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Carnets du voyageur

Coup double pour le réseau Montparnasse 5 septembre 2008

Ce mardi 2 septembre 2008, jour de rentrée des classes pour quelques 12 millions de scolaires en France, restera gravé d’une pierre noire sur le plan des transports en commun sur la région ferroviaire de Paris — Rive Gauche. En effet, à une heure d’intervalle, deux « accidents de personne » (comprenez par là : tentatives de suicide) vont affecter en pleine heure de pointe quasiment tous les trains du réseau Montparnasse, du Transilien au TGV.

Le premier a eu lieu peu avant 7h30, en bout de quai de gare de St-Quentin-en-Yvelines. Une personne a été happée par un train régional ne marquant pas l’arrêt en gare et circulant donc assez rapidement. Un fait qui n’a rien d’un « accident », malheureusement.

Le second a eu lieu dans l’Eure-et-Loir, sur la ligne à grande vitesse du TGV Atlantique, vers 8h30.

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La LGV Atlantique, devant le village de Rouvray-St-Florentin
L’accident s’est produit à proximité, sur la commune de Voves (Eure-et-Loir)

Conséquence prévisible : circulation totalement interrompue au niveau des accidents pendant l’intervention des secours, soit environ une heure. L’accident de St-Quentin-en-Yvelines a touché les TER Centre, le RERC, la ligne TransilienN de Paris — Montparnasse jusqu’à Rambouillet, ainsi que la ligne TransilienU (La Verrière — La Défense). Celui de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) a touché de nombreux TGV en provenance ou à destination de Paris — Montparnasse, sans possibilité de détournement sur la ligne classique affectée, elle, par le premier accident... Les retards étaient légion, atteignant fréquemment plus d’une heure — voire jusqu’à 4 h sur les TGV Atlantique [1]. Idem pour les trains régionaux et de banlieue, avec de nombreuses suppressions en prime.

La reprise du trafic a eu lieu dans le courant de la matinée avec une résorption des perturbations peu avant midi.

Voilà pour les informations générales, voici maintenant comment j’ai vécu ce début de matinée fort agité.

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Rames du RERC au terminus de St-Quentin-en-Yvelines

Arrivé en gare de St-Quentin-en-Yvelines à 7h30, dès le panneau d’affichage des trains, j’ai la sensation que quelque chose cloche : il est encore affiché des trains qui devraient déjà être partis, dont un RERC (mission DEBA) qui devait partir à 7h25 — on en reparlera, de ce train !

Ce fameux train de 7h25 stationnait sur la voie réservée aux trains pour Montparnasse et La Défense… rien de bon en vue. Quand soudain l’annonce sonore tombe : « Mesdames, messieurs, votre attention s’il vous plait. En raison d’un accident de personne entre St-Cyr et St-Quentin-en-Yvelines, la circulation des trains est fortement perturbée. Merci pour votre compréhension. »

Accident de personne, ça n’est jamais une bonne nouvelle à tout point de vue, y compris pour les voyageurs car la circulation des trains est systématiquement interrompue dans les deux sens de circulation, pendant un délai (nécessaire à l’intervention des secours et aux éventuelles constatations de la police judiciaire) qui peut facilement durer d’une à deux heures.

L’accident s’est produit peu avant 7h30, alors que mon train (un DEFI à destination de La Défense) devait théoriquement partir à 7h36. Ajoutons cyniquement : pas de chance… Avec un petit bémol, le nombre important de voies à la sortie de la gare qui a permis une reprise — lente certes, mais reprise quand même — du trafic « seulement » 50 minutes après le début de la coupure, sur une première voie rouverte avant les autres (car plus éloignée du lieu de l’accident). Pour information, l’ensemble des voies (six) n’a été rendu à la circulation que deux heures après l’accident.

