Melun (direct), uniquement en direction de Melun ;
une navette Villeneuve-St-Georges — Corbeil-Essonnes.
Elle est désormais séparée en trois lignes distinctes :
N132 entre Paris et Melun ;
N134 entre Paris et Combs ;
N135 entre Villeneuve et Corbeil.
Mais la situation est forcément complexe, puisqu’on remplace 4 parcours par 3 lignes. Tentons tout de même la comparaison.
L’ancienne mission « normale » Paris — Melun reste assurée par la ligne N132, débarrassée de ses autres branches. La mission hybride Paris — Melun n’existe plus :
les courses correspondantes deviennent des Paris — Combs transférées à la ligne N134 ;
un arrêt de maillage est créé en gare de Combs sur la ligne N132 pour rétablir la liaison Combs — Melun (et l’assurer désormais dans les deux sens) et permettre la correspondance entre les lignes N132 et N134 ;
l’arrêt Melun - Rond-Point de l’Europe n’est plus desservi (il n’était desservi que par la mission hybride en direction de Melun).
Trois autres arrêts sont créés sur la ligne N132, à Brunoy - Pyramide, Melun - Robert Schuman et Melun - André Malraux. Avec ces quatre nouveaux arrêts au total, le parcours est rallongé de 16 à 19 minutes en direction de Melun (1h48 au lieu de 1h32 pour la mission normale et 1h29 pour la mission hybride) et de 19 minutes en direction de Paris (1h59 au lieu de 1h40).
Les départs de Gare de Lyon sont retardés de 10 minutes, toutes les heures de 1h30 à 4h30 (au lieu de 1h20-4h20... mais également 1h00, 3h30 et 4h30 pour les missions hybrides !). Dans l’autre sens, l’offre est stable, les départs sont simplement avancés à 1h20 et 2h20 (au lieu de 1h40 et 2h35). Le samedi matin et le dimanche matin, une course est créée au départ de Paris à 2h00 pour faire face à l’affluence en début de nuit, le week-end.
La ligne N134 récupère toutes les relations Paris — Combs : anciennes courses Paris — Combs, et tronçon Paris — Combs des anciennes missions hybrides Paris — Melun via Combs. Le trajet est modifié : la ligne dessert désormais les gares de Maisons-Alfort - Alfortville, Le Vert de Maisons, Villeneuve - Prairie et Villeneuve - Triage, en commun avec la ligne N132 (les bus étaient auparavant directs entre Paris et Villeneuve-St-Georges), ce qui rallonge de 12 minutes le trajet : 33 minutes au lieu de 21 pour aller de Paris à Villeneuve-St-Georges. Le temps de trajet entre Paris et Combs-la-Ville est ainsi de 1h14 par la ligne N134, 57 minutes par la ligne N132, au lieu de 1h02 auparavant ; dans l’autre sens, il faut compter 1h20 par la ligne N134, 58 minutes par la ligne N132, au lieu de 1h04.
Les départs de Gare de Lyon s’effectuent toutes les heures de 1h00 à 4h00 (au lieu de 1h00 puis toutes les heures entre 1h30 et 4h30), ce qui représente un départ de moins dans ce sens. La perte est en partie compensée le week-end, par la création, comme sur la ligne N132, d’une course à 2h30 au départ de Gare de Lyon le samedi matin et le dimanche matin. Dans l’autre sens, un départ est rajouté : 1h30, 2h30 et 3h30 (au lieu de 1h50 et 2h50).
La navette de Villeneuve-St-Georges à Corbeil-Essonnes est transférée à la nouvelle ligne N135. Le trajet est inchangé, mais les horaires sont décalés :
à 2h15 au départ de Villeneuve-St-Georges, au lieu de 4h10, en correspondance avec la ligne N132 (départ 1h30 de Paris) ;
à 4h50 au départ de Villeneuve-St-Georges, horaire inchangé mais correspondance désormais possible avec la ligne N134 (départ 4h00 de Paris) ;
à 3h25 au départ de Corbeil, au lieu de 3h30, en correspondance à Villeneuve avec le premier train pour Paris (4h41 du lundi au samedi, 5h02 le dimanche).
Si elle facilite les correspondances à Villeneuve-St-Georges et étale les départs sur une plage horaire plus importante, la nouvelle organisation permet surtout d’exploiter cette ligne avec un seul véhicule au lieu de deux : l’enchaînement des trois courses est désormais possible.
On notera au passage l’indice de ligne incohérent, dans la tranche (1)30 alors qu’elle désigne une ligne terminus Gare de Lyon ; la tranche (1)70 aurait été plus logique, comme la ligne N71 qui ne dessert pas Paris, elle non plus.