Et le premier train qui va repartir, c’est notre fameux DEBA de 7h25. Alors ce n’est certes pas ma ligne, mais il faut sauter sur l’occasion de quitter le secteur bloqué quitte à prendre des correspondances plus loin (vers Versailles — Chantiers ou Viroflay — Rive Gauche). Je décide sans hésitation de le prendre, et il est finalement 8h20 lorsque « mon » DEBA d’un jour quitte les quais de St-Quentin-en-Yvelines. Il ira à vitesse réduite (environ 10 km/h) jusqu’à la gare suivante, St-Cyr, en croisant un TER arrêté en pleine voie quelques centaines de mètres après l’endroit présumé de l’accident, probablement celui qui a heurté le désespéré… Puis retour à une vitesse normale jusqu’à Versailles — Chantiers. Là, j’ai encore un choix à faire : descendre ici et attendre une hypothétique correspondance pour La Défense, ou bien poursuivre jusqu’à Viroflay — Rive Gauche, de là poursuivre à pied jusqu’à la gare voisine de Viroflay — Rive Droite (située, elle, sur le réseau TransilienL de Paris — St-Lazare et donc exempte de toute difficulté de circulation), et y prendre un train direct pour La Défense.

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Suicide citoyen, respectueux des impératifs horaires du Francilien moyen

Je choisis l’option Viroflay, moyennant une marche rapide entre les deux gares ; et bien m’en a pris puisqu’une fois installé dans la rame me menant à La Défense, je vois sur les écrans donnant les horaires des trains dans les gares traversées que le prochain train direct La Verrière — La Défense est « supprimé ». J’aurai donc pu attendre longtemps ma correspondance à Versailles...

Résultat des courses : arrivée au bureau avec un peu plus d’une heure de retard, en n’ayant pas perdu de temps entre Versailles et La Défense. L’addition aurait pu être plus lourde ! Pas trop de bousculades pour une fois, une mauvaise humeur de circonstance — due aux importants retards engendrés — assez maîtrisée de la part des voyageurs (sans doute un mélange de sang-froid et de résignation, et le bol d’air des vacances n’est pas encore trop loin). Rien à (re)dire niveau communication dans ma gare en tout cas, les annonces ont été régulières et utiles au moment du redémarrage du trafic. J’ai encore entendu quelques hérésies du style « soi-disant qu’il y a eu un accident de personne, encore une excuse bidon... » de la part de voyageurs en proie à une crise d’aigreur alimentant une mauvaise foi sans borne… mais heureusement, ces gens-là étaient largement minoritaires.

Dernière mise à jour
5 septembre 2008  09h14
23 messages ont été postés à la suite de cet article
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Dernier : 12/09/2008, 15h51 • zelma
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[1] Qui ont du être détournés une partie de la matinée par le seul itinéraire resté disponible : Paris — Montparnasse jusqu’à Massy — TGV, rebroussement en gare, emprunt du raccordement des TGV province-province, Grande Ceinture Stratégique (comme le RERC via Pont de Rungis), voie MG, Évite-Villeneuve, ligne classique Paris — Bordeaux de Juvisy à St-Pierre-des-Corps (Tours) via Les Aubrais — Orléans, et continuation éventuelle via Saumur (pour les TGV en direction de Nantes, qui ne retrouvaient donc leur itinéraire normal qu’à Angers).

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23 message(s) a (ont) été posté(s) à la suite de cet article, dans 3 discussion(s) :
1. Circulation interrompue en cas de suicide
7 septembre 2008, par Lechat78
2. Coup double pour le réseau Montparnasse
5 septembre 2008, par Lunon
3. Coup double pour le réseau Montparnasse
5 septembre 2008, par FrançoisL

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Circulation interrompue en cas de suicide
7 septembre 2008, 22:44 • par Lechat78  
Je voudrai réagir à l’article. La circulation n’est pas toujours interrompue sur les 2 voies. Je me souviens lors d’un accident de personne à St Denis que nous avons circulé sur la voie juste à coté. Nous avons circulé normalement jusqu’au Stade de France, puis après un long arrêt à cette station, nous sommes reparti à la vitesse de 10 km/h jusqu’à St Denis. Le conducteur avait fait une annonce auparavant en déconseillant aux personnes sensible de regarder à gauche du train dans le sens de la marche. Nous sommes passé au raz des fesses des pompiers et agents SNCF qui étaient sur la voie contiguë. Il y avait une civière, et sur cette civière un sac à macabé. Plus loin un pompier tenait dans sa main gauche un sac, et de la main droite il ramassait les morceaux qui s’étaient glissés sous les rails. Quelle horreur ! C’est bien que le conducteur ait fait une annonce...

Circulation interrompue en cas de suicide
8 septembre 2008, 10:59 • par Lunon  

Quand vous êtes passés la circulation n’était pas interrompue sur les deux voies, mais lorsque l’accident de personne a eu lieu elle l’était sûrement. C’est l’officier de police judiciaire (OPJ) qui peut ordonner la remise en circulation des voies contigües.

Lunon

Coup double pour le réseau Montparnasse
5 septembre 2008, 20:02 • par Lunon  

Et cet après-midi le TGV 8844 a arraché la caténaire près de Montrouge (92). Résultat, aucune circulation entre 17h10 et 18h45. Actuellement (20h00) plus de 40 TGV accusent un retard de 1h à 3h30.

Lunon


Coup double pour le réseau Montparnasse
6 septembre 2008, 15:03 • par Mick  

Et pour le coup du caténaire, la communication a été totalement nulle. A 21h30 par ex. impossible à Montparnasse de savoir quel train allait partir en premier vers la banlieue. Les agents qui ne sont au courant de rien et qui ne savent que répondre "un conducteur doit arriver". Résultat on s’installe dans un train, on poireaute une demi-heure pour découvrir qu’un direct bien pratique non-annoncé démarre entre temps... ce genre de déconvenues s’est reproduit plusieurs fois.

Pourquoi la direction de Montparnasse n’est pas fichue de : 1-demander au conducteur prêt qu’il signale son départ au poste de contrôle. 2-faire une annonce dans la foulée (audible depuis les quais, parce qu’on entend rien à certains endroits) que le train N°X voie Y va partir dans 1 ou 2 minutes. (faudra pas s’étonner des gens qui se plantent par terre lors d’un mouvement de foule puisqu’on est devant des quais massés à attendre un signal qui ne vient pas)

Il y a zéro gestion de crise à Montparnasse et ensuite les agents SNCF s’étonnent que les voyageurs gueulent. Pourtant on fait un beau gâchis avec des trains qui partent à moitié remplis, ou bien on fait attendre des gens 1 heure au lieu de leur dire qu’il vaut mieux prendre un RER C ou un train via La Défense. Si on reprenait un peu toute la logique à appliquer en cas d’incident, au final on réduirait sensiblement les nuisances. J’ose pas imaginer une crise grave à cause d’un attentat ou d’une catastrophe imprévue.


Coup double pour le réseau Montparnasse
6 septembre 2008, 17:10 • par Lunon  

Niveau communication ça a toujours été comme ça, le conducteur n’y est absolument pour rien et c’est encore moins à lui d’aller voir les agents de gare pour leur dire quel train il fait. Il y a un régulateur pour ça au CRO qui gère l’information à donner au CCV qui retransmet en gare. Bien qu’en période de perturbation grave comme hier, c’est déjà tellement un bordel de savoir quand et comment il pourra faire repartir ses trains que la communication passe en second plan.

Le problème c’est qu’avec un incident comme ça, on ne sait jamais combien de temps ça va durer. L’équipe d’astreinte peut arriver 10 minutes après l’incident comme 2h (je vous rappelle en passant que nous étions Vendredi soir et pour venir sur Paris en voiture...). Donc on annonce un premier temps de retard, en général 2h. Au bout de 2h l’incident n’est pas réparé et on voit sur les télé 2h30 puis 3h etc jusqu’à 5h. Hier le 8665 (Paris 19h05 - Brest 23h47) est parti de Paris à 23h25 !

Autre chose, a chaque fois que je regarde les informations dans les médias quand un incident comme celui-ci se déclenche, il faut bien chercher pour trouver une trace d’RFF, hors on oublie un peu trop souvent que RFF fait sous-traiter à la SNCF la maintenance des voies et des caténaires. Le problème est toujours le même, RFF n’a plus d’argent et quand un incident arrive, c’est toujours la faute de la SNCF. Remarque je comprends les voyageurs qui ont la dent dure contre la SNCF, 90% d’entre eux ne connaissent même pas RFF...