Les lignes N120 (Aéroport CDG — Corbeil) et N121 (Aéroport CDG — La Verrière), directement héritées de l’ancien réseau Bus de Nuit SNCF, étaient les plus longues, puisqu’elles reliaient d’une traite la zone 5 au nord de Paris à la zone 5 au sud de Paris. Un tel trajet est gérable en mode ferroviaire (mais on s’approche tout de même des limites) ; en mode routier, cela devient un véritable casse-tête pour les exploitants.
Ces deux lignes ont donc été scindées en trois, non pas cette fois-ci pour attribuer une branche à une ligne dédiée (c’était déjà le cas), mais pour raccourcir les trajets. Le nouveau terminus parisien n’a pas été fixé à Châtelet, où passent encore beaucoup de lignes malgré la réorganisation du réseau, mais à Gare de l’Est, l’un des quatre pôles de correspondance décentralisés apparus en 2005.
Schématiquement, les principales modifications sont donc les suivantes :
la ligne N143 récupère les dessertes du tronc commun aux deux lignes N120 et N121 entre Gare de l’Est et Aéroport Charles de Gaulle Roissypôle
;
la ligne N144 récupère la desserte du reste de la ligne N120 entre Gare de l’Est et Corbeil-Essonnes
;
la ligne N145 récupère la desserte du reste de la ligne N121 entre Gare de l’Est et la gare de La Verrière.
Mais les modifications ne se limitent pas à cette simple scission. Des arrêts sont notamment supprimés dans Paris. On pourrait y voir une logique (ces lignes ont un caractère express vers la banlieue, on ne dessert que les principaux points d’arrêt, gares, terminus de métro et portes de Paris), mais la suppression des arrêts Gare d’Austerlitz et Porte d’Italie contredit ce semblant de règle. La nouvelle desserte dans Paris est donc la suivante :
Malgré ces suppressions d’arrêts, les temps de parcours sont revus à la hausse. Il faut ainsi compter 55 à 57 minutes entre Gare de l’Est et Roissy Charles de Gaulle, contre 50 minutes auparavant ; 1h36 à 1h39 entre Gare de l’Est et Corbeil-Essonnes, contre 1h26 à 1h34 ; et 1h52 entre Gare de l’Est et La Verrière, contre 1h40 à 1h44.
À cette occasion, les horaires sont remodelés en profondeur, notamment sur la ligne N143 : la fusion des deux lignes sur le tronc commun, et la longueur beaucoup plus courte, permettent de proposer des départs beaucoup mieux répartis tout au long de la nuit, presque cadencés. Dans le sens Roissy — Paris, les départs ont lieu toutes les demi-heures de 0h02 à 4h32, soit un départ supplémentaire en semaine (le départ de 4h00 sur l’ancienne ligne N121 ne roulait que le week-end). Dans le sens Paris — Roissy, les départs de 23h30 et 0h30 sont supprimés, le service commence à 0h55 ; si la suppression du départ de 23h30 est justifiée, le dernier train de Gare du Nord pour Roissy étant à 0h15, la suppression du départ de 0h30 entraînera une attente bien plus importante : 43 minutes jusqu’au premier passage à 0h58 (puis 30 minutes voire mieux tout le reste de la nuit). Le service est ensuite cadencé aux 30 minutes de 0h55 à 4h25, ce qui représente une légère amélioration (le départ de 3h00 sur l’ancienne ligne N121 ne roulait que le week-end ; il n’y avait aucun départ à 3h55/4h00, et des départs quasi-simultanés à 4h25 sur la ligne N121 et 4h30 sur la ligne N120). Après 4h25, le service est ensuite renforcé hors cadencement : un nouveau départ à 4h45, 20 minutes après le précédent, et le départ de 5h20 décalé à 5h08, 23 minutes après le précédent. Deux départs pourtant bien inutiles : le premier train pour Roissy quitte la gare du Nord à 4h53, arrivant un peu après le Noctilien de 4h25.
Sur la ligne N144, les horaires sont simplement décalés : à 1h10, 2h10, 3h10 et 4h10 au départ de Gare de l’Est, et 0h10, 1h10, 2h10, 3h00 et 4h00 au départ de Corbeil (on perd donc le cadencement rigoureux en direction de Paris). Le samedi matin et le dimanche matin, un départ est ajouté à 1h40 au départ de Gare de l’Est pour faire face à l’affluence.
L’offre est globalement renforcée sur la ligne N145, mais avec de fortes variations et sans véritable cadencement : 4 courses quotidiennes en direction de Paris (au lieu de 3 en semaine et 4 le week-end), 4 courses en semaine et 5 le week-end en direction de La Verrière (au lieu de 4 courses quotidiennes). Les horaires sont sensiblement retardés en direction de Paris : le service est effectué de 1h10 à 4h10, au lieu de 0h20 à 4h30 ; mieux vaut ne pas rater le dernier train à 23h28 à La Verrière, sous peine d’attendre 1h40 ! On note également une grande irrégularité dans les départs dans les deux sens, avec notamment un trou d’1h35 en direction de La Verrière.
Signalons enfin une modification mineure sur la ligne N145 : à Élancourt (et non Maurepas comme indiqué sur la fiche officielle), l’arrêt Nouvelle Amsterdam est remplacé par l’arrêt Franche-Comté, à quelques mètres d’intervalle.


Dernière ligne complexe à traiter, l’ancienne ligne N150 était composée de deux missions différentes : une mission omnibus Paris — Montigny, et une mission Paris — direct Montigny — omnibus Cergy. Par souci de lisibilité, les deux trajets sont désormais séparés, la mission omnibus étant transférée à la nouvelle ligne N154.
Au passage, on gagne en cohérence, avec un indice sur fond jaune, couleur du 
, pour la nouvelle ligne. La ligne N150 est en effet couleur 
pour la desserte de Cergy, mais n’a en fait rien à voir avec cette ligne : le bus dessert les gares du 
entre Montigny et Pontoise... contrairement à la ligne N152 qui suit bien le 
. Mais cette légère amélioration de la cohérence n’a pas empêché certains cafouillages du côté de la signalétique.

En attendant la prochaine vague de restructuration ou d’extension du réseau, des modifications plus ponctuelles peuvent être mises en place çà et là. C’est par exemple le cas de la ligne N141 (Gare de l’Est — Meaux), qui perdra un aller-retour (remplacé par des trains, la tendance étant suffisamment rare pour être signalée) et passera elle aussi au cadencement strict à compter du 13 décembre 2009.
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Dernier : 2/06/2011, 22h16
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