Cordialement,

Lunon


Coup double pour le réseau Montparnasse
6 septembre 2008, 18:16 • par LST  
Suite à quoi Guillaume Pepy a annoncé qu’une grande opération de vérification du couple caténaire/pantographe serait lancée conjointement avec RFF dès mercredi...

Coup double pour le réseau Montparnasse
12 septembre 2008, 15:51 • par zelma  
Il serait temps, mercredi soir encore une qui a chu au delà de la gare souterraine de Paris Nord, rer B dans les choux une fois de plus !

Maintenance par SNCF
6 septembre 2008, 18:22 • par Astrafa  
Entre RFF et SNCF, il ne s’agit pas de sous-traitance... C’est une convention de gestion, la SNCF est le Gestionnaire d’Infrastructure Délégué (GID). Et l’argent qu’elle reçoit de la part de RFF pour prendre ce rôle, ce sont loin d’être de petites sommes. A travers cette convention, c’est bien le GID qui est responsable de la maintenance et des problèmes liés. RFF paye la SNCF pour ça.

Maintenance par SNCF
6 septembre 2008, 18:49 • par Lunon  

Et l’argent qu’elle reçoit de la part de RFF pour prendre ce rôle, ce sont loin d’être de petites sommes.

Peut-être mais est-ce suffisant pour gérer 32.000 km de voies ? C’est un sujet qui fache entre les deux entreprises (RFF et la SNCF). La SNCF estime que RFF ne paye pas assez pour entretenir les voies, RFF quant à elle est obligée de faire appel à la SNCF pour entretenir ses voies (art. 11 du décret constitutif). Même si la SNCF est GID de l’infrastructure il se pose un problème certain sur l’entretien des voies. Un rapport a été rendu en début d’année constatant l’état alarmant du réseau secondaire.

J’admet volontier que la SNCF est en partie responsable mais ne pas confondre, RFF est le véritable maître d’oeuvre et c’est cette entreprise qui devrait rendre des comptes sur l’état de son réseau !

Lunon


Maintenance par SNCF
8 septembre 2008, 11:31 • par LST  
En même temps, RFF a été créée spécialement pour éponger la dette abyssale de la SNCF à l’époque... en la reportant sur une autre société ! Depuis lors, la SNCF fait des bénéfices.

Maintenance par SNCF
8 septembre 2008, 13:04 • par Lunon  

RFF a été créée spécialement pour éponger la dette abyssale de la SNCF à l’époque

RFF n’a pas été crée spécialement pour éponger la dette de la SNCF mais pour préparer la France à l’ouverture de la concurence tout comme l’a fait par exemple EDF. Il faut arrêter de croire tout ce que les médias racontent... :)


Maintenance par SNCF
8 septembre 2008, 17:11 • par Georges  

Oui, enfin, deux choses :

C’est une directive de Bruxelles qui veut de tous les états membres qu’ils séparent l’infrastructure ( RFF ) de l’exploitation ( SNCF, et aujourd’hui Véolia par exemple ).

Le fait est que l’Etat a séparé ces deux activités en reportant l’essentiel des dettes dues aux infrastructures ( entretien, lignes nouvelles ) sur RFF, ce qui parait normal puisque l’Etat était et est toujours responsable des dites infrastructures, un peu comme il est responsable de l’entretien et de l’amélioration du réseau de routes nationales et autoroutes.

Le problème est que l’Etat n’apure pas la dette de RFF, et qu’il ne donne pas non plus à RFF le budget nécessaire à l’entretien correct du réseau ferroviaire ; il voudrait bien chercher à augmenter les péages dus par la SNCF à chaque fois qu’elle fait circuler un train. Ben tiens donc, un peu trop facile non ?


Maintenance par SNCF
9 septembre 2008, 03:26 • par Cramos  

C’est une directive de Bruxelles qui veut de tous les états membres qu’ils séparent l’infrastructure ( RFF ) de l’exploitation ( SNCF, et aujourd’hui Véolia par exemple ).

La directive ne préconisait que la séparation comptable. En créant RFF, la France est allée au-delà de ce que demandait Bruxelles. En théorie, cela aurait pu être la SNCF qui continuait d’exploiter ses trains et d’entretenir les voies pour elles et les autres exploitants. En théorie, avec la séparation comptable, cela aurait été clair et transparent pour tout le monde. En pratique, la compta SNCF est de ce qu’il y a de plus opaque, donc punition : on sépare réellement infra et exploit en créant une nouvelle société.


Maintenance par SNCF
9 septembre 2008, 09:27 • par Boboz  
Effectivement, si je ne dis pas de bêtise, en Allemagne, la Deutsche Bahn n’a séparé que de manière comptable l’infra et l’exploitation. Et ça a l’air de marcher. (Sauf qu’ils ont toujours pas mis de grillages autour des LGV, mais ça c’est une autre question...)

Maintenance par SNCF
9 septembre 2008, 09:57 • par L.B.  

Non, il y a DB Netz, filiale à 100% de DB. Si j’ai bien compris la page du Wikipedia allemand (mais je suis un peu rouillé en ce qui concerne la langue de Goethe et Tokyo Hotel), elle n’a été créée qu’en 2005, donc après la première vague d’ouverture à la concurrence.

Donc globalement, on se retrouve actuellement avec une situation similaire à la nôtre sur le papier. Dans les faits, peut être que ça fonctionne mieux (je ne sais pas si les équipes de maintenance ont été transférées à la filiale par exemple).


Maintenance par SNCF
9 septembre 2008, 16:37 • par my kingdom for a horse !  

Et en England lors de la privatisation thatcher l’infra est la seule chose qui soit restée à British Rail, où peu s’en faut, elle même restée dans le giron de l’Etat de sa Gracieuse Majesté. La dite margareth ne voulant plus mettre une thune dans le service public, on s’est assez gaussé du mauvais état de l’infra anglaise, avec ses déraillements à répétitions, avant qu’on ne s’aperçoive que cheu nous autres nous sommes en train ( si j’ose dire ) de suivre le même chemin. On doit d’ailleurs reconnaitre que Tony Blair a su remettre de la thune dans le bastringue pour rétablir une situation qui était plus que préoccupante.

Et toi Nicolas ? Seras-tu le Napoléon IV du chemin de fer français ? :>)


Triple coup pour le réseau Montparnasse
9 septembre 2008, 17:08 • par Stéphane Ascoët  

Ce genre d’événement ma laisse toujours interrogatif :

Comment le pantographe "arrache" t-il la caténaire ?

Où était-ce exactement ? Peu après le passage de 25000V->1500V ?

Avec ces retards, dont l’ampleur m’étonne si la circulation fut rétablie à 18h45, mon ex-TGV de fin de semaine de travail, ce bon vieux 8865, a presque exaucé mon voeu de se muer en train de nuit ! Ça devait être une drôle d’ambiance d’arriver en Bretagne vers les 3-4 heures... Bonjour le bazar pour les correspondances vers des villes excentrées comme Lannion et autres... et les nombreuses personnes qui viennent chercher les voyageurs en gare. Même la fois où il était passé sur quelqu’un à Laval(terrible moment !), le retard n’avait pas été aussi conséquent.


Triple coup pour le réseau Montparnasse
9 septembre 2008, 22:41 • par Julien  
BonjourLors de son déplacement, le pantographe génère des vibrations qui font onduler la caténaire. Si le train dépasse la vitesse de propagation de cette onde, l’archet du pantographe vient accrocher la caténaire qui se trouve plus basse à cause des vibrations. Donc plus la caténaire est détendue (dilatations dues à la chaleur, mauvais tarage de la caténaire ou du pantographe, ...) moins la vitesse du train devra être élevée pour générer un incident. Ensuite, il y a une multitude de paramètre qui rentre en compte comme l’usure du fil de contact (échauffement du à l’intensité puis rupture), des retours de courant de traction inéficaces...Pour le record de vitesse sur la LGV Est, la caténaire à été tendu 2 fois plus que la normale pour éviter ce phénomène. La grande limite du record de vitesse n’est pas la puissance de la motorisation mais le captage du courant.

Triple coup pour le réseau Montparnasse
10 septembre 2008, 08:51 • par Rémi Cardona  

Sauf que cette vitesse se situe aux alentours de 350km/h sur une caténaire de LGV normale et à plus de 600km/h sur le tronçon du record de la LGV Est.

Ce qui est plus probable c’est que la caténaire s’use tout simplement, à force de passages répétés. Peut-être avait-elle un petit défaut à cet endroit ? Peut-être le pantographe a-t-il "ripé" sur une imperfection de la caténaire ?

En tout cas, c’est quelque chose de courant sur les lignes très parcourues : cf l’arrachage de caténaire par une MI2N à Noisiel il y a bientôt deux ans, un RER roulant pourtant bien moins vite qu’un TGV.

Salutations :-)


Triple coup pour le réseau Montparnasse
10 septembre 2008, 13:17 • par Julien  

Bien sur le pantographe peut accrocher la caténaire par un défaut sur l’archet de ce dernier ; mais la tension de la caténaire par rapport à la vitesse est une notion importante. Il y a aussi la pression du pantographe sur la caténaire qui joue un rôle important.

Et là ou vous avez totalement raison, c’et l’usure de la caténaire. Le pire c’est que le problème est connu (lors d’inspections périodiques) mais que rien n’ai fait par manque de budget.

Il y a aussi des lieux plus sensibles comme lors des commutations 1,5kV / 25kV. La remonté du pantographe à tendance à fragiliser la caténaire

Coup double pour le réseau Montparnasse
5 septembre 2008, 12:40 • par FrançoisL  

Idem hier sur le RERD à Villeneuve Triage.

Mais là information évidemment pas au top niveau et surtout pas de possibilité d’itinéraires bis :-(


Coup double pour le réseau Montparnasse
6 septembre 2008, 11:51 • par Duplex  

C’est un accident de personne (un suicide en l’ocurrence) survenu à 19h10 en gare de Villeneuve-Triage qui a fortement perturbé le trafic de la région Sud-Est.

Comme d’habitude, le plan de voie étant loin d’être optimal entre Paris et Melun, tous les trafics ont souffert des perturbations.


Coup double pour le réseau Montparnasse
6 septembre 2008, 18:12 • par Bruno 91  
Suicide à villeneuve triage
Bonjour à toutes et à tous. Pour l’accident de jeudi à Villeneuve triage la gestion n’a pas été optimale à mons sens. Une femme de 38 ans s’est jetée sous une rame Z2N voie 1M. Freinage d’urgence et klaxon, mais le choc ne peut être évité ! La rame s’immobilise en pleine voie. Une Z2N s’immobilise voie 1 bis en faisant des appels de phares (alerte radio ?) mais avec seulement les 2 premières voitures à quai. Les secours arrivent, constatent le décès. On attend les OPJ. Pendant ce temps annonces classiques en gare. Un "jeune" chef d’incident local arrive. Voie 2 bis reprise à marche prudente du trafic vers Paris. Une rame aura le temps de passer. Et ce qui devait arriver, arriva ! Pendant ce temps les voyageurs de la rame immobilsée a moitié à quai, voie 1 bis descendent en pleine voie. Le conducteur de cette rame descend alors en courant avec les agrès faire la protection voie 2 bis, en ayant quelques noms d’oiseaux pour le chef d’incident local ! Maintenant quelques questions sans aucun esprit polémique ; Pourquoi ne pas avoir immobilisée la Z2N de la voie 1 bis totalement à quai ? Je croyais que cela avait été préconisé en retour d’expérience par le "quasi accident" dans cette même gare il y a 2 ans environ ainsi que l’impossibilté par les voyageurs d’ouvrir les portes afin d’éviter une decente en pleine voie. Pourquoi le poste 4 et le régul n’ont pas dévié le trafic par les voies 1 et 2 ou bien par le triage. Merci de vos réponses. Bruno.

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